‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 330 sur 425 · C. R., 1898, I" Semestre. (T. CXXVI, N · texte numérisé non relu

C. R., 1898, I" Semestre. (T. CXXVI, N

( i448 ) tigmatisme, qui, pour le verre bisphérique, est dans le cas d'incidence oblique excentrique de mêmes sens et forme que dans le cas d'incidence oblique centrale, change même de sens pour un certain nombre de ménisques de plus en plus bombés, pour reprendre sa première forme quand la courbure des ménisques augmente encore davantage. Avant de changer de signe, l'astigmatisme doit forcément passer par o. Il y a donc, }>our les verres concaves ci-dessus désignés, chaque fois deux ménisques pour lesquels l'astigmatisme et, par conséquent, la déformation des objets situés latéralement à l'infini sont théoriquement nuls.

» L'un de ces deux ménisques est toujours peu bombé; sa convexité esl, au maximum, égale à celle d'un verre plan-convexe de 2,5 à 3 dioptries. Pour la plupart des verres concaves en question le ménisque anastigmate le moins bombé diffère même peu d'un verre plan-concave. Il est donc facile à fabriquer et son aberration de sphéricité est modérée et pratiquement sans importance.

» Quant aux verres convexes, mes calculs m'ont démontré que, contrairement à ce que les auteurs ont cru jusqu'ici, la forme méniscoïde n'offre pour eux que très peu d'avantage. Il n'y a pas de ménisques convergents anastigmates pour la réfraction oblique excentrique, et pour que l'astigmatisme fût sensiblement amoindri dans ces conditions-là, il faudrait avoir recours à des ménisques excessivement bombés, entachés d'une aberration de sphéricité énorme et d'un poids insupportable.

» Contrairement à ce qu'on pensait à ce sujet (voir Nagel, Bull et autres), la forme périscopique est donc sans grande utilité pour les verres convexes, tandis que pour les verres concaves les ménisques fabriqués d'après les règles queje vais exposer tout au long dans mon travail détaillé devraient

ABSOLUMENT REMPLACER LES VERRES BICONCAVES ORDINAIRES. J'ai COUStruit.

avec les données de mes calculs, une courbe qui indique pour tous les verres concaves prescrits en Oculistique la forme du ménisque la plus avantageuse pour la vision décentrée. Cette courbe devrait, à l'avenir, toujours guider l'opticien.

» J'ai aussi vérifié expérimentalement l'exactitude de mes calculs dans deux cas de myopie (de [\,o et de 9,0 dioptries) qui se prêtaient tout particulièrement à ce genre de recherches, grâce à l'état parfait de la vision et à l'absence complète d'altérations ophtalmoscopiques et d'astigmatisme oculaire. J'y ai comparé, dans des conditions d'expérience rigoureuses, la vision centrale dans le regard droit avec celle qui s'observait dans le regard

( i449 ) latéral, et cela tant pour l'œil pourvu d'un verre biconcave que pour l'œil muni de ménisques de plus en plus bombés. Les résultats de ces expériences étaient en harmonie complète avec mes calculs. »

PHYSIQUE DU GLOBE. — Variations commandées par /a Lune dans la pression et les composantes horizontales du vent. Esquisse de discussion des formules. Génération des dépressions. Note de AI. A. Poixcaré, présentée par M. Mascart.

« Si l'on applique les formules (') à un seul astre et qu'on supprime le coefficient de son attraction, elles deviennent :

» i = sinSsin). -i- cosâcosl COS7., une sinusoïde à écart cosScosÀ sur l'abscisse -i-sinSsinA;

« V = cosSsinx, une sinusoïde à écart cosS sur tous les parallèles;

» y' = — sinScos). + cosâ sin7. cosa (ou i de go" -T- à"), une sinusoïde à écart cosS sinX sur l'abscisse — sinS cos/.

M Si l'on prend la déclinaison movenne 5 = o, on a Z^cosacosx; Y = sin x; y= sinX cosa..

» C'est à ces trois ondes qu'on arriverait en combinant des observations de longue durée et en éliminant l'action solaire, ce qu'on peut faire avec une très suffisante approximation. Mais c'est en vain qu'on multiplierait les harmoniques pour arriver à représenter les situations successives par un ensemble d'ondes en mouvement. On trouve, il est vrai, des formes harmoniques dans les courbes annulaires données, sur un parallèle, par les moyennes en une situation déterminée de l'astre; comme les ondes simples, ces harmoniques ne sont que des subslrata, des règles pour établir des jalonnements à travers la complexité des faits.

M Les courbes annulaires sont très différentes pour une même déclinaison de l'astre, suivant qu'elle est ascendante ou descendante. Cela tient à ce que les hauleui's des diagrammes représentent des sommes d'actions instantanées variant dans un sens différent.

