DOWNING (MRS
NoL'a noua élançons, noua nous élançons, Abondant s et clair», broyant les ghçuns, Longtemps dans ses fers l'hiver triste et so
De nos flots nombreux le fringant trésor,
Nous la déversons encor, puis encor,
Du haut pie des monts jusque- dans les plaines,
D'écume imprégnant le gai défilé,
Le riant vallon dont trouvons la clé,
Oui, quand noui sortons de nos noirs cacho Comme dos lutins gais, plaisants, falots, Nous éclaboussons la jeune verdure, De loin ou croirait il noire courroux Tant sont pétulunis non joyeux glouglous, Mais rions au nez de Dame Nature, Et les jeunes fleurs reçoivent de nous LYi'lat les rend île riches bijoui.
On dirait pardi ! troupe d'écolier»
Jouant en gamin» sous les ali/ier», Et pour s'amuser s'éniancipant vile.
Quand le printemps naît, Hargne des glaçon
DRTDEN (JOHN).*
Venez si volh l'Obez !
" Venez, si vous 1 ! " proclament m» trompette*. — " Venez, si vous I'oïoi 1" nous répond l'ennemi. "Noua Tenons, nun* vnions iviif [ailler des gourmettes," Dit le tambour tonnant, — " et non pas a demi ! "
.Maintenant chacun à l'attaque Court et se rue ainsi qu'un braque, Et les Dieux de la liant témoins du fiur conflit, Plaignent l'humanité qui pour de l'or-s'occit !
Les ennemis mit pii- la pondre rlVcampettc,
Le sou de leurs clairons meurt au loin dans l'dcho,
La victoire est a nous I proclame la trompette 1
Dt nus iilkh ii]i:v.- l'Lilurer le destin I
JiLLIOT (EBEXEZEB).*
Là PlllÈltE DD I'oète.
Toi qui régis le ciel, In terre et l'onde, Dieu Tout Puissant! permets que ton enfant.
Humble, mais pourtant triomphant, fort lie la vé-rite" qui soulève le monde,
Soit sagement audacieux :
Permets qu'il vive utile, au lien de mourir vicui, Et que, Barde do la Patrie, Narguant le sycophanle et le fourbe enviant,
J Et Fui fassent chérir les lieux
Et puis, lorsqu'à la fin de son pèlerinage, La mort lui montrera le terme du voyage,
L'AMBITION NE (1CÉHTT l'A 8 DE L'AMOIÎH. 119
Dieu, fats que le poète, en un obscur tomboau, Près Je l'nglUe du hameau, Repose en paix, oh l'herbe est verdoyante, Où de» fleurs du printemps l'haleine est inivianu'. Où l'abeille affairé aime à « recueillir, Où le doui ros»T,ïiiul chaque nuit l'ait jaillir
Se* cîiout» de douceur infinie, Où roupit l'anémone, où bruit lo sépliir, Où la foule est absente .... et le laissa dormir !
ELLIOï (SIE GILBERT).*
L'AMBITION NE GUÉ HIT TAS DE L'AuOUk.
X.\e;h[:e d.i nnm tniiqu'ati W iiri-.ii ma houlette, ■l'abandonnai soudain mes jeux sous In courbette; Pour le front d'Amynta plus ne tressai de (leurs, L'ambition pensais-je Hit l'amour des cœurs.
Four trahir mon serment, délaisser mn bcrgîrc, Avec l'ambition qu'avaia-je donc a faire?
Dans des pays lointains j'errai la nuit, lo jour, E-ja'rant. mais en vain, me giu-rir de l'amour.
que j'étais ! de croire aucune chose nu monde Capable de détruire une amour si profonde ?
Rendez-moi mon troupeau, ma boulette et mes jeui, Ainvutn, mon amour, puis encore être heureui I
Hue sert tr dc«>li;v et d'augmenter tes peines lierger? Pour Amynta tes soins sont superflus, Car le^ [noiuetitp perdus ne se retrouvent plus! Pour trahir mon serment, délaisser ma bergère Avec l'ambition que diable avais- je II faire ?
