‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 387 sur 425 · I. II. III · texte numérisé non relu

I. II. III

Carbone oJ^ 0,82 ',07

Chrome 2,5 2,8 2,4

Silicium 0,27 0,27 o,36

Manganèse 0,28 0,21 0,21

Résistance à i5° 19)5 21 ,5 24

(') Un acier à 7 pour too de tungstène, employé pour la fabrication de certains outils de tour qui ne sont pas trempés, a présenté une résistance spécifique de 24,5 microlims, et, après trempe à 800°, de 35,50 microhnis.

Rapport

des

résistances après et avant

trempe.

8oo

» On remarquera combien sont différentes l'influence du tungstène et celle du chrome. Aux températures élevées, ce dernier métal exagère l'accroissement de résistance qu'aurait produit la trempe sur un acier au carbone seul, tandis que le tungstène la diminue. On est conduit à penser que le chrome, métal analogue au fer, reste après la tempe, au moins en partie, à l'état de mélange isomorphe, comme le font en tout état le nickel et le manganèse. Rien de semblable ne se produit avec le tungstène, dont les composés doivent, aussi bien avant qu'après trempe, rester isolés dans la masse. »

ÉLECTRICITÉ. — Sur le redressement des courants alternatifs ('). Note de M. P. Jaxet, présentée par jM. Mascart.

« Au cours de quelques recherches que j'ai entreprises sur les moteurs synchrones et les commutatrices, j'ai été amené à étudier le problème suivant :

» Etant donné un anneau Gramme, muni d'un collecteur et de deux balais, mais dépourvu d'inducteurs, ou à inducteurs non excités : au moyen de deux bagues et de deux frotteurs, on alimente deux points k et B diamétralement opposés, pris sur l'anneau, par une tension alternative de pulsation co dont on maintient constante la valeur efficace; l'anneau étant amené au synchronisme sous l'action d'un moteur auxiliaire, quelle sera la nature de la tension recueillie aux balais?

» Pour résoudre cette question, il revient évidemment au même de supposer l'anneau fixe, et les balais tournent avec une vitesse to. Soit

(1) Vj^ — V'n — Asinco^

la différence de potentiel supposée sinusoïdale, entre les deux points A

(') Laboratoire cealral dElectricilé.

( i7«6 ) et B; soit XY une ligne faisant avec AB un angle ç; on pourra représenter approximativement In différence de potentiel aux extrémités de celte ligne par

(2) Vx — Vy = A coscp sinoj^

Si maintenant XY est la ligne de contact des balais, ç croît proportionnellement au temps

a. étant l'angle de la ligne des balais avec la ligne ÂB à l'époque où la différence de potentiel passe par zéro; d'où

Vx — Vy = A sinoj/ c()s(a 4- u>t) = — - sina -+- — sin(2(j)/ + a).

La tension recueillie aux balais sera la superposition d'une tension continue

sinaet d'une tension al

de la tension aux balais sera

sinaet d'une tension alternative — sin(2<o^-f- a); la valeur moyenne

En,oy= -sina, et la valeur efficace

Sous cette forme, on voit :

» 1° Que la tension moyenne est nne fonction sinusoïdale, de période 2TT, de l'angle «.;

» 2° Que la tension efficace est une fonction sinusoïdale, de période -, de l'angle a,;

» 3" Que la tension efficace est maximum en même temps que la tension moyenne et maximum quand celle-ci est nulle.

» Pour mettre ces divers points en évidence, au moins d'une manière qualitative, j'ai employé la disposition suivante :

» Deux petites machines Gramme identiques sont accouplées rigidement l'une à l'autre, leurs axes étant en prolongemeiil, mais pouvant, au moyen d'un index, d'un plateau divisé en vingt-quatre parties égales et d'une vis de pression, recevoir des décalages connus l'un par rapport à l'autre. La première machine, convenablement disposée, fonctionne en moteur synchrone (courant du secteur de la rive gauche). L'anneau de la deuxième est en étude, et les deux points A et B de tout à l'heure sont soumis à une

( 17^7 ) tension alternative de 65 a olls efficace, prise également sur le même secteur. Si le moteur fonctionne dans des conditions toujours identiques, son induit a une position fixe dans l'espace au moment où la différence de potentiel aux bornes Al> est nulle : on a donc le moven de faire varier à volonté l'angle x en décalant les deux arbres l'un par rapport à l'autre, et cet angle x est simplement lu (à une constante additive près) sur le plateau divisé qui sert de manchon d'accouplement. La tension moyenne aux balais est mesurée avec un voltmètre Chauvin et Arnoux, et la tension efficace avec un voltmètre thermique Hartmann et Braun. Voici les résultats d'une série de mesures :

Position

Ten

ion

de

l'index.

moyenne.

efficace.