» Soit â boréale. On a, sur les deux hémisphères :

(') ^'oir Comptes rendus, t. CXXVI, n»^ 14, 16 et 18, et spécialement p. 1004 et io55. On prend pour origine le méridien de l'astre à l'instant considéré.

Méridien de dépression Méridien de compression

(c(jlé de l'asLie). Orlljogonal E. (opposé). Orthogonal W.

Y, onde uniforme pour tout le globe : cosî sina. Y = o •( =^ — -ces S f ^ o Y=^ + coso'

Pôle Nord :

y':=+coso l^=+sino y'=o i;=-(-sino y'=^ — cosS 2=z-|-sino -^'^=0 S^ + sin5

y'^+cos20 S=:-|-sin2o y'= — sin^o i:z= + |sin23 Y^ — i S = o y'=: — sin^o S:=+^sin •

y'=io S=4-i ■(■';= — -Jsin23 Sz= + sin2o -('= — sin28 S^ — cos25 -(•'= — |sin20 S=;+sin'i

Equateur :

y'= — sinS S ^4- CCS S •''=: — sino S^o y'^= — sin3 S = — coso Y'=^~sino S=ro

-(•'== — sin2o S^+cos28 -,''=^ — |sJn2S S=: — sin-3 y'=o -=- — ' ï'^^ — 2sin23 S=— sin'o

-/'::= — I S=:o 7'= — ^sin'3 2 = — ' sin 2 0 Y'r= + cos20 -,^ — sin28 ~('^ — sin^o S=i — {sin^

Pôle Sud :

y'=— coso S— — sinS -,"=10 2=: — sino y'=+cos3 Sr=— sind y'=o Sr;: — sinô

» Ces valeurs, où la parallaxe est provisoirement négligée, correspondent, on le sait, à un cylindre d'attraction, tangent à la Terre en rotation et dont l'axe fait avec l'équateur l'angle S. Si l'on tient compte de la variation de L', l'enveloppe atmosphérique est plus soulevée sous la Lune et moins comprimée à l'antipode, qu'elle n'est tirée sur le cercle tangent.

» Tels qu'ils se trouvent ainsi groupés, les mouvements dus à l'allraction de la Lune, avaient été antérieurement mis en lumière par la discussion des observations simultanées (').

(') Voir, en particulier, Comptes rendus, n° 20 (1896), Relations entre les mouvements lunaires et les mom'ements barométriques sur riicniisphùrc boréal (et la Noie jointe aux. diagrammes déposés en avril 1897).

» Ne pas oublier :

» Que, par suite de la proximité de la Lune, les effets sont très notablement plus forts que ne le ferait supposer la petitesse de l'action instantanée;

» Que, à la rencontre de deux courants opposés, où l'on a •- ou y' = o, l'impulsion est devenue nulle, mais les courants ont les vitesses contraires accumulées.

» Bornons-nous à un coup d'oeil sur ce qui se passe au méridien de la Lune.

» D'un pôle à l'autre, nous avons des vibrations perpendiculaires sur ce méridien, dues à la rencontre des -,- opposés.

)) Au point de soulèvement maximum nous avons, en outre, des vibrations suivant le méridien, dues à la rencontre des y'.

» De là, autour de ce point, des vibrations circulaires, que les déviations des y' et l'afflux de l'air ambiant changent rapidement en rotation du sens propre à l'hémisphère, pendant que la Lune continue à soulever, disjoindre et subdiviser les couches superposées (').

» Le tourbillon ainsi formé, emporté vers l'VV, est retardé dans sa marche par la résistance de l'air, qui augmente sa composante W. Il reste de plus en plus en arrière du méridien de dépression et reçoit constamment de l'équateur le vent S, — sinS. Après avoir rejoint des tourbillons antérieurs ou avoir été repris par le méridien de dépression du jour suivant, il tourne vers le N aux abords du méridien continental, où il est renforcé et chargé pour la marche vers NE par d'autres mouvements affluents.

)) Ici encore, on trouverait des périodes harmoniques s'il n'y avait en jeu que rattraclion lunaire et si l'effet de cette attraction était uniformément varié.

» Le Tableau fait pressentir comme effets de la Lune, agissant seuls ou en concordance avec ceux du Soleil et des reliefs la tendance des dépressions à modeler leur marche vers le NE sur la marche en longitude de la Lune autour de la Terre, leur retour vers le S, l'envoi au tourbillon polaire, en Lune ou Soleil boréal, de dépressions détachées sur le méridien marin, au-dessous de la latitude 90° — S, etc., etc. »

[') Comptes rendus, n" IC (1898), p. iijS.

PHYSIQUE DU GLOBE. — Tremblements de terre du 6 mai i8f)8. Documents communiqués par M. 3Iasc.vrï.

