‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 290 sur 425 · OK · texte numérisé non relu

OK

Dosage. — Les phosphoglycérates acides peuvent être dosés d'une

manière analogue à celle que nous avons indiquée pour les sels neutres clans notre étude sur les glycéropliosphates (' ). i^'^ de sel acide est dissous dans loo'^'' d'eau distillée : on dose l'acidité au moyen d'une solution normale de potasse en se servant de l'hélianthine ou de la phtaléine comme indicateur. L'équation (4) permet de calculer la richesse de la solution.

M Phosphoglycérates organiques. — Nous avons déjà montré que l'acide phosphoglycérique est un produit peu stable, régénérant, par simple concentration dans le vide, son acide phosphorique (^).

» D'après la formule (4) développée ci-dessus, on voit que l'on peut employer les phosphoglycérates acides au lieu de l'acide phosphoglycérique pour la préparation des sels neutres organiques. Il suffit, pour arriver à ce résultat, d'agiter la solution aqueuse d'un phosphoglycérate acide avec la solution élhérée de la base organique jusqu'à neutralisation de l'acidité. Cette méthode nous a permis d'obtenir les dérivés de la pyi'idine, de l'aniline, de la phénylhydrazine, de la quinine et de la cocaïne. Nous donnerons ultérieurement la composition et les propriétés de ces sels organiques. »

CHIMIE ORGANIQUE. — Sur la saccharijication de l'amidon par l'amylase du malt. Note de M. Henri Pottevix.

(( La théorie actuelle de la saccharification, qui explique la transformation de l'amidon en dextrine et maltose par une série d'hydratations et de dédoublements successifs, est en contradiction avec des expériences de Brown et Héron qui ont trouvé, pour toutes les dextrines, des poids moléculaires égaux, même composition centésimale, même pouvoir rotatoire, même pouvoir réducteur, qui est nul. Leurs caractères différentiels pourraient s'expliquer, d'après M. Duclaux, par des différences d'état physique.

» J'ai recueilli un certain nombre de faits qui semblent confirmer cette explication.

» Si l'on maintient de l'extrait de mail à 79''-8o°, son pouvoir diaslasique s'aflfaiblit peu à peu et, au bout de quinze à vingt minutes, il a perdu la propriété de donner du maltose, tout en conservant celle de liquéfier rapidement l'empois et d'amener, par une action prolongée, la majeure partie de l'amidon à l'état de dextrine; on peut, en employant la diaslase ainsi chauffée, obtenir, à toute température, la transformation de l'amidon en dextrine sans qu'il se produise en même temps de sucre réducteur.

( ' "1 Journal de Pharmacie et de Chimie, n°" 10 et 11, 1897. (') Ibid.. n"5, 1898.

» Je me suis servi pour mes expériences d'empois préparé en gélifiant lOS' de fécule dans i'"' d'eau. La fécule était précipitée dans l'eau, préalablement portée à 90°; la masse, maintenue à 90° pendant une demi-heure, était ensuite chaufTée, pendant un temps égal à 120°, à l'autoclave; l'empois ainsi obtenu est légèrement opalescent, mais suffisamment limpide pour être observé sans peine au polarimètre dans un tube de o'",2.

» 2''' d'un tel empois, donnant pour la lumière jaune une rotation 2D =: 3°38', ont reçu 3o" d'extrait de malt chauffé; le mélange a été abandonné douze heures à la température de 60°, refroidi, filtré, ramené au volume primitif; la rotation observée, abstraction faite de la correction due à l'extrait de malt, a été 2D =; S^SS'. Le pouvoir rotatoire de la substance en suspension dans l'eau n'a pas changé : il n'y a donc pas eu production de maltose.

» Le poids de substance dissoute, évalué d'après la densité et en adoptant le diviseur 3,86, conduit à un pouvoir rotatoire ay = i9^'',6.

» Action de l'iode. — L'empois et le liquide obtenu en le traitant par la diastase chauffée, et arrêtant l'opération dés que la masse est fluidifiée (liq. B), donnent avec l'iode une coloration bleu pur, quelle que soit la dilution; quand l'iode est ajouté en excès, la teinte se fonce mais en restant toujours dans le bleu, sans mélange de violet ni de rouge.

» Avec le liquide résultant de l'action prolongée de la diastase chauffée, tel que nous l'avons obtenu précédemment (liq. A), une petite quantité d'iode donne un bleu violacé qui, par un excès de réactif, passe au rouge brun; le changement de teinte est plus facile à saisir si l'on opère sur le liquide dilué au -j^.

» Le chlorure de sodium, à la dose de 1 pour 100 dans l'empois ou le liquide B iodés, précipite le composé bleu; ajouté même en excès dans le liquide A iodé, il ne détermine aucune précipitation.

» Précipitation par l'alcool. — Dans le liquide B, l'alcool, quand il est arrivé au litre de 5o pour 100, précipite la totalité de la matière primitivement dissoute ; avec le liquide A, la précipitation n'est complète que pour 80 pour 100 d'alcool.

» Le liquide A, concentré jusques à contenir 10 pour loo de matière dissoute, est additionné d'alcool ; quand le mélange en contient 63 pour 100, on sépare par filtration le précipité formé (a). Au liquide filtré, on ajoute de nouvel alcool; quand la teneur atteint 70 pour 100, on sépare un second précipité {b).

» Les précipités a et è sont dissous dans l'eau, la liqueur mère est concentrée pour chasser l'alcool (c). Les solutions a et 6 ne contiennent pas de sucre, c en contient une certaine quantité qui représente exactement celle apportée par l'extrait de malt.

» Les poids de matière dissoute provenant de l'amidon sont respectivement :

Dans la liqueur a 10,6

» 10" de chacune de ces trois solutions diluées à i pour 100 sont essayés à l'iode ils donnent :

a, bleu par très peu d'iode, violet brun par un excès ;

Page 1