‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 396 sur 425 · C-H- en volume à 0° et · texte numérisé non relu

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loooo'^'^ (en chiffres ronds) 9600"

» J'our des combinaisons de pins en plus riches en Cu-Cl- on aurait

Cn pour 100.

(Cu=C12)"-C2H^... 60 (Cu^Cl^j^CMI^... 61

{Cu'CpycHr-.... 61,1

53oo 36oo

chiffres théoriques qui établissent nettement l'importance dti dosage de l'acétylène en volume.

» Au contact de l'eau seule ou chargée de chlorures alcalins les cristaux sont immédiatement décomposés avec perte d'acétylène et apparition d'un précipité violet j)Ourpre. J'expliquerai prochainement le mécanisme de ces réactions en décrivant des combinaisons doubles cristallisées que forme l'acétylène avec le chlorure cuivreux et les chlorures alcalins.

» L'ammoniaque les transforme en acétylène rouge.

» Le composé décrit plus haut est donc différent de celui annoncé pu* MM. Hofmann et Kuspert et que je n'ai pas su obtenir ( ' ). »

(') Zcil, anorg. Ch., t. XV, p. 204-207.

ANATOMIE. — Sur le palmaire cutanc et son e\'olulion. Note de M. A. CaxxiEC, présentée par ]M. Bouchard.

<■ Dans le cours de mes dissections, j'ai rencontré trois fois des particularités intéressantes présentées par le palmaire cutané. Ces particularités me démontrant que l'on ne pouvait considérer ce muscle comme un peaucier véritable, j'ai recherché si ses caractères histologiques et embryologiques venaient ou non corroborer cette idée.

» Voici ces trois observations et le résultat de ces recherches.

» Dans un premier cas, j'ai observé que l'extrémité interne des fibres du palmaire cutané ne s'insérait point à la face profonde du derme comme normalement. Les faisceaux musculaires se terminaient par de petits tendons qui venaient se perdre en s'enchevêtrant dans .l'aponévrose qui recouvre la partie interne des muscles de l'éminence hvpothénar. Nous avions affaire à un homme dont la musculature générale paraissait excessivement développée.

» Sur deux autres mains ('), dont l'une a été présentée à la Société d'Anatomie de Bordeaux, en 1896, les fibres du palmaire cutané étaient divisées, quanta leur insertion, en trois faisceaux bien distincts. L'inférieur s'insérait au derme; le moven, comme plus haut, sur l'aponévrose du court abducteur du petit doigt, sur le bord interne de la main; et le supérieur sur le pisiforme.

» Quant à nos recherches histologiques et embryologiques, elles nous ont amené à établir les faits suivants : le palmaire cutané non seulement apparaît après la masse musculaire unique qui formera plus tard les muscles de l'éminence thénar et hvpothénar, comme on peut le voir sur nos coupes, mais encore après que ces masses ont commencé à se différencier pour former les différents muscles qu'on observe en ces deux régions. (Embryons de cinq semaines à trois mois.)

» Le palmaire cutané se conduit donc vis-à-vis de l'éminence hypothénar autrement que le peaucier du cou de l'homme, ou celui qui recouvre le corps des animaux, puisqu'il apparaît après ces derniers au milieu du mésenchyme et que tous les muscles sous-jacents ne proviennent point de

( ' ) Teslut, Poirier et Ledouble citent des cas où le palmaire cutané prenait insertion sur le pisiforme.

" ( -Si/, ) lui par différenciation successive, dans le cours du développement ontogénique.

)) Sur des coupes de quatre mois à quatre mois et demi et sur des dissections de mains du même âge, on observe au milieu du tissu muqueux des fibres musculaires d'autant plus nombreuses qu'on se rapproche davantage de la première rangée du carpe.

» C'est au niveau de ces os (embryons de deux mois) qu'apparaissent également les premières fibres musculaires. A cet âge, le palmaire cutané commence à se former par l'apparition de ses faisceaux supérieurs. Ce n'est que vers 5 mois ou 5 ^ mois qu'il se présente avec les principaux caractères qu'il possède chez l'adulte. Le palmaire cutané n'est donc pas un muscle qui se développe dans les derniers temps de la vie intra-utérine et dans l'enfance, comme certains l'ont prétendu.

» Les préparations hislologiques des tissus de l'éminence hypothénar de mains d'embryons de /) à 5 mois et de mains d'adulte, où le muscle présente ses insertions internes normales, permettent d'observer que les fibres les plus profondes s'insèrent sur la partie interne de l'aponévrose du court abducteur du petit doigt, tandis que les autres prennent insertion sur la peau. Les faits anatomiques plus haut relatés ne seraient donc que l'exagération de dispositions normales pour les fibres les plus profondes de ce muscle.

