environ au milieu de la très 428,1 forte
forte bande. 420 environ très faible.
522 environ au milieu de la forte bande.
» Pour toute la première portion du spectre jusqu'à .")io,9 incliisiveoient ce spectre est identique à celui qu'a donné M. Auer von Welsbach (^loc. cit.). Mais ce savant, de toutes les raies suivantes, ne mentionne que 428,1. Je ne puis m'expliquer l'omission des raies 476,8, 469,1 (très voisine d'une bande du praséodvme, mais qui ne lui est sûrement pas due ici) et 462,4 qui sont fortes et se voient même en solution assez étendue. La présence du samarium à certaine dose fait, comme l'a fait observer M. Lecoq de Boisbaudran, disparaître dans une nébulosilé vague et peu visible les bandes du bleu que je viens de citer. Est-ce là le motif de leur omission par M. Auer et plusrécemment par M. Brauner (^Chemical Society. Transactions, 1898)?
» Ce spectre varie énormément dans certaines bandes avec la nature de l'acide : par exemple, le petit groupe vers 63o est méconnaissable en solution azotique. M. de Boisbaudran a signalé déjà des faits analogues. Je terminerai donc en exprimant le vœu cjiie les observateurs de spectres d'absorption veuillent bien indiquer avec précision la composition exacte de la solution et l'épaisseur sous laquelle elle a été examinée. Faute de cette indication on ne sait que penser des affirmations énoncées dans de nombreux Mémoires. »
c;himie organique. — Action des oxydants sur quelques corps azotés ('). Note de M. OEchs\er de Coninck.
« Après avoir étudié l'oxydation des amides, j'ai étudié celle de quelques fonctions azotées.
c I. Aminés. — L'iijdroxylamine, employée à l'état de chlorhydrate, est instantanément décomposée, avec dégagement d'azole, par des solutions d'hjpociiloriles de Ca, Na, R,'à excès d'alcali.
» Le chlorhydrate de méthylamine commence à fournir de l'azote à froid, et il est décomposé à une température peu élevée par les solutions d'hypochlorites (^).
» Le chlorhydrate d'éthylamine n'est pas décomposé à froid, dans les mêmes conditions; il faut une assez forte chaleur pour mettre en liberté de l'azote. Le chlorhydrate de diéthylamine n'est décomposé qu'à une température élevée par ClONa. Il faut une chaleur moins forte pour décomposer le chlorhydrate de triéthylamine.
» Aldéhyde-ammoniaque. — La réaction se passe en trois phases; d'abord il se sépare un peu d'azote; à une température élevée, il se dégage un gaz très peu soluble dans l'eau, brûlant avec une flamme peu éclairante quand il est débarrassé de la petite quantité d'aldéhyde entraînée; c'est du formène. En dernier lieu, il se forme une collidine; c'est l'aldèhydine, dont la genèse explique la très faible quantité d'azote dégagée.
» Acélaldoxime. — Cette oxime est facilement décomposée, à froid et à chaud, par les hypochlorites à excès de base.
» IL Diamines. — L'éthylène-diamine, la diéthylène-diamine {pipérazine), la propylène-diamine ont été employées à l'état libre; elles fournissent d'assez faibles quantités d'azole, ce qui paraît tenir à ce que le réactif en sépare du gaz ammoniac, et à ce que les restes se polymérisent.
» J'ai ensuite étudié les chlorhydrates des trois phénylène-diamines ; tous trois laissent dégager de l'azote; la décomposition, là aussi, n'esi que partielle. Mais les températures et les vitesses de décomposition ne sont pas les mêmes. Le dérivé para est très stable, les dérivés ortho et /«efa l'élant sensiblement moins.
» Le carbonate de guanidine est immédiatement décomposé par les hypochlorites ; c'est une expérience de cours; la liqueur se colore en jaune foncé, puis en rouge orangé.
» [IL Ilydrazines. — J'ai expérimenté avec le chlorhydrate d'hydrazine, la phénylliydraziue et la méthylphénylhydrazine libres. Avec ces dérivés, la réaction est très nette; le dégagement d'azote s'établit et continue presque icfujours à froid.
(') Institut de Chimie, Faculté des Sciences de Montpellier.
C) Le même sel est décomposé partiellement, à chaud, par une solution concentrée de permanganate de K. Même réaction obtenue avec l'acide arséuique. L'acide arsénieux'^n'agit pas. Le chlorhydrate d'éthylamine est aussi décomposé pai- AsO' H* et Mn^'O'K-'.
