‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 328 sur 425 · CH» - C = CH - CH- — CH-— C = CH — CH-OH + O" CU' CH · texte numérisé non relu

CH» - C = CH - CH- — CH-— C = CH — CH-OH + O" CU' CH

= CH' - C = CH - CH^ - CH^ - C(OH ) - C[l' -+- CO-, CH' CH'

l'eau formée dans l'oxvdation se fixant sur la double liaison voisine et l'acide alcool ainsi formé perdant CO-.

» Le diméthylhepténol laissé en contact, à froid et pendant seize heures, avec de l'acide sulfuriquc à 5o pour loo, et agité fréquemment, fixe une molécule d'eau en donnant un glycol bitertiaire

CH' — C(OH) - CH- - CH- - CH- - C(OH) - C[l'. CH' CH'

» Dans les conditions où je me suis placé, ce glycol n'est [las stable et il ne m'a pas été possible de l'obtenir eu quantité suIfL^ante pour le purifier; il se déshydrate et fournit abondannneut l'oxyde de diméthylheptène :

Théorie Trouvé. pour C H'- G

» Cet anhydride peut être représenté par la formule

CIP

H'-Cf ]CH-

» c'est un liquitle mobile, incolore, bouillant à iS^^-iSi" et possédant une forte odeur de menthe et de camphre.

» La transformation du lémonol en diméthylhepténol s'efîectue avec de bons rendements si l'on prend soin que la température ne s'élève pas au-dessus de i5o°; en répétant l'aclion de la potasse alcoolique, on arrive à transformer les trois quarts du lémonol en diméthylhepténol ; l'autre quart est constitué par des produits visqueux bruns que je n'ai pas examinés.

» J'ajouterai, en terminant, que le diméthylhepténol se rencontre en petites quantités dans l'essence de linaloë. J'ai, en effet, isolé, des portions inférieures de la préparation de l'acétate de licarhodol, un éther acétique de la formule C"H-''0-, possédant l'odeur de l'acétate de diméthylhepténol et bouillant comme lui à 83"-85" sous lo'"™. »

CHIMIE ORGANIQUE. — Ethane-pyrocatéchine et dérivés. Note de M. Ch. MouREU, présentée par M. H. Moissan.

« Étant donnée l'éthane-pyrocatéchine (i. 2-dioxybenzène)

yO — CH= (i) \0-CIl- (2)

je me suis proposé d'étudier la stabilité du noyau oxygéné, et de préciser, dans la mesure du possible, son influence sur le noyau aromatique. J'ai été conduit ainsi à préparer un certain nombre de produits de substitution, dont j'ai établi la constitution avec certitude.

» L'éthane-pyrocatéchine a été obtenue déjà par Vorlander (') en chauffant en tubes scellés, à 100°, la pyrocatéchine avec de la potasse, du bromure d'éthylène et une petite quantité d'eau. J'ai pu la préparer plus aisément et par grandes quantités en opérant à reflux dans un grand ballon rempli d'hydrogène, de façon à éviter l'oxydation à l'air du mélange réagissant. On chaufl'e au bain d'huile tant qu'il se dégage des gaz. La réaction terminée, on entraîne l'éthane-pyrocatéchine par la vapeur d'eau.

» Le produit est une huile insoluble dans l'eau, distillant à 216° (corr.); Dg^r 1,186.

» Le permanganate dépotasse l'attaque à peine, même à l'ébuUition.

» L'acide chromique en solution acétique détruit complètement la molécule, avec formation d'acide oxalique et d'acide carbonique, sans qu'il soit possible d'isoler aucun corps intermédiaire de nature neutre, quinonique ou acide.

» Lorsqu'on chaufl'e l'éthane-pyrocatéchine avec un excès d'acide iodliydrique à l'ébuUition, on peut, après l'opération, récupérer la presque totalité du produit mis

(') Lieb. Annal., t. GCLXXX, p. 20.

en œuvre. On sait que le même réactif dédouble facilement les éthers phénoliques en phénols et iodures alcooliques. Dans le cas présent, c'est la pyrocatéchine et l'iodure d'éthyléne qu'on aurait dû obtenir.

» L'ammoniaque, aqueuse ou alcoolique, est sans action à igo" sur l'éthane-pyrocatéchine.

» Substitutions dans le noyau oxygéné. — Pour préparer d'une façon sûre des dérivés de substitution dans le noyau oxygéné, le plus simple est de procéder par voie indirecte. En faisant réagir la dibromhj'drine CH^Br — CH Br — ^CH-OII sur la pyrocatéchine disodée, j'ai obtenu un composé alcoolique

/0-CH^ (i) \0-CH — CIPOH (2)

qui cristallise en fines aiguilles blanches, inodores, fondant à Sg'-go", et distille sans décomposition à 283'^-286°. L'éther acétique correspondant distille à iSà^-iSS" (H = 3o>""').