)> Aussi bien chez l'adulte que chez l'embryon, les fibres du palmaire cutané prennent leur insertion d'une façon tout autre que les véritables peauciers. Ces derniers, d'après Podwyssozky ((889), s'insèrent par de petits tendons à la partie supérieure du derme ou même sur les assises inférieures de l'épiderme. Nous n'avons jamais observé pareilles insertions pour le palmaire cutané : les faisceaux musculaires se terminent par de petits tendons, qui vont se perdre non loin de la face profonde du derme.

» Toutes ces observations montrent bien, me semble-t-il, qu'on ne doit point considérer le palmaire cutané comme un véritable peaucier. »

ZOOLOGIE. — Classification des Molgulidées. Formes nouvelles des collections du Muséum. Note de M. Antoine Pizon, présentée par M. Edmond Perrier.

« Les Molgulidées des collections du Muséum comprennent treize espèces dont huit sont nouvelles; ces treize espèces ajipartiennent à cinq

genres dont trois sont également nouveaux. Leur étude m'a permis de mettre en lumière certaines dispositions anatomiques parlicidières, permettant de mieux préciser la valeur relative des caractères qui doivent servira établir des subdivisions rationnelles dans le groupe relativement homoeène des Molfrulidées.

» Dans les coupures génériques faites jusqu'ici, certains ascidiologues ont parfois attaché à la branchie, en particulier, une valeur qu'elle ne doit pas avoir. M. de Lacaze-Dulhiers (') et Herdman (-) étaient déjà arrivés à cette conclusion, et l'étude des huit espèces nouvelles du Muséum vient encore diminuer, si possible, la valeur générique de cet organe.

» Une certaine disposition des trémas a été invoquée, à elle seule, pour la création du genre Eiigyra (Hancock) (^); c'est celle que présente la Molgula lubulosa Forbes et Hanley. Les infundibulums, de grande taille, sont répartis en files régulières avec leurs centres sous les petites côtes méridiennes, et chacun d'eux nest constitué que par deux longs trémas spirales, enroulés en sens inverse l'un de l'autre. C'est là une disposition si caractéristique et si éloignée des petits infundibulums épais et à trémas généralement courts des autres Molgulidées, qu'elle constituait un excellent caractère générique; d'autant plus que les Eugyres s'éloignaient encore de toutes les autres Molgulidées connues à l'époque de Hancock par leur glande génitale unique, située sur la face gauche de l'animal.

» Aujourd'hui cette disposition des trémas n'est plus suffisante pour caractériser à elle seule le genre Eugyra : parmi les espèces nouvelles du Muséum il s'en trouve une que j'ai appelée Gamaster Dakarcnsis et que j'ai prise pour type du genre nouveau Gamaster (^); sa branchie est exactement celles des Eugyres, mais sa glande génitale, également unique, est située sur le côté droit au lieu d'être sur le côté gauche. Cette forme nouvelle vient donc définitivement enlever toute importance primordiale à la branchie pour l'établissement des grandes subdivisions de la famille.

» Les genres Paramolgula. Traustedt, Bostrichobranchus (^) Traustedt et Anurella Lac.-Duth. (") sont sans valeur. Le premier possède deux

(') Les Ascidies des côtes de France (Arc/i. Zool. expérim., t. III, 1S74 et t. YI, 1877).

(-) Les Tuniciers du Challenger, t. W, 1882.

(») Ann. and Mag. of nat. History. t. \\, 1870.

(') Comptes rendus.

(°) Acidiœ sinipUces fra det Slilli Océan ( Videnst;. meddelelser, 1884).

(') Arch. Zool. exp., t. VI, 1877.

glandes génitales comme les Molgules, mais ses infundibulums, de petites dimensions, avec des trémas courts, ne sont pas plus caractéristiques génériquement que ceux des autres espèces de Molgules, et il v a lieu de verser cette forme dans le genre Ctenicella Lac.-Diith., parce qu'elle a les lobes de ses orifices dentelés, avec tous les autres caractères de ce dernier genre.

» Les Bostrichobranchits Traustedt ne possèdent qu'une seule glande génitale à gauche et les infundibulums de leur branchie sont petits, irréguliers et distribués sans ordre, comme dans le sous-genre Eugyriopsis de Roule, et je propose la création d'un genre Eugyriopsis pour recevoir le Bostrichohranchus Manhattensis Traustedt et V Eugyriopsis Lacazii Roule; ce genre étant caractérisé par la présence d'une glande génitale unique située sur le côté gauche et une branchie à trémas courbes et plus ou moins allongés, mais ne formant pas les grands infundibuhims caractéristiques des Eugyres.

