‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 29 sur 116 · COUPER (JAMES · texte numérisé non relu

COUPER (JAMES

I/i Musique.

Nous nommes en Automne — il est près de minuit. La ville sombre a mis les scellés sur le bruit;

Et sa poitrine haletante Se lève, se relève et tombe palpitante.

Aucun son no s'ontend — hormis Planant sur les humains lambris.

Quelque flot mesure 1 de dolente musique Do minuit dôme fois redisant le cantique.

Le son lourd, cadencé, des différents minuits Semblait sur le travail chanter de proftindii. Nous ne parlâmes point, muet, dans le silence Nous laissâmes la ville et son dédale immense, Et .-(!:= r,mi cïjiinuits, et ses parfums douteux, — Caméléons — changeant eu ses replis nombreux ; Dans les champs au dehors, et puis noua nous lançâmes,

bit le grelot tintant appelant l'agnelet.

Do mille et un parfums, et paraissait pûmes.

Tous les insectes, tous, esclaves du devoir

S'en vinrent saluer l'astre argenté du soir,

Sa Blanche Majesté, la Lune,

Venant illuminer sans la moindre lacune

Leurs ébats si gentils, pleins de naïveté, Et leur si joyeuse gaité, Tandis que les douces Etoiles

S'apprûtaiont a lever sur le monde leurs voiles.

Et voilï qu'on entend soudain lin chant harmonieux, divin, Aussi doux qu'un ruisseau qui coule, Qui coule, gentiment, et roule Une harmonie en mi bémol; Silence ! . . c'est le Rossignol !

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