souple au sulfure violet de Becquerel
k. « au plalinocyanure de barvum (grain très fin). 5. » » (à gros grain).
(') Travail du Laboratoire de la Clini(|ue des maladies du système nerveux.
( i(ii3 ) » Ces écrans, découpés en rcclangles, sont juxtaposés sur la plaque, une bande de celle-ci servant de témoin. La durée d'e\|)osition a été, dans
chaque expérience, de trente secondes à o'",4o d'un lube bianodiquc actionné par une bobine de 20 cent, d'étincelle (interrupteur à grande vitesse A. Londe) ( ').
(') L'un des écrans, celui au sulfure de zinc, étant phosphorescent, nous laissons G. R., i8y8, I" Semestre. (T. CXXVI, iN" 23.) 2 I 2
' » Ex/iérience 1. — On radiographie une main reposant sur le châssis contenanl la plaque recouverte des divers écrans. Le négatif montre l'action fort diflférente de ceux-ci, les diverses bandes étant classées de la manière suivante d'après l'intensité croissante de la réduction obtenue :
IN" 4, n° 5, n°2, n° 6 (plaque non recouverte d'écran), n" 3, n" 1.
» Conclusion. ■ — Pour les bandes k, 5 et 2 l'action renforçatrice est nulle j)ar rapport à ce que donne la plaque à nu. Pour les bandes 3 et 4 elle est indiscutable. En ce qui concerne la netteté de l'image elle est à peu près égale pour les quatre premières de la classification ci-dessus, mais un grain très visible apparaît dans le 2, le '* et le 5, c'est-à-dire sous les écrans dont l'action renforçatrice est nulle. Au contraire, sous les n°^ 1 et 3, qui ont donné les intensités les plus grandes, le grain n'existe pas, mais l'image est empâtée et dénuée de toute finesse.
» Expérience II. — Pour mieux montrer ce phénomène nous radiographions une grille métallique présentant des ouvertures régulièrement espacées. On aperçoit alors bien mieux le flou des images de ces ouvertures qui n'existe que dans les parties correspondant aux écrans qui ont eu une réelle action renforçatrice.
» Ce phénomène est une variété de halo qui se produit au voisinage des plages très éclairées et des plages préservées par la grille : il n'est pas dû à une réflexion sur la face postérieure du verre, car il existe tout aussi bien sur papier sensible, pellicule, plaque garnie d'une couche antihalo; il augmente avec la durée de l'exposition.
» Cet empiétement de la réduction progressive de la couche sensible qui arrive à modifier complètement les dimensions des ouvertures de notre grille est dû uniquement aux radiations fluorescentes; en supprimant celles-ci par l'interposition d'une sirajile feuille de papier noir, l'action renforçatrice et les troubles de limage disparaissent.
» Comme-conclusions pratiques de ce travail il ressort que l'action de certains écrans est très manifeste, mais qu'elle s'accompagne toujours d'un trouble de l'image dû à une variété do halo par diffusion. On ne ])ourra les utiliser que pour les travaux n'exigeant j>as de finesse : reconnaissance d'une fracture, par exemple, recherche d'un projectile. Dans ce dernier cas, l'avantage de l'écran renforçateur est de permettre d'obtenir un résultat dans un temps très court (une à deux minutes suffisent pour retrouver une balle dans le crâne). »
s'éteindre la jihosphorescence ou, plus rapidement, nous l'éteignons par une exposition de quelques instants sous un verre rouge.
CHIMIE MINÉRALE. — Srir fa constitution des alliages ternaires. Note de M. Georges Charpt, présentée par M. Henri Moissan.
'■'- J'ai indiqué, dans une Note précédente, les résultats auxquels conduit l'étude de la fusibilité des alliages ternaires de plomb, d'étain et de bismuth. On peut déduire de là des idées précises sur la constitution de ces alliages à l'état solide. On a vu que la solidification d'un alliage de plomb, d'étain et de bismuth comprend, en dehors des cas limites, trois périodes successives : dans la première, il se sépare des grains d'un métal pur, plomb, étain ou bismuth; dans la deuxième, il se sépare un mélange de deux de ces métaux; enfin, dans la troisième période, les trois métaux se déposent simultanément.
