‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 38 sur 116 · FEEEOL (L'AUTEUR DE PAUL · texte numérisé non relu

FEEEOL (L'AUTEUR DE PAUL

Vers écrits pour un and qui d&irait avpir an vers la phreso persane:— Je revins an lieu de ma naissance et m'écriai: " Los uni) de ma jenneiae où sont-ils?" Et l'écho de répondre: « Où.wnt-ils?" Je voua cherchai partout Amis de ma jeunesse, Au soleil et dans l'ombre en ne prenant de cesso. "Où, sont-ils?" diaaia-je, "où ?— Seraient -ils donc partis?" . . Je cherchai. — j'écoutai— l'écho rmiit : — partis ! . . .

180 Li ÏÉE ET LE a FIGUES.

f.ors (out autour de mai se lit un lourd silence. Une tombe était ljl ; surpris ilu défaillance A l'aspect de la mort, en pleurant je m'assis, Et mes sens s'affaissant voilH que m'endormis.

Devant mes veui alors se pressèrent en foule, De mes amis pleures comme une immense houle : Chacun dVui c .' r i t ■K-niml Imiihcur infini, Près de moi se plaçait tout en cotamini.

Une clarté plus noble auréolait leurs tÈtcs, lit d'un monde meilleur annonçait les conquêtes. Oh I dis-jc, en tri oni pliant, oh '. oui jo sens cela. Sien morts aimés sont la I . . . l'écho répondît la !

FITZBALL (EDWARD).

L\ Fée et le 9 Fleurs.

D.\ks ces temps d'autre fui s «ù Fleur.', Arbres et Fecs Causaient entr'eui, comme de bons ninis, De la brise sur les bouffées.

Une Fée étalant ses ailes de rubis,

Venait dans chaque Heur miroiter ses doui charmes. Ou In rosée avait posé ses larmes,

Et gnîmont voletait vivo comme un totoii

Lors la folâtre Fée à l'orgueilleuse Rose A dit soudain : " Si se voilait lo ciel,

Que déploie une forte dose M'r:n[>,":'hAt rie vnU'r, injiirriii« - ji- i:n ton cSncel Trouver uu eûr abri?" — " Que vienne h tempSta,"

Rougit la Rose— "ici to ferai fEtel Dans les jours do bonheur ou dans les tmui vais jours

Je t'aimerai toujours I" D'un ton molodioui au noble Lis la Fée

Fui» s'adressant: « Superbe Lis, dis-moi,

Si le veut soufflait par bouffée, l'auvrotte, trouverai s -je un afir abrï choi toi?"

Le Lis en palissant : " Que vienne lu tempête.

Ne changerai, toujours to ferai fête !

Dans les jours de bonheur ou dans les mauvais jours

.le ['aimerai toujours 1" La Fée alors s'en fut trouver la Violette,

Celle-ci cl'unn voii discrète:

" Ne me connaia-tu paa sans affectation Depuis longtemps?'' (lit-elle— " ,\ ipuii Wi les promesses!

Les faite eut seuls ont leurs délicatesses "

Et puis elle abaissa son voile ténébreux

Sur ses modestes yeui.

La tempête sévit, stridente, furieuse, Le fauve éclair «pandit sa lueur,

La Féo étourdie et peureuse Vers la Rose s'en fut abriter sa frayeur:

" Je ne puis te loger," lui dit soudain la Rase.

" Sur mes boulons dois yeiller, et pour cause .... Va cacher ta douleur dans la coupe du Lis,

Tris amples sont ses plie." Vite s'en fut la Fée aui lieui où l'espérance

Mnisio Lis n'ayant souvenance De son offre d'hier, lui ferma ton logis- La malheureuse Fée alors toute éperdue,

Ses beaui habits trempés de par la nue.

Vers la modeste fleur qui ne se vantait pas

Poussa son dernier glaa.

La Violette ouït ce long cri de détrcSFo

A déni battants alors ouvrant son cceur:

" Descends," dit -elle avec ivresse, " Viana dans mon sein, petite, abriter la douleur ; Cb ne sont jamais caui qui nous font des caresses

Dans les beaui jours, — qui nous font des largesse* Lorsque pèse sur nous fortement le malheur!"

Salut J. l'entendeur !

PLATMAN (THOMAS),*

Une Fessée de Monr.

Quand sur mon lit de mort je languis S 1s peine, En m 'évanouissant, haletant et pleurant,

Mon fimo s'élancer vers l'Éternelle nuit,

Oh 1 daignez éclairer un frire, Et dites-moi: que dois-jc faire Lorsque m 'apparaîtra la mort, Pour calmer ma terreur. |nmr accepter mon sort? M'est avis que j'entends tout )>as la voïi d'un Ange Me ilini en îles mnreiils d'une douceur étrange:

" Viens-t'en, ne trains rien, sois sans peur,

Viens, sois eiempt d'alarmes, Tu seras plus heureux qu'en ce vallon do larmes. Comme César allons! dans un noble transport

Prends une assurance nouvelle, l.e ltubïcon est lil, vole sur l'autre bord

Dans les bras rugueui de la mort !"

GANNON (NICHOLAS J.) Chant tj'Eya.

Roulez saisons, roulez votre parcours, Eteignez- vous, éleignez-vous année, Pour m'amenor lo plus beau do mes jours

Du sept du mois de Mai i'heureasc matinée.

Car ce moment hStd par mon ardeur, Fera de moi "r-i ï ■- r i [nyc i^L '^hmi- : ''o. Quand sur le lac je suivrai mon Seigneur

Sur un coursier fougueui vers son bel Elysée.

