SO' 24,52 SO
Aniline 46,99 Aniline 47>2i
100,00 ioo,oo
» 2° Sel de zinc. — Le composé du zinc s'obtient aussi directement, en versant de l'aniline dans une dissolution concentrée et froide de sulfate de zinc. En agitant pour favoriser la dissolution de l'aniline, on voit, au bout d'un certain temps, la liqueur se troubler : si on l'abandonne à elle-même, il se dépose sur les parois, et principalement aux points touchés par l'agitateur, de très petits cristaux auxquels l'analyse conduit à attribuer la formule SO*Zn(C*H'Az)-.
» Ce composé présente un aspect tout à fait analogue à celui du précédent. Quand il est sec, il affecte comme lui la forme de paillettes brillantes, douces au toucher, peu solubles dans l'eau froide. L'eau chaude le décompose et, en même temps que l'oxyde • de zinc mis en liberté trouble la liqueur, on perçoit l'odeur d'aniline. La chaleur le détruit: l'aniline brûle, entraînant avec elle l'acide sulfurique, et il reste à la température du rouge un résidu d'oxyde de zinc.
» 3° Sel de magnésium. — Quand, après avoir mélangé deux solutions alcooliques, l'une de sulfate de magnésium, l'autre d'aniline, on vient à élever la température, on voit se former des aiguilles soyeuses extrêmement fines, dont la composition, analogue à celle des composés du zinc et du cadmium, peut être représentée par
SO'-MgCC'irAz)'-.
» 4° Sels de nickel et de cobalt. — Les sulfates de nickel et de cobalt donnent, en s'unissant à l'aniline, le premier un sel vert clair en très petits cristaux qui contiennent six molécules d'aniline pour une de sulfate : sa composition répond donc à la
formule SO'Ni(C'H' Az)^ ; le second, un composé moins riche en aniline el qui renferme SO*Co(C'H'Az)'. Celui-ci, apiès avoir été lavé à l'étlier et séché, est une poudre cristalline rose qui, sous l'influence de la chaleur, perd son acide sulfurique et son aniline, laissant comme résidu de l'oxyde de cobalt.
» 5° Sel de cuivre. — Avec quelques précautions particulières, on peut obtenir une combinaison du sulfate de cuivre avec l'aniline. Le sulfate de cuivre doit être dissous dans de l'eau parfaitement privée d'air. La solution d'aniline doit être préparée avec les mêmes précautions; si alors on verse un excès de cette dernière dans le sulfate de cuivre, on voit immédiatement se former un précipité cristallin vert clair, que l'on peut dessécher sur une plaque poreuse, dans une atmosphère d'acide carbonique. Ces cristaux, sont en effet altérables à l'air qui les rend brun froncé. Le même fait se produit au sein de la liqueur qui leur a donné naissance quand on emploie de l'eau non privée d'air. L'eau chaude les décompose, et la chaleur fait de même.
» Leur composition répond à la formule
SO'Cu(C«H'Az)^
1) IL Azotates. — Les sulfates ne sont d'ailleurs pas les seuls sels oxygénés capables de s'unir avec l'aniline. Les azotates de cadmium, de zinc, de magnésium se combinent aussi avec celte base pour donner par la même méthode des sels parfaitement cristallisés.
» Ainsi, quand on verse de l'aniline dans une dissolution d'azotate de cadmium faite dans un mélange à parties égales d'eau et d'alcool, puis qu'on évapore la liqueur, on obtient de petits cristaux incolores dont la composition peut être représentée par (AzO^)- Cd( G^H'Az)^. Sous l'action de la chaleur, ces cristaux se décomposent eux aussi; ils perdent d'abord leur aniline qui brûle, puis l'azotate se décompose avec déflagration en laissant de l'oxj'de de cadmium. Ils sont solubles dans l'eau qui, en même temps, les décompose : la dissolution chaude ne se trouble pas, mais l'aniline vient se rassembler en gouttelettes huileuses à la surface. L'éther ne les dissout pas, ce qui permet de les purifier.
» Les azotates de zinc et de magnésium donnent des combinaisons du même genre :
(AzO')^Zn (C^H^Vz)', (AzO^)2Mg(C«II"Az)^
» III. Autres sels. — Les acétates de zinc, de cadmium el de quelques autres métaux donnent, dans des conditions peu différentes, des composés cristallisés dont je poursuis l'étude.
» Toluidines. — L'orlhotoluidine et la paraloluidine donnent avec les sels oxygénés des composés du même genre que ceux de l'aniline. Ainsi une solution aqueuse et bouillante de sulfate de cadmium agitée pendant longtemps avec de rorlhotoliiidine, puis mélangée avec de l'alcool, donne lieu à un dépôt de cristaux qui renferment SO* Cd(C' H'Az)-. Deux solutions, l'une de sulfate de zinc, l'autre de paratoluidine, mélangées fournis-
( 970 ) sent immédiatement un abondant précipité cristallin. Tl en est de même de la paratoluidine en solution aqueuse mélangée à une dissolution très étendue de sulfate de cuivre,
1) Je décrirai ailleurs les composés renfermant des toluidines. »
ZOOLOGIE. — Nomelles observations sur quelques stades de révolution des Urnes. — Note de MM. J. Ku.vstler et A. Gruvel, présentée par M. Milne-Edwards.
« Nous avons déjà publié une Note (') sur l'ensemble du développement des Urnes de la cavité générale du Siponcle. Depuis cette époque, nous avons réussi à cultiver ces formations parliculières pendant des périodes plus ou moins prolongées, parlois même jusqu'à une douzaine de jours. Nous avons eu ainsi la possibilité d'observer, d'une façon précise, la marche de l'évolution des principales parties de leur corps.
11 Le sujet de la présente Note consiste dans la description de quelques stades particulièrement intéressants de ce développement.
» Rappelons très rapidement que les corps reproducteurs les plus élémentaires, observés à l'époque de leur production, sont de simples petites masses amiboïdes, contenant, à leur intérieur, au moins deux éléments de constitution cellulaire, à contours bien limités, et aflFectanl l'apparence, l'une, d'une vésicule claire, l'autre, d'une vésicule sombre, se touchant au sein de la masse amiboïde.
» La cellule claire grossira beaucoup plus vile que sa congénère foncée; elle est destinée à devenir une portion particulière de l'Urne, comparable à une sorte de flotteur; elle fera vite saillie à la surface libre, tandis que la masse amiboïde se condensera au pôle qui correspond à la deuxième cellule, et s'organisera en un anneau locomoteur garni de longs cils.
» C'est à ce stade de l'évolution que commencera notre description, destinée à montrer de quelle manière cette formation, primitivement simple, se transforme progressivement, de façon à acquérir une complexité inattendue, et, d'un élément amiboïde, constituer un corps, qui, malgré sa petitesse, a déjà la constitution fondamentale des Urnes.
M L'élément vésiculaire clair, devenu vite notablement plus grand que le reste du corps, invagine assez profondément son pôle proximal, c'està-dire celui qui est plongé dans le protoplasma du corjjs. Dans la dépression ainsi constituée vient se loger la cellule sombre, qui y est enfoncée au
(') J. KixsTLKR et A. Gruvel, Comptes rendus. 8 lévrier 1897.
