‹ Rayons émis par les composés de l'uranium et du thoriumChapitre 405 sur 425 · C- diamant ^- Li- sol. — C-Li-sol t-ii'^-i · texte numérisé non relu

C- diamant ^- Li- sol. — C-Li-sol t-ii'^-i

'I Ce nombre est considérable; il est beaucoup plus grand que les valeurs correspondantes trouvées pour CaC- etNaC-; il explicjue la facilité de formation de ce composé dans diverses circonstances.

» Pour préparer Li- C-, j'ai chauffé du lithium métallique avec du carbone, mais pour réussir il y a un certain nombre de précautions à prendre. Dans un tube de porcelaine vernissée, on place un deuxième tube en verre peu fusible et, dans ce deuxième" tube, on met la nacelle en fer contenant le mélange de carbone et de lithium (en général, poids égaux des deux substances). On terme alors le tube de porcelaine avec de bons bouchons et l'on fait le vide dans l'appareil que l'on porte ensuite au rouçe sombre pendant une demi-heure.

» Si l'on prend comme carbone du charbon de sucre, même fortement calciné, il y a combinaison avec incandescence lorsqu'on opère sur 2»'' ou 3»'" de lithium par suite de la formation de I^H; l'acétylène préparé avec ce composé renferme toujours des traces d'hvdrogéne. Le carbure de lithium se produit aussi, mais sans incandescence, lorsqu'on emploie du carbone ayant été chauffé dans l'arc électrique, ou du graphite de fonte. Il se forme également avec le carbone diamant.

» Pour le montrer, j'ai chauffé dans le vide, dans un tube de verre et dans une nacelle en fer, des fragments de diamant taillé; on constate après, en regardant le diamant au microscope, la disparition du poli par suite cle la formation de figures d'érosion caractéristiques de l'attaque.

» Dans la préparation du carbure de lithium, il faut employer un double tube, parce que sans cette précaution, les vapeurs de lithium, attaquant le tube de porcelaine, en provoquent presque toujours la rupture : le vide est nécessaire, car au rouge le lithium absorbe tous les gaz sauf l'argon. On ne doit pas chauffer au rouge vif le tube, car, dans le vide, le carbure de li-

( isns )

Ihiiim se dissocie trop rapidement en carbone et lilhinm; la dissociation commence déjà dans le vide an rouge sombre.

» En opérant ainsi on obtient une masse grise, quelquefois colorée en jaune par un peu de fer, qui est le carbure de lithium cherché. Si l'on chauffe trop longtemps, il est sali par du charbon.

» Je n'ai pu obtenir ce composé par la méthode ayant permis à M. Matignon de préparer le carbure de sodium pur, par suite de la facilité avec laquelle le lithium fondu attaque le verre, ni par le procédé de M. Moissan, ne disposant pas de l'énergie électrique suffisante.

» En chauffant électriquement i"^' à 2^' du mélange de C' + Li-CO' indiqué par M. Moissan, j'ai volatilisé toujours totalement le carbonate de lithine sans obtenir trace de carbure de lithium, ce qui tient à ce que la température assez élevée pour volatiliser Li^CO' ne l'était pas assez pour le dissocier en ses éléments et donner du lithium libre, condition nécessaire pour obtenir du carbure.

» Le carbure de lithium possède une propriété intéressante : lorsqu'on le chauffe avec du chlorure de lithium fondu, ou le mélange fusible LiCl + RCl, il se décompose en donnant Li-Cl -l- du charbon. Mais, à haute température, Li'Cl se dissocie en donnant I.iCl -l- Li.

» Le lithium attaque le carbone mis en liberté pour redonner du carbure; il y a donc, aux températures élevées, un équilibre : la réaction est réversible. Elle explique pourquoi on ne peut, pour électrolyser LiCl, employer une tige de charbon comme pôle négatif, car, à la température d'électrolyse, le lithium formé attaque le carbone pour donner du carbure qui, se diffusant dans la masse de chlorure, s'y décompose en donnant du charbon qui, en restant en suspension dans le liquide, empêche tout rendement convenable en lithium. «

CHIMIE ORGANIQUE. — Sur les /onctions organiques pouvant se combiner au sulfate mercurique. Cas des acétones. Note de M. G. Denigès.

« L Dans de précédentes Communications ('), j'ai montré que le sulfate mercurique pouvait fournir, avec la plus grande facilité, des combinaisons insolubles, bien définies, avec le thiophène et les carbures éthyléniques et qu'on pouvait utiliser ces propriétés soit pour le dosage pondéral

(') Comptes rendus, 18 mars el 18 avril iSg.i; 18 avril el 1"='" mai 1898.

( '869 ) on voliimétrique de certaines de ces substances, soit pour la diagnose d'autres fonctions dérivées.

» Etant donné que les produits signalés plus haut comme pouvant se combiner au sulfate de mercure renferment des corps ou des groupements non saturés, (^ S ) = , ou à liaisons multiples, C = C, je me suis proposé de préparer des composés mercuriels du même ordre avec des fonctions chimiques agissant comme possédant des valences latentes ou de multiples liaisons.