LH FRÊNE DE Li MOHTAONE.

A mon charmant hymen pour faire honneur Viendront H moi gaiement lia douces vagues, Leurs vêtements d'admirable blancheur it tissés d'écume .... et de frou-frous tout vagues.

Des eaui du lac alors les doui Zéphirs F.jilijmjijnml uni; !i vmcii! solamicllo, l)e notre hvmeu ils diront los plaisirs, Aui échos ils diront que je suis la plus belle !

Et moi portant couronna da crîital,

Le Thèse de la Mohiaotte.

C'est le frêne de la

Et puis quand la bruyère envahit tont, et gag] Avec son cramoisi le sommet des côtcnui, Qui sur le ciel étend le vert de ses rideaui ?

C'ait le rn"jje (li- [il mimtiijjm;.

Et lorsque d'or l'ai Qui se montre éclatant, d< Et qui porte il son front de yrtTiat des joyaui ?

C'est le frêne de la montagne.

Et qtuuul le rude hiver sort uu jour de son bagne, Que de neige il rnv."[ li * i~ï: f ^ lus ]ilus beaui, Qui des plus noirs autans fait la ni<iuc aux écho»; C'est le frêne de la montagne.

Quel est-il enfin l'arbre en la Grande Bretagne Qui misitï enseigne A l'homme îi supporter ses maui, El qui, la liberté la porte en ses rameau* f C'est le frêne de la montagne !

GAENETT (RICHARD).

Lb Message des T'lbithh.

ItoissEAii fais ton chemin a travers la rivière, Et porto en sure lé sur ton aile légère

8ur toi fera tomber regard plein de liesse,

Et te remercier;], vois-iu, gentil K aisseau!

i'ar un discourt plus doui que le chant d'un oiseau.

Mais, mon amour, a toi Ruisseau si le confie,

Il faut, c'est important 1 qu'on ne te mystifie,

11 faut être prudent, car maint eruel danger

Lui tend un gnet-apcns 1 ton frit passager !

Oh 3 comme j'ai frayeur du pont et de la digue.

Des ];rrkiiic.- miiaisi'ii! cumuie je crains la ligue,

],es roseaux elllaiinués, les jiaies pur trup pimpant.- '.

Si la Naïade aussi voyait ï ta surface

If es Heurs, mes meutes lleurs vi>y:ij,vr ;ivec graee,

Elle les saisirait bien vite dans ses jeui

T'tnir s'en faire un turban orgueil de ses- chevelu.

D.mc Uui^cnu i'ien ninui, sur ta nappe argentine

Si rui.CL'utivs le Cygm: ans plumes 'l'aubépine.

!iiïoi|ue seu secours I— liarde ! il protégera

Lo bouquet qu'un l'oêle envoie i u Clara!

Ea riais ce et mémoihe.

fcUDLEY (BET. LEWIS).

EflPEBAHCE ET MÉMOIRE.

1.' Espérance est un faon a la gentille allure, Sur le vi-reaiit d'un mont tout couvert de verdure, Qui regarde s'ouvrir l'aube de la nature

Dans le loin vaporeui ; D'où jaillissent d'abord les perles Je phosphore Qui ravivent la fleur, bien avant que l'aurore Do ses feux n'oit jeté l'éclatant météore

Sur l'orient des eieui.

Dans le cycle des ans écoulés, In Mémoire Glane Ëriars les épia du champ qui fut la gloire, Et s'affuble m passant de cette robe noire

De l'automne en son deuil ; fiun chant ([uui'nlii'u i'fi îiii chant triste et nombre, Qui dr]ilurn If temps ijiii j'i n'i'st plus qu'une ombre, Ces jours qui ne sont plus, et ^ont malgré leur nombre,

Dans la nuit du cercueil.

GILFILLAN (BOBEBT).

Hymne au Soleil couchant.

Soleil du Firmament 1 Planète merveilleuse !

Et pourtant ail départ sur ton pinacle d'or Tu domines la nuit, et brilles plus encor I I>i-ce:iihint leiiti.Mueut vers un autre hémisphère,

En dorant nos bosquets des Ilots de ta lumière, Comme un suprême adieu que tu fais il nos fleurs. Ton départ parmi nous amOnc la tristesse, Quand d'autres nations adorent ton retour ; Tu luis, et ta beauté se revêt lie jeunesse, Dans le sein do la nuit tu vas chercher le jour.

De l'océan tu vas sonder les profondeurs ; S-.isj.r n.îu iki» le? aïi-!.. tu 1:0 ut 11 11 nie s le monde, Et caresses l'étoile nu haut de te.- r^plendours I

186 LK VI 1,1. Ail] : ÀBASDONKÉ.

Eclal, gloire Bt grandeur voila ta triple aurore ; Tu l'ii vannes brillant, la majesté te suit; Et quand de l'océan m sors plus jeune encore, Et la nuit se dissipe, et le nuage fuit.

La nature doit tout il toa bienfaits nombreni ;

l'or toi rit le déport ; et lie la Laponio

Tu fais, quand il te plaît, un Eden rndieui.

Le temps ne peut te vaincre, et eur toi ^lis?c l'âge,

Les ans sont impuissants pour honier ton pouvoir,

Force et sublimité 1 voila ton apanage I

Toi Pèlerin du monde, et qui n'a pua do soir !

Soleil du Firmament I PlanÈto merveilleuse 1

IjC jour linit pour nous ta course lumineuse,

Et pourtant au départ sur ton pinacle d'or

Tu dominos la nuit, et brilles plus encor 1

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