» Substitutions dans le noyau aromatique. — L'aciile nitrique fournit aisément un dérivé mononitré fusible à 121° (Vorhinder). Plusieurs cristallisations successives dans des solvants différents m'ont toujours donné le même corps fondant à 121". D'où il suit, d'une façon certaine, que, dans la nitration, un seul dérivé nitré prend naissance.

)) Quelle en est la constitution? Toute idée de substitution dans le noyau oxygéné étant écartée a priori, la théorie prévoit l'existence de deux dérivés niononitrés de l'éthane-pyrocatéchine :

/O-CH- (i) /O — CH^ (i)

(3) (AzO=')C''H^( I et (4) (AzO=)C«H»( 1 ).

» Aucun dérivé de l'éthane-pyrocatéchine n'étant encore connu, la question a été longue et délicate à résoudre. La méthode suivie a été la suivante.

» D'une part, l'aldéhyde protocatéchique, dont la constitution est connue, a été transformée en éther éthylénique correspondant, celui-ci en oxime, et l'oxime en nitrile.

» D'autre part, la nitroéthane-pyrocatéchine a donné par réduction une aminé, puis celle-ci un nilrile, qui a été comparé au précédent.

» Aldéhyde éthane-protocatéchique ou homopipéronal. — Ce composé

/0-CH^ ^ '^ ' \0-CH'

s'obtient aisément en faisant réagir le bromure d'éthylène sur l'aldéhyde protocatéciiique disodée. Comme ce produit nouveau se trouve être l'homologue immédiatement supérieur du pipéronal, je l'appellerai homopipéronal. Il cristallise en longues et fixes aiguilles blanches, brillantes, soyeuses, fondant à 5o"-5i'',5; il distille sans décomposition à 299°. Son odeur est fine et agréable. Ce corps n'a pas encore été rencontré dans la nature.

» La phénylhydrazone correspondante C'H*0''= Az^IIC'H" fond à io7°-io8"; l'oxime OTPO'-^: AzOH fond à 75°-75°,5; le nitrile qui en dérive par déshydratation C*H^O^CAz cristallise en fines aiguilles, fusibles à loS".

» Base (AzH^) CTF.O-C^H*. — Elle prend naissance dans la réduction par le chlorure stanneux de la nitroéthane-pyrocatéchine. C'est une huile lourde, épaisse, insoluble dans l'eau, distillant exactement à 162° (H ^9™").

» Le chlorhydrate H Cl. AzH-.C H^.O^C^H* se décompose à partir de 220°, et le picrate (AzIPC''lP.02C=H').C/'rP(0H)( AzO^)' à partir de 180°. Le chloroplatinate (IICl.AzH-C«tP.0^C^H*)2PtCl' fond à 2i3° (corr.) en se décomposant.

» Le diazoïque, traité par le cyanure cuivreux, donne un nitrile complètement identique au nitrile homopipéronylique qui se forme dans la déshydratation de l'homopipéronaloxime (voir plus haut). L'acide provenant de sa saponification fond à iSy".

» La constitution de la nitroéthane-pyrocatéchine et de tous ses dérivés découle immédiatement de cette étude; les groupes substituants dans le noyau aromatique (x\zO-, AzH", CAz, CO^H sont situés en position (4). Ce fait définit nettement l'intluence du noyau oxygéné sin- le noyau aromatique.

» Rappelons que l'élher diméthylique de la pyrocatécliine, nitré dans des conditions analogues ( ' ), conduit à un dérivé de constitution analogue, le groupement AzO- se pl.)çant en position para par rapport à l'une des deux fonctions éther-oxyde.

» Conclusions. — L'éthane-pyrocatéchine se comporte, à la stabilité prés, comme un étherdialcoolique ordinaire d'orthodiphénol, et l'influence sur le noyau aromatique de la fonction éther-éthylénique, qui forme à elle seule le noyau oxygéné, est analogue à celle de deux fonctions éther-oxyde à chaîne ouverte.

» Il est bon de faire remarquer, à ce propos, combien est différente l'action réciproque des deux noyaux benzéniques du naphtaléne, le nitronaphtalène obtenu par nitration directe étant, non pas un dérivé (4) comme dans le cas précédent, mais un dérivé (3). »

Cii. MouREU, Sur lu véralryUtniiiic {CoinpLes rendus, 1896).

ZOOLOGIE. — Sur la présence de l' Anguille commune en haute mer. Note de M. Léon Vaillant, présentée par INI. Blanchard.

« Dans les collections que S. A. S. le Prince Albert de Monaco a communiquées au laboratoire d'Ichtyologie du Muséum d'Histoire naturelle, se trouve un Poisson, que rendent curieux les circonstances dans lesquelles il a été pris par M. le capitaine Chaves, directeur de l'observatoire de Punta Delgada. Il a été retiré par celui-ci de l'estomac d'un Cachalot et, on le sait, ces Cétodontes se nourrissent d'animaux inférieurs, surtout de Céphalopodes, dont on rencontre les débris dans leur tube digeslif, à l'exclusion, semblait-il, de toute autre proie.