( 97» ) moins jnsqu il sa région éqnatoriale. Tout autour de cet élément, à la limite circulaire qui le sépare de la grande vésicule claire, s'est amassé le protoplasma amiboïde, en une sorte d'anneau circulaire flagellifère. I.a formation tout entière est donc alors constituée, d'abord, par une grande cellule nucléée et transformée en une vésicule claire, ensuite par une cellule nucléée plus petite et plus sombre, à moitié invaginée dans la première, et enfin, par un anneau cilié, d'où part une couche protoplasmique d'une grande hyalinite, qui recouvre la vésicule sombre du côté du pôle postérieur, c'est-à-dire celui qui est toujours en arrière pendant la locomotion. De cette couche plasmique mirice semblent souvent saillir des pseudopodes adhésifs.
» Bientôt apparaît un nouvel élément cellulaire, dont le rôle et l'avenir sont de la plus haute imporlance. C'est une cellule globuleuse, due sans doute à un bourgeon de l'élément sombre et qui s'observe à l'extrémité postérieure de celui-ci. Celte cellule ne reste pas longtemps isolée. Elle ne tarde pas à s'allonger et, par une sorte de division directe, à se partager en deux éléments nouveaux, qui se séparent l'un de l'autre pour aller se poster vers le bord interne de l'anneau cilié.
» Par une multi])lication ultérieure de ces deux cellules, apparaissent d'autres éléments analogues, de plus en plus nombreux, se disposant en un anneau qui devient plus tard une véritable membrane cellulaire continue et qui revêt la région postérieure du corps.
» 11 esl à remarquer que, quoique l'ensemble de ces pliénomèues consliuie une succession ininterrompue, il esl cependant des stades plus fréquents les uns que les autres et qui correspondent peut-être à des sortes de phases de repos. C'est ainsi que l'on trouve très souvent des formes à cinq éléments cellulaires, symétriquement disposés tout contre le bord interne de l'anneau cilié qui, lui, présente aussi un contour plus ou moins régulièrement pentagonal.
» A ce stade, qui est le plus fréquent et qui semble correspondre à la période de la vie que l'on peut qualifier d'adulte, la vésicule claire est très bombée en avant, mais rétrécie du côté du disque cilié, de façon à présenter une configuration piriforme, allongée.
» D'un autre côté, l'ensemble de tous les corps qui constituent le disque structuré postérieur présente aussi une épaisseur appréciable, d'où il résulte que le diamètre antéro-postérieur de ces formes est le plus considérable et, grâce à un aplatissement du haut en bas, il existe ainsi une symétrie bilatérale nettement caractérisée, dans laquelle l'axe antéro-postérieur est le plus long, l'axe transversal moyen et l'axe sagittal le plus court. Le mouvement se fait dans le sens de l'axe antéro-postérieur; il est rectiligne et la vésicule claire est toujours en avant. On les voit traverser le liquide en repoussant les obstacles devant eux, à la manière des Orthonectides. G. K-, 1S98, I" Semestre. (T. CXXVI. iN» 13.) 125
» En avançant en âge ou en évolution, soit que l'élément ail atteint sa période sénile, soit plus hâtivement dans les cultures, sous l'influence des mauvaises conditions ambiantes, il se produit un changement profond qui aboutit à la constitution de ces vastes formations ciliées, à mouvements chancelants, déjà signalées dans notre première Note.
» Cet état nouveau est caractérisé par une constitution particulière et bien différente de tout ce qui a été vu jusqu'ici.
» Le plus grand diamètre est transversal, et le corps tout entier a la forme d'un disque aplati, relativement énorme, dû à un élargissement considérable qui se produit en même temps qu'une multiplication cellulaire abondante.
» Les éléments cellulaires qui se sont produits au pôle postérieur deviennent, en effet, fort nombreux, et s'étendent en une membrane qui recouvre toute cette région. Une différenciation assez nette s'établit entre ces cellules, suivant l'endroit où on les considère.
» Celles qui se trouvent à la limite du disque cellulaire, au point où l'anneau cilié se termine intérieurement, conservent leur constitution primitive d'éléments globuleux à gros novaux. Les autres, au contraire, subissjent une transformation particulière, rappelant certains tissus d'êtres plus élevés. Elles s'aplatissent et deviennent des éléments lamelleux, à région centrale plus épaisse, lenticulaires, contenant le noyau, et se toucbant ])ar leurs bords minces, de façon à former un ensemble membraniforme continu.
» Dans ces individus, l'élargissement considérable du corps n'a pas porté sur l'élément cellulaire sombre primitif, qui, du reste, ne paraît plus jouer qu'un rôle restreint dans l'ensemble de cette évolution, et qui n'apparaît plus alors que sous la forme d'une petite vésicule claire, contenant un noyau sombre, et très aplatie d'avant en arrière, au milieu du disque pluricellulaire.
» Nous savons déjà que cet état particulier correspond à la dernière période de la vie de ces formations, précédée de phénomènes reproducteurs spéciaux dont la description succincte a été donnée antérieurement. »
ZOOLOGIE. — Sur ienccphale des Glvcèriens. Note de M. Cii. Gravier, présentée par ^L Edmond Perrier.
« Le prostomiiim des Glvcèriens a la forme d'une languette généralement très effilée, dont la longueur peut atteindre, comme chez la Glvcera
( 973 ) lapidum de Qnatrefages, celle des seize segments qui le suivent immédiatement. Il oflre toujours à considérer une segmentation nette qui a frappé depuis longtemps les zoologistes. Les segments, dont le nombre s'élève à 22 chez la Glycera capitata OErsted. sont fréquemment bianuelés et portent, au moins chez quelques espèces, et peut-être même chez toutes, une ceinture ciliée analogue à celles que l'on a signalées chez certaines larves et chez quelques formes adultes d'Annélides polvchètes. Or, chez beaucoup de Glycériens, les segments du corps (à part les premiers), comme ceux du prostomium, sont divisés par un sillon transversal en deux anneaux, dont le postérieur |)orte les parapodes. Ces caractères si particuliers ont amené certains auteurs à regarder le prostomiimi des Glvcériens comme constitué par plusieurs segments de même valeur morphologique que ceux du reste du corps, et à admettre chez ces animaux un déplacement considérable de l'orifice buccal vers la région postérieure.
M La question de la constitution du lobe prébuccal des Glycériens se relie très directement à la question beaucoup plus importante et bien des fois discutée de la valeur morphologique du prostomium des Annèlides polychètes en général. L'intérêt tout j)articulier qui s'attache à la solution de ce problème m'a décidé à entreprendre l'étude approfondie du système nerveux prostomial ou encéphale du Glvcérien. Mes recherches ont porté surtout sur la Glycera convolula Keferstein; mais la famille des Glycériens présente une homogénéité telle qu'en utilisant les observations incomplètes faites antérieurement par divers auteurs, et en les rapprochant des résultais que j'ai obtenus moi-même, on peut, sans témérité, attribuer à ces derniers un certain caractère de généralité.
» L'encéphale de la Glycera comoluta Keferstein, qui s'étend dans toute la longueur du prostomium, se compose de trois parties que l'on peut désigner, comme Racovitza l'a proposé récemment, sous les noms de cerveau moyen, centre de tout le système, cerveau antérieur et cen'eau postérieur.
>' Le cerveau moyeu, nettement circonscrit, est situé dans la région basilaire du prostomium, là où s'arrête la segmentation de ce dernier. Il donne naissance en avant à deux paires de nerfs antennaires; en arrière, de chaque côté, au tronc commun au connectif œsophagien et au système nerveux proboscidien, et latéralement à des nerfs qui établissent de puissantes connexions entre celte région moyenne et le cerveau antérieur. L'absence d'antenne impaire et d'yeux le laisse sans connexion directe avec l'cpiderme. La seule particularité importante à mentionner à sou sujet dans cette Note est la présence, de chaque côté, d'un ganglion volumineux
( 974 ) hien déliniilé qui entoure les nerfs antennaires au niveau de leur émergence. Le cerveau moyen pioprement dit et ces ganglions annexes ont identiquement la même structure.
