KOH
S-AzI-P 0,24 0,53 0,46
3"iBa(0H)= 0,33 0,18 0,24
» Avec l'acide glycéroj)hosphoriqiie et la troisième molécule de potasse.
(') Comptes rendus, l. CXXVI, p. 11 42; i^
MM. Imbert et Beliigou ont trouvé o*^''',^, nombre très voisin des précédents.
» Il résulte de ces faits que, dans la saturation d'un monoéther phosphorique (méthylique, éthylique, allylique ou glycérique) par une base quelconque, l'addition d'une troisième molécule de base à une molécule d'acide produit toujours un dégagement de chaleur très faible. Les sels neutres alcalins et alcalino-terreux sont donc peu ou pas dissociés en solution, ce qui s'accorde avec la netteté du virage à la phtaléine. »
PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE. — Influence de la lumière solaire diffuse sur le développement des plantes. Note de M. J. Wiesxer , présentée par M. Gaston Bonnier.
« Une plante, pendant la journée, se trouve sous l'influence de la lumière diffuse, et, déplus, si le soleil n'est pas couvert, sous l'influence de la lumière solaire directe. Jamais une plante n'est exposée exclusivement à l'influence de la lumière solaire directe.
» Des expériences photométriques ont prouvé que la différence entre l'intensité des rayons directs du soleil et l'mtensité de la lumière diffuse n'est pas aussi grande que l'on pourrait croire. On a trouvé, à Vienne (Autriche), que, à la plus hante altitude du soleil, l'intensité chimique de sa lumière directe sur un plan horizontal est tout au plus le double de l'intensité de la himière diffuse. Jusqu'à une élévation du soleil de 19°, l'intensité de la lumière directe est moindre que l'intensité de la lumière diffuse ('). Ces faits s'expliquent d'abord par la grandeur de la partie lumineuse du ciel par rapport à la partie lumineuse du soleil, ensuite par le fait que l'intensité de la lumière directe s'affaibht avec la dépression de l'altitude du soleil.
» Mais il faut remarquer d'abord qu'un végétal ne peut se soustraire à l'influence de la lumière diffuse pendant la journée, et qu'un grand nombre de plantes, par exemple beaucoup de Légumineuses, croissant en des stations où il y a beaucoup de soleil, possèdent une organisation qui les rend capables de se soustraire à l'influence d'une trop forte insolation; d'autre part, les plantes qui croissent dans des stations très ensoleillées et qui ne sont pas capables de se protéger contre l'influence d'une insolation
(') J. WiESSKR, Deiikschriften der Wiener Académie der Wiss., Bd. G4; 1896.
trop forte, ne produisent que très peu de substance organique. Il est donc probable que, pour la vie des plantes, la lumière rerue par diffusion a une plus grande importance que la lumière reçue directement.
» J'ai déjà montré autrefois, par un grand nombre d'expériences, que les feuilles, les organes qui ont le plus besoin de lumière, prennent généralement une position perpendiculaire à la direction de la lumière diffuse la plus intense, ce qui prouve que la lumière diffuse est d'une grande importance pour la vie des végétaux ('). Plus récemment, j'ai constaté que les plantes sont d'autant plus exposées à la lumière solaire directe qu'elles s'approchent davantage des limites polaires ou alpines de leur aire d'extension, en même temps que s'abaisse la température du milieu ambiant(-). Il en est de même pour les bourgeons de beaucoup d'arbres qui sont soumis à cette insolation directe, surtout avant la feuillaison.
» J'ai entrepris de rechercher expérimentalement l'action de la lumière diffuse seule, l'action de la lumière mixte et l'action de la lumière directe seule sur le développement des plantes; mais je me bornerai, dans cette Note, à rendre compte des résultats obtenus en comparant l'action des deux premiers modes d'éclairement.
» J'ai exposé des plantes diverses (Impatiens Balsamina, Reseda odorata, Tropœolum majus et Ipomœa purpurea) dès leur germination, du côté du Nord et de façon qu'elles ne reçoivent exclusivement que de la lumière diffuse.
■ » En même temps, j'ai cultivé d'autres individus de ces mêmes espèces, toute autre condition égale d'ailleurs, mais en les exposant du côté du Sud, de l'Est et de l'Ouest, où par conséquent elles pouvaient recevoir la lumière directe du soleil.
» Les plantes exposées du côté du Nord reçurent en moyenne ^ de la lumière totale (maximum ~, minimum ^).
» Les quatre espèces ont fleuri. Les Impatiens, Tropœolum, Ipomœa avaient de nombreuses fleurs, bien développées; le Reseda n'eut que très peu de fleurs et de petites inflorescences. Mais les fruits de toutes ces plantes arrivèrent à maturité et produisirent des graines susceptibles de germer.
)) Dans l'exposition au Sud, les mêmes espèces fleurirent plus tôt. L'avance était pour le Reseda de six jours, pour {'Impatiens de treize jours.
(') Loc. cit., Bd. 43; 1880.
(-) Sitzungsberichte der Wiener Académie ciar MV.v.s-.. Jid. 102, 1. Ablli.; iSgS.
( '289 ) pour le Tropœolum (le seize jours, et pour Vipomœa de dix-sept jours. Dans l'exposition au Sud, par comparaison avec l'exposition au Nord, le temps qui s'est écoulé depuis la germination jusqu'à la floraison a diminué de 6,8 pour loo chez le Reseda, de 12,2 pour 100 chez Y Impatiens, de 1 4, 5 pour 100 chez le Tropœolum et de i5,4 pour 100 chez ï/pomœa.
