‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 46 sur 116 · L-N SODLE CŒUR · texte numérisé non relu

L-N SODLE CŒUR

Suc ce, Sire Ludolf Ten Hulda se tonrnaut,

Dit d'une Ton profonde autant que tendre :

" Adonc dame Tliilihi ilnii ï;i[n- maintenant

Seule sou choix .... il convient do l'entendre!" Sans faire attention de Wolfram au regard

OÎL bc lisait une sourde colère, h Tri il l:i main nms aj-.pré: <•< fana Bit,

A son amant, et dit d'une voii claire :

" Cette main t'appartient, <l loyal Clievalier!

En la prenant tu reperds tes domaines ; Mai- i|ni «ait il L - rriiiiijur roiitlit-r lu doui clavier

Peut conjurer les chagrins et les peines." Le Chevalier avait presse la douce main

Le eceur si bien rempli d'un émoi tout divin,

Que In parole était pour lui trup lente ;

Lorsque, retentissant, un gantelet d'airain

Près de son pied tomba— dans l'épouvante

Tout lo cercle & l'entotir sans voii resta soudain. Le fier Otto, les ycuï pleins de colÈre,

Kn jetant h Ludolf un si brutal cartel.

Lo Chevalier ramassa, non sans grâce.

D'Otto lo gantelet, puis jetant un regard

Sur non épéc— alors quitta la place.

Au village voisin il s'en fut sans retard

Se préparer 11 répondre il l'audace D'un goflt assez doDEeox, de ce royal soudard.

Depuis aii jours il avait en cachette Cet irascible Otto, l'rince du sang royal,

Fait maint apprêt, l'rince, c'est d'étiquette, Ne risque pas tomber comme un grand cœur lovai.

Donc il avEiit fait essai de ses armes, Pour s'emparer de l'ombre, ou tenir au soleil,

Lorsque Huld», cette vierge ans dom charmes, Envoya de vers lui d'un matin au réveil

Lo requérir d'un instant de présence.

UH VOXJ.I. OŒOB.

Alors Hiildn, noble en sa gravité :

"Sire Otto!" lui dit-elle, "ainsi recouvert d'aï Ta crois pouvoir, en tu férocité,

Si seulement au ciel dois joindra sa grande âme.

T'adjura donc laisser lù le projet De désunir deui cœurs si bien fiiits pour s'entendre ;

De l'amitié ne détruis pas l'effet, ['iliaque ne puis l'offrir tin sentiment plus tendre ;

Ne souffrirai que deui hommes de cœur Se tuent dans un iti;uii]i rli.s pour happer une prtiii-.

Rouge joyau dont a suif le vainqueur.

On ne peut me gagner. Otto, par telle voie 1

" Royal Otto donc trf vc II 00 combat, Entre Lmlolf tt loi, niui stulu étuis l'arbitre;

J'ai fait mon clioii, il n'est plus d'alto rcat : A quoi bon revenir eucor sur ce chapitroî

Une bataille est l'affaire d'un jour, Même à courage égal on la perd, on lu gagne,

Mais moi de fait, je suis toute a l'amour, Et ne serai jamais, non jamais ta compagne.

Par ce soleil libre qui luit au* cieui.

Si Tinm I.Llil.jlf ["■n-fîi , ji! ilirui; c'est il.irimuyc !

Mais Sire Otto l'a voulu le fflcheui !

Si le Sire Ludolf succombe sous ta rage,

De toi j'iiurai, iiuuquiml-i-k'. [mit rilnriviir. J'aurai tant de mépris, et do fureur jalouse,

l'our un but sans espoir .... ne serai ton épouse! . . .

14 l'ciiscs-y donc, une dernière fois De I.udolf et de tri n'est éaale la i fiaiH 1 ,!.

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