‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 277 sur 425 · C. K., 1S9.S, 1" Semestre. (T. CtXVI, N» 16.) 1 J · texte numérisé non relu

C. K., 1S9.S, 1" Semestre. (T. CtXVI, N» 16.) 1 J

partition plus vaste en surface, car on les a obtenues de la Méditerranée, et, pour l'une d'elles (^H. lubicola), de l'océan Pacifique.

» Chacune de ces espèces possède diverses particularités, d'importance inégale, qui contribuent à les caractériser. Deux ont assez de valeur pour mériter une mention spéciale. La Hyalinecia Edwardsi, draguée par 4255™ entre les Açores et l'Espagne, fabrique son tube avec un mucus épais, qui agglutine, pour mieux se consolider, de menus débris, parmi lesquels dominenl des quartzites de différentes couleurs. La Syllis setubalensis se comporte, dans les phénomènes de sa sexualité, comme la Syllis hamata; l'extrémité postérieure de son corps se convertit en un tronçon sexuel, qui modifie ses dispositions, notamment les formes des soies, et se munit, par surcroît, de taches pigmentées placées à la base des cirrhes dorsaux. A cause de la profondeur (1200'") où vivent ces êtres, étant données la cécité de la plupart des Annélides des grands fonds et l'absence de lumière à ce niveau, ces taches semblent plutôt correspondre à des organes doués de phosphorescence qu'à des appareils de vision. »

ZOOLOGIE. — Sur une cavité du tégument servant, chez les Myrmicinsc, à étaler, au contact de l'air, un produit de sécrétion. Note de M. Gmakles Janet, présentée par M. Em. Blanchard.

« Parmi les nombreuses glandes qui viennent déboucher à la surface du corps des Fourmis, celle qui se trouve logée dans la région inférieure du corselet présente une particularité remarquable (').

» Au point de vue histologique, cette glande est, comme toutes les autres glandes tégumentaires {Jig. F), formée de grosses cellules pourvues chacune d'un gros noyau, d'une vacuole claire et d'uu fin canal chitineux excréteur qui, d'abord intracellulaire, sort de la cellule, aboutit au tégument et vient déboucher à l'extérieur par un petit orifice. L'ensemble des orifices de toutes les cellules de la glande forme un véritable crible {f'g- B, G, H : Cri).

» La glande mandibulaire, qui appartient à la même catégorie morphologique que la glande qui nous occupe ici, sécrète un liquide qui s'accu-

(') Celle glande a élé décrile par Meinerl el par Lubbock cliez les Forinicinœ où elle présente un dispositif nolabiemenl diUéreiil de celui que je décris pour les Myrjnlcince.

( "69 ) mule dans un réservoir formé par une invaginalion du tégument et qui sort par un orifice situé à la partie supérieure de la base des mandibules. Le réservoir est dépourvu de muscles constricteurs et la sortie du liquide

ilyrniica rubra Ç. — Glande avec chambre aérifére située à la partie postérieure du corselet. A, figure montrant, eu ch Gl !\, la situation de la chambre aérifére. B, la chambre aérifére vue par transparence. C, D, E, coupes transversales des sillons convergents 5 situés sur la paroi de la chambre. F, cellules de la glande. G, coupe parallèle au plan sagittal passant en dehors de la chambre prés du crible. H, coupe parallèle à la précédente passant par la chambre. I, orifice de la chambre.

A.f.Z, appareil de fermeture du troisième stigmate; C.gl.j, cellules glandulaires en voie de développement; Can, canaux exécréteurs; ch.GlJ^, cliambre aérifére; Cri, crible; Cu, cuticule; De, hypoderme;/. Gi.4i orifice de la chambre aérifére; Gl-k, glande; Lbr, labre; M. A. /.s, muscle de fermeture du troisième stigmate; M.A.f.Z.a, muscle antagoniste du précédent; M.cx.î, muscles moteurs de la troisième coxa; M.d.m.^, muscle dorsal longitudinal du quatrième anneau postcéphalique; Nue, nojau cellulaire; Ps, poils sensitifs; Prom, promuscis; s, sillons convergents situés sur la paroi de la chambre aérifére; St.i, St. 2, SC.ô, premier, deuxième et troisième stigmates: T. Iraohéc, lac, vacuole.

emmagasiné semble être provoquée par certains mouvements des mandibules et du promuscis.