» J'ai laissé éxidemment de côté, dans cette étude, les fonctions organiques qui contractent des combinaisons avec d'autres sels mercuriques que le sulfate; telles sont :

') 1° Les dcrtvi-s azotes (aminés grasses ou aioinalif|ues, aniides, alcaloïdes, alljiiniinoïdes);

» 2° Les dérUés sulfurés ac\ cliques (merca|Hans, sulfures all\ liqiies) ;

" 3" Les ^^e«o/.9 (phénol ordinaire, tannins, elc.) ;

1) 4° Les carbures acétylc/iiques, dont des combinaisons mercurielles diverses ont été décrites assez récemment par Kitsciikkoff.

» Ces combinaisons ont, en elïet, été déjà étudiées, au moins en partie, et la plujsart d'entre elles sont des dérivés de substitution, et non d'addition, comme celles dont il s'agit dans ce travail.

» Je réunis, dans le Tableau suivant, l'ensemble des principaux corps qui m'ont donné, avec le sulfate de mercure, des composés nettement définis.

Corps à valences latentes Thiophène et ses dérivés.

I Carbures éthylénuiues \

carbonées, } Carbures benzéni<iucs > et leurs dérivés.

„ .... . . . ' ' Carbures terné/iii/ues ]

Corps a liaisons multiples ' , ,

1 oxygénées ) , , , ,, ,

I ■''' / Aldéhydes.

I , , l Acétones.

\ carjjonees, )

i> Le réactif mercurique que j'ai exclusivement utilisé pour ces recherches est le même que celui dont j'ai déjà donné la formule antérieurement, et qui est préparé en dissolvant 5^'' d'oxyde de mercure dans un mélange de 20*^" d'acide sulfurique et de 100'^'^ d'eau.

» J'indiquerai succinctement, aujourd'hui, les résultats qu'il m'a donnés avec les acétones de la série grasse.

» II. Lorsqu'on chauffe à l'ébullition, au réfrigérant ascendant, pendant deux à quatre minutes, une acétone grasse avec un très grand excès de

c. H., iSgS, I" Semestre. {T. CXXVI, N° 26.) 24 1

réactif mercurique d™ an plus d'acélone pour iSo"" de SO^Hg\ il se forme, soit dans le cours même de l'ébullition (acétone ordinaire, diélhylcélone), soit par le refroidissement (méthyiéthylcétone), des composés insolubles ou très peu solubles dans l'eau et répondant à la formule générale

gQ,/Hg-0-Hg-0 R'

La réaction est d'une extrême netteté avec l'acétone ordinaire: déplus, elle est absolument quantitative.

)) Avec les acétones de condensation plus élevée, elle est accompagnée de phénomènes secondaires; les rendements sont plus faibles, et, par suite de l'oxydation d'une partie de l'acétone, du sulfate mercureux prend naissance, se précipite et souille le produit obtenu. Le fait est d'autant plus apparent qu'on s'adresse à une acétone plus riche en carbone; il se manifeste, en outre, par une coloration jaune du précipité qui, peu marquée pour la méthyiéthylcétone, s'accentue rapidement pour des homologues supérieurs.

» La combinaison obtenue avec la dimélhylcélone est, au contraire, parfaitement blanche, cristalline, entièrement soluble dans Cl H et ne renferme pas de mercure au minimum.

)) Cette dernière a fourni à l'analyse :

Calculé pour Trouvé. ( SOnig )=. 3Hg 0 . CHls 0.

SO'H- pour 100 l5,i5 l5,lO

Hg » 76,72 77,0.1

Lorsque, dans la préparation de ce produit, on emploie un excès d'acétone, on diminue considérablement le rendement, au point même d'empêcher la combinaison de se former.

» Ces divers composés cétoniques, mis en suspension dans l'eau et traités par un courant d'hydrogène sulfuré, régénèrent l'acétone qui leur a'donné naissance. Des combinaisons analogues s'obtiennent avec d'autres corps à fonction cétonique, tels que l'acélylacétone, l'acide pyruvique, l'acide diacétone carbonique, etc. Je les étudierai ultérieurement.

» Dans un prochain travail, je montrerai les applications qu'on peut

faire de ces résultats à la reclierche qualitative et au dosage de l'acétone ordinaire, 'i

CHIMIE ORGANIQUE. - Sur un mode général de préparation des élhers carboniques mixtes de la série grasse et de la série aromatique. Note de MM. P. Cazenedve et Albert KIorel, présentée par ^I. Friedel.

Cl En faisant réagir le chlorocarbonate d'élhvlo siu' les |)hénols sodés ou potassés, MM. Fatianow ('), Richter (-), Bender ( ') ont obtenu des éthers carboniques mixtes d'éthyle et de divers phénols.

» Nous sommes parvenus par une voie différente et plus pratique à produire ces carbonates mixtes, el cela en chaulant au sein des divers alcools les carbonates neutres phénoliques en présence de certaines bases organiques.

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