( io43 )
» Les résultats sont très sensiblement les mêmes avec lacide arséniqiie (')• o IV. Acides cyanique et cYonurique. — Ils sont immédiatement ou presque immédiatement détruits par les hypochlorites.
» V. Alcaloïdes. — J"ai fait agir les hvpochlorites sur la pipéridine, la nicotine, la spartéine, la cocaïne, TecsTonine, la benzoylecgonine : les résultats ont été négatifs. Avec rantipyrine,au contraire, j'ai obtenu une certaine quantité d'azote, ce qui tient vraisemblablement à ce que le groupe (CH' — Az) est seul oxydé. »
CHIMIE ORGANIQUE. — Combinaison obtenue avec l'azotate de mercure et le triméthylcarhinol. Note de M. G. Dexigès.
« L'étude d'une rc action des azotites (■), fondée sur la coloration que donne le réactif de Miilon avec les phénols, ayant appelé mon attention sur les combinaisons mercuro-phénoliques, je me suis demandé si les alcools tertiaires, qui par tant de points se rattachent aux phénols, ne fourniraient pas des composés du même ordre permettant, peut-être, la diagnose facile de ces alcools, problème encore incomplètement résolu.
» A la suite d'expériences variées, j'ai pu isoler une combinaison obtenue avec l'azotate mercurique et le triméthylcarbinol, mais je n'ai pu préparer de composés correspondants avec les autres alcools tertiaires que j'ai étudiés.
» J'ai été plus heureux avec le sulfate mercurique qui, en solution fortement acide, s'est montré un réactif beaucoup plus général et est entré en combinaison avec ces divers alcools ou plutôt avec les carbures éthyléniques qui en dérivent par déshydratation.
» J'étudierai ultérieurement ces derniers dérivés, ne m'occupant, dans cette Note, que de la combinaison fournie par l'azotate de mercure.
» Azotate mercuroso-mercurique dimèthylélhy Unique. — Ce corps se prépare de la façon suivante : on met dans un matras 20^'' d'oxvde mercurique, 100"^ d'eau et, en agitant constamment, on ajoute peu à peu 40'''^ d'acide azotique pur; puis, après dissolution, on verse dans le matras fxoçf^ d'eau; on filtre, s'il y a lieu, on ajoute au liquide clair 2" de triméthvlcarbinol et l'on porte à l'ébullition, qu'on maintient quelques minutes. Déjà, vers 60°, il commence à se faire dans la masse un trouble jaunâtre qui fait
(') Dans laction de AsO'H' sur la phéovlhydrazine et la méthylpliénylhydrazine il se forme du phénol.
(-) Journal de Pharmacie et de Chimie. \''' octobre iSgô.
place, à l'ébiillition, à un précipité très abondant, cohérent el de couleur oran£;ée. On projette le mélange dans 2'" à 3'" d'eau chaude, on laisse déposer, on décante, on lave par décantation, on recueille sur un fdtre, on lave encore et, après égoultage, on étale la substance sur des plaques poreuses.
)i On achève la dessiccation sur l'acide sidfurique à l'abri de la lumière, et l'on conserve, dans un flacon placé dans un étui métallique, le produit obtenu qui, sans cette précaution, noircirait sous l'action solaire, même dans des flacons en verre jaune.
» Cette substance a fourni à l'analyse :
Volume de AzO recueilli, à 22" el à la pression de 768™"", avec os', 600 de matière 34 . 20
Volume du même gaz recueilli, dans les mêmes conditions de température et de pression, avec S"""" d'une solution d'azotate de potassium correspondant pour 5'"'^ à OS'', 10 de AzO' H 35 ,20
d'où ,
Calculé pour Trouvé. (A7.05)=Hg\C'H».
Azote nitrique en AzO'H pour 100 ... . 16,17 16, i.5
d'autre part, il a été trouvé :
Mercure pour 100 77i38 76,92
» La combustion de ce corps, facilement explosif, doit être pratiquée avec beaucoup de précaution. Elle a donné :
Trouvé. Calculé.
C pour 1 00 5,87 6 , 1 5
)) On peut réaliser aisément le dosage de la matière organique qu'd renferme en utilisant la propriété qu'il possède de donner un dégagement de butylène par ClH et en se servant, pour mesurer le gaz, d'un appareil à déplacement d'air, tel qu'un appareil à urée à récepteur et générateur distincts, ce dernier étant plongé dans un bain d eau à 70".
» On a ainsi obtenu, corrections faites, 6,73 pour 100 de butylène : la formule (AzO')-Hg',C^H* exigeant 7 ,18 pour 100 de ce corps répond bien aux résultats fournis par l'analvse.