)> Pour la ghtnde du corselet des Myrmicince les choses se passent d'une façon bien différente. La cavité {ftg. A, H, I : Ch.Gl. 4) sur la paroi de laquelle se trouve le crible n'est plus un réservoir à liquide : c'est bien encore, comme le réservoir de la glande mandibulaire, une invagination du tégument; mais ce dernier, au lieu de se modifier en une membrane souple, conserve la structure qu'il possède sur les parties externes du corps et forme ainsi une vaste chambre à parois tout à fait rigides. Cette chambre est située sur les côtés de la partie postérieure du corselet. Elle ne communique avec l'extérieur que par une fente très étroite {fig. B, H, I:/.G/. 4).

)) Ce qui frappe tout d'abord, c'est que cette chambre est toujours remplie d'air. On jjeut en conclure que le produit de la glande si importante qui vient y déboucher ne s'y accumule pas en grande quantité, mais s'y étale et finit par disparaître, probablement parce qu'il est ou devient volatil au contact de l'air.

» Du crible, où aboutissent les canaux glandulaires, partent sept ou huit replis {fig. B, C, D, E) qui se dirigent en convergeant vers le côté externe de la chambre et descendent le long de sa paroi. Ces replis, qui forment des crêtes saillantes séparant des dépressions, se réunissent bientôt en deux groupes qui limitent {fig- E) un sillon situé sur une légère cminence. Un peu au delà du points {fig. B) il n'y a plus trace de ces crêtes, mais le sillon, réduit à une simple dépression de la paroi, se prolonge jusqu'au contact de la fente/. G. l. 4- Ees sillons convergents qui partent du crible reçoivent et étalent sur une grande surface le produit de la glande et conduisent une certaine quantité de ce produit jusqu'auprès de la fente qui forme l'orifice de la chambre.

» La coupe transversale de cette fente {fig. l) montre que l'une de ses lèvres est tout à fait rigide, tandis que l'autre est une lame très mince et très flexible. Il est possible que ce soit là une disposition en rapport avec des mouvements d'ouverture ou de fermeture de la fente; mais, comme il n'y a aucun muscle spécial pour ces mouveuients, ils ne pourraient être produits que d'une façon indirecte par les muscles des parties voisines du corps.

» H est difficile de déterminer exjiérimentalement quel peut être le rôle de cette chambre aérifère presque complètement close, et l'on en est réduit aux hypothèses. On sait qu'une Fourmi sait reconnaître immédiatement.

môme après une longue séparation, si im individu de son espèce est une de ses compagnes ou si, au contraire, elle appartient à une colonie dilîérente. Ce que nous savons des organes visuels des Fourmis montre que la vue n'est pour rien dans cette reconnaissance qui, d'ailleurs, se produit tout aussi bien dans les profondeurs des galeries les plus obscures qu'à la surface du nid. Il est très probable que c'est en partie aux organes olfactifs que cette faculté doit être attribuée. Des organes olfactifs se trouvent en grand nombre sur les appendices buccaux, mais ils sont surtout nombreux sur les antennes, où on les trouve accumulés sur les derniers articles. Quant à l'odeur qui permet la reconnaissance (odeur qui ne doit pas être confondue avec celle de l'acide forraique, laquelle ne se développe que lorsque l'animal, inquiété, fait usage de son venin), elle n'est, sans doute, autre chose que l'odeur caractéristique du nid. S'il en est ainsi, il faut que celte odeur puisse se fixer sur le corps de chacun des individus de la colonie. Il est possible que la glande à chambre aérifère que je viens de décrire joue un rôle dans la production et la conservation de l'odeur caractéristique qui permet la reconnaissance.

