‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 56 sur 116 · FRAGMENTS · texte numérisé non relu

FRAGMENTS

DU l'OÈSIE INTITULÉ: " TIÎK LilIP OT LIFE

Ma vie était comme un long jour d'été Brillante en son matin, joyeuse, belle et libre :

J'aimais alors roucouler ma gailé, Comme l'oiseau sentant du vrai bonhuur la libre.

Car j'avais foi . . . sans borne était ma foi Dans luul ci- ipii; smtais nu ijn.' vnyriis sur terre ;

L'homme et le monde étaient divins pour L'un à l'autre liés par un nceud volontaire.

Ma vie ainsi n'était qu'un chaud soleil, Et toujours la beauté me faisait vibrer d'aise,

Et la musique, art qui n'a son pareil.

En moi toujours vibrait en sol ou fa diisse.

Puïe vint le douto il mes yetu comparoir :

D'abord ci: lui un [mini, un tout petit nuage.

Il creva brusquement en un alîreui orage.

Ils avaient fui des lors mes jours d'été :

II avait fui df s lors le brillant de ma vie ;

Aucun matin n'amena la gaité, Non plus cette lueur d'espérance suivie

Si douce au «sur, qui ranime son teu:

De ci, de la des lors moi je foulai la terre

Cherchant toujours, main ne trouvant pas Va njeunt ! .ir cjuiiiie un leurre éphémère.

Les plus chétifs di: nous vivent deui eiistoncos ; L'une que voit le ul.uliIc. mi ] j ] u r %t i[ii'il ereit voir : L'outre dont les secrets n'ont nulles transparences, Et qui pour tous est un vrai pot au noir.

Des extases do eujur et de nos arc Ou do rayons auss'i doui q

Lui seul, il peut rougir lorsque la vois publique Jette un bruyant hourra sur fos péchés secrets, Lorsque fi- allions suuvi/ut (U> tr:i punique Mériteraient le mépris, les Bifflcts.

Lui seul peut eï jouir de k\- instincts sublimes.

Car des actes qui font vibrer toutes les cimes.

D'or tout d'abord doivent être vêtus.

Ht par la vie ainsi munis d'omnipotence, Pour les plus vils péchés, les actes les plus beaux, Nous passons sans versogne, ci mous en aubslanec

Un douaire ou de blâme ou bien de los, Qui demande, c'est sur, pour tenir la balance Un juge apte 1 peser et lu cause et l'effet ; Or nous seul avec Dieu, connaissons s:ms dout.m.v

Do nos secrets le mobUo et l'objet.

Ainsi nous recevons bonté ou bien renommée Sans avoir mérité lo honte ou le renom ; Ayant mal a propos une action blâmée.

Ou bien louée, ot ne valant pennou !

ChASHOB ll'AuOOH,

ly:û iV^îlIiu i:V'.-ili..:;:i'

Miroite au soleil sL joyam.

A C|uî l'entend donne un émoi, Le chant qu'elle dit 1 la brise, Amour! c'est Ion éloge 1 toi !

Mou cœur ressemble au large fleuve

Ravit les prés et les coteam ;

11 chante encore et tout enchante . , .

Le sujet lie son chant . . . c'est toi.

Mon cicur est gai jusqu'au délire, Tout est fleurs oh porte mes pas, L'enfance. . .je la vois sourire, La vieillesse n'a plus d'hélus !

Mon coîiir déborde de liesse, Je suis heureui bien plus <[h\iti roi.

Foin du demain ! de la richesse !

Quand cœur iV curar je vis en toi.

LBEKEY (JOHN).

Coj)PABi.ISONB. De l'océan des ans tout en suivant la plage, Des ans qui ne sont plus— éblouissant mirage 1 Hélas sur nous 1 hélas 1 eombiemouventefois N'avons nous vu. de l'arbre étouffé sous le bois, Dépérir le bourgeon salué par l'aurore, Quand il semblait pimpant au jour devoir éclou- , Ainsi souveiitefois les liens les plus chers Sont brisés par le venl de précoces hivers ;

Et comme la feuille d'automne Qui jaune *e llétrit ei tombe monotone

Nos jours li's plus brillants ik' verve ut de jeiine^e.

Telle aiiprÊa du ruisseau surgit lu pâquerette, Telle mu les bosquets fleurit In violette, Charmantes do fraîcheur, charmantes de be*Ut<5, Unis qui se fuient las ! nvec rapidité ;

Ainsi lus dernières années Inscrivant sur nus iront s tins uuuduvu-cs journée-, l'oiuraien: ninis in-f:il)lur d'an iumienso chagrin, Si lu i-c-L- L^iijii au tenue du voyage No venait nous montrer la céleste mirage

D'un jour plus beau, qui n'aura pas do tin !

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