faible (erbium
(') Traité de Chimie qualitative, 8° édition française, p. i34.
» Les solutions, examinées sous une épaisseur de ff", étaient saturées; la terre était à l'état de sulfate.
» Si l'on compare maintenant les résultats obtenus dans les deux premières séries, on voit que le poids atomique minimum qui ait été atteint est 96,7, et que les autres nombres obtenus se rapprocbent beaucoup de 97,5. Nous sommes loin du poids atomique de l'vttrium qui est 89,5.
» M. Drossbach('), en étudiant une monazite, a signalé l'existence probable d'une terre dont le poids atomique serait voisin de 100. Ce savant estime qu'il y a là une nouvelle série de terres, dans la proportion de 20 à 3o pour 100.
» MM. Urbain et Budichowsky (-), en fractionnant les acétviacétonates des terres yttriques, M. Urbain, en étudiant les élhylsulfiites, ont atteint une limite inférieure de termes indédoublables, limite qui ne descend pas au-dessous de 90.
» Ces résultats, postérieurs à ceux que P. SchiUzenberger et moi nous avions indiqués, viennent les confirmer.
» De cet ensemble de faits devons-nous conclure à la présence d'une nouvelle terre? ou bien avons-nous affaire à un mélange d'yttria et d'une terre à poids atomique plus élevé ? Dans cette hypothèse, il faudrait admettre un mélange de plus de 90 parties d'yltria contre 10 d'erbine (poids atomique moyen : 97,(3), ou d'vtlerbine (poids atomique moyen : 98,2), ou de terbine (poids atomique moyen : 95,7).
» Nordenskiold ('), en 1886, a obtenu un oxyde de poids atomique constant 107, qu'il a appelé o.a?jf/e de gadolmiiim ; il pensait qu'on était autorisé à admettre que l'oxyde de gadolinium, quoiqu'il ne soit pas l'oxyde d'un corps simple, mais un mélange de trois oxydes isomorphes, même lorsqu'il provient de minéraux tout à fait différents et trouvés dans des localités très éloignées l'une de l'autre, possède un poids atomique constant. L'oxyde de poids atomique 97 est-il un oxyde de même genre ?
» D'autre jjart, est-il permis desupposer l'existence d'un nouvel élément, voisin de l'yltrium ? Celte hypothèse n'est pas invraisemblable; il suffit de se rappeler la discussion entre Isï. Lecoq de Boisbaudran et M. Crooke*(*) sur la nature de l'yttrium.
(') BericlUe, t. XXIX, n" 15, p. 2^62. Moniteur Quesnaille. mai 1897, p. 35i. (2) Comptes rendus, t. CXXIV, p. 618; t. CXXVI, p. 835. (') Comptes rendus, t. CIII, p. 7g.).
(*) Comptes rendus, t. CVllI, p. i(i3.
» M. Crookes appelle yltria un mélange de terres douées de fluorescences variées et dont les éléments forment une famille de corps très voisins; espèces d'yttriums dont les poids atomiques doivent osciller autour de 89 ; enfin ces diverses y ttrias donnent toutes le même spectre électrique.
» ]M. Lecoq de Boisbaudran nomme yttria la terre ((/uon la suppose simple ou complexe), non fluorescente, qui produit le spectre si connu et dont le poids atomique est 8g.
M En résumé, le procédé des fractionnements (sulfates, nitrates, acétylcélonates, éthylsulfates) donne une limite inférieure de termes indédoublables, limite qui varie autour de 96. Cette limite n'est-elle qu'apparente ? C'est un point que des recherches que je poursuis actuellement parviendront peut-être à élucider. »
CHIMIE. — L'acide carbonique de l'atmosphère. Note de MM. Albert-Lévy et H. Henriet, présentée par M. Arm. Gautier.
« M. A. Gautier a montré, dans ses expériences, que la potasse, empleyée comme absorbant de l'acide carbonique, laisse toujours échapper un volume d'acide égal, au minimum, au millionième du volume de l'air circulant.
» Nous faisons, depuis vingt ans, le dosage quotidien de l'acide carbonique atmosphérique; nos résultats, publiés dans les Anmiaires de l'Observatoire de Montsouris, indiquent des variations dont l'amplitutle est telle qu'une pareille différence peut être considérée comme négligeable. D'ailleurs, les erreurs inévitables dues aux manipulations ne nous permettent pas d'obtenir une approximation inférieure à ce millionième qui correspond à moins d'une goutte de notre liqueur acide. Mais nous avons toujours constaté que la baryte est l'absorbant par excellence de l'acide carbonique et nous avons eu l'idée de doser simultanément, chaque jour, cet acide par la potasse et par la baryte. Les résultats de cette double analyse nous ont conduits à des conséquences intéressantes.
» A Montsouris, au sud de la ville, presque à la campagne, on obtient généralement les mêmes nombres avec la potasse et la baryte : les seconds tubes témoins, soit de potasse, soit de baryte, ne contiennent rien. Voici les résultats obtenus par MM. Marboutin, Pécoul, Bouyssy durant la première semaine d'avril dernier :