‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 267 sur 425 · C-H-Br^Az^O-CO · texte numérisé non relu

C-H-Br^Az^O-CO

cristallise en prismes durs, brillants, fusibles à i3o°-i3i°.

» La cétone dinitrée et la cétone dibromée ont été condensées avec la diméthylaniline et la phényl-a-naphtylamine par le procédé aux chlorures de phosphore et ont donné de nouvelles matières colorantes; mais celles-ci sont plus ternes que les couleurs correspondantes non nitrées et non bromées; elles paraissent cependant avoir plus de résistance au savon.

» L'introduction du brome et du groupe AzO" dans les colorants dérivés de la tétraméthyl-diamido-benzophénone ne paraît donc pas avantageuse. »

PHYSIOLOGIE EXPÉRIMENTALE. — Le sucrc et la graisse, au point de vue de leur valeur nutritive respective, chez le sujet constamment tenu au repos. Cette valeur est la même que chez le sujet qui travaille; par M. A. Chauveau.

« Toutes mes Communications précédentes, sur la valeur nutritive des substances alimentaires, particulièrement le sucre et la graisse, concernent la condition du sujet qui travaille ('). J'ai dit, dans l'avant-dernière de ces Communications, que les conclusions relatives à cette condition du sujet qui travaille ont grand'chance d'être également applicables à la condition du sujet tenu au repos. Chez celui-ci, en effet, l'activité du système musculaire est encore très grande. Donc la dépense énergétique, c'est-à-dire la consommation de glycogène qu'entraîne cette activité, dépense incompa-

(') Comptes rendus, l. CXXV, [i. 1070, et t. CXXVI, p. 790 et 1072.

( '"9 ) rahlement supérieure à celle de tous les autres travaux |)hysiologiques, dans le cas d'exercice, continue;! présenter cette supériorité dans le cas de repos. Il en résulte nécessairement que la théorie de l' identification de la valeur nutritive des aliments, avec leur valeur énergétique on thermogéne, serait aussi bien en défaut dans ce dernier cas que dans le premier. Il y a lieu d'en donner maintenant les preuves. Elles abondent dans mes expériences. Il suffira d'en citer deux :

)> Dans la première, on cherche à réaliser un accroissement de poids du sujet, avec des régimes alimentaires difTérents, et à voir si Taccroissement, témoin de la valeur nutritive de la ration, est fonction de la valeur énergétique de cette ration.

)) Dans la deuxième, deux rations différentes, considérées comme isotrophiques, d'après les résultats des expériences sur le sujet qui travaille, sont données à un sujet qui ne travaille pas, et l'on constate comment, dans cette dernière condition, il s'entretient avec les deux rations.

» Première Expérience. — Le sujet est la chienne dont il est question dans mes précédentes Notes. Après une période de préparation, pendant laquelle l'animal est habitué aux divers régimes qu'il devra suivre, on ouvre une période d'expérimentation régulière qui dure soixante-dix jours, du i4 décembre 1896 au 22 février 1897.

» Cinq séries d'expériences sont faites pendant cette période, pour comparer l'influence que la substitution réciproque du sucre et de la graisse, en proportions variées, peut exercer sur le croît de l'animal quand la valeur nutritive de la ration dépasse plus ou moins les besoins de l'entretien.

» Dans toutes ces séries, la ration fondamentale (journalière) a été de 4ooS'' de viande, valant environ 383'^^'. Elle était additionnée d'une ration complémentaire de graisse ou de sucre ayant les valeurs suivantes :

. gr Col

Première série (du i4 au 22 décembre 1896) 55 de graisse valant 517

Deuxième série (du 26 décembre au 5 janvier 1897) . . 121 de sucre » 479-4

Troisième série (du 10 au 20 janvier) Sodé graisse n 752,2

Quatrième série (du 27 janvier au 7 février) 5i de graisse » 4/9)1^

Cinquième série (du 12 au 22 février) 121 de sucre » 479i4

» Entre chaque série, le sujet était mis en inanition, pour être ramené au poids de 17^5 environ. De celle manière, le croît avait toujours à peu près le même point de départ et se prêtait ainsi à des comparaisons aussi exactes que possible. Les autres conditions nécessaires à l'exactitude des comparaisons n'ont pas manqué, du reste. Ainsi, pendant -les soixante-dix jours qu'ont duré les expériences, la santé de l'animal parut constamment et également bonne. Les fèces, un peu plus abondantes pendant les séries-sucre, surtout pendant la dernière, le furent pourtant beaucoup moins que plus tard, au cours des expériences avec travail.

