non \ " 74i5 à moiliù , l'v.Vi
72,5 non )
» Cette limite iS^g est pratiquement identique à la limite 16 ti'ouvée antérieurement en partant d'un gaz plus pur, ne renfermant que 3 pour 100 d'air.
» Influence du diamètre des tubes. — Le diamètre de 4o"'™, employé dans
(') Phil. Mag., 4" série, t. L, p. 46; 1876. Cf. Moniteur de la Photographie, t. XXIX, p. ii5; 1890.
(') Comptes rendus, t. CX, p. 55i ; 1890.
les expériences précédentes, est suffisant pour éviter toute influence appréciable de l'action refroidissante des parois; dans les tubes de diamètre plus faible, les deux limites extrêmes d'inflammabilité se rapprochent et il n'y a plus aucun mélange d'oxyde de carbone et d'air combustible dans les tubes d'un diamètre inférieur à 2°"", 3. Voici les résultats numériques :
Proportion de CO : 16,1. 17. 19,1. -26,5. 38. 47,5. 57. 61,7. 71,3.
aiDi mai aïoi moi nim mm mm mm mm
. , , ,1 oui... i3,8 7,5 6,6 3,6 3,6 2,3 3,6 6,6 ii Diamètre des tubes c c r o o ■> o o , o
I non... i3 o,D 4,8 2,3 2,3 2,3 2,3 4,8 ii
» Lorsque le même diamètre est porte avec la mention oui et non, cela signifie que la combustion se produit sur une certaine longueur du tube, mais ne se propage pas jusqu'à l'extrémité.
» InJIuence de la pression. — L'inflammabilité des mélanges d'oxyde de carbone et d'air diminue rapidement quand la pression décroit. Au-dessous de 8o™™ de mercure, tous ces mélanges deviennent ininflammables.
Pression
Priiporlioii de CO :
S oui .434 M4 »9 94
/non 4 1 I I ' 2 79 79
- » Une expérience faite parallèlement avec un mélange de gaz d'éclairage et d'air à i5 pour loo de gaz, proportion correspondant à la combustion complète, a montré que ce mélange était encore très inflammable sous la pression réduite de 64°""-
» Influence de la température . — Il semble évident, a firiori, que, au fur et à mesure que la température s'élève, la proportion de gaz nécessaire pour constituer un mélange inflammable doit aller en diminuant. Cependant les recherches de M. Roszkowsky ('), poursuivies seulement, il est vrai, jusqu'à Soo", conduiraient, en ce qui concerne l'oxyde de carbone, à une conclusion contraire. Des expériences semblables comportent une cause d'erreur importante : si le chauffage est prolongé trop longtemps avant la mise de feu, il peut se produire des phénomènes de combustion lente qui altèrent complètement la composition du mélange. Dans nos expériences, le gaz était allumé quelques secondes après son introduction dans un récipient préalablement chauffé à la température voulue. L'équilibre de tem-
(') Zeils./. phys. Clieni., l. MI, p. 485; 1891.
pérature d'une masse gazeuse avec une enveloppe solide chaude s'élablit presque instantanément.
Proportion de CO. li,î.
oui 4oo°
Tempéra lu re , ,
I non 400
« Ces résultats sont bien conformes aux suppositions que l'on pouvait faire a priori.
>> Mélanges d'oxyde de carbone avec V acétylène et l'hydrogène. — D'après les recherches antérieures de l'un de nous, les limites d'intlammabilité des mélanges renfermant à la fois du méthane et du gaz d'éclairage correspondent à des proportions n et n' de chacun de ces gaz reliées entre elles
par la relation
dans laquelle N et N' sont les limites d'inflammabilité individuelle de chacun des deux gaz combustibles. On pouvait se demander si cette relation, rigoureusement exacte pour deux gaz ayant des compositions et des limites d'inflammabilité très voisines, le serait encore dans d'autres circonstances. Elle se vérifie avec la même rigueur pour les mélanges renfermant à la fois de l'acétylène et de l'oxyde de carbone, gaz dont les limites d'inflammabilité 2,8 et i5, 9 sont très différentes :
Gaz. Non. Oui. Limite.
ce qui donne la relation
1) Mélanges d'oxyde de carbone et d'hydrogène. — La relation en question n'est plus rigoureusement satisfaite dans ce cas, comme le montrent les résultats ci-dessous, donnant la composition de divers mélanges à la limite d'inflammabilité :
CO 10,9 la 7 '7'"' 4)3 o
II" » 2,7 5,5o 7,6 10
)) La variation de 4 pour loo, observée dans ce cas, est bien réelle; elle dépasse de beaucoup les erreurs expérimentales possibles.