» L'examen microscopique des alliages solidifiés permet de constater nettement l'existence de ces trois dépôts successifs. Considérons, par exemple, l'alliage à 74, 5 pour 100 de bismuth, 5,5o pour 100 de plomb et 21 pour 100 d'étain, dont nous avons indiqué les points de solidifications successives à 175", 123° et 96°. Si l'on examine au microscope une plaquette découpée dans cet alliage, [lolie et légèrement attaquée par l'acide
chlorhvdrique faible, on distingue facilement : i" de grandes tables de bismuth métallique; ce sont les grains qui ont commencé à se séparer à 17.V'; ils paraissent en blanc sur la fig. i; 2" autour de chacun de ces .crains de bismuth, une zone dans laquelle des fragments de bismuth
alternent avec des fragments d'étain, creusés par l'acide chlorliydriqiie et marqués en noir sur la photographie; c'est le dépôt mixte qui s'est formé pendant que le point représentatif parcourt la ligne F/e; enfin, soudant le tout, le mélange eutectique ternaire qui paraît homogène aux faibles grossissements mais dans lequel on distingue facilement, avec des grossissements un peu forts, des grains brillants de bismuth, des grains d'étain, creusés par l'acide et paraissant noirs, et enfin, des grains de plomb, recouverts d'une couche de chlorure de plomb qui produit des irisations.
» Les alliages de compositions différentes donnent des résultats analogues. On a donc bien trois dépôts successifs dont la nature permet de classer les alliages de plomb, d'étain et de bismuth en six groupes indiqués dans le Tableau suivant :
1" dépôt. 2' dépôt. 3° dépôt.
i""" groupe Bismuth. Hismulh et étain. Eutectique ternaire.
2" n Id. Hisniuth et |)lomb. Id.
3" )) Plomij. Plomlî et étain. Id.
4= „ Id. Plomb et bismuth. Id.
5" » Etain. Etain et ploml). Id.
6" )> Id. Etain et bismuth. Id.
» Jj'un de ces dépôts peut disparaître, dans les alliages qui servent de transition entre les divers groupes.
» I^e cas des alliages de plomb, d'étain et de bismuth est le plus simple que l'on |)uisse imaginer; eu général, le nombre des types de constitution sera plus considérable parce que le nombre des corps solides qui peuvent se séparer est supérieur à trois et comprend des composés définis binaires ou ternaires.
» On pourra souvent ramener les cas plus complexes à l'exemple précédemment étudié, en considérant comme constituants les composés définis qui peuvent se séparer à l'état solide. Par exemple, les alliages de cuivre, d'étain et d'antimoine riches en cuivre contiennent les composés définis Sn Cu^ et SbCu". On j)outra leur appliquer ce qui a été dit pour les alliages de plomb, d'étain et de bismuth, à condition de les considérer comme formés non de cuivre, d'étain et d'antimoine, mais de cuivre, de SnCu' et de SbCir, de même que, dans une solution aqueuse de chlorure de sodium, on considère comme constituants l'eau et le sel, et non l'oxygène, l'hydrogène, le chlore et le sodium.
» Pour déterminer d'une façon complète la constitution des alliages formés par un groupe de trois mélaux, il est nécessaire de construire la
( '^^47 ) surface de fusibilité, ce qui nécessite un nombi-e d'expériences d'autant plus considérable que cette surtace est plus compliquée; mais, dans la plupart des cas, on aura des indications suffisantes en examinant la structure microscopique d'un certain nombre d'alliages ternaires après avoir étudié la fusibilité des alliages binaires. J'ai examiné de cette façon la constitution des alliages cuivre-étain-antimoine, plomb-cuivre-antimoine, plomb-étainantimoine, zinc-étain-antimoine, dans les limites où ces alliages peuvent être employés comme anti-friction ('). Dans aucun de ces cas je n'ai rencontré de composé défini ternaire. On retrouve seulement, dans les alliages ternaires, les composés définis qui peuvent exister dans les alliages binaires. Par exemple, dans les alliages de cuivre, d'étain et d'antimoine, riches en élaiii, on aperçoit simultanément des cristaux de SbSn, de forme cubique, inattaquables par l'acide chlorhvdriquc et des cristaux de SnCu% formant des étoiles à six branches; la /?i;-. i reproduit
l'aspect d'un de ces alliages oii l'on distingue nettement les deux composés. Je citerai encore le cas des alliages d'élain, de plomb et d'antimoine dans lesquels l'antimoine et l'antimoniure d'étain peuvent donner des solutions solides.
» En résumé, dans les alliages binaires, il y a, en général, deux dépôts
(') L"e\posé de ces recherches sera publié dans le Bulletin de la Société d'encouragemenl. numéro de juin 189S.
successifs : le premier, formé par un corps pur, métal simple ou composé défini; le second par un mélange eutectique formé de deux éléments dont l'un est celui qui s'est déposé en premier lieu; ces denx dépôts peuvent se réduire à un seul s'il y a formation de solutions solides.