G. R., .898, 1' Semestre. (T. GXXVI, N° 16.) '45

)) Les Tableaux suivants résument les résultats obtenus et les conclusions qu'on en peut tirer. A se rapporte aux séries-graisse, B aux séries-sucre.

Tableau I. — Résultats totalisés de la première expérience.

Poids VMI.

lolal Nainlire II. du VII. Ile Poids sucre VI. Poids ralories tolal ou IV. V. Voleur gasné des delà delà Valeur Valeur onergeiigue rcprescnlant rations I. viande graisse énergcliiiue éuergêliquo totale l'excédent totales N" d'ordre donnée donnes l en calories) i en calories l (en calories) de répondant et comme comme des des des Talenr à durée ration rations rations rations rations nutritive i frrannne des fon- complé- fon- complé- ndmi- des d accroisséries, damentale. mentaires. damentales. mentalres. nistrèes. rations. sèment, gr çr Cal Cal Cal jr Cal

S N" 1 (9 jours) 36oo 495 3449 4653 8102 7.^0 io,8o3

N" 3 (i I jours) 44oo S80 42i5 8272 12487 i35o 9,249

I N° 4 (t2 jours) 4800 612 4598 5753 io35i 620 16,695

( Ensemble (32 j.). . . 12800 '987 12262 18678 3og4o 2720 11,370

( N° 2 (11 jours) 44oo i33i 42i5 5273 9488 i3i5 7,2i5

B. 'N°5(njours) 44oo i33i 42i5 5273 9488 875 10, 843

( Ensemble (22 j.). . . 8800 2662 843o io546 18976 2190 8,665

)> La signification des faits résumés tians ce Tableau I est donnée par la comparaison des nombres appartenant respectivement à A (graisse) et B (sucre) dans les deux dernières colonnes VIII et IX ('). J'appelle plus particulièrement l'attention sur les deux nombres imprimés en chiffres gras. Ils indiquent combien il a fallu de calories pour obtenir un croît de is'' avec les rations complémentaires de graisse et de sucre. Or, on voit que ce croît de iS"", avec la ration graisse, répond à la consomraa-

(') Est-il besoin de faire remarquer que ces nombres des colonnes VIII et IX n'ont que la valeur proportionnelle empruntée à la comparaison qu'on en peut faire ehlfe eux. La plus grande partie de la ration totale est emplovée h l'entretien simple, sans croit. L'excédent seul, excédent indéterminé, passe dans le croît, consistant dans la fixation d'une certaine quantité d'albuminoïdes, de glycogène (?), et surtout de graisse. Lawes et Gilbert, dans leurs calculs, raisonnent comme si la graisse alimentaire se fixait en nature et attribuent aux hydrates de carbone la propriété de se transformer en graisse, dans la proportion de 2,45 d'hydrate de carbone pour i de graisse. Je n'ai aucune raison de penser que, sur mon sujet, les choses se soient passées autrement, pour la partie de la ration excédant les besoins de l'entretien simple. Mais je n'ai pas davantage de motifs d'affirmer qu'il en a été ainsi, quoique toutes les probabilités soient en faveur de cette affirmation. J'avais pensé trouver, dans mes noinbreux documents, ceux qui m'auraient permis de me prononcer nettement. Mais je suis obligé de reconnaître qu'ils sont trop incomplets. C'est une étude nouvellp à faire. Elle ne se rattache heureusement que très indirectement à mon étude actuelle. Il n'v a aucun inconvénient à l'ajourner.

Page 1