» Peut-être l'hvdrogène joue-t-il, vis-à-vis de l'oxyde de carbone, un rôle spécial se rattachant à l'influence connue de la vapeur d'eau sur la combustibilité de ce gaz. C'est là une question dont nous nous proposons de poursuivre l'étude. »
CHIMIE MINÉRALE. — Sur un borocarbure. de glucinium. Note de M. P. Lebeac, présentée par M. Henri Moissan.
« Nous avons indiqué antérieurement ('^ que le bore pouvait réduire la glucine à la température du four électrique; nous nous sommes proposé d'étudier le composé de bore et de glucinium susceptible de prendre naissance dans cette réduction.
» La glucine pure, provenant de la calcination du nitrate de glucinium, a été mélangée avec une quantité de bore suffisante pour enlever tout l'oxygène et produire un borure. Les proportions emplovées étaient les suivantes :
Glucine pure -5 parties.
Bore 45 »
» Le mélange intime, additionné d'un peu d'alcool, a été comprimé sous forme de petits cylindres, que l'on a ensuite desséchés par un séjour de quelques heures dans l'étuve, à i5o°. L'un de ces petits cvlindres a été placé dans une nacelle de charbon disposée à l'intérieur d'un tube de même substance, chauffé au moven du four électrique à tube. La chauffe a duré sept à huit minutes avec un courant de 930 ampères sous /p volts. A la fin de l'expérience, on a observé la fusion tranquille de la masse. Après refroidissement, il restait dans la nacelle un produit homogène, d'aspect métallique, à cassure cristalline.
» On a recommencé cette préparation sur une plus grande quantité de matière et dans un creuset de charbon. Il s'est formé un culot fondu très dur dont la majeure partie était métalii(|ue et bien cristallisée. Sur quelques
(') P. Lebeal". Sur quelques propriétés nouvelles de la glucine {Comptes rendus, l. CXXIII, p. 818).
'-■-. K.. i«98, i" Semestr".. (T. CXWI, N= 19.) 1/4
points on distinguait une substance blanche ayant subi la fusion : c'était de la glucine non réduite.
» Les parties métalliques triées avec soin renferment une petite quantité de glucine libre, et l'analyse qualitative nous a démontré qu'elles étaient formées de carbone, de bore et de glucinium. Cette substance est sans action sur l'eau, même après plusieurs jours de contact : le carbone ne s'y trouve donc pas sous forme de carbure de glucinium facilement décomposable ])ar l'eau, mais bien engagé dans une combinaison triple de carbone, de glucinium et de bore.
» L'analyse de ce composé a été faite de la façon suivante :
« 1° Dosage du bore et du glucinium . — Un poids déterminé de substance a été attaqué par l'acide nitrique dans l'appareil à dosage du bore décrit par M. Moissan et d'après la méthode de Gooch. L'acide borique entraîné par l'alcool méthvlique a été obtenu directement par l'augmentation de poids d'une quantité connue de chaux vive. Le résidu resté dans le ballon dans lequel a eu lieu l'attaque a été repris par l'eau et jeté sur filtre taré, afin de connaître le poids de glucine non réduite, insoluble dans ces conditions. La liqueur filtrée a été précipitée par l'ammoniaque puis additionnée d'une petite quantité de sulfhvdrate d'ammonium. Le dépôt a été pesé après calcination.
» 2° Dosage du carbone. — Le carbone a été dosé à l'état d'acide carbonique, la matière étant attaquée par l'acide chromique en solution sulfurique. Le dispositif était à peu près i<lentique à celui indiqué par M. Carnet, pour le dosage du carbone dans les fontes et les aciers.
