‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 59 sur 116 · LA VIEILLE HOKLOOË DE L'ESCALIER · texte numérisé non relu

LA VIEILLE HOKLOOË DE L'ESCALIER

Et craquait, pétillait dani L'immonao bûche de Noo Et la flamme tremblait bl

Mai» ne croyez que la ripaille Cassa: nonni; le rouge-bord Fut rempli par notre Moin ni) le Qui but—* la santé du mort !

La vieille Horloge de L'EaoALiBn.

» L'Elernlté est une peiiiMo dont le balancier dit et redit Mm re.se ces déni mots seulement dnna le silence des loiulieni: TuojoLrs ! Jamais! -Jamais! Tuujourst ~-Vua|ur» Ilridaixé.

Us peu derrière le village

Se prélasse le vieui manoir,

Et de hauts peupliers l'ombrage

Lui fait un jour semblable au soir.

Dans le corridor, de sa cago

Vieille horloge dit tous les jours :

Toujuural Jamais !— .Pâmais 1 Toujours!

Do son doigt elle vous fait signe

Du haut de soti étui massif,

Comme le moine qui se signe

Sous son cilice corrosif;

Semblant n'avoir d'autre consigne.

Que dira aui passants tous les jours:

Toujours! Jamais !— Jamais ! Toujours!

Sa voii elle est frêle et légère

De jour,- -mais le soir, mais la nuit

LA VIEILLE HOKLOGE DE L'EBCALIEB..

Mais la gnité la plus folâtre S'éteignait a ces doui bruits sourds :

Toujours! Jamais !— Jamais ! Toujours!

Là sa trémoussait la jennesso, Jouvencelles et jouvenceaui Roucouhuent popes de tendresse, Oh 1 que ces jours étaient donc boaut I Mais las 1 l'horloge en sa rudesse Disait égrenant ces amours :

Toujours! Jamais 1— Jamais I Toujours!

De cotte chambre et toute émue Sortit la mariée, un soir ;

En bas, dans cette salle nue

Gît mort, le seigneur du manoir !

L'horloge pourtant continue

A soliloquer son parcours :

Toujours! Jamais! —Jamais ! Toujours!

Tous ils ont cessé d'être ensemble,

Epoux dans la vie ou la mort ;

Et quand mon esprit les rassemble

F,t qu'il se dit sont-ils au port?

De son tic tac l'horloge trouble

Ce dolent et piteui discours :

Toujours! Jamais 1— Jamais 1 Toujours!

Où notre vie elle est dissoute, Où sont dissous, soucis, tourments :

Pour toujours 11— Toile est In route, Dit l'horloge eu marquant son cours :

Toujours! Jamais 1— Jamais I Toujour

LOWELL (JAMES EUSSELL).

Les SraÈsEH.

La mer est solitaire, elle est triste la mer, La mer est sans repos et son flot est amer ; Errant ta no sais où sur sa snrtaco immense l>o la tranquilitiS si tu veux toucher l'anse, Viens t'abrïter ici sous nos ombrages frais,

Notre île est verte : ù tout jamais V folâtre la brise, Et ses Ébats nous font musique exquise.

Le vent de l'occident murmure en tapinois

Des chants plus doux que les plus douces mil, Quand il vient du mouillage Nous raconter les faits et les bruits du rivage, Et se coucher parmi les fleurs.

Ne vois- tu pas la verte mousse Secouant les humides pleurs Que la mer sur elle éclabousse, Tengager à. venir dans ces lieux enchanteurs

Oublier tes malheurs?

Et des rocs caverneux u'entends-tu le Liii^-t '.' " Sus ! " disent-ils, " évite le naufrage

Suis nou6 ! au rivage I au rivage !

