‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 52 sur 116 · LA VEILLE DE NOËL 1>'VS EXILÉ · texte numérisé non relu

LA VEILLE DE NOËL 1>'VS EXILÉ

Mieui ïflut Etre bercé toujourb par la marée Que d'être triste chose an aoua-eol enterrée, Kl cela |iar monceaui ; — avec— dit entre nous), L'n mensonge an-tlcssiis, — mi lmig vit au-dessous,

Kl ne maudit de nuiis LMimmi- uiit- ailVcuse gaule :

Oh! loin de i'ombie du eypri*

Que mon tombeau soit mis— Les voila mes souhaits 1

La Veille i>e Noël d'um Eiilé.

C'est une nuit claire et sans voiles, ^ Oh brillent la haut les étoiles ;

Mais chut 1 ... du vent les voii soudaines M'apportent le son des cloches lointaines, Et je vois Ici toits du liumcnu là-bas, Oh le paysan étreinl dans ses bras Ses gentils petits encore en bas fige, A son chaud foyer de Noël.

De cœur, hélas ! suis seul sur ce rivage, Ce n'est fËte pour moi que ce temps solennel !

Dans le palais, dans I» chaumine, Les vois avec gaité badine S'adi.'iuiiiant sous le rameau do houi Fêter, enfants, amants, époui Du viens Noël la bienvenue ; Moi n'ai point d 'amis, 5 déconvenue !

Dont la chaude main réponde a ma main, Point de gui non plus à tresser soudain ; Et les gais Nette i|uu dans l'air on sème Sont chants d'un pays étranger ; liieu loin de moi sont les iln'ris quoj'nimo Leurs voii seraient pour moi l'étoile du berger I

Par delà les mers, les collines,

Autour d'uu feu fait de bois de marais, De mon toit sous le eh;min<; i'p.n.\

220 MÉBITiTIOSS HUB LA MON1AGNE.

Je les vois tous groupés ensemble Regardant du feu la flamme qui tremble L'esprit tout pensif, tout silencieux, Un soupir au cieur, un pleur dans les yeui, Jusqu'il ce qu'enfin fervente prière Soit par oui addreseée au ciel, Pour leur absent,— l'absent de la chnumiJre, Et leur front s'obscurcit cette nuit do Noël !

Ob! cette fervente prière Qui vient a moi do la cb.niniiJre, Doucettement elle énivre mon cœur, Comme la soudaine lueur i>n soleil perçant le nuage

Fait rêver du ciel le splendide azur" L'éclat si brillant, et l'fther si pur, Jusqu'à ce qu'enfin, bienfaisant dictante M. ii ..unir i'].ti:r ji-IlL- ;m liiin Dos noirs soucis la dévorante flamme, Et le chagrin rongeur attablé dans un coin.

Toi qui du Christ dit la venue Sois donc, 6 nuit, la. bienvenue I Du vieui moualier le gentil carillon En nous sonnant le réveillon Enseigne une leçon sublima, Qui vient raviver ta pensée intime ; Et béni soit Dieu qui dans son amour Se montre -\ nos coiurs dane un nouveau jour, Nous faiaant sentir sa douce puissance Dans ce moin eut tout solennel !

Car que serait iv.ttc iivlc eïisitiKT Bans l'espoir qu'à nos yeui vicut révéler Noêt 1

M ÉDITAI 10!* S SU» LA MoMTABSK.

Le marchand gonflé d'or dans son riche manoir Fait jabot do ses gains, ot «ni cesse énumère

Les trésors entassés du» l'entrepôt prospère.

MÉDITATIONS BHK LA MONTAONt. 221

D'échanger avec lui ne ferais la folie.

Mon loi vraiment est bien plus préoieuj, D'au cceur léger, d'un esprit libre Et dans uu pariait équilibre, Moi je puis errer où je veui, (irimper sur la colline, et lil plonger ma vue Sur les hameau*, les lacs et l'immense étendue. Oh 1 les cités d'en bas. les dômes, les palais N'ont toujours enfante", produit que thr, ivchvcs Hais sur le haut dos monts on ne trouva jamais (hic [n.'iij>li>î lirlli<|iiti;s. in:n ci.::u>- nobles et braves.

C'esl du sommet brillant d'un mont Que de IJieu nous vint la parole, Ceci sur le pic d'un inemt, <]ac s'arrêta d'un bond La colombe, de païi messagère et symbole.

Venez donc vous dont le cœur épuisé

Bat mal unis le puiil- dp la. peine, Venez, en délaissant la plaine, Toucher du mont Callan le front volcanisé ; Cdmini! autant de Tiluin vous n rri'z vus pensées He \\ in.mi.'r an ciel de spl, -mhar Chaussées !

Une vie et douce et passive, Ainsi que ce ruisseau qui côtoyant un pré Végète en reflétant les beautés de la rive,

De ce bon moine, oh I ne suis envieui D'un cœur léycr, d'un esprit libr Et dans un parfait équilibre Moi je puis errer où je veui,

Oh In source qui vb courant le guilledou

Comme vers leur logis s'en vont counint les livres, Ou bien le vin (le Chypre vîeui, Ou bien le vin de Malvoisie

Ont-ils, dites-le moi, go«t plus dflieieui ?

l!u abM prëchn-t-il plus sainte poi ; sie,

Allez donc dans leur sobtudo

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