‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 238 sur 425 · C. R., i.^gS, I" Semestre. (T. CXXVI, N · texte numérisé non relu

C. R., i.^gS, I" Semestre. (T. CXXVI, N

M Ayant à la même époque enfermé dans un ballon semblable la même proportion d'oxyde de carbone avec de l'azote, nous avons retrouvé (une fois au bout de quarante-deux jours, une autre fois au bout de soixantequatorze jours) la quantité d'oxyde de carbone que nous y avions mise, et pas de traces sensibles d'acide carbonique.

)) La disparition de l'oxyde de carbone s'opère progressivement. Tandis que du trente-neuvième au quarante-deuxième jour il n'existait plus dans nos ballons de traces appréciables d'oxyde de carbone, dans un cas il n'y en avait déjà plus au vingt-neuvième jour que le ■— environ de la quantité introduite. La diminution est ordinairement rapide dans les premiers jours et se ralentit peu à peu ; si bien que la perte ayant été trouvée le quatrième jour de 27 pour 100, le vingt-sixième elle n'était encore que de 54 pour 100.

» La raison qui ralentit ainsi progressivement la transformation de l'oxyde de carbone, malgré la |)résence (.l'une quantité d'oxygène toujours sensiblement égale, parait èlre la présence même de l'acide carbonique produit. Dans une de nos expériences, nous avons introduit dans le ballon, en même temps que le mélange d'oxyde de carbone et d'air, une solution de soude destinée à absorber l'acide carbonique à mesure de saformation. Dans ce cas, la disparition de l'oxyiie de carbone a été rapide et complète, car au ■2-" jour il n'y avait plus dans le ballon ni oxyde de carbone ni acide carbonique. Dans une autre expérience, nous avons ajouté, à un mélange de 5'^'= d'oxyde de carbone et de 5'" d air, 10'^'= d'acide carbonique; dans ce cas, la transformation a été beaucoup plus lente, et au 29* j'^ur il y avait encore plus de la moitié de l'oxyde de carbone introduit.

» Confusions. — 1° On peut, à l'aide du chlorure de palladium, reconnaître la présence dans l'air de très petites quantités d'oxyde de carbone.

» 2" Ce procédé permet un dosage approximatif qui n'a rien de l'exactitude requise en Chimie, mais qui, dans la pratique, suffirait à fournir des indications utiles au point de vue de l'hygiène.

» 3" L'oxyde de carbone mélangé à l'air en petite quantité et à la tem- ])érature ordinaire se transforme lentement en acide carbonique. Cette transformation est retardée et limitée par la présence même de l'acide carbonique.

» 4" Elle explique sans doute comment, malgré les quantités considérables d'oxyde de carbone produites incessamment dans une grande ville comme Paris, on n'en trouve cependant pas de traces notables dans l'air, si ce n'est au voisinage même des sources de production. »

31. lîouQrET DE LA Grye demande à l'Académie d'inviter les deux Sections d'Astronomie et de Géographie et Navigation à étudier la question de la modification de l'heure nationale.

Cette proposition est adoptée.

RAPPORTS

ASTRONOMIE. — Rapporl sur un Mémoire de M. Bigourdan, indlulé : « Histoire céleste du xvii* siècle » de Pingre,

(Renvoi à la Section d'Astronomie; 31. Callandreaii, ra]i]5orteur.)

« En 1706, Pingre annonça le projet de réunir et de discuter les observations astronomiques faites de 160 1 à 1700.

» Mûri pendant trente ans, ce projet fut exécuté de 1786 à 1790. Le manuscrit présenté à l'Académie fut l'objet d'un Rapport très favorable de Le Monnier et Lalande, en date du 9 février 1791 ; et l'Assemblée nationale accorda 3ooo livres pour la publication de l'Ouvrage.

» Mais après la mort de Pingre, survenue le i'^'' mai 1796, l'impression fut suspendue; il ne fut plus question des feuilles déjà tirées, ni même du manuscrit; si bien que l'on pouvait croire définitivement perdu l'Ouvrage, fruit de trente ans de travail, que Lalande appréciait en ces termes dans son Rapport :

» L"Ouvrage de M. Pingre rassemble toutes les données dont les astronomes ont besoin.pour leurs recherches, pour leurs Tables, pour leurs calculs des révolutions planétaires. Ce sera un dépôt auquel ils devront sans cesse avoir recours, et ils s'étonneront du courage de M. Pingre dans un si long et si pénible travail. Mais pour l'exécuter bien, il fallait toute la sagacité, l'étonnante facilité de calcul et l'érudition de M. Pingre; ainsi nous pensons que cet Ouvrage très important est très digne d'être approuvé par l'Académie et imprimé dans son privilège.

» Des circonstances heureuses et, en particulier, la connaissance approfondie de la bibliographie astronomique que possède M. Bigourdan, lui ont permis de reconnaître dans un Volume aujourd'hui dans les mains d'un savant bibliophile, M. V. Advielle, un exemplaire sans doute unique des bonnes feuilles, ayant appartenu à Lalande; et de découvrir, dans les archives de l'Observatoire de Paris, perdu au milieu d'observations de Tyclio, le reste du manuscrit de Pingre.

» Sans doute, si l'on a égard aux progrès de l'Astronomie moderne, cer-

taines observations anciennes ont perdu de leur importance; mais il est facile d'indiquer telle espèce d'observations pour lesquelles le contraire a lieu; c'est ainsi que les anciennes occultations d'étoiles ont été recherchées avec grand soin dans les archives de l'Observatoire, par M. Newcomb, en vue de fixer le lieu de la Lune à une époque reculée. L'Ouvrage de Pingre contient encore des occultations non utilisées, notamment avant 1670.

» Les observations, indiquées année par année, sont extraites d'un grand nombre d'ouvrages, de brochures, de manuscrits et de lettres qu'il serait impossible de rassembler. Pingre ne se contente pas de calculer les résultats des observations; il les discute et apporte des corrections importantes aux sources qu'il a consultées, par exemple pour Tycho.

» Quant à l'intérêt de l'Ouvrage tle Pingre pour l'histoire de la Science, on ne peut que souscrire au jugement de Lalande : « L'histoire de l'Astronomie se trouve dans cet Ouvrage par le moven de celle des phénomènes qu'on y rapporte, des Ouvrages d'où ils sont tirés et des auteurs de ces Ouvrages; et cette Histoire a un genre de mérite et d'intérêt qui la rendront précieuse »

» Pour ces motifs, la Section d'Astronomie est unanime à proposer à l'Académie la publication de l'Histoire céleste du xvii* siècle, de Pingre, reconstituée par M. Bigourdan; elle propose aussi de remercier M. Bigourdan du concours qu'il a spontanément offert pour en assurer la publication. »

Les conclusions de ce Rapport sont adoptées.

CORRESPONDANCE

L'Association des anciens Elèves de l'Ecole de Physique et de Chimie INDUSTRIELLES DE LA ViLLE DE Pauis imite l'Académic à se faire représenter à l'inauguration du buste de Schiitzenbcrger, qui aura lieu dimanche prochain 3 avril à lo'' du matin.

MM. ScHLŒsiNG et Gautier sont désignés pour représenter l'Académie à cette cérémonie.

ASTRONOMIE. — Observations de la comète Perrine (1898, mars 19), faites à l'Observatoire de Paris (^équatorial de la tour de l'Ouest, de o"',3o5 d'ouverture^; par MM. G. Bigocrdan et G. Fayet. Communiquées par M. Lœwv.

Dates

Mars

Etoile?

Nombre

de

de

comparaison.

Gr.

Am.

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