X 0,23 IO~'-X 0,17 IO~-X
l3oO 1,9 3,1 2
i5oo . . i4 28 17
» La température du manchon résultant de la comparaison de ces chiffres varie de lago" à 1710° suivantia radiation utilisée; cet écart donne une idée du degré d'approximation que comportent de semblables expériences.
» En résumé, la théorie du bec Auer peut être ainsi formulée : le manchon est composé d'une matière dont le pouvoir émissif à la température
(') Ber., X\XI, 5 (1897).
où il fonctionne est différent pour les différentes radiations, c'est donc, au moins à cette température, ce que l'on appelle un corps coloré. Son rendement avantageux résulte de ce que son pouvoir émissif très grand, voisin de l'unité pour les radiations bleue, verte et jaune, est moindre pour le rouge, et sans doute beaucoup plus faible encore dans l'infra-rouge. La proportion d'énergie rayonnée sous forme de radiations visibles est par suite très grande; cependant la valeur absolue de l'énergie ainsi rayonnée sous forme lumineuse est moindre que celle qui serait émise par un corps noir pris à la même température. Mais un corps noir semblable placé dans les mêmes conditions de chauffage et avec une même étendue de surface rayonnante prendrait seulement une température beaucoup plus basse et n'aurait alors qu'un rendement lumineux très faible. »
CHIMIE MINÉRALE. — Action de l'hydrogène sur le sulfure d'argent et réaction im'erse (' ). Note de M. H. Pélabox, présentée par M. Troost.
« Le sulfure d'argent peut être réduit par l'hydrogène. Ce fait a été mis en évidence, en 1879, par M. Margoltet, qui a montré qu'il suffit de chauffer le sulfure d'argent cristallisé pendant quelques heures, vers 5oo°, en tube scellé, dans une atmosphère d'hydrogène, pour constater la réduction. L'argent mis en liberté est sous forme de fils très fins, semblables à l'argent filiforme de la nature.
» Inversement, l'hydrogène sulfuré attaque l'argent, comme l'a montré M. Berthelot.
» Le but de cette Note est de rendre compte d'expériences entreprises pour étudier ces deux réactions inverses.
» Des tubes scellés, renfermant de l'hvdrogène sulfuré et de l'argent, ou de l'hydrogène et du sulfure d'argent, sont maintenus pendant un temps suffisamment long à une température fixe. Au bout de ce temps, on les refroidit brusquement. L'analyse du mélange gazeux contenu dans les tubes donne la proportion d'hydrogène sulfuré qu'ils renferment à la température de l'expérience :
» 1° Dans un système qui renferme initialement de l'hydrogène et du sulfure d'argent, il se forme, à une température supérieure à 250°, de l'hy-
(') Institut de Chimie de la FacuUé des Sciences de Lille (laboratoire de Chimie générale).
drogène sulfuré dont la proportion dans le mélange crot; d'aboi'd avec le temps, puis demeure invariable .
» 3° Dans un tube où l'on a enfermé, au contraire, de l'hydrogène sulfuré et de l'argent métallique, la proportion d'hydrogène sulfuré diminue, par suite de la formation de sulfure d'argent et d'hydrogène, jusqu'à une certaine valeur limite.
» 3° Pour une même valeur de la température, supérieure à 35o", les deux limites sont identiques.
» Les deux réactions en question se limitent l'une l'autre, et, dans ces conditions de température, on peut observer une série d'états d'équilibre du système :
Argent, sulfure d'argent, hydrogène, hydrogène sulfuré.
» Désignons par p le rapport de la pression partielle de l'hydrogène sulfuré à la pression totale du mélange.
.) La valeur de ce rapport diminue lentement quand la température s'élève. La courbe représentative des valeurs de p en fonction de la température se rapproche de l'axe des abscisses à mesure que h» température va en croissant; entre 36o° et 700°, cette courbe se confond avec une portion de droite qui passe par les points
« Ces résultats sont en complet accord avec la loi du déplacement de l'équilibre parles variations de la température si l'on admet que la réaction
Ag-S(cristallisé) -)- H=(gaz) = H-S( gaz) + Ag-(solide)
qui, à ij°, est exothermique, l'est encore à la température de nos expériences.
» 4° Quel que soit le système initial, l'équilibre est obtenu en un temps d'autant plus long que la température est plus basse. Tandis qu'à 36o" il faut cent soixante heures pour atteindre la composition limite, à 440" il ne faut plus que quarante heures, et à 58o° il faut à peine quelques minutes.
» 5'' Aux températures supérieures à 58o° l'équilibre s'établissant en un temps comparable à la durée du refroidissement des tubes, il faut tourner la difficulté de la manière suivante: Le tube employé sort, en grande partie, du fourneau de manière que l'une de ses extrémités puisse être
tenue à la main ( ' ). L'équilibre étant établi, on retire brusquement le tube du fourneau, et on le tient verticalement, l'extrémité froide étant en bas. Le morceau d'argent sulfuré tombe alors dans cette portion froide et se refroidit assez brusquement pour que le mélange gazeux n'ait plus d'action sensible sur lui.
» 6" Pour une valeur déterminée de la température, la valeur limite de p est indépendante de l'état physique de l'argent ou du sidfure d'argent.
» 7" Cette valeur limite est encore la même si, dans le tube scellé, on met initialement du soufre, de l'argent et de l'hydrogène.
» 8° Nous avons pu observer que, dans la réaction de l'hydrogène sur le sulfure d'argent, l'argent mis en liberté ne se présente sous forme de fils que si la température est inférieure à 58o°.
» Aux températures plus élevées, les morceaux de sulfure d'argent sont recouveris, à la fin de l'expérience, d'une couche presque uniforme d'argent métallique.
» Les plus beaux échantillons d'argent fdiforme sont obtenus quand on chauffe le sulfure d'argent cristallisé et l'hydrogène, en tube scellé, à 440°.
» Si l'Académie veut bien nous le permettre, nous donnerons, dans une prochaine Note, les résultats d'expériences entreprises sur l'action de 1 hydrogène sulfuré sur l'argent à des températures inférieures à 350". m
ÏHERMOCHIMIE. — Sur la chaleur de formation du carbure de lithium (^"). Note de M. Guntz.
« Pour déterminer la chaleur de formation de ce composé, il suffit de mesurer la chaleur dégagée par la dissolution dans l'eau d'un poids connu de carbure de lithium; j'ai trouvé ainsi que, vers 17°,
C-'Li- sol. + /( n-0 liq. — aLiOIl diss. + C-ll- gaz dégage. . . . +87'^^'', 10 Ce nombre est la moyenne de trois expériences ayant donné
(') Ce mode opératoire n'a pas d'inconvénient, car nous avons observé que l'expérience conduit aux mêmes résultats si l'on cliaufTe le tube dans toute son étendue ou seulement dans l'une de ses parties.
(^) Travail fait à l'Institut cliimique de ÎNaiicy.
)) Pour éviter la correction due à la solubilité cle l'acétylène dans le liquide calorimétrique, la décomposition se faisait dans un appareil en verre plongé dans le calorimètre : C- H'- se dégageant librement dans l'atmosphère. On vérifiait chaque fois par titrage la quantité de carbure réel employé. Dans deux expériences on a tenu compte du carbone libre, dans la troisième on avait du carbure pur.
» Celte donnée suffit pour calculer la chaleur de formation du carbure de lithium connaissant la chaleur de dissolution dans l'eau du lithium.
■ .l'ai ainsi trouvé :