» Le cerveau antérieur est formé par les nerfs antennaires et les masses ganglionnaires groupées autour de ces derniers; dorsalement, il se prolonge jusqu'il la limite jjostcrieure du prostomium. Il prend donc ici un développement exceptionnel, en rapport avec les dimensions inusitées du prostomium. Les cellules nerveuses de celte partie de l'encéphale, excessivement serrées les unes contre les autres, sont disposées par nids traversés par les fibres des nerfs antennaires et forment des renflements bien marqués, surtout sur les faces latérale et ventrale.
» Le caractère spécial que tire le cerveau antérieur de l'existence de ces renflements ganglionnaires sur le trajet des nerfs antennaires s'explique par la lonj^ueur considérable de ces derniers. Ces amas de cellules nerveuses, de même que les deux ganglions annexes du cerveau moyen, sont des appareils de renforcement pour les nerfs qui vont se terminer dans les antennes. Celles-ci sont réduites, pour ainsi dire, à leur minimum chez- les Glycériens, et les apparences sont les mômes que si les nerfs antennaires, s'indivitlualisant seulement à leur extrémité, restaient soudés ensemble sur presque toute leur longueur.
» D'autre part, il est essentiel de remarquer qu'il n'y a aucune corrélation entre les renjletnents ganglionnaires et les segments du proslomittm. Sur la face ventrale, entre le cerveau antérieur et l'épiderme recouvert intérieurement d'une mince couche musculaire, il existe inie lacune assez vaste où circulent les hématies, et qui est, par suite, en comnuuiication avec la cavité générale.
» Le cerveau postérieur est situé immédiatement en arrière du cerveau moyen, au-dessus du trou commun au conneclif oeso|ihagien et au nerf proboscidien. Il est constitué par deux ganglions symétriques, échancrés en arrière, reliés entre eux par un nerf transversal, et dont la position est indiquée chez l'animal vivant par les organes nucaux ciliés qui font corps avec eux. Un rameau nerveux, qui se détache du connectif œsophagien, tout près du cerveau moyen, et qui vient s'épanouir dans l'organe nucal, rattache le cerveau moyen au cerveau postérieur (pii est très analogue à celui qu'on observe chez la majorité des Polychètes.
» En résumé, malgré certaines particularités qui sont en relation avec la longueur considérable du prostomium, l'encéphale des Glycériens présente les mêmes caractères fondamentaux que celui des autres Annélides
(975 ) polychètes dont le système nerveux a été spécialement étudié jusqu'ici. La division en anneaux du prostomium est uniquement superficielle et n'affecte que l'èpiderme. Elle ne retentit en aucune façon sur les parties profondes, en particulier sur le système nerveux, et elle n'a aucune signification au point de vue de la mélamérisalion. Il n'y a, par conséquent, aucune différence essentielle entre le prostomium des Glycériens et celui des autres Annélides polychètes. »
HISTOLOGIE. — Sur le rapport des renlrosomes avec les cils vibratiles. Note de M. L.-F. He.\.\eguy ('), présentée par M. Guignard.
« Dans une Note récente, Meves (^) a annoncé que, dans les cellules séminales de différents Lépidoptères, il avait observé, en rapport avec les centrosomes situés à la périphérie de la cellule, des filaments se terminant librement dans la cavité ampuUuire, et que ces filaments persistaient pendant la mitose des cellules.
» De mon côté, en examinant des testicules de Bombyx mari et de Hjponomeuta cognalella, j'avais constaté le même fait; mais n'ayant pas publié mon observation. Va priorité de la découverte appartient incontestablement à Mevcs et je ne puis que confirmer et préciser sur quelques points les faits qu'il a décrits.
» Dans les ampoules renfermant des spermatocyles de première génération, les cellules, disposées en une seule couche contre la paroi interne, présentent chacune à leur extrémité libre quatre filaments ayant l'aspect d'un fragment de queue de spermatozoïde adulte, et mesurant environ 4 à 6 [x de longueur. Les filaments sont groupés par paires : les deux, paires sont tantôt rapprochées, tantôt assez éloignées l'une de l'autre. Meves a vu à la base de chaque paire de filaments un corps colorable en forme de V dont la concavité est tournée vers la surface de la cellule; chaque branche du V porte un filament libre dans la cavité de l'ampoule.
» Je n'ai pu constater la disposition indiquée et figurée par Meves et, à la place de son corps en forme de V, j'ai trouvé deux corpuscules, généralement arrondis, ou légèrement allongés, mais indépendants. Dans les préparations dont la coloration n'était pas très précise, et provenant probablement de pièces moins bien fixées, je n'ai vu qu'un corpuscule unique plus volumineux, duquel partaient les deux filaments; ce corpuscule unique résultait sans aucun doute du rapprochement ou de la fusion des deux
(') Travail du laboratoire d'Embryogénie comparée du Collège de France. (^) Meves, Ueber Centralkôrper in niannlichen Geschlechlzellen von' Schmetterlingen {Anat. Anzeiger, t. XIV, n° i; 1897).
autres. Du reste, même dans les préparations bien fixées et bien colorées, les quatre corpuscules ne se voient pas toujours nettement; cela dépend de la manière dont ils se présentent sur la coupe de la cellule. Meves n'a pu reconnaître l'existence d'une sphère attractive autour des centrosomes en forme de V, ni celle d'une centrodesmose reliant les deux centrosomes. Plus heureux que lui, j'ai constaté dans plusieurs cas, lorsque les deux paires de filaments étaient rapprochées, un petit faisceau de filaments achromatiques, parallèles, réunissant les deux groupes de centrosomes et constituant par conséquent une cenlrodesmose primaire, qui disparaît quand les deux groupes s'éloignent l'un de l'autre. Que la centrodesmose soit visible ou qu'elle ait disparu, on voit presque toujours, sur les coupes provenant de testicules fixés par le liquide de Hermann, une irradiation de filaments achromatiques autour de chacun des groupes de centrosomes.
» Meves a vu souvent, à l'extrémité libre des filaments, un renflement en forme de massue. Je ne crois pas que l'aspect qu'il a observé et que j'ai constaté également soit dû à un renflement de l'extrémité du filament : cette extrémité m'a paru être simplement recourbée en forme de crochet, et emprisonnant dans sa concavité un petit globule, beaucoup moins colorable par les colorants plasmaliques que le filament, et probablement de nature alburainoïde.
» Les filaments en rapport avec les centrosomes s'allongent pendant l'accroissement des spermatocytes, et leurs extrémités libres ne présentent plus de pseudo-renflements.