» Ce Poisson, anguilliforrae, est long d'environ' go"^" et de la grosseur du bras ; son poids peut être estimé à locoS' ou 2000?''; Faction des sucs digestifs l'a peu altéré, aussi est-il possible d'en déterminer très exactement les caractères. C'est un Apode; le tissu osseux, examiné sur une côte et sur l'apophyse transverse d'une vertèbre, présente de véritables ostéoplastes; le vomer est intimement soudé avec les intermaxiLlaires en une masse unique et les maxillaires, très allongés, armés de dents fines et égales, entrent dans la composition de la mâchoire supérieure, particularités qui conviennent très exactement au sous-ordre auquel je rapporte ce Poisson; il ne présente pas d'ailleurs de nageoires ventrales ; les pectorales, bien distinctes, sont placées en arrière d'un orifice branchial étroit, latéral.

1) Pour la détermination du genre, un caractère important se tire de la présence d'écaillés de la forme habituelle dans ce groupe, quand elles s'y rencontrent, c'està-dire du type sous-épidermique. Cinq genres peuvent être cités comme pourvus de ces organes : Simenchclys, llyophis, Histiobranchus, Synaphobranchus, Anguilla. Pour les trois premiers, la nageoire dorsale commence très en avant, au-dessus de la pectorale ou très peu après elle; ici son origine est à 27"" du rostre, c'est-à-dire vers le tiers antérieur du corps, à plus de deux longueurs de tète en arrière de l'orifice branchial. Les Synaphobranchus ont les orifices branchiaux réunis dans une fossette commune sur la ligne médio-ventrale. C'est donc au genre Anguilla qu'appartient l'individu ici étudié, les autres caractères venant d'ailleurs confirmer cette conclusion. Il doit même, sans entrer dans de plus amples détails, être assimilé à l'Anguille vulgaire {Anguilla anguilla Linné).

» Cette capture, dans de telles circonstances, non seulement confirme le fait incontesté que l'Anguille descend à la mer, mais encore montre que dans certains cas elle s'y avance assez loin pour devenir la proie d'animaux qui ne vivent qu'au large, comme les grands Cétacés. D'autre part, plusieurs iclithyologistes ont supposé que les individus de taille exception-

nelle, dépassant le poids de doo^'' à Soo^'", qui se rencontrent de temps à autre dans les étangs, devaient être regardés comme des femelles stériles sédentaires dans les eaux douces; l'observation du capitaine Chaves parlerait contre cette hypothèse.

» En raison de l'obscurité qui entoure encore le mode de reproduction de cette espèce, le fait mérite de fixer l'attention, car on n'en a pas cité, je crois, d'analogue, la présence des Anguilles dans leur migration annuelle n'ayant été constatée jusqu'ici, en eau salée, qu'à l'embouchure des cours d'eau et dans les régions absolument littorales, jamais en pleine mer. Peut-être font- elles alors partie de cette faune pélagique, qui ne paraît jamais à la surface et de même ne touche jamais le fond, faune dont les découvertes déjà faites par S. A. S. le prince Albert de Monaco, dans des circonstances analogues ('), permettent aujourd'hui d'entrevoir l'existence. »

ZOOLOGIE. — Sur le développeiiient rf'Alpheus minus Say. Note de M. H. CouTiÈRE, présentée par M. Milne-Edwards.

« Chez certains Alphéidés, le développement de la larve peut être, dans la même espèce, avancé ou retardé, suivant les individus et les conditions dans lesquelles ils se trouvent, ainsi que j'ai pu m'en assurer en comparant, sous ce rapport, des spécimens cV Alpheus minus (S?iy) de la mer des Antilles et d'autres recueillis dans le golfe de Californie, à l'île de San José.

» Chez les premiers, le développement est très abrégé. Ainsi que l'ont vu Brooks et Herrick sur des exemplaires (^) vivant aux îles Bahama en commensaux d'une Éponge, la larve possède, au sortir de l'œuf, tous les

(') Notes sur un Cachalot {Bull. Muséum Ilist. nat., t. F, p. 3o5; il\ décembre .895).

(2) Brooks et Herrick {Mein. of the national Acad. of Sciences, Washington, vol. V; 1891) nomment cette espèce Alpheus Saulcyi, var. brevicarpus. J'ai signalé son identité avec les types ù^ Alpheus minus Say, conservés au British Muséum, et montré qu'il convenait de la ranger avec les formes analogues, dans le genre Synalpheus sp. Bâte (II. Goutière, Bulletin de la Société enlomologicjue, n°s 7 et 8, i8g8). L'espèce décrite et figurée par Brooks et Herrick {loc. cit., Vol. l, p. 465) sous le nom de A. minus ou de A. niinor n'est synonyme ni de Synalplieus minus Say, ni de Alpheus minor de Haan. Elle est vraisemblablement très voisine de A. Packardi Kingsley et de A. Bermudensis Bâte.

