‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 13 sur 425 · I. II. III · texte numérisé non relu

I. II. III

Mélhylcyclopenténonc. Élbylone ryclopenténe. Mélhylcyolohe\énone.

« En faisant les coupures indiquées par les lignes pointillées, nous obtiendrons, dans les trois cas, les mêmes produits d'oxvdation, à savoir les acides acétique et lévulique.

» Ces trois formules mettent également en évidence les fonctions éthylénique et cétonique de la molécule.

)) En examinant la formule II nous vovons que, suivant toute vraisemblance, un corps de cette constitution de%Tait se combiner au bisulfite de sodium et, en tout cas, donner de l'iodoforme au contact des alcalis et de l'iode. C'est ce qui n'a pas lieu et ce qui nous porte à rejeter cette formule.

« La formule I représente une penténone, la formule III une hexénone, et nous savons par expérience qu'entre deux corps possédant la même

( 48 ) teneur en carbone, celui-là bont le plus haut dont la chaîne cyclique est la nhis carbonée. Or le point d'ébullirion (192°) conduit plutôt à admettre l'existence d'une chaîne hexagonale; c'est ainsi que la inéthylcyclopenténone 3 bouta 142° et la cyclohexanone à i55".

» L'action du pcrchlorurc de phosphore permet aussi de tirer une indication relative à la constitution. En effet, M. Maquenne {Comptes lendus, t. CXV, p. 1066) a trouvé que le carbure obtenu par l'action de l'acide iodhydrique sur la perséite est identique au méthylcyclohexène i isolé par M. Renard des produits de la distillation de l'essence de résine {Annales de Chimie et dePhysique, 6" série, t. XIX, p. 26) et il considère comme caractéristique des tétrahydrures benzéniques, la formation de matières colorantes vertes par l'action successive du brome, du chlorure d'aluminium et de l'alcool. Il a de plus trouvé que le métliylcyclohexène, traité par l'acide chlorhydrique et le zinc, en présence de l'alcool, se colore en vert {Comptes rendus, loc. cit.). Or la cétone dont il s'agit, qui serait en somme la cétone correspondant à l'hcptine de la perséite, se colore en vert sous l'influence de l'acide chlorhvdrique et de l'alcool en présence du zinc; mais la liqueur se décolore par l'hydrogénation ultérieure. Les foruuiles de l'heptine et celle de la cétone montrent leurs analogies de constitution :

Heptine de la perséile (mélhylcyclohexène).

Cétone (méthylcyclohexénone).

)) Cependant, il y a une distinction profonde entre ces deux corps; tandis que le méthylcyclohexène, traité par l'acide sulfurique à froid, donne du mélhylcyclohexane avec dégagement d'acide sulfureux, la cétone, au contraire, chauffée avec de l'acide sulfurique concentré à i5o". n'est pas attaquée.

» Je me suis demandé si cette cétone existait bien dans l'huile loiirde, ou si elle n'avait pas été créée par l'action dos réactifs. On ne peut pas répondre d'une façon absolue de son existence dans le mélange primitif, mais ce que l'on peut affirmer, c'est qu'une fois créée elle conserve ses caractères primordiaux. En effet, la cétone, combinée à l'hydroxylamine,

( 49 ) régénère la même oxime fusible à 121", 5 qui fournit le dérivé benzoylé primitif fusible à 167°.

» Dans une prochaine Note, je me propose d'indiquer le résultat de mes recherches sur la constitution de la cétone, dont l'oxime fond à 102°. »

ZOOLOGIE. — Préliminaire sur l'origine des capsules surrénales des Poissons lophobranches. Note de ^I. Hcot, présentée par M. Edmond Perrier.

« Les auteurs qui ont étudié le développement des capsules surrénales font dériver ces organes de l'épithélium du cœlome. Les ganglions sympathiques prendraient part aussi, dans certains cas, à leur constitution. L'étude du développement des capsules surrénales chez les Poissons lophobranches m'a conduit à une conclusion toute différente.

» Chez de très jeunes embryons de Syngnalus Dumerilii, les deux canaux de Wolff, un peu avant de déboucher dans la vessie urinaire, présentent chacun un bourgeonnement, une évagination du côté externe. Chacun de ces bourgeons creux sera plus tard une capsule surrénale et communique, à ce moment, avec un canal de Wolff. A ce stade, les capsules surrénales ressemblent à des glandes pourvues d'un conduit excréteur.

» A un stade plus avancé, mais encore très voisin du précédent, la communication des bourgeons avec les canaux de Wolff n'existe plus et l'on trouve, à la place des deux glandes surrénales, deux vésicules closes, formées par une seule assise de cellules et entourées complètement par une fine membrane conjonctive.

» Ces vésicules se subdivisent dans la suite et formeront chacune un amas plus ou moins compliqué de vésicules secondaires, qui, chez l'adulte, sera une capsule surrénale. Les capsules surrénales peuvent garder, chez l'adulte, leur place primitive (Svngnatus Dumerilii. S. rubens, Neropins) et, chez d'autres, s'enfoncer dans le tissu rénal et s'éloigner ainsi de leur lieu d'origine (Hippocampus gutiulatus).

» Noire étude a eu pour objet un groupe très restreint de Téléostéens. Il serait donc imprudent d'étendre nos conclusions aux autres groupes de Vertébrés. Écartant l'idée d'une généralisation trop hâtive, nous pouvons cependant croire que le mode d'origine des capsules surrénales chez les Lophobranches n'est pas un fait isolé et pourra être observé dans d'autres groupes de Poissons.

» En résumé, les capsules surrénales des Poissons lophobranches pro-

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