» Enfin le genre Anurella Lac.-Dulh. ne repose absolument que sur l'absence de la queue chez les larves et tout le reste de l'organisation est le même que chez les Molgula. Les recherches embryogéniques que je poursuis chez les Molgulidées me font penser qu'entre la larve modèle et la larve anoure tvpiques il en existe vraisemblablement d'autres qui ne possèdent qu'une ébauche plus ou moins importante de la queue par suite d'ime accélération embrvogénique plus ou moins accusée; on observe aussi de notables différences dans la rapidité de la régression des organes larvaires chez les différentes espèces d'Urodèles. Il est bien difficile d'établir des coupures génériques sur des variations semblables dans le processus embrvogénique. D'autre part, il n'est pas invraisemblable de penser que l'on pourrait un jour observer des larves anoures dans quelques espèces de genres tels que les Cténicelles, les Eugvres et les Gamaster, et il ne sera cependant pas possible de verser ces formes nouvelles dans le genre Anurella, dont elles s'éloigneront par toute leur organisation.

)) Par suite de la suppression des trois genres précédents et en ne tenant pas compte non plus du genre Pera Stimpson, que Herdman et Traustedt ont déjà regardé comme douteux, la famille des Molgulidées se trouve comprendre huit genres, dont trois nouveaux fournis par les collections du Muséuni. Leur répartition rationnelle est la suivante :

Il Premiérk sectio>. — Molgulidées à une seule glande génitale située sur le côte droit.

)) Une rangée de grands infundibulums sous chaque méridien; chaque infundijMiluni formé seulement d'un ou de deux longs trémas spirales : g. Gamaster. n. g.

» Deuxième section. — MolguUdées à une seule glande génitale située sur le côté droit.

» Une rangée de grands infundibuliims sous chaque méridien; chaque infundi- ])iilam formé seulement de deux longs trémas spirales : g. Eugyra Hancock.

» Infundibulums plus ou moins réguliers, de taille et de nombre variables, formés de petits trémas courbes : g. Eugyriopsis, n. g.

>i Troisième section. — Molgulidées à glandes génitales paires.

)) Trémas branchiaux généralement courts, courbes, quelquefois reclilignes; infundibulums de taille variable.

;) a. L'intestin est clenclii transversalement snr la face gauche et tonne une anse courbe plus ou moins accentuée.

» 1° Siphons nuls; cliatjue orifice bordé d'une double couronne de lobes inégaux ; g. Astropera, n. g.

» 2° Siphons à lobes plus ou moins saillants et toujours entiers : g. Molgula Forbes.

» 3° Siphons terminés par des lobes dentés : g. Ctenicella Lac.-Duth.

» 4° Siphon cloacal à quatre lobes égaux. Siphon branchial courbé en anse avec six lobes inégaux, les deux supérieurs en forme de grande lè\ re bifide : g. Stoma- Iropa, n. g.

» b. Les deux branches de l'intestin sont verticales et non transversales; elles sont parallèles à la glande génitale gauche : g. Ascopera Herdm.

» Sur ces huit genres, il n'y a que les g. Eugyra, Eugyriopsis et Ascopera qui ne soient pas représentés dans les collections du Muséum. Les cinq autres le sont par les espèces suivantes : Gamaster Dakarcnsis, n. sp.; .Astropera villosa, n. sp.; Molgula Filholi, n. sp , M. gregaria Herdm., M. glomerata. n. sp., M. socialis Aider et M. oculata, voscosita, simplex qui toutes trois sont associées; Ctenicella Guimardi, n. sp., Cl. Lehrani, n. sp., Ctenicella rugosa, n. sp.; Slomalropa villosa, n. sp. »

ZOOLOGIE. — Sur le sysU'ine nenx'ux proboscidien des Glycèriens. Note de M. Cii. Gravier, présentée par M. Edmond Perrier.

« La trompe des Glycèriens, observée à l'état de repos, se montre formée de trois régions distinctes :

» i" Une région antérieure, dévaginable, striée longitudinalement, formant, dans la trompe exlroversée, une sorte de fourreau aux deux autres régions; c'est la gaine pharyngienne ;

» 2" Une région moyenne, essentiellement musculeuse, beaucoup plus courte, nettement délimitée en avant par une membrane quadrilobée externe : c'est la trompe pharyngienne;

)) 3° Une région postérieure, séparée de la précédente par un étranglement marqué, avec des plis transversaux irréguliers à sa surface: c'est le venlricide, auquel l'intestin fait suite.