» Propriclés. — Le corps obtenu détone par le choc et par élévation de température (vers 80°). Traité par ClH, il fait elfervescence comme un carbonate en dégageant du diméthyléthylène dissymétrique et en donnant
( io45 ) un résidu formé de chlorures mercureux et mercurique; le premier de ces corps disparaît à chaud, par suite de la présence d'acide azotique.
» Le composé décrit n'est pas attaqué à froid par les alcalis caustiques; après quelques instants d'ébullition, il donne, avec ces réactifs, un précipité brun, mélange d'oxydes mercureux et mercurique.
» Ces diverses réactions indiquent: d'une part, qu'il renferme le mercure sous deux états (au maximum et au minimum), d'autre part, qu'il contient les éléments, non du trimclhvlcarbinol, mais du carbure éthylénique qui en dérive par déshvdratation, fait confirmé par la possibilité d'obtenir la même combinaison mercurique en faisant passer du diméthyléthylène dissymétrique dans la solution chaude d'azotate mercurique précédemment indiquée.
» La formule
AzO>Hg\ AzO'Hg-/
rend compte de ces résultats expérimentaux et fait, de ce corps, un azotate mercuroso-mercurique diméthvlélhvlénique. »
CHIMIE VÉGÉTALE. — Sur la p/iYsiologie du genlianose ; son dé louhlement par les fennents solubles. Note de M. Em. Bocrquelot, présentée par M. L. Guignard.
« Les faits que nous avons exposés précédemment, ~S\. Nardin et moi, dans une Note insérée aux Comptes rendus ('), montrent déjà qu'il y a beaucoup d'analogie, au point de vue chimique, entre le gentianose et le sucre de canne. Cette analogie se retrouve encore au point de vue physiologique.
» Le sucre de canne forme, comme l'on sait, un élément de réserve dans la racine de betterave. Durant la deuxième période végétative, période correspondant à la formation des graines, il est dédoublé en sucres assimilables (dextrose et lévulose) par un ferment soluble, l'invertine, et peut alors être utilisé par la plante. Un dédoublement semblable du gentianose doit se produire dans la gentiane, comme l'établissent les deux expériences suivantes :
1) I. De la racine fraîche de Gentiana lutea est trilurée avec du sable daus un mor- (') 5m/' la préparation du gentianose {Comptes rendus, p. 2S0 ; 1898).
( io46 )
lier de porcejaine, le produit est lavé avec de l'alcool à 90°, de façon à enlever toutes les substances solubles dans ce véhicule, et, par conséquent, tout sucre réducteur. A.près dessiccation, on en met une petite quantité dans une solution aqueuse de gentianose, additionnée de ihjmol, et l'on porte à l'étuve à 3o°-35''.
» Au bout de vingt-quatre heures, le liquide est essayé à la liqueur de Fehling; il ne réduit pas, donc il n'y a pas eu dédoublement de gentianose.
)) La seconde expérience aurait tlii être faite avec la partie aérienne du Gentiana liitea. Mais cette partie aérienne n'existant pas à l'époque de ces essais (6 février), j'ai eu recoin-s à une autre espèce de gentiane, le Gentiana acaulis, déjà en pleine végétation.
» II. La plante entière est traitée comme ci-dessus, puis mise en contact avec du gentianose en solution aqueuse, en continuant à opérer comme il a été dit pour la racine de gentiane jaune. Cette fois on constate une réduction très nette de la liqueur de Fehling, d'où il résulte qu'il y a eu dédoublement du gentianose.
» Ce dédoublement est d'ailleurs bien le fait d'un ferment soluble, car, si l'on soumet la plante à l'action de l'eau bouillante avant de l'employer, on n'observe plus d'action sm' le gentianose.
1) Ce premier fait établi, il s'agissait de savoir si le ferment était un ferment spécifique, nouveau par conséquent, ou s'il était un de ceux que nous connaissons. Pour étudier la question, il n'y avait qu'à examiner successivement l'action des ferments solubles hydrolysants des hydrates de carbone et des glucosides sur le gentianose. C'est ce qui a été fait pour l'invertine de la levure, la diastasede Forge, la diastase de la salive, l'émulsine et l'ensemble des ferments qui se trouvent en solution dans l'eau qui a séjourné pendant trois jours sous une culture mûre A' Aspergillus niger.
» La diastase et l'émulsine n'agissent pas sur le gentianose, mais le liquide à' Aspergillus et l'invertine en déterminent le dédoublement.
» Le liquide à' Aspergillus l'hvdrolyse complètement.
M L'action de l'invertine a été étudiée en même temps et dans les mêmes conditions sur le saccharose. Pour cela, ou a préparé les deux mélanges
suivants :