‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 39 sur 116 · GOLDSMITH (OLIVER · texte numérisé non relu

GOLDSMITH (OLIVER

Le Village Abakdoitsé.

DÉlicieds Aubum ! 3 toi charmant village, Lu plus h'au. in plus «ai de tout lu voisinage, Dont li' pririlnnps pnVuw, cl d'été In lim-imur Assuraient lu liien-être au pauvre laboureur, (lliers et fhnrnvirjtH iBii-qni'ls du repus, d'imimrcm:. Séjour idolâtré de mon heureuse enfanco, Sur ta pelouse verte ai-je souventefois (Jouté le vrai bonheur dont m'enivrait la voix 1 (lue me plaisais souvent à la si douce vue De tes cliarroes divers, sentir mon 8ms émue I 141 cabane \ l'abri, la ferme à l'avenant t! : .i!:ivé'j avec soin, le ruisseau badinant Au moulin affairé portant son oado utile, Sur le côteau voisin de Dieu le saint asile, Le buisson d'aubépine avec bancs alentour, Où pensi: la vieillesse, oîi chuchote l'amour I (lui.' j'ai béni lu jour, souvent longtemps d'avance OÙ finit le travail, où le repos commence.

LE TTLLAQE AH ÀNDOHBÉ.

Lorsque, libres de soins, tous les gène du hameau Venaient endimanchés sous le plus vieil ormeau, Les jeunes folâtrant sous son puissant ombrage, Les vieui lus regardant, rêvant do leur jeune fige. Tours d'adresse par ci, tours do force par là, Et grands Abattements sur ceci, but cela.

Composaient le menu de ces heures do joie, Et lorsqu'on se lassait, cherchant une autre voie Soudain apparaissait jeune couple luttant A qui rendrai! plutôt son danseur impotent ; Ou bien encor c'était jeune gars, pat malice,

Par sis contorsions, faisant pouffer chacun :

Lancée en contrebande, et maigre" l'œil sévère D'un argus, de maman, d'un tuteur, ou d'un pire. Ces chamies si divers, 3 village enchantourl Savaient tout faire aimer, tout jusqucs au labeur ; Ils peuplaient tes bosquets de joyeuse inliucnco, Mais de ces charmes, las I il n'est plus d'apparence. U..LLY vill.iLV rinrii. i'r.ii* et délicieux Tes ciiiiriui's .-(..il détruits, las! ils ont fui tes joui j Du tyran tes bosquets sentent la main jalouse, Le (k ! v;istatiun (ri'iiie sur tu pelouse:

Un seul maître accapare et tient en son pouvoir Ton domaine en entier, et rogne ton terroir; Autrtfiii- hr;ui mir.jir du ciel et des nuages

Ton miss i mainti-naiil rinri sous les riuiréaijes ;

Hôte de tes sentiers, gardien de son trésor, De son nid qu'il protège, est 1,\ le lourd butor A la voli caverneuse ; et le vanneau voleté En fatiguant l'écho de son cri de chouette.

Informes, tca bosquets n'ont plus un abri sûr, Et la pariétaire étreiut, détruit le mur, Tondis que tes enfants fuyant la main du maître Bien loin de leur pays s'en vout mourir puni -être.

Ce pays sera mis bientôt en interdit,

Oïl s'accumule l'or, où l'homme dépérit,

Los princes, le? sei^ueurs puni uni vivre, ou non vivre,

l.e souffle qui les lit peut les faire revivre ;

186 LK VILLAGE iBARDOMBÉ.

Ne la dé

II fut un lieureui temps oîi dans notre Angleterre

Peur se niiiirrïr chaque homme avilit un coin de terre :

Lot* un trnvail léger suffisait aui besoins.

C'est que l'iionimt' avait lurs qui lui donnait leur» ïoins

Doux braves compagnons la santé, l'innocence,

Et sa riebosso ét»li l'ùuu de l'opulence.

Mais L-ii teiiips sonl . liants ; le commerce sans ea-ur Confisqua a son profit le cliamp du laboureur ;

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