‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 265 sur 425 · C. R., i8y8, I" Semestre. (T. CXXVI, N · texte numérisé non relu

C. R., i8y8, I" Semestre. (T. CXXVI, N

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de l'eau sur ces mômes larves. Ces expériences ont été poursuivies depuis celle époque et répétées cinq fois. Elanl donné que les Batraciens déposent naturellement leurs œufs dans les eaux calmes des marais et des petits lacs, il y avait, en effet, intérêt à les soumettre, toutes choses (température, éclairage, alimentation, etc.) demeurant égales d'ailleurs, à des conditions mécaniques totalement différentes.

>i L'appareil qui m'a servi dans ce but consiste en un agitateur composé d'un large plateau suspendu au plafond par des fils métalliques de 3"' de long et animé de mouvements saccadés, au moyen d'une bielle excentrique mue par un petit moteur Edison, actionné lui-même par une pile de Bunsen de très grande dimension. Les vases renfermant les têtards sont assujettis au plateau de sorte que, quand celui-ci est en mouvement, la masse entière de leur contenu est secouée de fortes trépidations et la surface de l'eau parcourue de vagues de 5"'° à 6"^"' de hauteur.

» Voici les résultats obtenus dans ces conditions :

)) i" Les œufs de grenouille fraîchement fécondés ne tardent pas ;i périr à cause des troubles qui surviennent dans la marche de la segmentalion ou celle de la formation des feuillets blaslodermiques. Je reviendrai plus tard sur ces altérations qui sont de nature à intéresser les embryogénistes.

)) 2° Lorsque les œufs sont déjà embryonnés au début do l'cKporience, leur développement se poursuit, mais la mortalité est grande, surtout pendant les premières semaines. Au moment de l'éclosion des jeunes têtards, beaucoup d'entre eux sont dispersés dans le vase et, ne trouvant pas la force de lutter contre les vagues pour revenir à l'albuinine qui constitue leur premier aliment, meurent d'inanition. Les autres, qui réussissent à Tiianger, grandissent. Toutefois, leur croissance, comparée à Cflle de lêlards provenant de la même ponte et servant de témoins élevés dans des vases identiques, mais non agiles, est notablement retardée.

» La moyenne des sur\ivants, à l'époque d'apparition des pattes postérieures, a été de i6 pour loo (moyenne des cinq séries d'expériences, portant chacune sur loo individus éclos), et le relard moyen sur les têtards témoins a été de vingl-liuit jours. A l'apparition des pattes antérieures, la moyenne des survivants a été réduite à 5 individus et le retard sur les témoins a été de quarante-deux jours. Les expériences, poursuivies jusqu'au i5 novembre, n'ont jamais fourni de jeunes grenouilles. A cette époque, les survivants, au nombre de deux en moyenne, étaient âgés de près de huit mois et demeuraient à l'étatde têtards alors que leurs frères témoins s'étaient tous transformés on grenouilles dans le courant du troisième mois. L'agitation de l'eau |)arait être incompatible a\cc la mélamor])liose dernière.

» 3" Les têtards agités se distinguent des autres par le dc%eloppement remarquable de leur queue en longueur et en diamètre, comparée aux dimensions totales du corps, et par le développement des formations cornées de leurvestibule buccal, qui. lun et l'autre, sont sans doute des conditions de leur survivance.

» /|" Les têtards agités ont, à l'âge de huit mois, une taille monstrueuse, semblable à celle des têtards élevés à basse température pendant une année.

') L'agitation du liquide ne s'oppose donc pas à la croissance, mais seulement à la résorption de la queue. Les circonstances ne m'ayanlpas permis de prolonger l'expérience au delà de huit mois, je m'abstiens de conjectures sur le sort ultérieur de têtards élevés dans de telles conditions. >

M. J.-J. AxDEER adresse de nouvelles observations relatives au ramollissement des os par l'emploi de la phloroglucine.

La séance est levée à 3 heures trois quarts. J. B.

BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE

Givrages reçus dans la séaxce dl 12 avril 1898.

Les aclualités chimiques. liane des progrès de la Chimie pure el appliquée. publiée sous la direction de ^l. Charles Friedel, de l'Iuslitut. Rédacteur: M. George-F. Jaubert, Docteur es Sciences. Tome IIL N°* 1 et 2. Paris. G. Carré et C. Naud; 2 fasc. in-8°.

Revue de Mécanique, publiée sous le patronage et la direction technique d'un Comité de l'édaction : M. Haton de la Goupillière, Membre de l'Institut, Inspecteur général des ^Mines, Président. Tome IL N° 3. Mars 1898. Paris, V^« Ch. Dunod, 1898; i fasc. in-4°.

Bulletin de la Société zoologique de France, pour l'année 1897. Tome XXII. Paris, 1897; I vol. in-8°.

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Bulletin de C Académie de Médecine, publié par MM, J. Bergeron, Secrétaire perpétuel, E. V.vllin, Secrétaire annuel. N" 14. Séance du 5 avril 1898. Paris, Masson et C"^; i fasc. in-8°.

L' Intermédiaire des Biologistes, organe international de Zoologie. Bota nique, Phvsiologie et Psychologie. Directeur: Alfred Biket; Directeur adjoint : Victor Henri. 5 avril 1898. N" il. Paris, Schleicher frères; i fasc. in-8". ,

Journal de ta Société nationale d' Horticulture de France. 3* série. Tome XX. Mars 1898. Paris; i fasc. in-8°.

Soleil, Terre et Électricité (Un chapitre de la théorie nouvelle de l'Univers), par le professeur Ir. Skovortzow. RharkoAV, 1898; i broch. in-8°.

Observations publiées par l'Institut météorologique central de la Société des Sciences de Finlande. Volume quinzième. Première livraison. Observations météorologiques faites à Helsingfors en 1896. Helsingfors, 1897; ' "^'*'^in-/|".

T/ie Proceedings and transactions oj ihe Nova Scolian Institute of Science; Halifax (Nova Scolia). Session of 1896-97. Volume IX. Part. 3. Halifax, i897;in-8°.

COMPTES RENDUS

DES SÉANCES

DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES

SEANCE DU LUNDI J8 AVRIL 18i>8, PRÉSIDENCE DE M. WOLF.

MEMOIRES ET COMMUMCATIONS

DES MEMBRES ET DES CORRESPONDANTS DE LACADÉMIE

HYDROGRAPHIE. — Expression des coefficients de la marée au moyen d'une somme de termes périodiques ; par M. Hatt.

« La lecture d'un ^Mémoire de M. Thiébaut concernant la loi des variations des coefficients de la marée. Mémoire présenté à l'Académie, m'a conduit à chercher une solution de celte question par une voie un peu différente, en procédant synthétiquenient au moyen d'un développement en termes périodiques des coefficients lunaires et solaires dont la combinaison forme le coefficient proprement dit de la marée semi-diurne.

M Je rappelle que le coefficient lunaire ou solaire a pour expression

i^ cos-f,

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