C. R., 1898, i" Semestre. (T. C\XVI. N» 16.) 'Ip
( Il52 )
» Or l'acide phosphorique donne :
Cal
PO^fP diss. -ï-KOHdiss. — PO'KH^dîss. -t-H^O 4- iS.g
PO'KH^ diss. -r- KOH diss. = PO^K'Hdiss. + H^O + 1 1 , i
PO^K^Hdiss. + KOridiss. = PO*K' diss. -t-H^O ■+- 6,6
1) Ces expériences confirment ce qui avait été annoncé précédemment. Dans l'acide monoéthylphosphoriqne la fonction alcool seule a disparu, les fonctions acide fort et acide faible restant comparables à celles de Tacide glycérophosphorique. La quantité de chaleur dégae^ée par la troisième molécule de potasse est seule notablement supérieure.
» Ce fait pourrait tenir à ce que l'éther acide contenait un peu d'acide phosphorique libre, ce qui paraît infirmé par les résultats obtenus avec la première et la deuxième molécule d'alcali, mais il pourrait indiquer aussi que l'acide monoéthylpliosphorique ou mieux le monoéthvlphosphate dipotassique se saponifie partiellement en présence d'un excès d'alcali.
w MM. H. Tmbert et Astruc ont indiqué, d'autre part (^Comptes rendus, i3 décembre 1897), que l'acide glycérophosphorique est monobasique à l'hélianthine A et bibasique à la phtaléine. Je me suis assuré que l'acide monoéthvlphosphorique se conduit d'une façon identique vis-à-vis de ces deux réactifs et peut être dosé volumétriquement en tenant compte de ce que, avec le premier, à ime molécule d'alcali correspond une molécule d'acide, avec le second, une molécule d'acide exige deux molécules d'alcali.
» Je conclus donc de ce travail préliminaire que :
» 1° L'éthérification de l'acide phosphorique par une molécule d'alcool éthylique se fait aux dépens de la fonction alcool laissant persister les deux fonctions acide fort et acide faible;
» 1° J^a quantité de chaleur dégagée par la deuxième molécule d'alcali agissant sur les élliers acides est plus grande que celle produite par l'acide phosphorique dans les mêmes conditions; il semble donc que les monoéthers-phosphates dipotassiques sont moins facilement dissociables en solution aqueuse que les phosphates correspondants ;
« 3° Les oxhydryles de la glycérine, persistant dans l'acide glycéro- |)hosphorique, n'influencent pas les deux fonctions acides ;
» 4° L'acide éthylpliosphorique se comporte, vis-à-vis de l'hélianthine et de la phtaléine, comme les acides phosphoricpic et glvcérophosphoricpie et peut, par suite, être dosé volumétriquement. m
( ii53 )
CHIMIE ORGAXIQUE. — Xoui'elle synlhcse de l'acide diméthyl-'i.j-pentanedioïque-\ . 5. Note de M. F.-E. Blaise, |3résenlée par M. Friedel (' ).
« J'ai montré que les olides 1.4 à fonction olidique créée sur un atonie de carbone tertiaire, chauffées avec le cyanure de potassium, donnent naissance, par suite d'une transposition moléculaire, à des acides nitriles de la série succinique. Pour arriver à la synthèse de l'acide 2.2-diméthylpentanedioïque-i. 5, le problème revenait donc à partir d'une olide à fonction primaire, telle que la suivante
CH- - CH-X
D'après un travail de M-M. Fr. Fichter et A. Herbrand ( D. ch. G., t. XXIX, p. 1 192), l'anhvdride pvrolartrique, réduit en liqueur acide par l'amalijame de sodium, fournit l'olide
CH^ - CH - C0
CH--CH-
Je pouvais donc espérer obtenir la diméthyl-2.2-butanolide-i.4.pai' réduction de l'anhvdride diméthylsuccinique dissymétrique. J'ai obtenu en effet une olide; mais celle-ci répond certainement à la constitution
(=) CHV?-^"* \0,
CH=' - CO
car, chauffée avec le cvanure de potassium, elle fournit exclusivement un nitrile acide correspondant à l'acide diméthyl-3.3-peutanedioïque-i.5
CH V? ~ ^^ \o - KCAz ^ ^^[y-. - CW - CAz CH-—C0X CW/ \