‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 25 sur 116 · CAMPBELL (THOMAS · texte numérisé non relu

CAMPBELL (THOMAS

HOHIULINDEW.

An coucher du soleil la neige était encore Vierge du sang humain qui souvent la colore, Hohenlinden du Ueuve était l'écho sonore, L'Iser coulait avec rapidité.

Mais las I Ilohcnlin '!,■]: vit iIl - oli p.tv^L^e S'illuminer la nuit au milieu du tapage, Quand lo tambour liattit pour éveiller la rage Da tout héros fuyant l'obscurité.

Debout, sitôt en selle, au son de la trompette Chacun des cavaliers soudain fut en védette, Chaque cheval hennit secouant sa chaînette,

Chacun montrant un courage indompté.

Alors aussi les monts secoués par la foudre.

Tremblèrent ( i an5 leurs flancs tout prêts i se dissoudre, Alors chaque coursier eicllé par la poudre Chargea terrible eu sa témérité.

Alors au loin aussi tonna l'artillerie, Alors Hohenlinden fut un boucherie Oh chacun de sou sang rougissait par série L'Iser qui coule avec rapidité.

Mais voila le matin. A peine si l'aurore l'eut ries sombres vapeurs percer le météore Oh les Francs, li s llun^ruis poussent un cri sonore, Un cri de mort et d'inhumanité.

Le combat bb complique. En «vaut ! point d'entraves, A U gloire, h la mort élancez-vous mes braves I Sors tes drapeaui Munich 1 Autour de tes margraves En avant 1 charge avec célérité.

Oh do tous ces guerriers vint su heurter la foulo l'un i'l -.-tirent debout. Dans son immense boulo 1a neige les atteint, sous son mantoan les roule, Et boit leur sang avec impunité.

CAEEW (THOMAS).*

ChASHON.

Ne me demandez plus quoi est le sort des roses Alors qu'a passé Juin sur leurs métamorphoses? Dans vos beautés, ces fleurs en quêta de sommeil, Vuiil thurdiiï te n;p<jH, sans désir du réveil.

Ne me demandez plus où vont tous ces ar3mei Qui s'échappant des fleurs, voltigent en atomes? Car, par amour pour vons, en lenr bonté les cieni En forment ces parfums si doui dans vos cheveux.

Ne me demandez pins oïl va tout d'une traita Réchauffer ses accords, et prendre sa retraite Après le mois do .Mai le gentil Rossignol P C'est dans votre :;ii-i,.T qu'il i^ilie hoû bémol.

Ne me demandez pins où s'en vont les étoiles Qui sur le sol, la nuit, descendent dans leurs voiles, Elles vont dans vos veux former ces points d'azur (Jui font qu'à votre aspect, on rSvc d'nn ciel pur.

Ne me demandez plus où le Phnnii ramasse

Le duvet de son nid par delà dans l'espace?

Car c'eut toujours vers vous qu'il vole en dernier lieu,

Et c'est dans votru >rii! qu'il rmU-vii-iit .... un Dieu 1

l'enfant et les gouttes de rosée.

CABPENTEIt (J. E.)

L'ENFANT ET LES GOUTTES DE RosÉE.

"Onl papa! cber papal pourquoi se pussent- elles Les gouttes tic rwii- à l'niinirc si belles?

Ces joyaui scintillant comme étoiles au ciel T'<iul\il]ij[ .-.'.'^lip-i-ii il.-'.'— li-l-L-e ilrmc bien réel Que le soleil jaloux ne venillo en sa colère Conserver tout un jour le beau sur notre terro? Le clair de lune a fui — renient encor les fleurs, Do la rosée eu vain nuis j'y cherche les pleurs."

" lïr^ir le au firmament, mon enfant," ilit le l'ère, " Vois ce Le! aix-CTi-iicl, il l;i vis e lumière. Les gouttes do rosée en ce superbe écrin Brillent, n'estil pas vrai, d'un éclat tout divin ! N'iras devons augurer île ces métamorphoses, Qu'il ne faut trop pleurer la fin des belles choses, Car ce qui jeune et beau se flétrit ici bas, Plus beau fleurit au ciel par do là le trépas I"

Il no prévoyait pas, hélas 1 le pauvre pere,

Et quo le bel enfant, l'étoile de son jour,

Alors so dissolvait, s'égrenait sans retour.

Triste, bien triste il fut quand aui plainm splu'i-iqucs.

L'aril-en-eiel laissa viiir se- lein'.i!- magnifiques,

Car il se ressouvint pensant à son trésor

Des gouttas do rosée au ciel brillant encor 1

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