l'ill'- f.riMi- ik:' cluiUTini
Sur ta levraroso si' fine?
\'nus voici dans les champs. Charmant I Délicieux !
Regarde a l'eniour Géraldine !
Vois ces ceils d'oiseau somptuein
Près de la pâquerette h frange purpurine ;
Vois ces superbes Louions d'or Fris du nid de i!ama Alouette Se pencher, faire la courbette, Puis a l'abeille offrir encor Friand louper: cueille- les Géraldine,
Chaque lleur comme toi fascine.
LM jette on l'air ces fleura, gentil petit démon,
Puis cours sans en savoir In cause ; Puis après les eicës sans nom
D'un trop plein de bonheur, ici fais une pause.
Mai pendant ce temps la, je vais H'asseoir sur ce tertre champ" (ri\ Qui sait ? je te dirai peut-être Du petit peuple les hauts faits?
Les champignoiii. ? . . Dis-moi lutine?
OH ! KAN1SE TECI-TD DIS ! ÏKNIH AVEC UOJ.
Appellerai -je, dia, la dons son de la voii
Chant fol&tro. rire ou parlote.
Pleura d'Avril l travers lea bois
Qui peu! aï
Qui lea consume, et rend intime La vanité de leurs écarts.— Ou donc eat-il le doute, Géraldine
Qui plissait ta livre divine?
PHBOT (THOMAS, D.D.)* Ou! Nanike veci-tu dis! Yenih aveo Moi?
Oh 1 Nanine, veui-tu, dia 1 venir avoc moi Et ne pas soupirer d'abandonner la ville?
Non plus de liijmn prédeu Dis I sauraia-tu quitter lea fîtes du grand Oïl toujours ni partout In trûnaia sans se* Nanine quand seras bien loin de la cite 1 , Ne jetteras-tu pas un souhait en arrière?
Dia t aauras-tu souffrir le chand rayon d'< Ou do l'hiver rageur la bise meurtrière ?
l'étoile qui file.
Pourras-tU bien l'uulcr -ii[ijmrtf r li.'.i dmint'- '<
Scms-tii 60» consolateur Si sur lui tombe le malheur,
Où toujours et partout tu trônais sans seconde? Et quand de ton amant luira la dernier jour, Culruerne-tu ses maux avec mi doui sourire, Rcccvras-tu son souffle avec un mot d'amour, Ou l'un do ces élans que seul le eccur inspira ?
Laisserns-tn glisser un pleur Sur son argile Bans ebaleur.
Sans regretter alors cas iïtes du grand monde Oïl toujours autrefois tu trônais sans seconde?
PHILLIPSON (MES. C. G.) L'Etoile qui File.
Une Etoile parut tomber du ciel d'été, Je la vis filer sous sa vofite,
En quête, je ne sais, do quelle éternité,
Vers laquelle ello faisait route ;
Et m'étonnais pourquoi sa brillante clarté
Etait pour nous perdue, et mise do côté.
Etait-ce une Urne dans sa joie Vers l'Inconnu sa frayant voie, Délaissant la terre en son vol Pour aller, divin Kop-i^-nol, Cliarmer de sa voii joliette Les anges d'une autre planète.
Et les riïeràson bémol?
Mon penser, ja vous le dévoile, Moi, j'avais cru voir cette Etoile Depuis longtemps au firmament, Et co fut, et bien tristement, Quo ne la vis plus a sa place.
Ne la plourf rent seulement,
Mais l'œil de Dieu qui ne dort raie,
La vit filer — ma obère amie I .
Etait-ce une âme ayant pudeur
De visoger son Créateur,
Cette Etoile ?.. ou bien quelque nminli'
S'en allant se perdre dans l'onde?
Sur lui tomba du ciel un pleur!
Un Chant d'Oiseau.
Un tout charmant uin'an d'un nrbn; fur la branche
Chantait par un jour de Dimanche, (Car pour l'oiseau chanter, c'c^l [n ier le bon Dieu), Au soleil de Vfté qui partait, lai d'adieu :
S'élevaient d'alentour des voii mélancoliques, Des Insectes aussi les merveilleux cantiques,
Sur tes sombres sapins tambourinait le vent.
Mais le charmant oiseau maluré le vent sévère,
Chantait son lai d'une voix claire, Si que, sans s'en douter, il charmait tous les cœurs, Même les moins doués, parmi ses auditeurs ; Car il remerciait de ses bienfaits la terre, Tour les fleurs, pour les fruits dont elle est tributaire ;
Et niSme le terrible hiver
" Car l'hiver passera,— de nouveau la lumière
Reluira sur la froide terre," Ainsi chantait l'oiseau.—" L'hiver mis de côté, La printemps renaîtra, puis h Sun tour l'été,
Espérons 1 espérons I Vara le Seigneur sans ce* Elevons nos esprits, il nous fera largesse Si nous la servons,— d'un été Qui n'aura, point fie tin dans son éternité ! "
Chante charmant oiseau des arbres sous la cimi
Chante ton cantii|iio sublime, Qu'il nous enseigne 1 loua cette leçon du cœur De la reconnaissance envera le Créateur, Du ciel de notre vie afin que les nuages Ne s'amoncellent pas pour former dea c-ragiu,
Et que par delà le ciel bleu Puissions aprds la vit aller vl-a^er Bien '.
POPE (ALEXANDER).* Sun la KoiJTirnK.
llEUiiEfx celui (pii sans toins et soueia Vit dans son iiLoil,'st,' hi-t-itn.-e, I.'envio et le chagrin n'attristent pas ses nuits, Il jouit de la paii du sage, ITeraeus celui ipii fait di; «es troupeaui Tirer vêtements et laitage, Qui sait des champs tirer le pain — et des ormeau
Sain do corps et d'esprit, voyant passer ses jours
llcuri'ii^ rilui inii Ni nuit peut dormir Profondément par lassitude, Qui goûte le repos connut après un plaisir On sent le charme de l'Étude.
Puisai -je ainsi passer inappereu,
Ainsi quitter nn jour lo monde i son insu,
Sans qu'une pierre me trahisse '
300 LE CHBÊTrBK imi-RANT À BOH &HE.
Le Chrétien itorBAKT À hon Asie.
D'une flamme céleste étincelle vitalo !
Quitte, oli ! quille, crois-moi cette mortelle écale ! Tremblor, avoir espoir, tarder et puis finir, Oh ! ni™ quelle rlMili-irr. qiK'l li.iiilicitr do mourir! Ceiise donc de lutter, cesse faible Nntnre, Et laisse-moi du ciel chercher l'investît nie.
Ecoutons, on chuchote ; et les anges de dire :
Mais qui m'absorbe <\:mi: 1 qui me rend oublieux, Qui roo vole mes sens, qui me ferma les yeux, IMaye mon esprit, puis en éteint la flamme?
Serait-ce par hasard la mort ? . . Dis-moi, mon âme 1
Le monde se relire ; il ilisfiiiraît ! mcrvoillel
Lo ciel s'ouvre II mes yeux, et voilà mon oreille
Qui piTi/i'ii lo-! ai/wcit'- lits clii ; riJ)iTL6 heureux . . .
Ui) ! ili r ailes, donnez que je vole vers eux 1
Oîi donc est ta victoire, oii donc est-elle 8 Tombe !
Oh donc csl-il S mottt ton aiguillon? . - . Il tombe!