» Quand un spermatocyte se prépare à la division, il prend une forme ovoïde et les deux groupes de centrosomes, s'écartant de plus en plus l'un de l'autre, viennent se placer chacun à l'une des extrémités du plus grand diamètre de la cellule, en restant toujours en rapport avec les filaments et en conservant leur situation périphérique. A ce stade, je n'ai jamais vu, à la base des deux filaments, qu'un seul corpuscule. 11 est probable que les deux centrosomes se fusionnent à ce moment, ou sont tellement rapprochés qu'ils ne paraissent constituer qu'un centrosome unique. Celui-ci occupe le fond d'une petite dépression cupuliforme de la cellule. De cette dépression se détache un faisceau de filaments achromatiques, dont le centrosome occupe le sommet, et qui se dirige vers le noyau, pour constituer, en se réunissant avec le faisceau parti du pôle opposé de la cellule, le fuseau achromatique. Je ne décrirai pas ici tous les stades de la division de la cellule ; je ferai seulement remarquer que c'est la manière dont se comportent, pendant la mitose, les corpuscules colorables qui existent à la base des filaments flagelliformes, dans la cellule à l'état de repos, qui nous autorise, Meves et moi, à considérer ces corpuscules comme de véritables centrosomes.
» Je n'ai pu encore suivre complètement le sort des filaments flagelliformes et des centrosomes dans l'évolution des cellules testiculaires. On les retrouve encore au nombre de quatre, dans les spermatocytes de seconde génération, mais ils sont alors beaucoup plus longs que dans ceux de première génération, et mesurent environ 3ol^. Dans les spermatides, on ne voit plus qu'un seul filament; mais cependant, en général, deux centrosomes très rapprochés. Il se pourrait que ce filament, en apparence unique, soit double en réalité et provienne de l'accolement ou de la fusion des deux filaments qu'emporte la cellule-fille au moment de la seconde division des spermatocytes.
» Je suis porté à penser que, chez les Lépidoptères, le ou les centrosomes avec leur filament s'éloignent de la périphérie de la spermalide pour venir se mettre en rapport
avec le noyau et constituer le segment moyen avec le filament axile de la queue. Le processus serait donc le même que chez. laSalamandre,les Sélaciens et le Rat, d'après les recherches de Hermann, Meves et Lenhossék. Chez d'autres Insectes que les Lépidoptères, Caloplenits italiens, Forficula auricularia, Giylltis campe.ilris, etc., j'ai vu très nettement, dans les premiers stades du développement des spermatozoïdes, deux grains colorés, écartés, à la partie postérieure du novau, et en rapport chacun avec un petit filament, qui, après un court trajet, se réunissait à celui du côté opposé pour former le filament axile. Le segment moyen, chez certains Insectes, sinon chez tous, serait donc constitué par deux centrosonies, et le filament axile résulterait de l'accolement de deux filaments flagelliformes.
» La situation périphérique des cetitrosomes dans les cellules et l'existence de filaments flagelliformes en rapport avec ces centrosomes ne sont pas un fait nouveau ni isolé.
» K. W. Zimmermann, M. Heidenhain et Th. Cohn, dans les cellules épithéliales d'animaux adultes et d'embryons, ont trouvé des centrosomes très nets tout près de la surface libre de la cellule. Moore, Meves et Lenhossék, dans les spermatides des Sélaciens, de la Salainandreetdu Rat, ont vu la première ébauche du filament axile de la queue du futur spermatozoïde apparaître en rapport avec deux centrosomes situés à la ]:)ériphérie de la cellule.
)i Webber a établi que, pendant le développement de l'antliérozoïde du Zamia, un corps spécial, qui dans la cellule-mère présente toutes les apparences d'un centrosome, vient se déroulera la périphérie de la cellule-fille pour constituer une bande spiralée à la surface de laquelle se développent des cils Aibratiles; d'où le nom de blépharoplaste qu'il a donné à ce corps. Belajefï a décrit un mode de formation semblable des cils dans les cellules mâles des Filicinées et des Equisétacées. Ce même auteur assimile avec raison la queue des spermatozoïdes des animaux aux cils vibratiles des anthérozoïdes des végétaux, et Ikeno considère le blépharoplaste de Webber comme un véritable centrosome.
» Mes propres recherches m'ont prouvé que, dans les cellules à cils vibratiles bien développés, telles que celles des branchies des Lamellibranches, le renflement qui existe à la base de chaque cil, bien connu depuis les travaux d'Engelmann, se comporte vis-à-vis des divers réactifs colorants exactement comme un centrosome. On peut donc admettre que dans les cellules à cils vibratiles il existe, à la périphérie de la cellule, un microcentre constitué, comme dans les cellules géantes delà moelle osseuse, par un noa)bre considérable de centrioles, et que de ce microcentre partent des filaments de kinoplasma dont les uns sont devenus des organes moteurs
( 978 ) externes, les cils vibratiles, et les autres situés dans le corps cellulaire, avec les racines des cils, correspondent aux irradiations qui, dans une cellule ordinaire, entourent le centrosome et prennent part à la formation de la figure achromatique lors de la division indirecte du noyau.
M Les spermatocvtesà centrosomesflngellifères des Lépidoptères constituent une forme de passage des cellules ordinaires aux cellules à cils vibratiles.
» Les centrosomes, qui n'avaient été regardés jusqu'à présent par la plupart des biologistes que comme des organes jouant le rôle de centres cinétiques, tenant sous leur dépendance les mouvements qui se passent dans le corps même de la cellule pendant sa division, doivent être considérés également comme centres cinétiques pour les mouvements externes de la cellule. »
BOTANIQUE. — Sur la slructure des mycorhizes. Note de M. Louis Maxgin, présentée par M. Guignard.
« Les radicelles des plantes humicoles, principalement celles des arbres de nos forêts, sont presque toujours envahies par un feutrage de fihimenls mvcéliens. Signalées pour la première fois, en, 1878, par P.-E. Mûller sur le Hêlre, un peu plus tard parGil)elli, en i883, sur le Châtaignier, ces formations mycéliennes furent considérées d'abord comme des parasites ou des saprophytes. En i885. Frank fit connaître leur structure et, par la relation étroite de la radicelle et du mycélium qui la revêt, par l'extension de ces formations, il fut amené à les considérer comme des organes particuliers qu'il nomma mycorhizes, jouant, dans la nutrition des plantes humicoles, un rôle important.
» Je me propose, dans cette Note, de préciser et de compléter les données anafomiques fournies par Frank sur les Cupidifères et de signaler notamment les différences offertes par les mycorhizes vivantes et les mycorhizes mortes.
» Mycorhizes saines. — On admet, depuis les travaux de Frank, Scblicht, Noack, que les radicelles transformées en mycorhizes sont caractérisées par une réduction considérable de la coifté. Cet organe, devenu superflu, d'après Noack, serait réduit, suivant Frank, à une seule assise, flanquée extérieurement d'une masse brune représentant les vestiges des assises antérieures. La régression de la coitfe, conséquence de l'existence d'un
( 979 ) revêtement mvcélien autour du sommet de la racine, apparaîtrait alors comme une adaptation des tissus de la radicelle aux nouvelles conditions créées j^ar la svmbiose.
» En réalité, les choses se passent tout autrement : la coi f/'e conserve, dans les mycoThizes, son développement normal et, à l'ini'erse de ce qui a heu chez les végétaux à racines normales, elle ne s'exfolie jamais; toute la surface des radicelles, envahie par le revêtement mvcélien, est couverte par les cellules de la coiffe, qui sont flétries et en paitie déchirées.
» Une coupe longitudinale de mvcorhize de Cupulifère montre que la partie extérieure est formée par l'assise pilifère hvpertrophiée, dont les cellules, allongées dans le sens radial, sont toujours dirigées de manière à former avec l'axe de la racine un angle de \^° à 60°, dont l'ouverture est tournée vers le sommet.