» La trompe des Glycériens, qui occupe, lorsqu'elle est invaginée, le tiers antérieur du corps (et parfois davantage), est caractérisée moins par sa grandeur exceptionnelle et sa forte musculature que par le développement véritablement surprenant de son innervation, qui en fait un appareil dont la sensibilité surpasse encore la puissance.

» Le système nerveux proboscidien des Glycériens, dont les parties essentielles ont été reconnues par de Quatrefages et surtout par Ehlers, que j'ai étudié principalement chez la Glycera com^oluta Referstein, se rattache au cerveau moyen. Celui-ci donne naissance, de chaque côté ( ' ), à sa face inférieure, à un gros tronc nerveux sur lequel se continue son enveloppe fibriUaire , et même, sur une certaine longueur, sa couche cellulaire. Ce tronc fournit un rameau au cerveau postérieur qui le surmonte, puis, au delà de ce dernier, se divise en deux branches d'importance égale; l'externe est le connectif œsophagien qui ne commence, à proprement parler, qu'au niveau de la bifurcation; l'interne est le nerf reliant l'encéphale au système nerveux proboscidien.

» Les fibres de ce nerf forment un anneau qui entoure complètement la gaine de la trompe à son origine. La paroi de celle-ci est essentiellement constituée, dans sa partie antérieure, par une assise musculaire continue, dont les profondes échancrures externes préparent le morcellement en dix-huit faisceaux longitudinaux qui s'effectue un peu en arrière de l'orifice de la trompe. I/anneau nerveux pénètre dans ces échancrures et fournit les dix-huit nerfs qui, dans tovite la longueur de la gaine, sont régulièrement intercalés aux piliers qui soutiennent la paroi. Les nerfs de la gaine donnent naissance, presque à tous les niveaux, à des rameaux qui pénètrent dans les papilles, oii l'on observe de curieuses terminaisons sensitives.

» Au niveau de la trompe pharyngienne, la membrane quadrilobée qui limite antérieurement cette région moyenne, constitue une très importante masse ganglionnaire proboscidienne, à laquelle s'adjoignent lesgan-

(') Comptes rendus, t. CXXVI, p. 972.

( i8i9 ) glions quasi fusionnés situés sous l'épithélium qui recouvre l'extrémité de l'appareil exlroversé, et que relient entre eux de puissants faisceaux de fibres nerveuses.

» Quatre nerfs, situés dans les plans de svmétrie des bourrelets musculaires annexés à la trompe pharyngienne, parcourent la couche profonde de l'épithélium et présentent également, sur leur trajet, des ganglions de renforcement. Chacun d'eux ])ossède un premier ganglion dans la région moyenne de la trompe pharyngienne, un second dans la partie antérieure du ventricule.

» Enfin ces nerfs se continuent dans le ventricule et se ramifient dans les papilles qui le tapissent intérieurement.

» La membrane épithéliale qui revêt l'extrémité de la trompe dévaginéc offre à considérer de remarquables terminaisons nerveuses. En dehors de celles qui ont été signalées par Jourdan chez Rhynchobolus (^Glycera) siphonostoma t'.laparède, il en existe d'autres dont la structure est comparable à celle des yeux de beaucoup d'Annéliiles. En certains points, l'épithélium est un peu en retrait par rapport à la surface générale, s'épaissit considérablement du côté interne. Les cellules de ces cupules prennent un aspect particulier; elles sont beaucoup plus hautes que les cellules épithéliales voisines, surtout dans la zone centrale de la dépression à laquelle elles correspondent, de sorte qu'elles forment un bouton saillant vers l'intérieur. Leur contenu est plus clair et plus transparent que celui des cellules éj)itbéliales normales; elles se détachent, par suite, en clair sur le milieu environnant. Les novaux sont rejetés dans la partie profonde des cellules qui renferme seule des granulations pigmentaires.

» Les éléments cellulaires en question s'effilent assez fortement du côté de la surface, et se présentent sous forme de bouteilles à col très allongé; ils reposent sur un véritable coussinet nerveux d'une épaisseur considérable.

» Il s'agit ici, sans nul doute, d'un organe sensilif spécialisé. Les cellules qui le composent rappellent de près, par tous leurs caractères, les bâtonnets optiques que l'on observe dans les yeux d'un grand nombre d'Annélides. Il est fort possible que cet organe oculiforme soit affecté à la vision, et non pas seulement à la perception des impressions tactiles. L'hypothèse est d'autant plus vraisemblable que le prostomium est dépourvu d'veux, et que l'on voit les Glvcériens explorer constamment leur route à l'aide de leur trompe.

» Quoi qu'il en soit, l'extrémité de la trompe dévagi née, protégée par

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