Position

Tension

de

l'index.

moyenne.

efficace

iS

-t-aS

» La vérification est complète au point de vue qualitatif. Au point de vue quantitatif, il est loin d'en être ainsi : en particulier, la différence des carrés des tensions b- — à-, qui représente le carré de la tension alternative efficace, devrait être constante, tandis qu'en réalité elle dépend de l'angle ?.. Il est très probable que cette divergence est due à la présence des harmoniques supérieurs qui sont certainement importants dans la tension de la rive gauche. Si l'on adopte cette manière de voir et que l'on représente par

E = A siuci)/ -i- Bsin (3(d/ — o) -1- . . .

la tension aux bornes, il est fiicile de démontrer que le premier terme seul est capable de donner une tension continue, et que cette tension est égale à

— ; on en déduit immcdiatemeiit ime évaluation numérique de A : par

G. R., 1S98, i" Semestre. (T. CXXVI, N" 25.) 2 5o

( '788 ) exemple, dans l'expérience précédente, on a

E,„ = 65, ^ = 33, A =66, ou sensiblement

On arriverait ainsi à la conclusion suivante :

» Dans le développement en série de Fourier de la tension dn secteur de la rive gauche, le coefficient du terme principal serait numériquement é^al à la valeur efficace de la tension. »

ÉLECTRICITÉ. — Sur la iniiltiplication paradoxale de la décharge dèrwée d'un condensateur. Note de M. R. Swyxgedauw, présentée par M. Lippmann.

(c Le circuit qui réunit les armatures d'une jarre comprend un excitateur principal et ime bobine appelée bobine totale; ce circuit se bifurque ensuite en deux dérivations dont l'une est interrompue par le champ intrapolaire d'un excitateur dérivé et dont l'autre est continue et formée d'une lîobine dérivée ; le deuxième point de bifurcation est réuni, par un conducteur court, à la deuxième armature.

» Lorsqu'une étincelle éclate à l'excitateur principal, elle provoque une étincelle dérivée à l'excitateur dérivé, si la distance explosive de ce dernier est suffisamment petite.

)) Il a été démontré expérimentalement que, si la distance explosive dérivée est supérieure à une certaine limite, la quantité d'électricité qui traverse la bobine dérivée est de beaucoup supérieure à la charge du condensateur {').

» Plusieurs explications ont été proposées pour rendre compte de cette multiplication paradoxale de la décharge dérivée.

« Edlund y voyait la preuve de l'existence d'ime force contre-électromotrice de l'étincelle; il imagina aussi que l'étincelle dérivée jouait le rôle de soupape électrique. Ces deux explications doivent être rejetées.

» En appliquant au problème les lois générales de l'induction, comme

(') Edu:nd, Pogg. Ann., l. CXXXIV. — Swïngedauw, Comptes rendus, 23 avril

( ^7% ) l'a fait W. Thomson pour la décharge clans un circuit continu unique, on trouve une solution assez simple et assez complète, à condition de faire quelques simplifications autorisées par les propriétés de l'étincelle et des circuits induits.

» T. Les expériences lie Riess montrent que, si l'on fait traverser par une décharge un circuit interrompu par une étincelle et dont la résistance métallique est de quelques ohms, la chaleur dégagée dans l'étincelle est négligeable par rapport à la chaleur dégagée dans le fil. Il en résulte : i" que la résistance movenne de l'étincelle est négligeable par rapport à celle du fil ; 1° que, puisque cette résistance peut être considérée comme infinie dans les premiers instants de la décharge, il faut qu'elle atteigne, en un temps très court par rapport à la durée totale de la décharge, une valeur très petite par rapport à une résistance de quelques ohms.