•» Au sommet même, elle se continue par des initiales qui lui sont communes avec la coiffe. Ces initiales se partagent par une cloison perpendiculaire à l'axe; les cellules internes engendrent, par leurs cloisonnements radiaux, les cellules de l'assise pilifère, et chaque cloisonnement des cellules initiales forme un massif de trois ou quatre cellules piliféres; les cellules externes, dégagées des initiales, engendrent la coiffe et sont toujours revêtues au moins par trois assises cellulaires, sans compter les restes de une ou deux assises plus anciennes et flétries; de sorte que, dans toutes les espèces étudiées, il v a au moins quatre assises à la coiffe.
)) La seule modification introduite par la pression exercée par le manteau mycélien consiste dans la forme régulièrement hémisphérique de l'extrémité, au lieu de la forme conique qu'on observe dans les racines normales.
» D'autre part, les faces latérales des radicelles, même à une grande distance du sommet et sur toute l'étendue couverte par le manchon mycélien, sont revêtues par une couche de feuillets minces, de longueur variable, étroitement appliqués contre la paroi externe des cellules piliféres, et superposés le plus souvent au nombre de trois ou quatre; ces feuillets sont constitués par les cellules de la coiffe, mortes et flétries de très bonne heure, qui se sont déchirées par suite de la traction consécutive à l'allongement des radicelles.
)) C'est donc sur les débris des cellules de la coiffe que le manteau'mycélien de la mvcorhize s'établit d'abord, sans être en contact immédiat avec les cellules vivantes de l'assise pilifère; mais, bientôt les filaments du Champignon s'insinuent par les déchirures des cellules de la coiffe et, arrivés contre la paroi de l'assise externe vivante de la radicelle, ils subissent là
G. K., 1S9S, 1" Semestre. (T. C.\\\ I, N' 13.; I2()
(98o) nne déformation consécutive à la pression de la gaine mycosique et se transforment en lames élégamment ramifiées en éventail, formant des digitations multiples qui, d'une part, recouvrent la paroi externe des cellules pilifères et, d'autre part, s'insinuent en direction radiale entre ces dernières, en dissolvant progressivement le ciment de pectate de chaux qui les unissait. IMais, dans tous les cas, ces digitations ou ces lames en éventail sont toujours, chez les Cupulifères, extérieures aux cellules de l'écorce; on n'y voit jnmais de filaments mycéliens intracellulaires.
» Le réseau signalé par Frank n'existe donc pas dans les mycorhizes normales; quand on l'observe il est constitué par des saprophytes.
» En somme, la mycorhize vivante des Cupulifères est constituée par une radicelle à coiffe normale, dont les débris persistent sur les faces latérales, et qui est recouverte par un manchon étroitement adhérent de pseudoparenchyme formé par les fdaments mycéliens. Elle présente deux systèmes d'absorption : l'un, externe, est situé à la surface de la gaine mycélienne, il est formé par les hyphes qui s'en détachent et vont se fixer sur les débris organiques voisins; l'autre est constitué par les cellules de . l'assise pilifère, très allongées en direction radiale et étroitement adhérentes par leur face externe et leurs faces radiales avec des lames minces disposées en éventail et formées par l'épatement des filaments mycéliens.
» Mvcorhizes mortes. — Lorsque la mycorhize est arrivée au terme de son activité, les filaments mycéliens situés au niveau des cellules de la radicelle perdent la netteté de leurs contours; les digitations s'effacent peu à peu et des amas de substance réfringente brune se déposent dans la région couverte par les débris de la coiffe. Vus de profil, ces amas forment des sortes d'écaillés qui viennent s'appliquer étroitement, en prenant leur empreinte, sur la surface extérieure des cellules pilifères; vus de face, ils forment un réseau analogue à nne plaque percée à l'emporle-pièce de trous irréguliers. La substance qui forme ces amas n'a ni les réactions de la cellulose des membranes de la racine, ni celles de la callose du manteau mycélien; elle se dissout dans la potasse ou l'ammoniaque après l'action des acides et se colore par le rouge de ruthénium ; elle est donc constituée par des composés pectiques ou des gommes.
» La présence de ce dépôt gommcux ou mucilagineux, dans la masse même de la mycorhize, abolit peu à peu les fonctions absorbantes de l'assise pilifère; la vitalité de la radicelle devient de plus en plus faible et c'est alors que de nombreux saprophytes apparaissent dans les mycorhizes languissantes ou mortes. Ces derniers substituent leurs hyphes à celles de
( 9»' ) la mycorhize normale, ou s'y mélangent d'une façoa si intime que dans tous les cas, sauf des différences de coloration atlribiiables simplement à un effet de l'âge, il n'est pas possible, par l'examen externe des mvcorliizes, de reconnaître la substitution et d'indiquer à quel moment elle s'est produite. Je montrerai prochainement que la simple constatation de la continuité entre les filaments mvcéliens d'une espèce déterminée de Champignon et les fdaments mycéliens des mycorhizes n'est pas une preuve que les diverses espèces signalées jusqu'ici et appartenant à des familles très différentes : Tubéracées, Périsporiacées, Agaricinées, etc., soient capables de former des mycorhizes. »
BOTANIQUE. — Sur le remplacement de la fige principale par une de ses ramifications. Note de M. Acguste Boirivant T'), présentée par ]\I. Gaston Bonnier.
« Quand une tige est détruite à son extrémité, pour une raison ou pour une autre, cette tige tend toujours à être remplacée d'une façon plus ou moins parfaite par une ou plusieurs de ses ramifications. Je me suis proposé d'étudier les modifications de structure qu'éprouve alors la branche de remplacement. J'ai dû comparer, au point de vue anatomique, les rameaux dont la fonction se trouvait ainsi modifiée, d'une part à une branche latérale ordinaire, d'autre part à une tige principale restée intacte. Il va sans dire que les comparaisons ont été faites en des régions absolument de même âge, avec des plantes nées à la même époque et cultivées dans des conditions identiques.
» Examinons d'abord le Pin sihesire.
» Morphologie exlerne. — Cet arbre présente une tige principale dressée absolument verticale (flèche); les ramitlcations sont de deux sortes : les unes, longues, groupées de distance en distance sur la tige principale, ne présentent que des feuilles réduites à l'état d'écaillés; les autres, courtes, presque avortées, portent les feuilles en aiguilles. •
» Les principales dilïérences qui existent entre la flèche et ses longs rameaux sont les suivantes : la flèche a un diamètre plus considérable ; sa croissance en longueur est plus rapide et ses entre-nœuds plus allongés, de sorte que les couples de feuilles
(') Travail fait au laboratoire de Biologie végétale de Fontainebleau, dirigé par M. Gaston Bonnier.
en aiguilles qu'elle porte indirectement sont plus espacés. Ces feuilles ont, en outre, une taille plus grande sur la tige principale que sur ses ramifications.
» La tige principale se termine par un bourgeon à la base duquel existe un verticille d'autres bourgeons qui, normalement, se développent en produisant de longues lamifications latérales.
» Si nous coupons simplement le bourgeon terminal, certaines des branches issues des bourgeons du verticille prennent la prédominance sur les autres, se dressent verticalement et jouent le rôle de flèclie. Si, au contraire, on coupe la tige à quelques centimètres au-dessous de la couronne de bourgeons, deux cas principaux peuvent se présenter. Dans le premier cas, ce sont les rarneaux courts situés près de la section qui, au lieu d'avorter, s'allongent, se recourbent de façon à croître verticalement, et certains d'entre eux se comportent comme de véritables flèches. Dans le second cas, ce sont les grands rameaux situés plus bas qui se redressent et se substituent à la tige principale. Ajoutons que ces deux cas ne sont pas nettement tranchés, que souvent des flèches de remplacement proviennent à la fois les unes des courts rameaux, les autres des grands.