» L'espèce à laquelle se rapporte la descriplion donnée ci-dessus est la Myrniica riibra, c'est-à-dire la vulgaire petite Fourmi rouge, connue par la piqûre légère qu'elle est capable de produire avec son aiguillon. Je crois intéressant de rapporter ici une expérience que j'ai faite, pour démontrer que les reines présentent bien plus de résistance que les mâles et les ouvrières à la mort consécutive à la privation d'humidité et de nourriture. Un nid artificiel vertical ayant été laissé sans eau et sans nourriture, les Fourmis se sont d'abord réfugiées dans les galeries les plus profondes du nid où elles trouvaient encore une trace d'humidité. Au bout de quelques jours les mâles et les ouvrières, au nombre d'environ cinq cents, étaient tous, sans une seule exception, morts ou mourants. Au contraire, les vingt reines qui se trouvaient dans celte colonie étaient encpre toutes en parfait état et circulaient au milieu des monceaux de cadavres. »

PHYSIQUE DU GLOBE. — Variations, aux quatre phases, de la pression et des deux composantes du vent moyen sur le méridien du Soleil et son orthogonal. Note de M. A. Poixcark', présentée par M. Mascart.

« Si l'on applique les formules de la Note précédente ( ' ) aux moitiés du méridien du Soleil et de son orthogonal, et qu'on sépare l'action solaire de l'action lunaire, on a, pour les valeurs de 1, y et y' :

(') Voir Comptes rendus, n° li; p. io53 (4 avril 1898). Même légende.

Méridien du Sidcil. Orthogonal E. Méridien opposé. Orthogonal W.

Attraction 1

solaire, uni- [ +S'cos(X — Sg) ^- S' sinX sinog — S'cos(X4-0s) -i- S' sin), sinog fortnément. )

iNL. +L'cos(X — ol) -- L' sinX sin Ol — L'cos(X + ol) -h L' sinX sino^

PQ. +L'sinXsinoL -!-L'cos(X — ol) -;- L' sinX sinoL — L' cos(X -i- 8^)

à J PL. — L'cos(X -•- 0| ) 4 L' sinX sinSi, +L'cos(X — ol) -h L' sinX sino[,

\ DQ. -f- L' sinX sinoL -— L' ces ( X -h ol ) -h L' sinX sinoi, -i-L'cos(X — 5l)

Solaire o — S'cosog o -i-S'cosSs

'Sh. o — L'cosSl o -i-L'cos8|,

Lunaire à

PQ, -;-L'cosol o — L'cosol g

PL. o 4-L'cosôi, o — L'cosoj

DQ. — L'cosSl o — L'cosol o

Solaire -f-S'sin(X — c^) - S'cosXsinos — S' sin (/ 4- 5.^) - S' cosX sinos

[ NL. +L'sin(X — oi ) — L'cosXsinSg — L'sin(X — 3l) — L'cosXsinoi,

1 PQ. — L'cosXsinoL +L'sin(X — o^) — L'cosXsinoL — L' sin(X H- ô^)

I PL. — L' sin (X -+- ol) — L'cosXsinoL -^L'sin(X — ol) — L' cosX sin8|,

' DQ. — L'cosXsinoL — L' sin (X -f- ol) — L'cosXsinSx, -rL'sin(X — oj,)

Lunaire à

■» En ce qui concerne la Lune, chacun de ces trois Tableaux, lus clans le sens des lignes et dans le sens perpendiculaire, répond à deux chaînes de sinusoïdes similaires (') (arcx). Pour i, la ligne des abscisses de la sinusoïde est à la hauteur L' sinX sin Sl et l'écart extrême est ± L' cosX cos î), . Pour y, la ligne des abscisses est à o et l'écart est ± LcosS^- Pour y', la ligne des abscisses est à — L' cosX sinS^ et l'écart rh L' sinX cosS^-

» Z donne la diminution de pression barométrique, puisque la pression suit l'isobare, qui est tangente, en l'instant, à la direction de la moyenne des déplacements horizontaux de l'air pris sur toute la hauteur- de l'atmosphère.