appendices de l'adidte. Les deux premières paires de patles thoraciqiies sont munies de pinces didactvles, la paire antérieure étant, comme chez l'adulte, nettement asymétrique. Toutes, sauf la cinquième paire, portent un exopodite. J'ai constaté la parfaite exactitude de ces faits sur un spécimen long de 43°"" et portant environ 170 œufs sur le point d'éclore. Le plus grand diamètre de ceux-ci est i™™,75; la larve mesure près de 4"" entre le bord antérieur des pédoncules oculaires et l'extrémité du telson ( ' V

» Parmi les exemplaires d'A/pheas minus provenant de San José, se trouvent plusieurs femelles dont l'une, longue de 40°"°, porte près de 400 œufs en voie d'éclosion. Les larves, dont beaucoup ont l'abdomen et les appendices normalement étendus, mesurent seulement 2™", 5 et sont dans un état de développement beaucoup moins avancé que les précédentes.

» Les pattes thoraciques des paires i, 2 et 5 existent seules à l'état de rudiments. Les deux premières sont formées d'un endopodite et d'un exopodite presque égaux, l'un et l'autre cvlindriques et sans divisions apparentes. Le rudiment de la cinquième paire est, comme chez la plupart des Lucyphotes (Boas), dépourvu d'exopodite. L'abdomen, dont tous les segments sont distincts, ne possède encore aucun appendice. Les rames externes des uropodes sont seules visibles par transparence sous la cuticule du telson.

» Les larves de cette femelle recueillie à San José sont celles qu'on observe normalement chez la plupart des espèces d'Alpheus. Elles se distinguent déjà, cependant, par une légère accélération du développement: la zoë habituelle d'Alpheus ne possède que les rudiments des pattes thoraciques I et 5, le sixième segment abdominal n'est pas encore distinct du lelson et ne porte aucime trace des uropodes.

» Ce cas remarquable de pœcilogonie chez Alpheus minus Sav, est à rapprocher des différences de même ordre signalées par Boas (Zool. Jahrb. System., Bd 4, p. 793; 1889) entre les variétés de Palœmonetes varians habitant soit les eaux douces, soit la mer. Toutefois, les adultes d'Alpheus minus, séparés seulement par une légère diversité d'habitat {-), sont rigoureusement identiques jusque dans les moiadres détails, tels que le point de

(') Cel Alphée avait été trouvé, avec plusieurs autres de la même espèce, par l'expédition du Blake à Key-West, par i ou 2 brasses de profondeur. J'ignore si ces crustacés vivaient en commensaux, d'une Eponge.

(-) Les exemplaires de San José ont été recueillis dans les Madrépores de cette localité par M. Léon Diguet, voyageur du Muséum.

G. R., 189S. I" Semestre. (T. CXXVI, N' 20.) l85

bifurcation du fouet externe a ntennulaire et le nombre de rangées obliques de soies sur le cinquième propodile.

» Je crois nécessaire d'insister sur cette identité, en raison du cas beaucoup plus complexe signalé par Brooks et Herrick (/oc. cit., pp. 365, 378, Pi. 16 à 20), chez Alpheiis helerochelis Say. La larve de cette espèce qui, à Nassau (Bahama), est une zoë ordinaire A'Alpheits est, d'après ces auteurs, tout à fait différente à Beaufort (North Carolina) par le nombre et le mode d'apparition des appendices présents. Enfin, d'après Packard (rl/wer. Nalur., Vol. XV; 1881), A. helerochelis de Rey-VVest, vivant comme ,4. minus, dans les Eponges, éclôt de même, avec tous les appendices de l'adulte. Ces remarquables observations demanderaient à être précisées par les diagnoses rigoureuses des adultes. Les spécimens de Nassau et de Beaufort sont déjà, d'après Herrick, deux variétés distinctes, et peut-être faut-il voir, dans A. helerochelis de Rey-West (Packard) une forme voisine plus distincte encore, Alpheus microrynchus de Man (Zool. Jahrb. Syst., Bd. 9, p. 762; 1897), possédant des œuis en petit nombre, volumineux, et dont le développement est indubitablement très abrégé. »

BOTANIQUE. — Origine de la slrucliire des lenlicelies. Note de M. He.vri Devaïjx, présentée par M. Gaston Bonnier.

« Les lenticelles ont été étudiées par un assez grand nombre d'auteurs . parmi lesquels Hugo Mohl ('), Trécul (=*), Stahl ('), Haberlandt (*), Rlebahn ('), etc. ont publié les travaux les plus importants. H est admis aujourd'hui que les lenticelles sont des petites plages de périderme poreux, c'est-à-dire des régions étroites dans lesquelles le liège et le pheiloderme sous-jacent possèdent des méats entre leurs cellules.

» L'activité de l'assise génératrice (phellogène) y est, du reste, plus considérable, de telle sorte que cette assise donne, en dehors, un liège

(') Hugo Mohl, Flora, i836, el Verm. Schriflen, iS^o.

