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» Ils se prêtent très facilement à la préparation d'un ensemble de dérivés nitrés, amidés, sulfonés, hydroxylés, qui sont à l'étude et dont quelques-uns sont susceptibles de recevoir une application technique.
» Dans une prochaine Communication nous ferons connaître d'autres termes de cette série et en particulier des composés oxyalcoyiamidés. »
CHIRURGIE. — De la cniation de nouvelles articulations entre des os normalement indépendants, dans les cas où les anciennes articulations, complètement détruites, ne peuvent être reconstituées. Cas de néarthrose cléido-humérale obtenue par la fixatio'i à la clavi:ule de l' extrémité flottante de la diaphyse humérale ; pai' M. Ollier.
« J'ai, à plusieurs reprises, entretenu l'Académie des movens chirurgicaux de refaire les articulations altérées par une cause pathologique ou traumatique. J'ai fait connaître la méthode générale qui m'avait permis, dans ces divers cas, d'obtenir des néarthroses régulières, et j'ai exposé les faits physiologiques sur lesquels cette méthode était fondée. Mon but avait été alors de démontrer qu'on pouvait obtenir des néarthroses de même type que les articulations enlevées.
» Je viens aujourd'hui envisager la question des néarthroses à un autre point de vue et montrer qu'on peut aller plus loin dans la réfection des articulations. On peut, en effet, établir des articulations, à la fois solides et mobiles, entre des os qui normalement sont indépendants ou, du moins, ne s'articulent pas entre eux. En les fixant l'un à l'autre et en conservant non seulement les tissus qui doivent assurer leur union, mais tout ce qui reste des muscles qui faisaient mouvoir l'ancienne articulation, on peut obtenir une néarthrose régulière, entourée d'une musculature assez puissante pour la faire fonctionner activement. C'est ce que je vais démontrer par le fait suivant : en fixant à la clavicule la diaphvse humérale, privée de son extrémité supérieure, j'ai rendu au bras sa force et ses fonctions. N'on seulement la tète humérale n'existait plus, mais la totalité de l'omoplate avait été enlevée, de sorte qu'il était tout à fait impossible de faire reconstituer une articulation scapulo-humérale. Le membre supérieur ne tenait au tronc que par des parties molles. Si la main et l'avant-bras pouvaient encore rendre quelques services, le bras, pendant le long du tronc et sans soutien osseux, tendait à s'abaisser de plus en plus. De l'ancien squelette de l'épaule il ne restait que la clavicule, dont l'extrémité externe, soulevée en haut par le trapèze, avait perdu tout rapport avec l'humérus. Entre cette extrémité saillante de la clavicule et le bout supérieur de l'humérus, on voyait une dépression profonde qui se trouvait juste au point oii aurait dû exister la saillie du moignon de l'épaule. Il v avait une distance de ~'^'° entre la clavicule et le bout supérieur de l'humérus, qui se perdait au mi-