‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 253 sur 425 · C. R., 189S, 1" Semeitre.(T. CXXVI, N° 14) ï^/j · texte numérisé non relu

C. R., 189S, 1" Semeitre.(T. CXXVI, N° 14) ï^/j

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bandes d'absorption). Mais la preuve de ces variations n'a jamais été faite et il n'a été publié aucun Travail qui ait eu pour but d'en établir la réalité ou la fausseté. J'ai été conduit à soumettre une importante quantité d'oxvde de didyme purifié de lanthane et de cérium à des séries de fractionnements par la méthode (Auer) des azotates ammoniacaux. Ils m'ont fourni un azotate double qui, fondu dans son eau de cristallisation et sous une épaisseur de plus de o'^jio, ne montrait plus trace de la principale bande du praséodyme. Cet azotate a été le point de départ de nouveaux fractionnements qui ont permis d'éliminer, d'une part, du samarium et des terres avoisinantes en notables proportions; d'autre part, une faible trace de praséodyme. J'ai obtenu ainsi plus de vingt numéros successifs qui présentaient l'identité la plus parfaite à tous les points de vue. Le praséodyme y était invisible sous des épaisseurs déplus de o™,io d'azotate fondu; le samarium invisible, tant par ses bandes d'absorption si intenses, voisines de H, que par ses fortes raies ultra-violettes de l'étincelle et son spectre de fluorescence dans le sulfate de calcium. Pour m'assurer que, malgré l'identité des spectres d'étincelle des premières et dernières portions, il ne s'y trouvait pas quelque terre étrangère sans spectre d'absorption, ni spectre sensible d'étincelle, j'ai eu recours au spectrocolorimètre. Le résultat a été négatif; ces portions présentent le même spectre d'absorption avec la même intensité. On ne peut saisir la plus légère différence dans aucune des bandes.

» On doit, à mon avis, en conclure que, contrairement à l'opinion de plusieurs savants, le néodyme est un corps simple et non un mélange d'éléments. Des fractionnements incomparablement plus courts permettent, en effet, de voir rapidement croître ou décroître les spectres du samarium et du praséodyme; j'ajouterai que le néodvme de diverses provenances (cérile, samarskite, mosandrite) m'a toujours présenté, une fois purifié, identiquement le même spectre. L'opinion que le néodyme serait formé de terres incomparablement plus difficiles à séparer que n'importe quels autres éléments du groupe des terres rares est donc sans fondement expérimental. D'autres modes de fractionnements m'ont conduit au même résultat par une marche plus lente.

» L'oxyde de néodyme, tiré de l'oxalate par calcination prolongée à l'air libre, est non gris, verdàtre ou rosé, comme l'ont écrit divers auteurs, mais d'un bleu clair franc avec des reflets lilas dans la masse. De très faibles traces de praséodyme, de samarium ou de tërbium altèrent notablement sa couleur, qui est ainsi un assez bon indice de sa pureté. La couleur des sels de néodyme est, sous faible épaisseur, d'un bleu lilacé ; sous épais-

( io«' ) seur mnveniie, d'un rose violacé et, en solution concentrée, sous forte épaisseur, d'un violet rougeàtre très riche. Des proportions assez faibles de saniarium ou de praséodvme suffisent à en faire passer la couleur à un rouge plus ou moins jaune ou brun, comme a été décrit le néodyme jusqu'à ce jour.

» A l'état de chlorure (solution à lo pour loo de l'oxyde dans HCl concentré sous une épaisseur île o™,o36)le néodvme m'a présenté les bandes suivantes :

^32,4 532 assez forte.

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