C. ni. saslrocnémiens
Tabi.eai- III. - Tif^rix nu trnt ( iiiombrc iinlihienr <lroil ).
Fij;. A.
Attitudes du membre
antérieur droit
au trot.
Positions du squelette dans le membre antérieur
Fig. C.
Attitudes successives du squelette seul.
Fig. D.
Squelette. Notation :
courbes musculaires
du membre antérieur droit.
A, grand rond ;
B, sus-épineux;
C, triceps; D, biceps.
Tableau IV. — Tigris an trot (membres postérieurs).
Attitudes du m. postérieur droit au trot.
Positions du squelelle pour c'ha(|ue attitude.
Fig. C.
.\ltitudes du squelette seul.
Fig. D.
Squelette. Notation :
courbes musculaires
du membre postérieur droit.
\. ischiolibiaux :
B, rotulien;
C, gastrocnémiens.
M Aux membres postérieurs, des oscillations analogues s'observent du côté de la hanche; elles ont la même fonction, mais sont dues à un mouvement de balancement du bassin autour de son axe antéro-postérieur. Ces mouvements avaient déjà été démontrés par la Chronophotographie.
» L'analogie, déjà signalée, dans les trajectoires des pieds d'avant et d'arrière pendant le levé, s'explique par l'analogie des mouvements des articulations cubito-humérale et tibio-tarsienne. Or, bien que ces articulations ne soient pas analomiquement homologues, elles ont acquis, ainsi que le fait remarquer M. Baron, une sorte d'homologie fonctionnelle.
)> D. Les figures qui représentent les insertions des divers groupes musculaires font voir que les muscles de l'épaule qui agissent sur le bras, et ceux du bassin qui agissent sur la jambe, ne sont point homologues au point de vue de leurs insertions. Au membre d'avant, le sus-épineux et le grand rond a et è s'insèrent à l'humérus très près de sa tête et n'agissent que sur l'articulation de l'épaule; au membre postérieur, les muscles ischio-tibiaux a et le droit antérieur (rotulien) b vont du bassin à la jambe en franchissant le fémur; ils agissent donc, à la fois sur la hanche et sur le genou.
» Malgré ces différences anatomiques, a et Z» se comportent aux deux membres de façon analogue, a se relâchant quand b se contracte et inversement. Cette alternance se constate aisément sur les courbes a el b qui convergent et divergent tour à tour; cette relation s'observe aux deux membres et à toutes les allures. C'est un nouvel exemple d'homologies physiologiques dans des organes qui ne sont pas similaires au point de vue anatomique.
» La courbe c du membre postérieur présente très peu d'inflexions; et les faibles ondulations qu'elle montre sont exclusivement dans le sens du raccourcissement. L'extension de ce muscle, quand il se relâche, est donc limitée. Or il existe une disposition anatomique des muscles gastrocnémiens qui rend compte de cette particularité physiologique :
» A l'intérieur de ces inuscles règne, sur toute la longueur, une corde tendineuse inextensible qui ne s'oppose point à leur raccourcissement, mais limite leur allongement. Cette corde inextensible assure la solidarité des mouvements du genou et du pied, dont la flexion et l'extension sont associées chez le cheval, l'extension du genou commandant celle du pied.
» Il n'y a pas lieu de prolonger davantage l'énumération des renseignements qu'on peut tirer de ces sortes de figures; elles ont déjà fourni à M. Le Hello les éléments de sa théorie de la propulsion par les membres
( '479 ) antérieurs et postérieurs ('); une étude approfondie v fera trouver sans doute des éléments nouveaux pour mieux comprendre le mécanisme compliqué de la locomotion animale. »
ZOOLOGIE. — V origine des Vertébrés; par M. Edmond Perrier.
« Depuis les recherches de Kowalevsky (186G), on a successivement fait descendre les Vertébrés d'êtres indéterminés (Scolecida) qui auraient en même temps engendré les Tuniciers (Hœckel, 1866); des Vers annelés (Semper, Balfour, i874;Dohrn, 1875; E. Perrier, 1881 ; Levdwick Minot, 1 897 ) ; des Mérostomés primaires (Albert Gaudry , 1 883) ; des Balanoglossus (Bateson, 1884); des Némertes(Hubrecht, 1887); des Arachnides (Patten, 1891); des Crustacés (Gaskell, 1891); d'un animal voisin des Appendiculaires (Brooks, 1898, Willev, 1894).
» De pareilles divergences supposent évidemment ou que les principes de la Zoologie sont encore mal définis, ou bien qu'ils sont trop fréquemment perdus de vue, ou bien encore que l'on ne s'est pas suffisamment préoccupé de préciser la nature des caractères des Vertébrés, dont il fallait demander l'explication aux formes ancestrales. Nous voudrions établir ici qu'une application rigoureuse de principes incontestés conduit à une solution unique du problème et que celte solution est de tous points satisfaisante.
» Tout Vertébré présente les caractères essentiels suivants :
» 1° Le corps est bilatéralement symétrique et métaméridé dans toute sa longueur; 1° des cils vibratiles tapissent une étendue importante de ses surfaces externes ou internes, notamment les surfaces respiratoires; 3" durant la période enibrvonnaire, tout au moins, la région antérieure du tube digestif communique toujours, par des fentes latérales, avec l'extérieur; 4° l'appareil circulatoire est clos et présente un cœur situé au-dessous du tube digestif; 5° l'appareil sécréteur est constitué par un système de conduits qui se répètent, chez l'embryon, sur toute la longueur du corps et fournissent à l'appareil génital ses conduits excréteurs; 6° au-dessus du tube digestif s'étend, chez l'embryon, un cordon cellulaire plein, la corde dorsale, autour duquel se forment les vertèbres de l'animal adulte; 7" audessus de la corde dorsale se trouve le svstéme nerveux central enlière-
(') Comptes rendus, l. CXXII, p. i356-i36o; 8 juin 1896.