(2) Tréotl, Comptes rendus, t. LXXIll; 1871.

(') Staul, Entwickelungsgeschichle und Anatomie der Lenticellcn (Bol. Zeitung; 1878).

(*) Haberlandt, Bcitràge zur Kcnntniss der Lcnlicellcn {Sitzungsbericlile der K. Akad. der Wiss. in Wien, Bd. 72; 1875).

("') Klebahn, Die Rindenporen {Iiiaug. Dissert., léna, 1884 ).

plus épais, en dedans un phelloderme également plus épais, d'où résulte une forme de lentille biconvexe.

)> Stahl appelle les cellules du liège lenticellaire des cellules comblantes. Ces cellules forment, en effet, dans la lenticelle, une masse qui la remplit et déborde au dehors; elles présentent ce caractère d'être tardivement subérifiées et moins que celles du vrai liège. Ce ne serait que de temps à autre, à la fin de la période végétative ou plusieurs fois dans l'année, que l'assise génératrice donnerait naissance à un liège plus dense, comparable au liège ordinaire, et formant ce que Slahl appelle les couches de fermeture et les raies intermédiaires. Rlebahn a reconnu, en particulier, ce fait important que jamais les cellules comblantes ne sont subérifiées. Il les regarde, du reste, ainsi que Stahl, comme formées /jar u/i cloisonnement centripète de l'assise génératrice, et les assimile, à cause de cela, au phelloïde de von Hohnel, c'est-à-dire à un vrai liège non subérifié, intercalé au milieu du liège subérifié.

» J'ai repris l'étude du développement et de l'évolution des lenticelles, et j'ai pu me convaincre que l'opinion devenue classique à ce sujet est le plus souvent erronée. Dans presque tous les cas, les cellules comblantes représentent du phelloderme plus ou moins transformé et non pas du liège non subérifié. L'ancienne assise génératrice a cessé de fonctionner et il s'en est formé une nouvelle à une certaine profondeur, rejetant une portion du phelloderme qui produit les cellules comblantes. En un mot, les lenticelles sont de petites plages, comparables au rhytidome, présentant des péndermes successifs, mais avec cette particularité que les nouveaux cloisonnements se produisent en général dans le phelloderme et non dans l'écorce primaire. De nouveaux cloisonnements apparaissant au milieu d'une file radiale de cellules, si l'on n'assiste pas au début même de ces cloisonnements nouveaux, il ne vient pas à la pensée qu'un déplacement ait pu se faire : la nouvelle assise génératrice est prise pour l'ancienne et les cellules du phelloderme situées au-dessus sont prises pour de jeunes cellules de liège issues d'un cloisonnement très rapide. L'erreur est d'autant plus facile à fair« que très souvent les cellules phellodermiques ainsi rejetées sont hypertrophiées et devenues méconnaissables. L'ancien phellogène subit du reste le même sort, ce qui achève de rendre l'erreur à peu près inévitable si l'on n'a pas suivi tout le développement.

» La réalité des changements que j'indique ici a pu être établie sur un ensemble de faits concordants, parmi lesquels je citerai les suivants :

» i» Dans certaines plantes (exemple : Salix. Cnriaria), toutes les lenticelles

situées en haut des branches vigoureuses éclatent largement au printemps, et il s'établit une nouvelle assise génératrice très profonde, taillée à la fois dans l'écorce primaire (sous le milieu de la lenticelle) et dans le phelloderme (sur les côtés). Ces inclusions d'écorce primaire démontrent amplement le déplacement de l'assise génératrice.

» 1° Sur ees mêmes plantes et sur beaucoup d'autres on trouve des lenticelles s'ouvrant moins complètement; le phelloderme, souvent très épais en hiver, y devient subitement beaucoup plus mince au printemps, principalement au milieu de la lenticelle, juste dans la région où il se trouvait le plus épais. Ce fait avait été observé par Klebahn qui en avait soupçonné la cause sans s'y arrêter.

» 3° En examinant des lenticelles au printemps, à un moment favorable, on peut assister aux premiers débuts du cloisonnement : dans certaines files cellulaires du phelloderme on ne voit encore aucun changement; dans d'autres, une ou deux cellules situées à une certaine distance de l'ancien phellogène commencent à grandir et à se cloisonner : c'est le début de la nouvelle assise génératrice. Ces faits s'observent aussi bien quand il n'y a pas hypertrophie partielle du phelloderme [Querciis) que lorsque celle-ci a lieu {Coriaria, Sarnbucus). \

» 4° On peut, dans quelques cas particulièrement favorables, rencontrer des lenticelles où l'hypertrophie du phelloderme est déjà notable sur plusieurs assises, sans aucun cloisonnement au-dessous. L'ancien phellogène lui-même est ainsi hypertrophié; chacune de ses cellules devient une cellule corah\dLi\le{Gleditschia, etc.).