» Cette valeur très petite sera atteinte en une fraction de période dans les décharges oscillatoires; nous admettrons donc que, malgré la présence des étincelles à partir de cet instant très voisin du début de la décharge, les résistances des diverses branches du circuit pourront être considérées comme des constantes; on prendra dans la suite cet instant comme origine des temps.

» II. On négligera l'induction mutuelle des circuits devant l'induction propre, ce qui sera d'autant plus voisin de la vérité que les circuits, principal et dérivés, seront plus éloignés l'un de l'autre.

» Dans ces conditions, on trouve qu'à partir de l'instant où les résistances deviennent constantes :

» Dans la bobine dérivée, le courant décroît sans changer de sens sous la forme d'un extra-couranl de rupture;

» Dans la bobine totale, le courant suit les lois de la décharge dans un circuit uniquement formé du circuit principal, comme si l'étincelle dérivée mettait en contact direct les points de bifurcation des circuits dérivés;

» La multiplication de la décharge dérivée n'est possible que si la décharge est oscillatoire dans le circuit principal.

» Si la période d'oscillation de la décharge est de l'ordre du ^^'^^ de seconde et le circuit dérivé peu résistant, il suffit que le courant dans la bobine dérivée soit, à l'origine du temps, de l'ordre du jj du courant maximum dans la bobine totale pour que la décharge dérivée soit dix fois plus grande que la charge totale du condensateur.

» La théorie rend compte de la marche générale du phénomène et des diverses particularités observées par les auteurs qui ont traité la question. »

ÉLECTROPHïSIOLûgil:. — Résistance du corps humain dans la période d'état variable du courant galvanique. Note de M. Dubois (de Berne), présentée par M. Lippniann.

« Dans ma Note du 12 juillet 1897 j'ai démontré, par des expériences physiologiques, que de minimes résistances rhéostatiques entravent l'action physiologique d'une fermeture de courant beaucoup plus que la résistance considérable du corps humain.

» J'ai attribué celte abolition de l'effet physiologique à la prolongation de la durée de la période d'état variable.

» J'ai voulu déterminer par de nouvelles expériences la valeur relative de la période d'étal variable dans diverses conditions de résistance, de self-induction et de capacité du circuit.

)) Mon procédé est le suivant :

)) Un condensateur de capacité C, mis en communication avec une source électrique au potentiel V, prend aussitôt une charge Q = CV qu'on peut mesurer au galvanomètre balistique.

» Au lieu de charger à l'aide d'une clef de circuit, j'établis le contact entre la batterie de charge et le condensateur ywar le choc d'une bille d'acier contre une masse d'acier.

» Ce contact est de si courte durée, que la riqiture du circuit a lieu en pleine période d'état variable. Je détei-mine ainsi une des oidonnées de la courbe et, mettant dans le circuit de charge des résistances diverses, solénoïdes, rhéostats, corps humain, je puis mesurer les duiées relatives de la période d'état variable, d'après la valeur de la charge partielle que reçoit le condensateur.

» Exemple. — Une batterie de io^""%2 chargeant à refus un condensateur de 2 uiicrofarads donne à mon galvanomètre une élongation de 106.

» Chargé par le court contact de la bille d'acier, la décharge ne produit qu'une élongation de 90, charge partielle représentant 85 pour 100 de la charge totale.

» Interposant diverses résistances sur le chemin de charge, j'ai constaté les faits suivants :

» 1" Les résistances dont le coejficicnl de self-induction et la capacité sont négligeables ralentissent le flux en raison directe de leur résistance ohmique;

» 2° Les solénoïdes opposent à l'établissement du courant une résistance beaucoup plus grande que leur résistance ohmique;

» 3° L'insertion d' un conderualeur de capacité convenable aux bornes de la résistance annule l'effet aussi bien de la résisiance ohmique que de lu selfinduction ;

» 4° L(i résistance du corps représente, en période d'état variable, une résistance beaucoup plus faible que sa résistance ohmique. Sa capacité annule sa résistance.