» Dans les alliages ternaires, il y aura, en général, trois dépôts successifs : le premier, formé par un corps pur, métal simple ou composé défini; le deuxième, par un mélange de deux corps dont l'un est celui qui s'est déposé en premier lieu; le troisième par un mélange de trois corps comprenant les deux qui se sont déposés précédemment. Le nombre des dépôts peut se réduire à deux et même à un, par suite de la formation de solutions solides.
M La nature des dépôts successifs et leur proportion relative dépendent exclusivement de la composition chimique de l'alliage; mais la dimension et la répartition des éléments constitutifs et, par suite, les propriétés physiques et mécaniques peuvent varier notablement avec différentes circonstances et en particulier avec la vitesse de solidification. »
CHIMIE MINÉRALE. — Sur les terres yUrù/ues contenues dans les sables monazùes. Note de M. O. Boudouard, présentée par M. Troost.
« Dans une précédente Note ('), P. Schiitzenberger et moi, nous avions signalé l'existence probable d'une nouvelle terre précipitant par l'acide oxalique, ne donnant pas de sulfate double insoluble avec les sulfates alcalins, dont le poids atomique devait être voisin de 102. Ce n'était là qu'une première indication, et ce sont les résultats obtenus depuis que j'ai l'honneur de présenter à l'Académie.
» a. J'ai mélangé les oxydes dont les poids aloniiques des métauv correspondants sont: 102,2; 102, 45; 102,6; io3; 102, 4, et je les ai dissous dans l'acide nitriqne. Le nitrate a été transformé en sulfate et, après addition de sulfate de potassium pour enlever les terres du groupe cérique (-), les terres yttriques ont été précipitées par Tanimoniaque.
» Les hydrates, après lavage pour les débarrasser de toute trace d'alcali, ont été dissous dans l'acide nitrique. Ce nitrate a été soumis à une fusion fractionnée à 325° :
Sous-nitrate Pa=;io3,o
Eaux-mères Pa := 97 > 7
(') Comptes rendus, t. CXXII, p. 697.
(-) Comptes rendus, t. CXXVI, p. 900.
>' L'oxyde io3, transformé en nitrate et soumis à une nouvelle fusion, a donné :
Sous-nitrate v Pa r= iog,5
Eaux-mères Pa =i ioo,6
•• Enfin, reau-mère 97.7, par fractionnement analogue, a donné :
Sous-nitrate Pa := 98 , 7
Eaux-mères Pa=:97,5
)i b. Dans cette seconde série, j'ai mélangé dillërents oxydes dont les poids aloniiques des métaux correspondants variaient de 90,1 à 99,1 (la plus grande partie avait donné des nombres variant de 98,2 à 99,1). J'ai appliqué à ce mélange ie traitement indiqué plus haut, et les terres yttriques ainsi obtenues ont été dissoutes dans l'acide nitrique. Le nitrate a été soumis à une fusion fractionnée à 325°, qui a donné
Sous-nitrate n° 1 Pa := io3,6
Sous-nitrate n° 2 Pa r= 97;3
Eaux-mères Pa ^ 96,7
» Le sous-nitrate n° 1, soumis à une nouvelle fusion, s'est scindé en deux portions :
Sous-nitrate n° 1 Pa=:ioS,5
Eaux-mères Pa = 98,5
» c. J"ai mélangé tous les oxydes dont les poids atomiques des métaux correspondants variaient de 96 à 112; j'ai ainsi obtenu 705'' environ.
» Après avoir éliminé les terres du groupe cérique par le sulfate de potassium, les oxydes non précipités ont été dissous dans l'acide nitrique, et la solution du nitrate neutre a été additionnée A'IiyposulJile de sodium. Il se produit un précipité; la réaction est plus rapide à chaud qu'à froid. Le précipité est recueilli sur filtre et lavé. Dans la liqueur claire, on enlève l'excès dh^posulfile alcalin et Ion ramène les terres non précipitées à l'état doxalates.
u J'ai ainsi obtenu 455^ de terres précipitables par l'hyposulfite de sodium et 205^ de terres non précipitables. Je poursuis actuellement l'étude de ces deux fractions. Cette propriété de l'hyposulfite de sodium m'a semblé d'autant plus intéressante que Fresenius, dans son Trailé de Chimie qualitative ('), indique que les sels d'vttrium ne précipitent pas par l'hyposulfite de sodium.
» Les oxvdes yttriques étudiés dans ces trois séries donnent des solutions presque incolores, dont le spectre d'absorption est très faible; il est caractérisé par les longueurs d'onde suivantes :