Ah ! viens ici te reposer en paii

Vois comme l'océan ce beau vieillard, ce sage, Doucement s'ejouit oynnt notre langage ;

Comme avec un doux mouvement

II se soulevé gentiment Et chante en mi bémol de l'air et de la terre Le cantique i la fois et suave et sévÈre,

Se résumant ainsi :

" Tu peux, entrer au port paisiblement ici,

Tu peu, laissant tomber ta rame, loi du vrai bonheur venir filer la trame, Et dans notre ile verte ut sous ses antres frais, Goûter le repos et la paix

A tout jamais I" Entendi l'écho de la forêt voisine Dire tout bas Ma colline :

" Tu peux ici goûter le repos et la paix

Ainsi sur l'océan orageux de la vie

Le marin bien souvent entend qni lo convia

Et de près et de loin une gentille voix,

Lui disant le bonheur, las I parfois éphémère

Qu'il i-pruuva lil bas I là bas dans sa chaumière 1

Que de travailler tard et têt dans le souci ?

Que de ne voir pendant la nuit lugubre Qu'une lune de sang, objet fort peu salubre,

Ou de voir dans lo jour le lourd troupeau do phoques Soulever gravement des faces équivoques,

Qu'un spectacle fort ennuj-cui?

N'est-ce pas mieux qu'a chaque instant entendre Le frôlement du flot se glissant sans esclandre Contre les parois du vaisseau,

Et t'y creuser un froid tombeau ?

Penche-toi, sur le bord de ce frêle navire, Et vois fixé sur toi l'œil de plomb du requin, Toujours t'attendant là, patient dans son ire, Four de ton corpÈ te gaver l'assassin I Ton regard plonge lo plus bas, plus bas encore, Vois ces êtres sans nom, sans forme, qu'on ignore. Qui sommeilleut toujours sans s'éveiller jamais Que lorsque l'ouragan les talonne de près,

LES SÏUÈNES.

Et les faisant surgir de l'écume rageuse, Engloutit la vaisseau sous leur bave grondeuse ; Ton regard plonge le plus bas, encor plus bas, Sur l'algue— une araignée agite ses grands bras

Pour mieui t'engloutir sous la vague Dans son embrassera ent terrible autant que vagua.

Regarde en bu, regarde en bas Sous son masque glaircui le tout gluant trépas En ses longs bras viaqueni de l'œil qui te convie ! Ainsi Hiir l'océan tlt'nmlé de la vie, I.e marin bien souvent cjliitmI il" fristes voit

Palpitantes de craintes, Dans de lugubres plaintes De pris, de loin, lamentant leurs émois.

Ici ce n'est point un mensonge, Tout est joli, cluirmnnt comme un doui songe; A peine si le vent d'un souffle ride l'eau,

Le vert gazon se fond comme un ruisseau Jusqu'à l'océan bleu tout en ac frayant route.

Ecoute! écoute!

Notre île est le séjour de nombre de ruisseaux, Ici jaillit le ebont de maints et mainte oiseaux, Et tout, cela ne fait pas doute, Est ici poésie— Ecoute !

Sous des arbres courbés sous les fruits, sous les fleurs Que la rosée embellit île ses pleurs, Sur son aile légère et vive Vient bourdonner l'abeille active ; Le sable est velouté, si que de ton esquif La quille ne craindra frôlement trop hâtif

En abordant notre rivage, Oil ta vague endormie apprend au cailloutagc Ce refrain naïf et Bi frais:

" Fais dodo caillou do la plage, Et pour Être il toujours, a l'abri de l'orage, Oii tu te trouves, reste, et reposes en paix,

A tout jamais ! "

Ainsi sur l'océan lugubre de la vie

Le marin bien souvent entend de douces voix

OH! SI j' AVAIS MB AILES D'UN OISEAU !

Qui de le charmer ont l'envie, (Voii qu'il entendit autrefois,) Qui de près, qui de loin, disent à son oreille : " Le repos est ici ; — viens de ses doui émois T'énivrer !.. Le repos,— de Dieu c'est la merveille ! I^e repos, la paii sont pour toi

Auprès do moi! "

M° OARTHY (DENIS FLORENCE).

Oit! aï j'avais les Aii.es b'ds Oiseau!

Oh [ si j'avais les ailes d'un oiseau I Pour voler à travers les plaines murées, Ces ailes du désir, vers quel monde nouveau Leur donnorai-je essor, et vers quels empyrées? ]riii:F k visiter l'Orient au ciel d'or

Qui vous éblouit do lumière, Oil lo palmier s'élance encor, encor, encor I Dominateur géant de la nature entie rc ?

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