» y et y' donnent l'accroissement des composantes du vent horizontal moyen, y suit le parallèle jusqu'à ce qu'il soit dévié par une rotation pré-

(') Uniformes sur chaque ligne, tuais, d'une ligne à l'autre, changeant avec la déclinaison.

( II73 ) existante, y' dévie immédiatement sur sa droite et contribue par lui-même aux rotations.

» J'ai, pour lous les jours de l'année i883, noté le sens du mouvement barométrique sur les méridiens du Soleil aux deux phases voisines et sur les orthogonaux. Je constate, de part et d'autre de la phase, des mouvements inverses, qui durent généralement trois jours. Il me reste à les étudier.

» Je ne terminerai pas cette Note sans loucher à la question qui se présente dès qu'on s'occupe de l'attraction de la Lune. Les nombreux diagrammes, réels (*), joints au Travail que j'ai, l'an dernier, présenté à l'Académie, montrent que les effets provoqués dans l'atmosphère par cette attraction sont bien plus considérables que ne le ferait supposer la faiblesse des effets instantanés.

» Cela tient, je crois, à la rapidité des accroissements de l'accélération. Supposons une colonne d'air sur toute la hauteur de laquelle la pesanteur est équilibrée par les actions physiques. L'attraction solaire la soulèvera comme d'un bloc et l'air ambiant n'y pénétrera que par le dessous. La Lune la divisera, pour ainsi dire, en tranches minces dont la vitesse d'ascension croîtra avec la hauteur; l'air ambiant pénétrera dans tous les intervalles avec une vitesse rotative et ascensionnelle croissant également de bas en haut.

» Emportés vers l'ouest plus vite que ceux dus à la chaleur solaire, ces tourbillons embryonnaires sont arrêtés et agglomérés, plus particulièrement et de part et d'autre, aux approches du méridien que je désigne sous le nom de méridien continental. »

PHYSIQUE DU GLOBE. — De l'influence des mouvements de la Lune sur les oscillations de l'atmosphère. Note de M. P. Garrigou-Lagrange, présentée par M. Mascart.

« Dans une Communication dont un résumé a été inséré aux Comptes rendus du i3 avril 1896, j'ai donné une première idée de l'influence des

(') Je rappelle que ces diagrammes sont la simple représentation des Tableaux, également joints, groupant les observations barométriques simultanées, centralisées par le Bulletin international du Signal Office. Les groupements étant faits par déclinaisons, par jours lunaires, etc., les hauteurs des diagrammes comprennent, avec les résultats des actions instantanées et de la rotation, les cumulations afterentes à la révolution étudiée.

( "74 ) n7ouvements de la Lune sur la marche diurne du baromètre, d'après l'étude de l'année météorologique 1882- 1 883. Les résultats obtenus ayant paru, dès cette époque, de nature à jeter un jour nouveau sur cet important problème, je me suis, depuis lors, occupé à les confirmer par l'étude détaillée des mouvements diurnes de l'atmosphère, en divers points de l'hémisphère boréal, dans leurs rapports avec les positions du Soleil et de la Lune.

» Mes recherches ont porté sur les stations d'Upsal, de Paris, de Perpignan et du Pic-du-Midi. L'impossibilité de recourir à des moyennes générales et la nécessité de ne grouper ensemble que des stations présentant les mêmes caractères généraux, pour une même position des astres, rendent les calculs extrêmement longs et pénibles; mais cette méthode est la seule qui puisse mettre en évidence des mouvements qui ont échappé jusqu'à ce jour à toutes les recherches. Poursuivie, en effet, dans tous ses détails, l'étude des phénomènes, en chacune des stations choisies, montre que la marche diurne du baromètre, due à l'action du Soleil, est compliquée d'oscillations qui dépendent manifestement de l'angle horaire de la Lune.

» Soit .T cet angle; l'onde lunaire est une onde diurne de la forme

h = a cos,{x — 9).