LE DOH DE l'KKFIHT,
ELLIOT (MES. LTJCINDA).* Le Dos de l'Enfakt.
Didii à lfr#. ,7. ,V ■V.'M J.'lV J I':-*,'.
T.'N brillant jeune enfant errait dans un jardin Far un beau jour d'été d'éclatante lumière, C Lassant <le ci de \\ le papillon badin, Et l'abeille, active ouvrière.
Il écouta d'abord sous les arbres voûtes De l'oiseau, doux chanteur, l'antienne magnifique, Qui rendait ces bosquets, pareils aui cavités
D'une sainte Eglise Gothique.
Puis il reprit l'essor cet adorable enfant D'un pas libre et joycui vers les prés, la verdure,
l'ui* il mn-illit -..[hI mi les ;ilns -^Icmlides fleurs,
In; luisant bouton d'or, la noble tubéreuse,
Le beau lis odorant, les œillets gais vainqueurs,
Et la tulipe ambitieuse.
Enfin il se tourna vers un fort beau rosier, Il en cueillit les fleurs suaves et nombreuses, Qui duui tout leur éclat, et d'un regard altîer,
Au midi brillai tuf radieuses.
Alors mettant un frein a sa vivo gaité, De ses grands yeui pensifs il mesura l'espace, Et les tournant soudain vers cet azur d'tStu
Que rien au monde no surpassa :
Sa douce voii d'enfant prit uu ton solennel Alors qu'il murmura tout bas : " Chose certaine Non, plus belles couleurs n'empourprent pas le ciel
Que ces fleurs a si douce haleine !
"Moi je vais les laisser sur le gazon mousseux rendant toute la nuit à l'ombre des étoiles.
Et demain la roses en leur ouvrant les yeux,
Le? trouvera plus beaui, sans voiles 1
" Et peut-être, qui «lit? Que les ange* lie Dieu A l'heure de minuit viendront prendre ces choses, l'our les porter là haut par de là le saint lieu,
OE. l'on dit que naissent les roses !" Oli I bel et jeune enfant, maintenant tu les vois Ces magnifique* fleura brillantes, éternelle*, Ces fontaines d'azur, ces bosquets et ces bois,
Et ces roses toujours nouvelles.
On t'a fait bon accueil an ciel,— Etre chéri, Avec les harpes d'or, la cohorte des anges !
Comme & la rare fleur on te donne un abri,
De Dieu tu chantes les louanges !
Mais ta mémoire et ton doui souvenir Sont restés ici bas, comme une chose chère, Dans le foyer des cœurs qne tu sus conquérir
Pendant ton séjour sur la terre 1
ELRINGTON (S. N.) Les Leçons de la Vie.
" Ae» «achetb Youth, and Youth ÏDStmctcth Age."
" Qu'est-ce qne cette vio ? . . . Oh [ dites-le moi. Sage Vous sur le front duquel sombre s'assied le Temps ; Dont la tête est blanchie aux durs sillons de l'âge, Et qui des doux espoirs n'avez plus le* printemps?" — " Voyez I" dit le vieillard, "ma ligure ridée. Et sur mon front plisse" suivez dans leurs détours lies traces de la vie, et vous ferez idée Des labeurs du chemin dont j'ai suivi le cours I
" Oh 1 regardez, garçon I cette plage houleuse Qui lutte à tuiit jiiniais contre lr- ikits rageurs, Les iMgnes. voyos-vuiis, dans leur humeur grondeuse, Parquent dans un étuu le sable «n leur* fureurs ;
C'est ainsi qu'est la vio. —Au ciel vojez la nuit Les étoiles briller, et puis s'éclipser comme Sous un nunge obscur le beau .«olcil qui luit !