» En déduisant la quantité de glucine non réduite, nous avons obtenu les rapports suivants entre les poids de carbone, bore et glucinium combinés :
Carbone 27,99 28,34
Bore , 39, 18 39, 12
Glucinium 32,83 32,54
» Ces chiffres nous ont conduit à admettre, pour ce carboborure de glucinium, la formule CBo^Gl", soit Bo°C.3CGl- :
Calculé pour C'Bo«Gl«.
Carbone 28 , 49
Bore 39, 17
Glucinium 32,33
» Le borocarbure de glucinium se présente en cristaux brillants d'éclat métallique, d'une densité voisine de 2,4.
» Il ne s'altère pas à l'air à la température ordinaire ; chautTé au rouge, il s'oxvde superficiellement.
» Dans un courant d'oxygène pur, on constate vers 700° la présence de l'acide carbonique, mais la réaction s'arrête rapidement, la couche d'acide borique formée protégeant la matière contre une oxydation plus profonde.
» Vers 400°, le borocarbure de glucinium brûle dans le chlore avec une belle incandescence; il se produit du chlorure de bore, du chlorure de glucinium et il reste une matière noire constituée par du carbone amorphe. Le brome donne un résultat identique; l'iode est sans action à la température de ramollissement du verre.
» En opérant dans la porcelaine, nous avons constaté une attaque très nette avec production d'iodure de glucinium et d'iodure de bore.
» Dans la vapeur de soufre, au rouge, l'attaque a lien superficiellement. le résidu humecté d'eau dégage de l'hvdrogène sulfuré.
') Les hydracides gazeux réagissent également sur le borocarbure de glucinium. Les acides minéraux et particulièrement l'acide nitiique le dissolvent rapidement.
» Nous n'avons pu, dans la réduction de la glucine par le bore au four électrique, obtenir de composé exempt de carbone. La réduction se produisant à une température très élevée, il nous a été impossible de soustraire la matière à l'action des vapeurs de carbone. »
CHIMIE MINÉRALE. — Sur quelques sels halogènes du plomb ('). Note de M. V. Thomas, présentée par 'SI. Friedel.
(i Si l'histoire des sels halogènes du plomb nous est aujourd'hui bien connue, il n'en est pas de même, malgré le nombre des chimistes qui en ont abordé l'étude, de l'histoire des sels mixtes, combinaisons de chlorure et d'iodure, de chlorure et de bromure, de bromure et d'iodure. La présente Note a pour but l'étude des chloroiodures.
» CnLOROiODLRES DE PLOMB. — Labouré (-), eu traitant de l'iodure de plomb par l'acide clilorhjdrique bouillant, avait obtenu un sel double bien cristallisé. Comme
(') Travail fait au laboratoire de Chimie appliquée de la Faculté des Sciences de Paris.
(■) Labolké, ./. l'It.. i'' ^érie. l. I\", p. 3jS.
Labouré n'avait pas analysé ce chloroiodure, la question fui reprise par Dietzel ( '). Cet auteur lui attribua la formule PbICI.
» Poggiale, dans une Note aux. Comptes rendus ('j), décrit plusieurs sels lialoïdes doubles et, en particulier, un chloroiodure de plomb qu'il obtenait en traitant une dissolution de chlorure de plomb par l'iodure de sodium, ou bien en dissolvant de l'iodure de plomb dans le chlorure d'ammonium. Poggiale lui attribua la formule PbP.2PbCl' (').
» Engelhardt ('), dans un long Mémoire sur l'action exercée par les chlorures métalliques sur l'iodure de plomb, a repris la question. D'après cet auteur, on pourrait ainsi obtenir toute une série de mélanges dont la composition serait exprimée par les formules limites PbCl- et PbICI.
» Plus récemment. M"' Field (') a de nouveau étudié les sels mixtes de plomb. L'auteur a montré qu'en chauffant ensemble
L PbP i"'^ AmCI es'- \P0 SoP--
on obtenait le chloroiodure PbICI. Si l'on part au contraire des proportions suivantes