» Morphologie interne. — Au point de vue anatomique, la flèche diffère des ramifications par les caractères suivants : le cylindre central (moelle, bois, liber) acquiert un volume beaucoup plus considérable ; l'épaisseur de l'écorce, au contraire, est à peine plus grande. Ces caractères différentiels sont d'autant plus accusés que l'on étudie une région plus éloignée du bourgeon terminal. En outre, le calibre des divers éléments est plus grand.
» Quand une longue ramification se transforme en flèche, elle modifie progressivement sa structure; elle tend à acquérirpeu à peu les caractères externes ou internes qui sont propres à la tige principale et finalement elle arrive à ressembler plus à une flèche qu'à une branche latérale. Si le remplacement est eff'ectué par un rameau qui serait resté court, ce rameau présente d'abord les caractères anatomiques d'une longue ramification latérale, puis il acquiert peu à peu ceux d'une flèche.
» Dans rif, il faut noter plusieurs particularités. Le diamètre de la flèche est un j)eu plus grand que celui des ramifications supérieures. Cette comparaison doit se faire exclusivement avec les rameaux supérieurs parce que, à la base de l'arbre, les ramifications s'allongent très peu chaque année; les conditions de développementy sont donc très différentes de celles de la flèche et, par suite, une comparaison n'est guère possible.
» Dans les ramifications, les feuilles sont plus petites et plus rapprochées, et, en outre, elles se tordent un peu à leur base de manière à se disposer presque dans un même plan, quoique leur mode d'insertion soit, au point de vue phyllolaxique, le même que sur la tige principale.
» Chez la flèche comparée à une de ses branches, les vaisseaux sont d'un calibre supérieur, la moelle est plus grande, l'épaisseur relative de l'écorce est plus faible, les éléments constitutifs sont plus volumineux.
» Ici, comme chez le Pin, quand une branche latéialo remplace une flèche biisée, elle en acquiert presque complètement la structure.
» J'ai étudié un grand nombre d'autres espèces lanl herbacées (juc li-
( 983 ) gneuses (^Epicéa, Sapin, Haricot, Ortie, etc.) et cette étude me permet de formuler les conclusions suivantes :
» Si nous comparons à une ramification ordinaire un rameau de remplacement, .nous constaterons que :
» A. Au point de vue de la morphologie externe :
» i" Le rameau de remplacement change de direction : il se recourbe, devient vertical et s'allonge de l)as en haut;
» 2° Son diamètre est plus considérable;
» 3° Son allongement plus ra|Mde;
M 4° '-es feuilles sont plus grandes et plus espacées les unes des autres.
» B. Au point de vue de la morphologie interne :
» 1° Les méristèmes fonctionnent plus activement chez la branche modifiée que chez les autres branches.
» Ce sont principalement les cellules du méristème terminal et celles de l'assise génératrice intralibérienne qui ont une vitalité beaucoup plus grande; c'est ce qui explique l'allongement plus rapide dont j'ai parlé et l'épaisseur plus considérable des formations libéro-ligneuses.
» 2° Le diamètre du cylindre central est relativement plus grand, et, inversement, l'épaisseur corticale plus faible. Pour le cylindre central, les différences observées sont dues à la fois à la plus grande quantité de formations libéro-ligneuses et au volum'e plus consiilérable de la moelle.
» 3° Les éléments cellulaires sont, en général, plus grands, surtout la différence de calibre des vaisseaux primaires et secondaires est très accusée; il en est de même du diamètre des cellules de la moelle.
» 4° La symétrie considérée sur une coupe faite au milieu d'un entrenœud est plus parfaite, car les feuilles sont plus espacées les unes des autres.
» 5° Le tissu de soutien est plus abondant, par exemple les fibres péricycliques sont plus nombreuses.
» Mais les différences que nous venons de constater entre la branche de remplacement et le rameau latéral normal, je les ai retrouvées, en général, encore plus accusées entre la tige principale intacte et ses ramifications. On peut donc dire que le rameau de remplacement régénère, dans une certaine niesure, la portion détruite de la tige-mère; que par sa structure il se rapproche intimement de l'axe principal.
» La plupart des conclusions que nous venons de signaler s'appliquent aussi à la racine; ainsi, par exemple, une racine de remplacement, comparée à une radicelle, présente un cylindre central relativement plus épais, un volume des cellules plus grand, un calibre des vaisseaux plus consi-
( 9-^4 ) dérable, un fonctionnement des méristèmes plus actif et, par suite, des formations secondaires plus abondantes.
» En résumé, quand une branche latérale remplace la portion détruite d'une lige principale, elle subit des modifications assez profondes pour quelle arrive progressivement à ressembler plus, tant par sa structure que par son aspect extérieur, à l'axe auquel elle se substitue qu'aux brandies dont elle est l'homologue.
» Il en est de même pour une radicelle que les circonstances amènent à jouer le rôle d'une racine principale détruite. »
CHIMIE PHYSIOLOGIQUE. — Préparation biochimique de la dioxyacétone cristallisée. Note de M. Gabriel Bertrand ('), présentée par M. Daclaux.
« J'ai montré récemment que la glycérine, introduite dans le bouillon de culture de la bactérie du sorbose, était rapidement transformée en un sucre réducteur en C, la dioxyacétone, reconnaissable à son action sur la phénylhydrazine et l'hydroxylamine (-). Aujourd'hui, je compléterai cette démonstration en indiquant comment on peut utiliser la bactérie du sorbose pour l'obtention facile ilc la dioxyacétone cristallisée.
» Tout d'al)ord il convient, si l'on veut se placer dans des conditions avantageuses, de se servir de bouillon contenant 5 à 6 pour loo de givcérine. La culture est alors très prospère et, en général, la zooglée qui recouvre la surface du liquide est déjà blanche et compacte vers le quatrième ou le cinquième jour. Au-dessous de cette teneur, on s'embarrasse inutilement de l'eau, qu'il faudra évaporer, et des matières étrangères à la dioxyacétone. Au-dessus, la culture traîne de plus en plus; avec 10 pour 100 de glycérine, elle est même assez difliciie.
» Il est bon, quand on opère un peu en grand, de déterminer tous les jowrs ou tous les deux jours le pouvoir réducteur du bouillon pour mettre fin à la culture dès que la quantité de dioxyacétone cesse d'augmenter. Si on laissait la culture trop longtemps à l'étuve, la dioxyacétone disparaîtrait à son tour, quoique beaucoup plus lentement que la glycérine. En petit, on peut se baser simplement sur les données suivantes : avec des matras de a"' à 3'", bouchés avec un tampon d'ouate un peu lâche et un double capuchon de papier à filtre, il faut dix à quinze jours, suivant le diamètre des cols, pour transformer, à la température de -h So", la glycérine contenue dans aSC'^ à 3oo" de bouillon. Je rappelle que celui-ci est une décoction de levure contenant 4°'' à 5e'' d'extrait par litre.
(') Travail du laboratoire de Chimie du Muséum. (■') Comytes rendus, t. CXXVl, p. 842; 1898.
