LE RUÏMEAU ET LE SYCOMORE
Non . . . pu plate du tout ; — sur l'immense hauteur Du gigantesque mont croît la plus simple fleur,
Sans crainte aucune, au milieu des nuages.
Et le mont gigantesque environné d'orages, Comme si c'était sou enfant
Du tourbillon l'abrite et la défend.
I.'erpi.'il iu! tvg.irili'/ ) jirfs di; sublime chêne Le frivole zéphir de sa plaisante baleine Il agite en riant ce roi de nos forets, Lui ! ne se fâche pas ! de ses rameam épais !l sourit au zépliir. et ihias son tiuiii murmure Lui rend chaque baiser parfois avec usure.
L'orgU"il L. il ï il'i ! ir-'Liït r irK le niiî-™i dans son cours, Vers l'océan roulant ses eaui toujours, toujours,
Autour du beau lis d'eau qu'il coudoie et caresse, Mais touh verrez un peu plus loin, Si de l'eiaminer prenez le moindre eoin, Qu'avec autant d'amonr près de la pâquerette, Iji plus humble des fleurs, il se glisse en cachette. Tandis que celle-ci des murs de sa prison
De gazon,
L'orgueil I . . sur l'homme seul fut jetS co lléau,
Qui le poursuit en cor par dclï le tombeau I
Non l'orgueil n'a pas place au sein de la nature,
Comme on ce monde on tout n'est que souillure 1
Le Sycomore donc, quoiqne majcstueui,
Abrita le ruisseau du soleil, de ses feui,
Et dflment l'entoura de son ombre opportune,
JiLS'nf^ i:e 1 1 L r- 'ii; iour la chaleur importune
Eut fait place 1 la brune.
Et le petit ruisseau, si j'en crois les " on dit," De la forêt, du Petit Peuple Esprit, Remplit si bien, mais si bien sa promesse,
Que lorsque le matin secouant sa paresse,
Chaque arbre s'éveilla tout pimpant de jeunesse.
Le Sycomore lui, le dernier, du sommeil.
Sortit, lorsque déjà haut trônait le soleil,
Si qu'un aiï attentif, dans son cœur eut pu lire Un mécontentement qu'il n'eut pas voulu dire, A cette ehûte immense, i ce dur changement De ce inonde féerique et de l'enchantement, Au monde prosaïque, au ample firmament :
Même les érudits es science feuilleuse,
M'ont aOinué, sur leur honneur vraiment I Que le beau Sycomore en son finie fiévreuse Disait: "Oli chante -moi ta cluinaon de nouveau
Petit Ruisseau, mon cher petit Ruisseau 1 "
WILLIS (N. P.) Sur Vf Ta. d le au ilepeéèkstas't cn Estàst fatiqué
DE JOUEE.
Fatiuuê déjouer! fatigue - déjouer!
Qu'os-tu fait tout le jour ? dis, peui-tii l'avouer? L'oiscnu nt- chante plus, l'abeille est dans sa ruche, Tout au haut du iliulnT j'i le teiei! se juche, Ln colombe a gagne 1 son auvent protecteur Et In fouille a cache' les nids sous sa noirceur, Voilà le jour tini, voilà le crépuscule, Qu'ns-tu fait de ce jour, turbulent petit Juleî Moi! j'ai jour vraiment ! -Mais qu'as- to fait de plus Pour raconter ce suir à ta mère en surplus?
As-tu de ce matin su remplir les promesses, A ton cher camarade as-tu fait gentillesses ? As-tu plninl la misère ? esercé le pardon ?
As-tu su du devoir, liabile Automédon, Ecraser tes dcïaul;'' A travers ehamp, colline Appris-tu quel'iiH 1 i-tiusi- ru rutilant l'aubépine? ha soir d'un plu- Loin; junr il viendra cher enfant
Et lors tu chercheras eoinme l'enfant prodigue, Comme aujourd'hui tu fais, à bercer ta fatigue, Par avance escomptant le coucher du soleil, Désireux de jouir d'un tranquille sommeil, llieribeiircin si ton front est pur et vierge encore De | léchas qii'jiiijiiii r.Vliui tua jeune eceur ignore !
i.'aïneii; de îiauiaoe atlas tique. 367
Si chaque créature a capté Ion amour, Depuis le ver rampant jusqu'il l'oiseau du jour, Si jamais il volï basse une simple prière N'a fuit en vain appel à ton eceur débonnaire, Alors, lorsque la nuit descendra lentement, Klle t'apportera divin suulageinont, Et dans un doux émoi rêvant une prière, Tu te laisseras clicoir sur le sein de ta mÈre !