‹ Rayons et reflets, par le chevalier de ChatelainChapitre 63 sur 116 · LE BADE · texte numérisé non relu

LE BADE

Que vois-tu, dis?

PHÉMIEB SPECTATEUR»

Une masse pierreuse De bBliments éteints I ruine ambitieuse I.'ares-b'jutîiTits liéliibtés et minés,

Do débris autrefois joliment contournés,

Aujourd'hui tout drapés de mouise, Prêts S. tomber à la moindre secousse ; De* escaliers tournants où s'en vont d'un pas sûr S'agripper des licheua en grignotant lo mur.

Et toi quo vois-tu, dis?

DEITXIElfE BPECIAO'ECB.

De ces temps fabuleux dont se perd la mémoire.

Ces vieui débris empreints de féodalité,

Me disent des tournois la splendeur surhumaine,

Et les processions, et les jeux du l'urine,

Qui soumettaient les cœurs au joug do la Beauté 1

Et la Sagesse aussi profonde et solennelle,

Des vieui tombeaux, qui dort sous la. dentelle; Tous ces débris empreints de féodalité, Mo disent des vaillants l'antique loyauté, Et ce chuchotement de voir de gentea dames Sur tous les tons cliantant d'amour les douces gammes; Et ces hauts faits sans nom, ces trépas glorieui Evoquant tant de pleurs dans de si jolis yeui ; Oui, cette vieille tour est tout un cours d'histoire, C'est des temps endormis un nitmenlo de gloire.

LE SAOE.

11 en est donc ainsi t— Ce grand souffle, l'Esprit De. belles visions, par un essor subit, Peuple l'espace vide, et de son éloquence Fait résonner bien haut jusqu'au muet silence.

LES HEUHEUX JODHS DE l'eKFAHCE.

Quo sont, ditcs-lo moi, la terre, l'air, la mer

Pour l'âme ou In beauté germe et croît sans culture,

Il ciiatc îles Heure dans toute la nature ;

Signes de sympathie, et de bien doux (garda,

D'un coil tout sympathique accueillent les regards ;

A l'oreille éveillée aui sens de la musique.

Un Ilot de mélodie arrive eu acoustique j

Quant a celui qui sent l'amour universel

La terra lui prodigue .... un avant-goût du ciel !

MATSON (REV. W. E.) Leb uel-beux Jouas de l'Enfakoe.

Que c'est bon de rêver encor Pc jours déjà loin dans l'espace.

De jours filés do soie et d'or, Dont on voudrait retrouver trace :

Oh I que c'est bon d'errer encor Avec naïve insouciance, Dans ces sentiers, ai doui trésor!

Dans les heureùi jours do l'enfance !

Qni, léger, lors était mon coeur, Autour de moi tout était charmes,

Souvenirs tout mouillés de larmes I

Les ciem pleins de soleil, les prés,

De l'alouette la cadence,

C'étaient des objets adorés

Dans les heureux jours de l'enfance I

Ces unit joyeux du printemps,

Ces bous coinjuignons du jeune fige,

Me les rappelle, les entends,

De chacun revois le visage;

Comme il fuit le premier bonheur

Qui nous fait chérir l'existence !

Ou sont ces amis de mon cœur

Et les boaui jours de mon enfance ?

Les uns de lu vie au chemin

A peine ont fait quelques étape*.

D'anircs pousses par leur destin y nu s <l 'mitres fiinf\ finit leurs agapes; I n sou), l'ami vrai du mon coeur, Pour une préteudiie olïeose,

1>t'^ hullti in l'HIJ- 'î.' ILIull enl'uni'H r

A l'aspect renfrogne', sevore, Trônent oïl minaient les moissons Et los près qu'aimais tint naguère 1 FI ua do brebis, plua de bétail, L'alouette aussi fuit silence, Uno prison gît sur lo mail Dos beurcuï jours de mon enfance !

J'erre il travers lo long faubourg Oh jadis riaient dos prairies; L'or a détruit tout à l'entour De la nature les féeries !

Mais la mémo ire -un vrai trésor!

De chacun do nous l' opulence, Comme un songe mo montre on cor Les heureui jours de mon onfancol

MAUNSELL (KEV. G. E.) Un Homme . . . aux Hommes!

I non 1 que mon enfant no soit pas une fille

i ce que peut offrir

. Tu peui partout choisir

Que si Us ! elle tombe . . . eUo est tombée infime L'homme peut coqueter, il peut se marier, Se Tendre pour de l'or, à qui veut . . . s'allier, Lu Comme doit rester soudée a son idole, Dut l'idole en un jour perdre son auréole :

Pour le nouvel époui elle devra quitter Lu mais un paternelle, et le doui dorloter Dont souvent on berça sa jeune adolescence,

L'épo'ui la recevant d'abord é^mme un bijou, Et bientôt s'en lassant ainsi que d'un joujou. La voix do l'homme est libre, et si parfois i! aime, Il peut le déclarer à la femme elle-même ; La femme doit garder en son cœur son secret, Espérer et pleurer ... et taira son regret.

Espérer 1 . . elle est belle, en effet, l'espérance I l'our c«llu qui se ("ni il.! momie un l'cxi^t-nce '< Elle devra venir devant l'autel de Dieu, Non avec son choisi, l'ange de son ciel bleu, Mais avec le choisi de son père et sa mère, Ou de quelque tuteur peut-être atrabilaire ;

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