» L'amplitude a et la phase o varient avec les positions du Soleil et de la Lune, de telle façon que l'onde disparaît à peu près complètement dans les moyennes générales, tandis qu'elle prend une granile importance si on la considère dans une situation donnée des astres.

» Les résultats sont surtout nets au nord de l'hémisphère, parce que les mouvements solaires y sont faibles et peuvent être plus aisément éliminés. Aoici, par exemple, en centièmes de millimètre, les valeurs que prennent, à Upsal et en hiver, par baromètre haut ou bas, les composantes acoso et asincp de l'onde diurne lunaire :

Onde diurne lunaire à Vpsal, en hiver, h = a cos {x — (f ).

Position Je la Lune. acos-j asin»

par baromètre par baromètre

bas. haul. bas. Iiaul.

-1-90 — 16 "^27 — ai

— 70 -t- 12 — 5o -!- ai

Passage

igitudo.

Pbasc.

au méridien.

PL

-Miniiil

DQ

NL

Midi

PQ

)> Les résultats se présentent sous une forme identique en toute saison à Upsal, ainsi que dans les autres stations étudiées.

» Interprétée analytiquement, l'onde diurne lunaire se décompose, en fonction de la longitude de l'astre, en trois ondes principales qui sont précisément de la forme de celles qu'on déduit des équations de la théorie des marées, lorsque l'on développe le terme diurne de ces équations d'après les méthodes de l'analyse harmonique.

» Conclusions. — i° L'influence des mouvements de la Lune sur les oscillations de l'atmosphère ressort avec évidence, tant des premières études sur l'année 1 882-1 883 que des travaux poursuivis depuis en diverses stations de l'hémisphère boréal. Cette influence se manifeste, dans la marche diurne des éléments météorologiques, par des ondes d'amplitude et de situation différentes aux diverses phases des révolutions du Soleil et de la Lune.

» 1° Les ondes lunaires sont à peu près exclusivement diurnes. Leur amplitude est considérable et notablement supérieure, au nord de l'hémisphère, à l'amplitude de l'onde diurne solaire.

» 3" La situation de l'onde diurne lunaire varie, d'une part avec la variation de la Lune dans l'orbite, d'autre part avec la situation générale de l'atmosphère. Il en résulte que l'action lunaire ne peut être mise en évidence que par une étude très détaillée, dans laquelle on aura pris soin de classer séparément les situations différentes et de ne grouper ensemble que celles qui présentent les mêmes caractères généraux pour une même longitude de l'astre.

» 4° En tenant compte de celte double cause de variation, l'expression analytique des ondes lunaires rentre dans les lois générales de l'attraction et notamment dans la théorie des marées, communément reçue depuis Laplace, à la condition de rétablir dans les formules et d'y considérer à peu près exclusivement le terme diurne, qui est, au contraire, d'une importance très faible dans les mouvements de la mer, au moins dans les mers européennes.

>i 5" De cette prédominance d'ondes diurnes atmosphériques dans les mêmes régions du globe où les oscillations de la mer sont, au contraire, semi-diurnes, on doit conclure, d'une part, qu'il n'y a pas d'influence réciproque entre les mouvements de ces fluides; d'autre part, qu'on ne les peut comparer entre eux qu'en attribuant aux oscillations de l'atmosphère la forme de celles qu'on trouverait en une mer où la marée diurne serait prédominante.

G. R., 1S98, I" Semestre. (T. C\XV1, N» 16.) '52

( "76) w 6° Enfin les résultats obtenus rendent raison de l'insuffisance des efforts que les physiciens et les géomètres ont tentés jusqu'à ce jour en cette voie, les premiers ayant eu recours à des moyennes générales, qui ont superposé des ondes de situation contraire, les seconds s'élant laissé guider par l'idée préconçue d'une fausse assimilation entre les oscillations de la mer et celles de l'atmosphère, qui sont, au contraire, très opposées et qui dépendent chacune d'un terme différent des équations générales de la théorie des marées. »

La séance est levée à 3 heures trois quarts. M. B.

