LE BON VIEUX TEHPS
(Je n'est pas que le sort m'ait fait des tours sanglants.
Ni parce que pâle est ma joue, (Jue quand je pense à toi vallon de mon printemps Je pousse des soupira quelquefois je l'avoue I J'ai, no l'ignore pas, de sagesse un grand fond, Bien plus que quand alors j'y flûlulis vagabond, Mais e'eat qu'aussi daua ma sagesse n est nn levain de triateaae 1 Le vieux temps 1 ft le lion vieux temps 1
J'ai vécu pour avoir de bien joyeux moments, Et pour avoir ma part do peines, Pour voir que l'amitié, quo ses transports charmants Sont parfois trop sucrés;— que lea amours sont vaines ; Triste, do la gBité pour singer les ébats, four me lasser d'errer on do lointains climats. Pour aimer mon Sle natale, Et penser que rien ne l'égale ; Le vieui temps I fl la bon vioui temps I
Et certes le pays n'oflre de changements,
Lea gais oiseaux chantent de même, Les fleurs ouvreut toujours leurs calices charmants, Le soleil i-bloui; Li collim' qu'il aime :
L'arbre qui m'ombrageait il y a bien longtemps Il m'ombrage toujours comme au premier printompsj
N'est plus ; et ne suis plus le même !
Le vieux temps I 0 le buu vieux temps I
Oh! bon vieux temps reviens I oh! reviens bon vieux temps I
Si plein de soleil, do jeunesse, Et que j'entende encor ces carillons clmrmants Qui de Pasque à mon cceur annonçait la liesse, Maia en vain verserais tous les pleurs de mes yeux, En valu jn poufurr.i- ilrs fiiuuir.-i jnsnu'aii cioux.
Il ne reviendra plus je pense
Le bien aimé de mon enfance,
Le vieux temps ! ô le bon vieux temps I
HEMANS (MES. FELICIA).* Le 6 Tombeaux d'usé Famille.
Ils crûrent en béante", côte à c&tc autrefois Tons, noble orgueil de la Famille,
Ob I demandez aux monta, à l'océan, atn bois Oïl dort maintenant leur argile?
Se pcncliait sur le front d'un ange, Elle avait sous leB yeui chaque fleur du manoir . . .
0&. donc est ce bouquet étrange ?
L'un parmi les forêts de l'occident, nu loin
Est couché prfs d'un ruisseau sombre ; L'Indien seul connaît le solitaire coin
Où du vioui cèdre il gît sous l'ombre.
I* mer, la vaste mer elle emporta l'un d'eui,
Ou durt la [>erle en ses abîmes ; Le plus aimé de tous, et de ce lit aqneui
Les pleurs s'arrêtent but les cimes.
Au pays du soleil l'un dort dans son orgueil ;
Dans une sanglante campagne, De son noblo étendard so faisant un linceuil
11 tomba sur lo sol d'Espaguo.
Et l'une .... au dcssns d'elle est le myrte odorant
De l'Italie a, douce brise, Elle dépfirit laparrrJ des fleur». . . . mourant
Et séparés ainsi gisent en maints endroits
Ccuï qui jouaient ou sœur ou frero
Sous le môme arbre vert ; et dont les mêmes von Priaient pris do la momo more.
Tout ceux la qui charmaient de leur chant la maison Et lui donnaient gaîté naguère ;
Oh! quel malheur, helas! si n'avions d'huriion