M Lorsque la transformation est achevée, on sépare les membranes bactériennes gélatineuses qui sont dans les matras, on les presse lentement, et le liquide qui en sort, réuni à la masse principale du bouillon de culture, est concentré par distillation dans le vide, à la plus basse température possible. Le bain-marie ne doit pas dépasser 60°. Il reste un sirop épais, gommeu\, qu'on additionne peu à peu de cinq à six fois son poids d'alcool absolu; on complète la précipitation des impuretés en ajoutant deux volumes d'éther, puis on laisse déposer.
» Après quelques heures, la solution éthéro-alcoolique, complètement limpide, surnage un précipité visqueux, adhérant aux parois du ballon. On peut donc la décanter facilement. Le plus souvent aussi, il y a, au-dessus du précipité, une petite couche sirupeuse; on la traite par une nouvelle quantité d'alcool et d'éther.
» Les solutions éthéro-alcooliques réunies sont alors évaporées par distillation dans le vide, en chauffant le moins possible. Si la préparation a été réussie, le sirop résiduel, versé dans une capsule, ne tarde pas à cristalliser. Dans le cas contraire, par exemple s'il reste un peu de glycérine, il est nécessaire d'amorcer avec quelques cristaux obtenus antérieurement.
» Après un ou deux jours, quelquefois plus, le sirop est pris en une masse cristalline. On broie celle-ci, on l'essore à la trompe, puis on la lave à fond avec de l'alcool absolu : il reste de la dioxyacétone pure qu'il suffit de sécher sur l'acide sulfurique.
» C'est une poudre blanche, formée de petites lamelles à contour hexagonal, plus ou moins allongées, quelquefois épaissies en prismes. Elle possède une saveur sacrée, se dissout très facilement dans l'eau, assez peu dans l'alcool absolu froid, à peine dans l'acétone et presque pas dans l'éther. Elle réduit rapidement à froid la liqueur de Fehiing.
» Sa composition élémentaire répond à la formule ClfO' de la dioxyacétone (' ) :
Trouvé. Calculé.
C 39,83 4o,oo
» Un caractère de cette substance, qu'on ne retrouve chez aucun autre représentant du groupe des sacres, est la possibilité de s'unir avec le bisulfite de sodium en donnant une combinaison cristallisée. Celte combinaison a été signalée par Piloly ('); j'ai reconnu qu'on pouvait l'utiliser |)our extraire la dioxyacétone contenue d;ins les eaux-mères de la première
(') Quelquefois, selon les circonstances de la cristallisation, cette formule doit être doublée et s'écrire : (C'H^O^)-. Je reviendrai plus tard sur celte pailiciilarité. (-) Berichte d. d. cheni. Ges.. t. X\X. p. 3167.
( 98fi ) cristallisation et augmenter ainsi le rendement d'une manière très appréciable.
)) Pour cela, on additionne les eaux-mères, ramenées à consistance de sirop, d'une égale quantité de solution concentrée de bisulfite de sodium; le mélange s'échaufTe et, par refroidissement, se prend en une pàte^de cristaux, bientôt solide. On triture avec un peu d'alcool absolu et l'on essore. Recristallisée dans l'alcool à 35 pour loo, où elle est très soluble à chaud, cette combinaison répond à la formule C'H'O^SNa :
Trouvii. Calculé.
. Na 11,70 11,8.)
» I^OLir en extraire la dioxjacélone, on la décompose par un léger excès d'acide sulfurique étendu de 5 parties d'eau, en opérant dans un ballon relié avec une trompe à eau. On chauffe légèrement, pour chasser l'acide sulfureux, puis on fait refroidir et l'on sature exactement par du bicarbonate de potassium. Il ne reste plus qu'à précipiter le sulfate alcalin par l'alcool et l'éther. On termine comme dans la première partie de la préparation.
» Les rendements sont très bons, car looS' de glycérine ordinaire, à 28", donnent facilement 2oS'' à 25^"' de dioxyacétone cristallisée. Dans un cas, j'ai même obtenu près de 3o pour 100 du poids de la glycérine. C'est dire la supériorité de la bactérie du sorbose sur les réactifs actuels de nos laboratoires et montrer, une fois de plus, tout le parti qu'on pourra tirer, en Chimie, de l'emploi méthodique des microbes. »
PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALU). — S/ir le traitement de la rage par l'injection de substance nerveuse normale. Note de M. V. Babes, présentée par M. Bouchard.
« En 188g j'observai que des personnes mordues par des animaux enragés, et affectées de neurasthénie, d'épilepsie ou de mélancolie, ont été, à la suite du traitement pasteurien, en partie guéries aussi de ces maladies nerveuses. M'appuyant sur cette observation, j'avais essayé de traiter des neurasthéniques, des mélancoliques et des épileptiques par des injections de substance nerveuse, surtout du bulbe de mouton ou de lapin.
)) Mon regretté ami Constantin Paul avait déclaré, le 28 février 1892, ;i l'Académie de Médecine de Paris, qu'il s'était convaincu de l'eflet salutaire de ces injections qu'il désigne sous le nom de procédé du professeur Habcs.
» En appliquant lui-même à Paris ce procédé, il avait obtenu une série
de résultats remarquables qu'il ne tardait pas à communiquera l'Académie de Médecine, tandis que moi, de mon côté, je publiais mes résultats dans la Deuische mediz. Wochenschrifl .
» La maladie et la mort de mon ami ayant interrompu l'étude clinique de ce procédé, ce n'est que récemment que l'on a repris cette étude d'une manière scientifique et expérimentale.
» J'avais déjà soupçonné que la substance nerveuse devait jouir d'un certain pouvoir pour combattre les infections qui s'adressent au système nerveux et notamment à la cellule nerveuse. Ainsi, en examinant les différents organes des animaux immunisés contre la rage, j'avais constaté que la substance antirabique n'existe chez ces animaux que dans le sang et dans le système nerveux, surtout dans le liquide céphalo-rachidien (^Académie de Médecin e, 1 8 9 5 ) .
w J'avais encore constaté qu'à une certaine époque le sang renlernie des substances antirabiques, tandis que le système nerveux n'en contient pas.
» En constatant la localisation des lésions rabiques au niveau des cellules nerveuses du bulbe et de la moelle et en considérant la virulence de la substance grise dans la rage, j'ai été conduit à admettre que le virus rabique se localise au niveau de ces cellules et que les symptômes de la rage sont en rapport de cause à effet avec ces lésions.
» J'avais découvert, en i88g, la propriété que possède le sérum des animaux immunisés de guérir la rage et, comme je pouvais contrebalancer, in vitro, l'action du virus rabique par le sérum antirabique, il fallait chercher la source de cette substance.
» Comme on avait démontré pour le tétanos que la toxine tétanique s'adresse aux mêmes cellules nerveuses et que ces cellules sécrètent une substance antitétanique, il était à prévoir que la cellule nerveuse, par sa fonction importante et par sa stabdité doit jouir de la faculté de s'opposer aux attaques directes du virus rabique.
M Dans ces cas, il faudrait supposer que la cellule nerveuse normale renferme ou sécrète aussi une substance qui, jusqu'à un certain degré, peut s'opposer à l'infection rabique.
» J'ai donc essayé de prévenir ou de guérir la rage par mon procédé, c'est-à-dire par l'injection sous-cutanée d'une certaine quantité de substance nerveuse du bulbe et de la moelle d'animaux sains et neufs. J'ai tout d'abord cherché, en collaboration avec M. Riegler, si l'on pouvait paralyser (neutraliser) le virus fixe in vitro par la substance nerveuse; mais,
G. K., 1S9S, I" Semestre. (T. CXXVI, N- 13.) I27
tandis que nous avons constaté qu'une partie du sang de nos chiens les plus immunisés peut paralyser jusqu'à 5o parties de virus, une partie de subslance du bulbe de brebis ou de lapin ne réussit pas à paralvser I partie de virus, et même lo parties de bulbe normal n'ont pas d'effet appréciable sur I partie de virus fixe.