» Exemples :

Charge partielle

A travers rliéoslal de graphite de 410 ohms 16, 5

» i> liquide de 4io ohms 17

» i> métallique de 4 10 ohms 16, 5

» le corps humain de 6000 ohms 9,4

» Le corps se comporte comme une résistance de 740 ohms et, en effet, si l'on substitue au corps un rhéostat de cette valeur, on a l'élongation de 9,4.

Charge partielle.

A travers rhéostat de 1000 ohm- 21 ,5

» le corps de 3638 • 26, 7

» Le corps équivaut à un rhéostat de 700 ohms.

» 5° Cette résistance du corps, pour la période d'étal variable, reste ffxe pour les mêmes points d'application des électrodes, en dépit des grandes variations de la résistance ohmique.

» Exemple : Par l'action des courants galvaniques je fais tomber la résistance du corps de 5i5oo à 3029. Les élongalions mesurant la charge partielle restent constamment 7,3 à 8, représentant une résistance invariable d'environ 400 ohms.

» 6" Cette résistance croît af.ec la longueur du segment du corps interposé et dépend aussi de la surface des électrodes.

» Exemples :

Du poignet à lavant-bras le corps représente 400 ohms

Du poignet au bras le corps représente 46o »

Du poignet à la nuque le corps représente 600 «

Du poignet à la plante du pied le corps représente 900 »

Du pied à l'autre le corps représente 900 »

D'une main à Taulre le corps représente 900 »

» On obtient ces chiffres aussi bien par la comparaison des élongalions que par la substitution du rhéostat au corps humain.

» Pour diverses électrodes dont la surface varie comme 4, 36 et 64, j ù des élongations de 8, i4 et 4^ représentant des résistances de 2100, 700 et 4oo ohms.

» 7° Le corps est un condensateur à diélectrique liquide, d'une capacité d'environ o, t65 microfarad.

» La détermination de cette capacité n'est pas possible en chargeant à refus, à cause de la polarisation qui survient. Elle est, au contraire, facile par ma méthode du court contact de la bille d'acier. Ces faits, faciles à coostater, confirment tous les résultats que m'avait donnés l'analyse physiologique dans ma première Note. »

CHIMIE MINÉRALE. — Sur les sulfoanlimonites des métaux alcalino-terreuxi^'). Note de M. Podget, présentée par M. Troost.

« Poursuivant l'étude des sulfoantimoniles (-), j'ai fait agir le sulfure d'antimoine sur les sulfures alcalino-terreux ; les résultats que j'ai obtenus sont les suivants :

» Sels de haryiim. — Le sulfure de baryum est peu soluble dans l'eau, mais l'action de l'hydrogène sulfuré sur les dissolutions de baryte permet de préparer des dissolutions dont la composition peut être représentée par Ba(SH)^-l- «H-O et BaS -1- « H-0, cette dernière étant obtenue en mélangeant la première avec une quantité équivalente de baryte.

» Le sulfure d'antimoine, traité par une dissolution de sulfhydrate en proportion plus grande que celle qui correspond à Sb-S'-(- 3Ba(SH)-, ne se dissout que difficilement, même à chaud. Dans ce cas, il se transforme en une masse d'abord verle, ptris jaune et d'apparence cristalline, d'orthosulfoantiraonite Sb^S^Ba'-t- 8H-0. Le liquide surnageant contient ce même corps en dissolution; par refroidissement il se dépose sous forme de petites écailles cristallines blanches très brillantes qui deviennent jaunes d'or par dessiccation dans l'air sec; dans cet état leur constitution est la même Sb'S«Ba^-l-8H^0.

» A froid la réaction se fait beaucoup plus lentement; elle n'était pas terminée après quinze jours de contact.

» Avec le sulfure neutre (BaS -H «H-0) et à chaud les résultats obtenus sont identiques; le produit final de la réaction est encore l'orthosulfcantimonite.

(') Travail fait au laboratoire de Chimie de la Faculté des Sciences de Rennes. (-) Comptes rendus, t. CXXIV, p. 144.5 et i.5i8; t. CXXYl, p. ii44-

» A froid il n'en esl plus de même; le sulfure d'antimoine se transforme rapidement en une masse cristalline d'un gris verdâtre de pyrosulfoantinionite Sb-S^Ba=-i-8H-0, si le sulfure de barvum n'est pas en e\cès; dans le cas contraire on obtient un mélange d'ortho et de pvro.