» De ces expériences il résulte que les plantes appartenant à des familles très diverses, telles que : Reseda odorata. Impatiens Balsamina, Trop;eolum majus et Ipomœa purpurea peuvent se développer complètement à la lumière diffuse.
» Des expériences. analogues faites avec le Sedum acre, espèce localisée dans les stations ensoleillées, ont montré que les organes végétatifs de cette plante se développaient dans l'exposition au Nord, mais qu'ils n'arrivaient pas à la floraison. A Vienne, t'.. de l'intensité totale de la lumière, en été, ne suffit donc pas pour développer complètement cette espèce.
» Mais ces expériences ne prouvent pas que le Sedum acre ait nécessairement besoin de la lumière directe pour sa complète évolution , car l'intensité totale de la lumière diffuse reçue au Nord, dans mes cultures expérimentales, n'était à peine que la moitié de la lumière difïuse totale. Or, cette dernière avait encore une intensité supérieure à celle que recevaient les exemplaires de cette plante exposés au Sud, et qui ont fleuri.
» Il est donc possible que cette plante aussi puisse se développer complètement et fleurir à la lumière diffuse seule. »
ÉCONOMIE RURALE. - Sur les avoines chocolatées. Note de M. Ballaxd.
« On désigne sous le nom d'avoines chocolatées certaines avoines d'xilgérie et du Levant qui présentent des grains de nuance brun foncé rappelant la couleur du chocolat. Ces avoines se rencontrent de préférence sur les marchés d'Oran et de Mostaganem : elles n'apparaissent pas, d'ailleurs, régulièrement; c'est ainsi que, depuis douze ans, on les a surtout observées' eh 1887, 1889 et 1894. La proportion des grains colorés est très variable : parfois, elle n'atteint pas 5 pour 100. L'amande présente les mêmes caractères physiques, la même composition chimique et les mêmes aptitudes à la germination que l'amande des grains blancs; la balle ne parait différer que par la nuance externe. C'est donc avec raison que l'on admet que les
( i^go )
avoines chocolatées ne sont que des avoines blanches ordinaires qui auraient été mouillées avant ou pendant la récolte et brusquement saisies par un soleil ardent. On constate, en effet, que la teinte brune se remarque de préférence sur les grains doubles, c'est-à-dire sur des grains qui, par le fait de leur juxtaposition, sont plus imprégnés d'eau et restent plus longtemps mouillés que les grains simples, l'évaporation, pour ceux-ci, étant plus rapide. Il est à noter aussi que ces mêmes avoines sont parfois ergotées; or, on sait que la pluie, les vents humides et les brouillards favorisent le développement de l'ergot. Pendant les années sèches, on ne trouve, en Algérie, ni avoines chocolatées, ni avoines ergotées.
» Les analyses qui suivent établissent qu'il n'y a pas plus d'écarts de composition entre les grains bruns et les grains blancs des avoines chocolatées qu'entre les grains les plus colorés et les moins colorés des avoines grises ordinaires que nous avons examinées antérieurement.
» Les avoines chocolatées, de provenance algérienne, sont acceptées, dans une certaine limite, par l'Administration de la Guerre lorsqu'elles ne contiennent pas d'ergot.
Composition des avoines chocolatées récoltées, en iSg^, dans les environs de Mostaganem .
Avoine entière,
non triée, Grains blancs, Grains bruns,
à l'état à l'état à l'i-tat à l'état à l'état , à l'état
normal. sec. normal. sec. normal. sec.
Eau 11,20 0,00 ''j70 0,00 11,80 0,00
Matières azotées. . . 8,86 9,98 8,63 9,77 8,95 10, i5
i> grasses... 5,52 6,22 5, 06 5,78 5,44 6,17
» amylacées. 59,98 67,54 59,35 67,20 60,09 68,1 3
Cellulose 10,90 12,27 11,86 i3,43 10,28 ii,65
Cendres 3,54 2,99 3,4o 8,87 3,44 3,90
Poids moyen de ) „„^'' „,^' .-, ^^o
1000 grains. . . )
loos'' j amande. 67,10 » 63,35 » 67,25 »
donnent. .) balle. . . 32,90 » 36,65 » 32,70 »
Acidité pour looS''. . o,2u » o>'97 " 0>2i9 »
Analyse des amandes.
Avoine non triée, Giains blancs,
àTétat à l'état à l'état à l'ctal
normal. sec. normal. sec.
Eau II, 60 0,00 11,80 0,00
Matières azotées. . . 12, 55 14,20 12,87 i4.o3.
» grasses... 8,40 9,5o 8,28 Qj^g
1) amylacées. 64,61 78,08 64,99 7^'67
Cellulose 0,92 1,04 0,88 1,00
Cendres 1,92 2,18 1,68 1,91
Eau
Matières azotées . . .
n grasse? . . .
» extraclives Cellulose résistante.
Cendres
à l'état
à l'état
normal.
sec.
à l'état
à l'état
normal.
sec.
Grains
bruns.
à l'état
à l'état
normal.
sec.
Analyse des en\-eloppes {balles).
Avoine non triée. Grains blancs.
Grains
bruns,
à l'état
à l'état
normal.
sec.
Il ,20
ÉCONOMIE RURALE. — Amertume des vins. Note de MM. F. Bordas, JocLix et DE Raczkowski(' ), présentée par M. Grimaux.
« Le bacille de l'amertume possède une spore terminale et des cils à lune de ses extrémités. Il est doué de mouvements très vifs et se cultive très rapidement dans les milieux additionnés de nitrate de potasse, mais ne transforme pas celui-ci en nitrite. Il ne prend pas le grain, ne donne pas d'indol dans les milieux peptonés et coagule le lait.
(') Comptes rendus, 24 février 1898.