‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 352 sur 425 · I. II. Théorie · texte numérisé non relu

I. II. Théorie

GO- 31,70 3t,92 31,76

Cr 18,76 18,89 i8,77

» On obtient le sel rouge dont nous avons parlé précédemment en plaçant, dans de l'eau bouillie, le sel jaune et en faisant traverser le tout par un courant prolongé d'acide carbonique. Le sel jaune se transforme peu à peu en un composé rouge brique. Cette transformation s'eflectue encore dans l'alcool à 60°. Malheureusement, l'attaque n'est que superficielle et le produit de l'action n'a pas une composition constante. Ce corps rouge

( '569 ) peut être préparé directement en faisant agir, sur l'acétate chromenx humide, une solution au ^ de carbonate de potassium, employée en quantité strictement nécessaire. C'est, dans ce cas, un précipité rouge se détruisant partiellement par les lavages et dont l'analyse n'a pu être fiiite.

» Ce sel, comme le précédent, déconij^ose l'eau à ioo°.

» Action du cnrhofiale de magnésium. — Si l'on met en contact d'acétate chromeux humide une solution saturée d'hydrocarbonate de magnésium, dans l'eau chargée d'acide carbonique, il y a réaction avec formation d'un corps rouge brun qui décompose l'eau à l'ébullition. L'analyse n'a pu en être faite, car, en même temps que le sel double se précipite, il y a dépùt de carbonate de magnésium, dont nous n'avons pu encore obtenir la séparation d'une manière satisfaisante.

» Avec les carbonates alcalino-terreux, nous n'avons pu séparer de composés doubles.

)) En résumé, le carbonate chromeux forme, avec le carbonate potassique, un sel double de couleur jaune en cristaux bien nets auquel l'analyse assigne la formule

(C0'lv-,C0^'Cr)-,3H-0,

et un sel double cristallisé de couleur rouge à formule indéterminée.

» Le carbonate de magnésium se combine au carbonate chromeux en donnant un composé rouge brun.

» Les carbonates alcalino-terreux sont sans action. »

CHIMIE GÉNÉRALE. — Sur les états d'équilibre du système ternaire : plombètain bismuth. Note de M. Georges Ch\kpv, présentée par M. Henri Moissan.

« Au cours de recherches sur les alliages métalliques, j'ai examiné plus spécialement les alliages ternaires de plomb, d'étain et de bismuth. Ces trois métaux sont susceptibles de se mélanger en toutes proportions pour former, à une température convenable, un liquide homogène; ils ne forment ni composés définis, ni solutions solides ou mélanges isomorphes. Le système plomb-étain-bismuth correspond donc au cas le plus simple que puisse présenter, au point de vue des équilibres chimiques, un système de trois constituants, cas dans lequel il n'existe, pour employer la terminologie de Gibbs, qu'une seule phase liquide et trois phases solides.

M Pour déterminer les compositions de la phase liquide qui peuvent être en équilibre avec les différentes phases solides, c'est-à-dire, dans le cas actuel, avec les métaux purs à l'état solide, j'ai étudié la fusibilité d'alliages de compositions variées. Je rappellerai d'abord le procédé employé pour représenter graphiquement les résultats.

)) Pour représenter la composition des alliages ternaires, on peut avoir recours au diagramme triangulaire de Thurston. Un point pris à l'intérieur d'un triangle équilatéral représente l'alliage ternaire qui contient des quantités des trois métaux proportionnelles aux distances de ce point aux trois côtés du triangle. Dans ce système, les sommets représentent les métaux purs; les points placés sur les côtés du triangle représentent les alliages binaires.

» Si, en chaque point du triangle, et perpendiculairement à son plan, l'on porte une longueur proportionnelle à la température où commence la solidification de l'alliage dont la composition est représentée par le point considéré, le lieu des extrémités de ces perpendiculaires est une surface qui correspond, pour les alliages ternaires, à ce qu'est la courbe de fusibilité pour les alliages binaires.

» J'ai construit cette surface pour le système plomb-étain-bismuth, au moyen de mesures qui ont porté sur cinquante-six alliages ('). La figure ci-jointe représente la projection de cette surface.

» On détermine d'abord les courbes de fusibilité des alliages binaires qui sont les coupes de la surface par des plans perpendiculaires au plan du triangle et passant par les côtés de ce triangle; ces courbes présentent toutes trois la même forme; chacune d'elles comprend deux branches de courbe qui partent des points de fusion des métaux purs et se coupent en un point qui correspond à l'alliage eutectique. Les points représentatifs de ces trois alliages eutectiques binaires sont marqués en E, E', E".

» Le point E correspond à l'alliage eutectique de plomb et de bismuth qui contient 45 pour loo de plomb, 55 pour loo de bismuth et fond à 127".

» Le point E' correspond à l'alliage eutectique de plomb et d'étain qui contient 3'j,5 pour 100 de plomb, 67,5 pour 100 d'étain et fond à 182".

» Le point E" correspond à l'alliage eutectique de bismuth et d'étain, qui contient 58,5 pour 100 de bismuth, ^i,5 pour loo d'étain et fond à i33".

» On détermine ensuite les températures de solidification d'une série

(') Le détail de ces mesures sera donné dans un Mémoire ultérieur.

d'alliages dont les points représentatifs sont placés sur une même droite; chacune de ces séries donne une coupe plane de la surface; la connaissance de ces coupes permet de construire par points (par interpolation graphique) les isothermes de la surface, c'est-à-dire les lieux des points représentatifs des alliages dont la solidification commence à la même tem-

pérature. Ces isothermes sont marquées sur la figure, de 25° en ^5°, en traits pointillés. On connaît ainsi la forme de la surface qui, ainsi qu'on le voit, se compose de trois nappes se coupant suivant les lignes Eï, E's, E c. Le point i correspond à l'alliage le plus fusible de la série ou alliage eutectique ternaire; cet alliage contient environ 32 pour loo de plomb, i6 pour loo d'étain et 52 pour loo de bismuth; il fond à 96°.

» D'après les théories admises sur la solidification des mélanges, cha-

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