» On rencontre, à côté, d'autres lenticelles un peu plus avancées, montrant les nouveaux cloisonnements à la limite interne des cellules hypertrophiées.

» 5° En plaçant des rameaux dans l'eau, ou plus simplement dans l'air humide, on voit, au bout de peu de jours, une hypertrophie considérable se produire : c'est aux dépens des cellules du phelloderme. Chaque cellule s'allonge énormément Vers l'extérieur, de sorte que la masse entière devient tellement volumineuse, qu'elle fait hernie au dehors, après avoir brisé les couches de fermeture. L'hypertrophie peut gagner même l'écorce primaire; au début, on n'observe aucun cloisonnement, mais les cellules profondes, peu ou point hypertrophiées, se cloisonnent bientôt sur une, deux ou trois assises, donnant ainsi une nouvelle zone génératrice.

» Ces derniers faits, observés sur un grand nombre de plantes, apportent une démonstration expérimentale absolument décisive. Ils montrent que les cellules du phelloderine sont capables de s'hypertrophier et de se cloisonner avec la plus grande facilité, et que la lenticelle est une petite région en voie de continuelle accommodation aux conditions d'humidité extérieure.

» J'ai pu, du reste, par cette voie expérimentale, obtenir sur quelques sujets des lenticelles présentant .simultanément deux ou trois assises génératrices superposées.

» L'assise génératrice nouvelle, quelle que soit la profondeur à laquelle elle s'est établie, donne des cellules nouvelles, surtout vers l'intérieur, par cloisonnement centrifuge, de sorte qu'au bout de quelque temps le phello-

derme a repris son épaisseur primitive. Toutefois, il se produit aussi quelques cellules vers l'extérieur, et ces cellules siibérijlenl presque toujours immédiatement leurs membranes. Ce sont ces cellules subérifîées qui représentent seules le véritable liège lenticellaire.

» Conclusions. — i" L'assise génératrice des lenticelles n'est pas ordinairement une assise permanente. Elle cesse de fonctionner en se transformant tandis qu'il s'en établit une nouvelle plus profonde dans le phelloderme, assezsouvent aussi dans l'écorce primaire.

11 2" Les cellules arrondies ou allongées qui remplissent fréquemment les lenticelles, et que l'on regarde généralement comme un liège non subérifié, représentent en réalité du phellodenne modifié inclus au milieu de péridermes successifs.

» 3" Le seul vrai liège des lenticelles, à développement centripète, est repiésenté par les couches appelées raies intermédiaires ou couches de fermeture, c' est-à-dire par des cellules subérifîées beaucoup plus intimement unies que les cellules comblantes et ayant les caractères essentiels du véritable liège. >

BOTANIQUE. — Sur l'origine du thalle des Cutlèriacées. Note de M. C. Sautageau, présentée par M. Guignard.

(■ Le thalle des Cullerin et des Zanardinia a une structure bien particulière, puisqu'on pourrait le comparer à des fdaments à' Ectocarpus soudés latéralement; mais, malgré les recherches entreprises sur ce sujet, on ignore complètement comment il prend naissance, et les observations faites sur la germination des éléments reproducteurs sont loin d'être concordantes ( ').

» On sait que deux types de germination ont été obtenus : celui de Thuret et celui de M. Falkenberg. Le développement parthénogénétique des oosphères du Cutleria multifida a donné à Thuret des plantules ressemblant à un très jeune Ectocarpus, mais on ignore leur sort ultérieur. Il semble que M. Reinke a obtenu quelque chose de semblable à Naples avec les oosphères fécondées des Zanardinia, aussi bien qu'avec les zoospores de la même plante. Mais, d'après M. Falkenberg, les oosphères du Cutleria

(') G. Sacvageau, Remarques sur la reproduction des Pliéosporées et en parliculier des Ectocarpus {Ann. Se. nat., YIII'-' série, t. II; 1896).

multifida ne germent à Naples qu'après avoir subi la fécondation; elles donnent des plantules à croissance lente, composées d'un petit prothalle dressé, à la base duquel se développe une lame perpendiculaire qui ne peut nullement être comparée à un Cutleria, et l'auteur admet qu'elle deviendra ultérieurement un Aglaozonia. Il y aurait alternance de génération et VAglaozonia serait la forme asexuée du Cutleria. M . Falkenberg ayant obtenu ces plantules en grande abondance, sansjamais voir la forme figurée parTliuret, soupçonne Thuret de s'être trompé et d'avoir représenté des germinations d'Ectocarpiis et non de Cutleria. Tout récemment, M. Church a obtenu à Plymouth la forme falkenbergienne de germination par le développement parlhénogénétique des oosphères de ce même Cutleria multifida, et des filaments dressés portant des anthéridies par la germination de zoospores à'' Aglaozonia reptans, filaments comparables à la variété confervoides du C. multifida rencontré à Helgoland par M. Ruckuck.

