‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 37 sur 116 · CHAQUE CHOHE A BA PLACE · texte numérisé non relu

CHAQUE CHOHE A BA PLACE

' Les maui les plu? cui-ams, les plu* grands chagrins mOme Des bénédictions lui donnent le baptême.

A travers maints espoirs déçus ou naufragés, Des plaisirs archi-faui, .les devoirs négligés,

Et ilea crimes choyés pendant an temps «'avance

Avec un coiur cuntrii la nul, le Repentante,

Et sur le bras ami de ce bon ange X Dieu

L'homme est conduit, là haut, par de là le ciel bleu !

EMEBSON {RALPH WALDO).

Chaque CiroaE a sa Place.

Ce ruatre il manteau rouge, qui clinmps pense fort peu A toi cpii le contemple an haut de la colline ;

Ne mugît pas pour toi soua l'abri du ciel bien.

Non plus le fossoyeur, pensif, no s'imagine

En tintant lentement, le soir, le couvre-fou,

(Mu; ce L^T.iEirl -ivl.'iai (;m: le m.jinlc abomine

Napoléon le Grand, ce héros demi-Dieu

An dire du soudards .... sur le meut examine

Ses bataillons épais marchant selon ses vceui :

Et toi, tu ne EJtis pus iu.ii plu. à quel bien-être

Ta vie a pu servir ri ton prochain peut-être ;

C'est que tous en ci- lnrnjrle mil bijwiin d'un chacun,

Hïcu de beau, rien de bmi. alurs que l'on n'est . . . qu'un I

Elle chanta, mais las 1 son chant ÎL mon oreille Bien moins doux arrivai — ce n'était pas merveille, Je n'avais apporté chez moi ni les beaui cieux, Le fleuve, ni le bois qui chantaient ù mes jeun 1

Les coquilleB do mer gisaient sur lo rivage Dom esprits de la vague et du tant deui tangage, Et le mugissement lie leur mère, — la mer, Apportaient H mes pieds leur frôlement léger.

L'HÔTE NOB IXT1TK.

J'essuyai le varech el la gluante brume,

Et j'emportai chejt moi ces enfans do l'écume ;

Mais cci pauvres objets avaient laisse là bas

Sur la grive et le sable au milieu du fracas

Des vagues .... leur lii iintr. — CVst vrai dans toute chose,

N'est par' lui seul un é beauté, Mais rassemblés ils sont de Dieu la Majesté 1

FELLOWS (MBS. F. P.) L'Hôte nos Invité.

" HgLÀ ! qui frappe ainsi du eBHtel a la porte? Quand a tinte minuit, quand il so fait si tard? Ce soir la Châtelaine avec joyeuse escorte Tient sa cour— es-tu donc invité par Hasard?" " Ne suis point imiti-, mais viens t'iieri'lnr la Heine Qui trône dans ce» lieui ; no dois prendre repos, Et je reviens de loin, tant qu'à la Souveraine De céans, n'aurai dit à l'oreille deux mots,"

" Serait-ce bien troubler ainsi les épousailles? 0 Sire Chevalier sonyes-y donc un peu I

La Dame vous verra demain matin^ardieu I "

''Jusqu'à l'aube ilu jour, Veilleur, no puis attendre;

A la Dame je dois parler, c'est là le hoc,

Et sans aucun retard elle aussi doit m'ontondre.

Car il me faut partir avant lo chant du coq.

Montre-moi le chemin, je suivrai ta lumière !"

Il suivit lo fallût l'attardé visiteur,

Tandis que le veilleur mâchait une prière,—

Do ce bardé do fer grande était la pâleur.

Ils atteignent la salle. — Or tandis que s'avance Le nocturne étranger, nul bruit ne font ses pas, Nulle ombre sur le mur n'annonce sa présence, Les pâlcn invités ont chuchoté tout bas.

Le chien sentant son flair a grogné d'épouvante .... Ile.' torches kf lnours iirciuici:* teinte île deuil, Alors qu'il les Approche ; et l'épouse est tremblante Quand empoignant sa main blanche comme un linccuil, Irni./iffilJv, il lui ilii r|in:lipi(! din-t .1 l'oreille. L'époui est éperdu de voir cet homme mort

Comment le traître meurtre eut lieu. C'est pur trop fort 1

Vous, Chevalier félon, quand vous m'avez occis,

Quand pour boiro au ruisseau je levais ma visière,

Les pcrlofl du ruisseau devinrent des rubis,

" Et mon sany le plus pur opéra le prodige,

Car le matin occis, ju gisais sur son bord,

C'est par amour pour toi, belle mignonne, dis-je,

Qu'il lit par guet-apens de son rival un mort.

" Car tu lui promettais d'être son épousée,

Do nouer avec lui le lien conjugal,

S'il pouvait de mon sang faire rouge rosée,

Et se déborasscr d'un odicui rival.

" Il est écrit là haut que pour ce fait immonde

Vos âmes, je les dois emporter en enfer,

Laissez donc ce festin, et quittez votre monde,

Avant le jour chez lui vous attend Lucifer I "

Et Le bardé de fer du sein de cette foule

Palpitante d'effroi, les a fait déguerpir,

Et lu vent de la nuit avec ses cria do goulo

Les emporte en ses plis et pour toujours souffrir.

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