Comme suite aux documents communiqués par M. Lœwy dans la dernière séance, M. Mascart transmet les observations suivantes :

« A l'École normale de Chambéry, M. Jullien a constaté un tremblement de terre assez violent, à i'^25°'; les oscillations ont duré de cinq à six secondes, leur direction était du nord au sud.

» A Annecv, M. Guerby signale une légère secousse d'une seconde environ, à i'' 20'".

« A l'observatoire de Saint-Genis-Laval, M. André signale des oscillations magnétiques, faibles sur l'appareil bifdaire et plus marquées sur le déclinométre. Elles ont commencé à i''2o"' et le calme était rétabli à

» Un fait analogue s'est produit à Genève, d'après M. Soret, à 2'' 10'" ao' en temps moyen de l'Europe centrale, ce qui correspond à i''2o"'4o* de Paris.

M Les courbes magnétiques du Parc Saint-Maur ne portent aucune traça apparente du phénomène.

» D'autre part, les séismographes de Lyon, Grenoble et Genève n'ont pas été affectés par cette secousse. »

M. G. Perry adresse une Note de Physique mathématique ayant pour titre « Sur le mouvement conjugué du mouvement de concentration ».

La séance est levée à 4 heures et demie. M. B.

BULLETIN BIDLIOr.RAPHIQCE.

Ouvrages reçus dans la séance du i6 mai 1898.

Traité d' Analyse des substances minérales, par Adolphe C\R^•OT, Membre de l'Institut, Inspecteur général des Mines, etc. Tome premier : Méthodes générales d' Analyse qualitative et quantitative. Paris, V* Cli. Dunod, 1898; 1 vol. grand in-8". (Présenté par l'auteur. )

Les Actualités chimiques. Revue des progrès de la Chimie pure et appliquée, publiée sous la direction de M. Charles Friedel, de l'Institut. N" 4. 3o avril 1898. Paris, G. Carré et C. Naud; i fasc. in-8°.

Mémoires originaux des Créateurs delà Photographie, annotes et commentés par R. CoLSON, Capitaine du Génie, Répétiteur de Physicpie à l'École Polytechnique. Paris, G. Carré et C. Naud, 1898; 1 vol. in-8". (Présenté par M. A. Cornu.)

Annuaire géologique universel, par L. Carez, Docteur es Sciences, avec le concours de M. A. Perox, pour l'Algérie et la Tunisie. Année 1897. Tome XIV. Paris, avril 1898; i vol. in-8''. (Présenté par M. Gaudry.)

Technique et applications des i ayons X. Traité pratique de Radioscopie et de Radiographie, par G. -H. N!e\ve>glovvski, Préparateur à la Faculté des Sciences de l'Université de Paris. Paris, 1898; i vol. in-S".

Annales de l'Institut colonial de Marseille, publiées sous .la direction de M. le Professeur Edouard Heckel. 5" année. 4^ Volume. 1897. Marseille, Barlatier, 1898; i vol. in-8".

Ligniéres (Cher), ancienne station lacustre (avec une Notice posthume de M. Porcheron), par Lucien Je:<y. Bourges, H. Sire, 1898; i broch. in-8°. (Hommage de l'auteur.)

Archives du Musée Teyler. Série II, vol. V, quatrième Partie. Série II, vol. VI, première Partie. Paris, Gauthier-Villars et fils, 1898; 2 fasc. in-8°.

Transactions ofthe twenty-eighth and twenty-ninth annual meetings of the Kansas Academy of Science (1895-1896). Volume XV. Ransas, i8g8; I vol. in-8°.

ERRATA

Séance du 9 mai 1898.)

Note de M. P. Villard, Sur les rayons cathodiques Page i34o, ligne 3i, au lieu de remarqué, lisez marqué.

DES SÉANCES

DE L'ACADÉMIE DES SCIENCES

PRÉSIDENCE DE M. WOLF

iMEMOIRES ET COxMMUIVICATIOIVS

DES MEMBRES ET DES CORRESPONDANTS DE LAGADÉMIE

M. le Président annonce à l'Académie que, en raison des fêtes de la Pentecôte, la séance du lundi 3o mai sera remise au mardi 3i.

Notice sur M. Souillart, Correspondant pour la Section d' Astronomie ; par M. O. Callandreau.

« Il y a une année à peine, M. Souillart était élu Correspondant en remplacement de M. Gyldén. L'Académie voulait montrer dans quelle estime elle tenait le savant Auteur qui. pendant une trentaine d'années, avait consacré ses loisirs à l'étude de la théorie des satellites de Jupiter et réussi à apporter d'importants compléments au chef-d'œuvre deLaplace.

» C'est dans l'enseignement de M. Puiseux à l'Ecole Normale que ^I. Souillart puisa le goût des travaux de Mécanique céleste. Plus tard, le perfec-

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