» Le Cutleria adspersa a été étudié par M. de Janczewski à Antibes en i883. Pour lui, les seules oosphères fécondées germent; elles donnent un petit prothalle à symétrie dorsiventrale, qui ne semble pas devoir produire d'expansion latérale comme celui des cultures de M. Falkenberg.

» J'ai observé le Cutleria adspersa à Guéthary (Basses-Pyrénées) ('), et comme le très lent développement des germinations des Cutleria dans les cultures, signalé par tous les auteurs précédents, dépend probablement des conditions imparfaites d'existence auxquelles on les soumet, j'ai pensé à chercher des plantules développées dans la itature. En effet, sur les thalles même du Cutleria, j'ai trouvé en avril et en mai les deux formes de germination, vivant en épiphytes, celle de Thuret et celle de M. Falkenberg; elles croissent isolées ou pêle-mêle, sur les thalles mâles ou femelles, sur les sores ou sur les espaces stériles.

« A. — Le dessin publié par Thuret correspond parfaitement à la réalité. Un filament de germination se dresse, tout à fait semblable alors à un filament d'un jeune Ectocarpus; bientôt, quelques-unes de ses cellules inférieures émettent chacune une branche monosiphoniée, qui s'élève parallèlement au premier filament et contre lui; puis, ces branches se ramifient de même et adhèrent l'une à l'autre par leur base. La plantule, attachée au subslratum par quelques rhizoïdes devenant de plus en plus nombreux, est alors formée par une sorte de tige compacte due à la soudure des branches dressées, terminée par un bouquet de filaments libres, identiques aux cils qui bordent le thalle du Cutleria, chacun des cils étant l'extrémité d'une des branches.

(') C. Sauyageau, Note préliminaire sur les Algues marines du golfe de Gascogne {Journal de Botanique, t. XI, 1897).

Au fur et à mesure que la tige grossit, par augmentation du nombre des branches dressées et soudées, la partie libre s'étale, s'évase, et la plantule se termine alors par un petit entonnoir formé par les cils, soudés eux-mêmes inférieurement. Bientôt, la tige compacte ne s'accroît plus en longueur ni en largeur, les cils se ramifient à leur base et dans le même plan, de sorte que l'entonnoir s'élargit progressivement, en même temps qu'il s'allonge par le cloisonnement transversal simultané de chacun des cils. Si l'accroissement est parfaitement régulier, la plantule devient un entonnoir à section circulaire, à bord cilié et porté par un pied solide, mais souvent il se déchire suivant une génératrice, et s'étale en une lame triangulaire, parfois aussi en deux ou trois lames triangulaires. Cette déchirure se produit d'ailleurs nécessairement plus tôt ou plus tard. Quoi qu'il en soit, à partir de ce moment, la plantule possède tous les caractères d'un thalle jeune de Culleria adspersa.

» B. La forme décrite par M. Falkenberg se retrouve aussi parfaitement caractérisée, et à tous les états du développement. Les premiers états sont de petites colonnettes dressées perpendiculairement au substratum, fixées par quelques crampons, et dont le cloisonnement est dabord uniquement transversal; elles correspondent tout à fait aux plus jeunes plantules représentées par JL de Janczewski ; puis, apparaissent des cloisonnements longitudinaux et un ou parfois deux poils terminaux. Un bourgeonnement unilatéral des cellules de la colonnelte, ou des cellules situées tout près de la base, produit une lame rampante qui s'accroît par sa périphérie à la manière d'un Aglaozonia, de telle sorte que la colonnette, totalement excentrique, semble insérée à l'extrémité de cette lame. Assez généralement, une touffe de poils apparaît sur la lame rampante tout près de la base; plus tard, d'autres se développent à sa surface. Les plus grandes lames rampantes que j'ai vues jusqu'à présent atteignent un millimètre à un millimètre et demi ; elles s'appliquent sur le substratum sans s'y attacher, et sont fixées seulement par les rhizoïdes de la colonnette ; celle-ci est sans doute destinée à disparaître ultérieurement, car elle se brise facilement à sa base.

» Les deux sortes de germinations sont toujours nettement distinctes, et il n'y a jamais de formes de passage entre elles.

» Les observations précédentes prouvent : i° que les germinations obtenues par Thuret, bien loin d'être dues à une erreur, étaient au contraire le début d'un vrai thalle de Cutleria; les thalles du Culleria muliifida et du Cutleria adspersa se développent donc de la même manière, et celui du Zanardinia, quia la môme structme, a nécessairement aussi la même origine; l'affinité que j'ai indiquée {^loc. cit.) entre les Cutleria et les Ectocarpus est confirmée par cette étude; 2° que les germinations obtenues par 31. Falkenberg ne sont pas limitées à des cultures de laboratoire, mais se retrouvent aussi dans la nature; 3° que les deux modes de germination ne sont pas dus à des différences de Heu, de saison, ni de température, puisqu'on les rencontre simultanément et côte à côte sur un même substratum.