BULLETIN BIBLIOGRAPHIQUE

Ouvrages reçus dans la séance du i8 avru. 1898.

Ministère des Travaux publics. Etude des moyens mécaniques et électriques de traction des bateaux. Compte rendu d'une mission, par M. Maurice Lévy, Membre de l'Institut, Inspecteur général des Ponts et Chaussées, etc., et M. G. Pavie, Ingénieur des Ponts et Chaussées. Première Partie. Halage funiculaire. Tome premier. Paris, Imprimerie nationale, 1894; i vol. in-4°. (Présenté par M. Maurice Lévy.)

Les actualités chimiques. Revue des progrès de la Chimie pure et appliquée, publiée sous la direction de M. Charles Friedel, de l'Institut. Rédacteur : George-F. Jaubert, Docteur es Sciences. Tome III. N° 3. 3o mars 1898. Paris, G. Carré et C. Naud; i fasc. in-4°.

Bulletin des Sciences mathématiques, rédigé par MM. Gaston Darboux et Jules Tannery. Deuxième série. Tome XXII. Mars 1898. Paris, Gauthier- Villars et fils ; i fasc. in-8''.

Leçons de Physiologie générale et comparée, par Raphaël Dubois, Professeur à l'Université de Lyon. Paris, Georges Carré et C. Naud, 1898; i vol. grand in-8°. (Présenté par M. Milne-Edwards.)

Revue de Physique et de Chimie et de leurs applications industrielles, fondée sous la direction scientifique de P. Schutzenbergeu. 10 avril. N" 6. Paris, I fasc. in-8°.

Électricité médicale. Courants statiques et de haute fréquence. Rayons X. Outillage électrothérapique (Communications faites au Congrès de Neurologie et Electricité médicale de Bruxelles, septembre 1897), par le D"" Fo- VEAU DE CovRMELLEs, lauréat de l'Académie de Médecine, etc. Paris, Maloine, 1898; I broch. in-S".

Bulletin de l'Académie de Médecine, publié par MM. J. Bergero-, Secrétaire perpétuel, L. Vallin, Secrétaire annuel. N° 15. Séance du 12 avril 1898. Paris, Masson et C'*; i fasc. in-8°.

Bulletin de la Société des Amis des Sciences naturelles de Rouen. 1"" et 2* semestre 1896. Rouen, Julien Lecerf, 1897; i vol. in-8°.

Uitmeting van den sterrenlsoop G. C. (\l\io, door Albert-Antoine Nijland. Utrecht, 1897 ; i vol. in-4''. (Hommage de l'auteur.)

ERRATA

(Séance du r2 avril 1898.)

Note de M. de Jonquières, Addition à une précédente Communication, etc.

Page 1079, ligne 9, colonne 0, au lieu de H- imai, lises -+• 3ma^. Page 1079, ligne 10, colonne a, au lieu de -h 2a — 1, lises -i- 2a -+- i. Page io8i, ligne 5, supprimez t et u.

COMPTES RENDUS

DES SÉANCES

DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES

SEANCE DU LUNDI 2ô AVRIL 1898, PRÉSIDENCE DE M. WOLF.

MEMOIRES ET COMMUNÏCATIOIVS

DES MEMBRES ET DES CORRESPONDANTS DE L'ACADÉMIE

M. le Secrétaire perpétuel annonce à l'Académie la perte douloureuse qu'elle a faite dans la jjersonne de jNL Demontzey, Correspondant de la Section d'Économie rurale, décédé à Aix le 20 février i8q8.

PATHOLOGIE EXPÉRIMENTALE. ~ Influence de la voie et du mode d'inlroduclion sur le développement des effets immunisants du sérum antidiphtérique. Note de M. S. Arloing.

« On sait que l'introduction de la toxine diphtérique sous la peau d'un animal dépourvu d'immunité détermine des effets locaux et généraux. Les premiers, d'abord purement inflannnatoires, sont brusquement inter-

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