» Cependant, en agissant sur des animaux, j'ai obtenu, en collaboration avec M. Riegler, une action préventive ou curative très nette de la substance nerveuse normale sur le virus rabique, à la condition de donner une quantité assez abondante de substance nerveuse et de ne pas employer un virus trop fort.
» Ainsi, en inoculant, par trépanation, quatre chiens, avec le virus de passage de deux jours, de nos lapins de i''^, et en traitant trois de ces chiens pendant dix jours, chaque jour par des injections de 5^'' d'émulsion du bulbe de mouton normal, le chien de contrôle meurt le quinzième jour de la rage, un des chiens traités succombe le vingtième jour de la rage, tandis que deux chiens résistent.
» En répétant ces expériences sur quatre chiens traités de la même façon, un seul chien résiste; mais, en commençant les injections trois jours avant l'infection crânienne chez trois chiens et en infectant en même temps un chien de contrôle, ce dernier a succombé le douzième jour de la rage, tandis que les trois chiens traités par la substance nerveuse ont résisté.
» Comme, depuis ces expériences, plus de deux mois se sont écoulés, on peut les regarder comme concluantes.
» Chez le lapin, les résultats ont été beaucoup moins nets, ce qui s'explique par le fait qu'on ne peut qu'exceptionnellement sauver ces animaux, même par la méthode de Pasteur, si l'on commence le traitement après la trépanation.
» Nous continuons ces expériences intéressantes en changeant les conditions de l'infection, mais tious nous empressons de publier ces résultats préalables qui prouvent qu on peut combattre la rage par des injevltons de substance du bulbe de moutons sains et non traites auparavant.
» Par les résultats obtenus par Wassermann et ïakaki dans le tétanos, de même que par les résultats obtenus par Vidal, Manicatide, etc., dans l'intoxication par la strychnine, de même que par les résultats relatés plus haut, mon procédé de traitement de certaines maladies du système nerveux par des injections de substance du bulbe normal du mouton a acquis une base solide expérimentale.
( 9^9 ) )) Nos expériences ont prouvé, de plus, que les substances renfermées dans le bulbe et qui s*oj)posenl à l'infection rabiqne et tétanique s'adressent à certaines toxines, à certains alcaloïdes, à des virus de nature différente, de sorte qu'il n'est plus douteux que mon procédé peut avoir un etfet réel dans différentes maladies nerveuses, de nature toxique ou infectieuse, de même que pour les maladies pour lesquelles Constantin Paul et moi-même avons obtenu des résultats favorables, m
La séance est levée à 4 heures et demie. J. B.
BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE
Ouvrages reçcs dans la séance du 28 mars 1S98.
Annales agronomiques, publiées sous les auspices du Ministère de l'Agriculture, par M. P. -P. Dehérain, JMembre de l'Institut, Professeur de Physiologie végétale au Muséum d'Histoire naturelle, etc. Tome XXIV. N" 3. •2.0 mars 1898. Paris, Masson et C'*, 1898; i fasc. in-S".
Bulletin mensuel du Bureau central météorologique de France, publié par E. Mascart, Directeur du Bureau central météorologique. Année 1898. N" 1. Janvier 1898. Paris, Gauthier-Vdlars et fils; i fasc. in-4°.
Revue générale de Botanique, dirigée par M. Gaston Bonnier, Membre de l'Institut, Professeur de Botanique à la Sorbonne. Livraison du i5 mars 1898. Paris, Paul Dupont, 1898; i fasc. in-8".
Théorie de l'Electrolyse, par Ad. Minet, Ingénieur-Chimiste. Paris, Gauthier-Villars et fils, Masson etC'*; i vol. in-8°. (Présenté par M. Berthelot.)
Statistique agricole de la France, publiée par le Ministère de l'Agriculture. Résultats généraux de V enquête décennale de 1892. Paris, Imprimerie nationale, 1897; I vol. grand in-8'' avec atlas.
Recherches sur le développement en série des fonctions implicites, par L. Péan de Saint-Gilles, Ingénieur civil des Mines, i broch. in-4°.
Essais avec le phospho-carbure de chaux en 1897, par E. Chuard, Professeur, Chef du laboratoire de l'Institut agricole de Lausanne. (Extrait
( 99» ) (le la Chronique agricole du canton de Vawl. Février et mars 1898.) Lausanne, G. Bridel et C'*; 1 broch. iii-8°. (Hommage de l'auteur.)
Les origines de la vie et la Paléontologie. Paléontologie scientifique et Paléontologie philosophique, par Emmanuel Portal. Paris, Fischbacher, 1898; I broch. in-S*^.
Publicationen des astrophysikalischen Observatoriums zu Potsdam. Herausgegeben vom Director H. -G. Vogel. Elfter Band. Potsdam, 1898; 1 vol. in-4°.
Report fo the sixty-scventh meeting of the liritish Association for the advancement of Science, held at Toronto in aiigust 1897. Lontlon, John Murray, 1898; I vol. in-80.
ERRATA
(Séance du 21 mars 1898.)
Note de M. de Jonquières, Solutions algébriques de diverses questions concernant, etc. :
Page 865, ligne i3, au lieu de \ — iG, 2(0 — 1), elc, tisez \ — 16, 2(17 — 2), etc. Page 865, ligne 17, à la fin, au lieu de q: afl- — 4i Usez :j- !\{a''- — 4). Page 866, ligne 19, supprimez les deux derniers mots « nul, ni », et lisez « ne peut jamais être négatif ».
Page 868, ligne 5, au lieu de fx := | — rt, «, — 1 1, lisez f^ =1 — a, a, 1 1. Page 868, ligne 5, en remontant, au lieu de a^, lisez x^.
Note de M. B. Deslandres, Nouvelle série de photographies de la chromosphère du Soleil :
Page 880, note ('j du bas de la page, ligne 2, au lieu de protuliérances avant une hauteur de quelques minutes d'arc, /ù^; protubérances avant wne hauteur de quelques dizaines de secondes d'arc.
COMPTES RENDUS
* DES SÉANCES
DE rACADÉMIE DES SCIENCES.
PRÉSIDENCE DE M. WOLF
MEMOIRES ET CO^IMUr^ICATIONS
DES MEMBRES ET DES CORRESPONDANTS DE L'ACADÉMIE
M. le Président annonce à l'Académie que, en raison des têtes de Pâques, la séance du lundi 1 1 a'vril sera remise an mardi 12.
ARITHMETIQUE. — Sur tin point de doctrine dans la tliéoiie des formes quadratiques. Note de M. de Joxql'ièues.
« La méthode employée dans nia Communication du 21 mars ('), bien qu'en très grande partie i\uQ à Gauss, n'est pas (comme on a pu le voir)
(') Voir Comptes rendus, t. CXXVI, p. 863. Il faut v faire la correclion suivanle : page 865, ligne 6, au lieu de : compris entre ^D et y D — 16, lisez : < \/D, sans préjudice de celles déjà indiquées à l'ErratB, p. 990, et de la suivante : page 866, ligne 9, en remontant, au lieu de : ± 1 , lise: / -t- i .