» Par contre, ces observations nous laissent dans l'ignorance sur la nature des éléments reproducteurs qui produisent ces plantules, mais je

( i438 ) publierai prochainement les résiillats que j'ai obtenus dans mes expé-

BOTANIQUE. — Sur le Seploria graminnm Desm., destructeur des feuilles du Blé. Note de M. L. Mangin, présentée par M. Guignard.

« Parmi les diverses espèces de Champignons que l'on trouve sur les feuilles du Blé et des autres céréales, diverses espèces de Septoria, notamment le Septoria graminurn Desm., ont récemment attiré l'attention.

» Considérée d'abord comme un saprophyte développé sur des feuilles languissantes ou parvenues au terme de leur existence, cette espèce, fréquente au printemps sur les feuilles des Blés d'hiver, a été rangée au nombre des parasites par M. Frank (') dans une revision des Champignons des céréales; un de ses élèves, M. Rrùger {•), a essayé de fournir la démonstration expérimentale du parasitisme. Les essais entrepris ont bien montré une altération des points inoculés, mais, malgré les précautions prises pour assurer la pureté des semis, le résultat demeure incertain, M. Rriiger n'ayant pas obtenu les fructifications du Septoria graminurn.

» J'ai pu celte année, grâce à l'obligeance de M. Brandin, membre de la Société nationale d'Agriculture, qui dirige avec tant de succès une exploitation importante à Galande (Seine-et-Marne), faire des observations complètes sur le parasitisme de cette espèce.

» L'hiver doux et pluvieux que nous venons de traverser a été favorable à l'extension des parasites, car, dès le commencement de février, je trouvais déjà un grand nombre de feuilles remplies de pycnides avec des spores en bon élat de germination.

)) L'examen des feuilles a révélé la présence exclusive d'un Septoria, dont les pycnides sont plus du double de celles que M. Frank signale poiu* le S. graminurn; elles atteignaient lôo"^ à 200^, mais les spores sont semblables à celles de cette espèce. La dimension des pycnides n'est pas, comme nous le verrons plus loin, un caractère aussi constant que l'indique la description de Desmazières (^).

(') FiiANK, Die unseren deutschen Getreidepilze {Beriche d. D. Bot. Gesells., Bd. 13; 1895).

(-) Krueger, BcUrrige ziir Kennlniss von Septoria grami/iiim {Bcrichle d. D. Bot. Gesells., Bd. 13; 1890).

(^) J.-B. Desmazières, Dixième Notice sur quelques plantes cryptogames, la plu-

» Ces pycnides s'ouvrent au-dessous des stomates pour laisser échapper les spores filiformes, flexueuses, homogènes. L'épiderme des parties envahies, traité par les réactifs iodés, montre çà et là, parfois en grand nombre, des taches incolores ou à peine colorées portant au centre une, parfois deux perforations complètes représentant, sans aucun doute, la voie d'introduction des filaments mycéliens.

» Les spores germent facilement et forment en même temps, comme M. Krûger l'a montré, des tubes mycéliens et des spores secondaires ou sporidies, les variations du milieu de culture déterminant la prédominance de la forme mycélienne ou de la forme dissociée.

» A plusieurs reprises, en février et en mars, j'ai semé sur le Blé des spores de Septoria recueillies en isolant les pycnides mûres et en les plaçant dans l'eau distillée bouillie. Les feuilles de Blé étaient maintenues appliquées contre des fragments de papier à filtrer, humectés avec l'eau contenant les spores. Au bout de trois à cinq jours, les feuilles examinées étaient couvertes de spores en voie de germination, les unes produisant des filaments mycéliens, d'autres les spores secondaires. Seules, les spores ayant formé un mycélium ont pénétré dans la plante hospitalière; les hyphes sécrètent sans doute une substance très active qui fait disparaître la cellulose autour du point attaqué et facilite la perforation de l'épiderme. L'action novice exercée par les filaments mycéliens est si rapide que les cellules épidermiques n'ont pas le temps de sécréter une gaine plus ou moins épaisse de cellulose constituant, pour d'autres Champignons du Blé, une protection parfois efficace contre l'invasion.

» Enfin, le 17 avril, j'ai semé de nouveau les spores sur des plantules de Blé au moyen d'un pulvérisateur déposant l'eau qui les tenait en suspension sous la forme de fines gouttelettes; pendant trois jours, les plantules ont été recouvertes d'une cloche destinée à supprimer l'évaporation de l'eau et à favoriser la germination et l'infection. Sept jours après, le 24 avril, toutes les feuilles développées au moment des semis ont commencé à jaunir; les taches jaunes, d'abord petites et nombreuses, donnaient aux pousses de Blé un aspect panaché particulier; bientôt la teinte jaune s'est étendue et la teinte verte a disparu.

» Enfin, le 3o avril, les feuilles ont pris par place, soit à l'extrémité, soit en un point de leur longueur, une teinte blanchâtre et, au milieu des

part inédites, récemment découvertes en France (Ann. Se. nat. Bot., 2" série, t. XIX, p. 335).

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