» Ces corps sont facilement décomposés par l'eau, qui leur enlève du sulfure de barvum; le produit de celte décomposition est une substance amorphe jaune marron, de formule Sb*S'Ba'-t- ioH-0.

» Sels de strontium. — Les solutions de sulfure de strontium étaient préparées comme celles de baryum; le sulfure d'antimoine, traité par une proportion de sulfhydrate correspondant à Sb-S'-+- 3Sr(SH)=, se dissout presque complètement. Par refroidissement la dissolution laisse déposer des écailles cristallines blanches d'ortho— sulfoanlimonite Sb^S^Sr'-f- ioH-0.

» L'eau-mère évaporée dans le vide donne de petits cristaux jaunes, quelquefois légèrement brunâtres, de pyrosulfoanlimonite Sb^S'Sr--}- i5H-0. Ils paraissent appartenir au système anorthique.

» Avec le sulfure neutre SrS -i- nW-O, la dissolution par refroidissement ou évaporation dans le vide ne donne que ce dernier composé. Il est, d'ailleurs, soluble dans l'eau sans décomposition appréciable.

» Sels de calcium. — L'action de l'hydrogène sulfuré sur la chaux en suspension dans l'eau fournit une dissolution d'hydrosulfure de calcium, dont la composition peut être représentée par Ca[SH]--+- «H-O. Si l'on ajoute de la chaux à cette dissolution, il se forme un précipité généralement verdâtre et le liquide surnageant conserve la même composition. Cette dissolution dissout facilement, surtout à chaud, le sulfure d'antimoine ; par évaporalion dans le vide, on obtient de beaux cristaux incolores, dont les dimensions atteignent parfois o",oi, de pyrosulfoantimonile Sb-S°Ca^-|- i5H-0 • comme le sel correspondant de strontium, il est cristallisé dans le système anorthique; comme lui, il est soluble sans décomposition.

» La concentration à chaud, même en présence d'un excès d'hydrosulfure de calcium, n'a pas permis de préparer l'orthosulfoantimonite : on sait que les dissolutions d'hydrosulfure soumises à la chaleur perdent de l'hydrogène sulfuré et se transforment en hydroxysulfure de calcium. Un phénomène analogue se produit par la concentration à chaud de la solution de sulfure d'antimoine : elle perd de l'hvdrogène sulfuré et, lorsque la concentration est suffisamment avancée, il se dépose des paillettes cristallines rouges insolubles dans l'eau, correspondant à la formule SbS-CaOH.

» Le même corps peut d'ailleurs être obtenu en partant d'une dissolution d'hvdroxvsulfure de calcium.

» L'eau-mère évaporée dans le vide laisse déposer du pyrosulfoantinionite.

» Tous ces composés s'oxydent 1res facilement à l'air, et ces préparations doivent être faites dans un courant d'hvdrogène.

» L'action du sulfure d'antimoine sur les sulfures alcalino-terrenx permet donc de préparer des ortho- et des pyrosulfoantimonites; les analogies du calcium et du strontium se retrouvent dans les composés pyro, celles du strontium et du baryum dans les composés ortho. »

THERMOCHIMIE. — liases pyridiqites. Note de M. Maiîcei, Delkpine.

« La plupart des modes de synthèse des dérivés pyridiques consistent en une élimination d'eau entre une fonction aminé et une fonction aldéhydique ou acétonique et permettent ainsi de les rattacher aux fonctions azotées dérivées des aldéhydes. Je me bornerai ici à l'élude de la pyridine ellemême et à celle de ses hydrures. Ces premiers termes ofFrent peu de synthèses directes que l'on puisse considérer comme résultant du conflit unique d'une fonction aldéhvdique et d'une fonction azotée ; mais il en existe une, extrêmement importante, car elle constitue en même temps le lien qui unit la série crasse à la série pyridique : c'est la synthèse de la tétrahydropyridine ou pipéridéine par le S-aminovaléraldéhyde

CH^ CH'- CH^ CH

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