CC
" En frôlant près do moi leurs habits dos Dimanches l'ont aller au temple tout pris,
Ils te diront Hju'il.-. i.iil entendu ^;ir mas brandies. Des fauvettes le» virelais,
" Et ce, dis leur enfance. Ils te diront encore Ou dort, dans la paii du Seigneur,
l-i génération dont ils ont vu l'aurore
Sa trémousser bous mon ampleur.
" Ils te diront encor, si fraîche est leur mémoire,
Quand furent plantés ces ormeau* Par le vieux fossoyeur ; l'œuvre fut méritoire,
Us ombragent bien ces totnbeaui.
"Ils te diront encor de combien île batailles
Dans les jours de gloire on grava Sur moi la date, à vif ™ creusent me? cntrailleB,
Et bien d'antres chroniques val
" J.c beau nom de Gicnville ; et uiinihte de légendes De corneilles et de hibou,
De baroques lutins se battant dans les landes Quand ils fêtent leurs guilledou.
"Ils te diront peut-être aussi dans le silence Quand do minuit sonne le glas,
Que près do moi le sol se soulève, et qu'on danse, Que les os font leur branle-bas !
" Mais si veui t'informer auprès d'oui de mon Sge T 'Obi' te diront-ils, 'ce vieil If
Put bien longtemps fameux pour son jeune feuillage, Mais son lige ... il est eieessif I '
" Approche Voyageur ! bien des Sphère é rides
Vois-tn ee trouvent sur mon front,
Ln cervelle d'un noble elle est lu sur mes rides
Prfs d'un vilain. Tout se confond 1
Ces boutons de beauté dont lu bonne Nature
M'embellit a chique printemps, Sont des brins de poussière argileuse, mais pure
Et raffinée arec le temps, •'Tous ces eous cnvcmoui qui te souillent (■triiiijjiis.
Des justes ce tout les Esprits, Hi.i iri.'.LiiicjiniLi X l'Iicùs-tLs état d'anges
Se plaisent revoir leur logis.
" Appn.^be Voyageur plus près, plus près l'iu'.ji-,,.
Tour prêcher aux humains du couchant a l'aurore :
1 Inclincî-vous tous devant Dieu ! ' " Veiller sur ces dormeurs, c'est ici inou office ; Je pleure un requiem ; et pour cette milice
Soudain la voii tic l'If s etdgnit comme une ombre,
Et s'éloigna le Voyageur, 1* ciel A l'horizon se formulait plus sombre,
Et rendait l'esprit plu* rêveur, .Mu'cLL.-uiijL; !■.' vi.ÎLi ■ iiuuvia.i dans le monde,
Frôlant le gai, frôlant l'oiaif ; Mais forcé d'écouter souvent sotte faconde,
Le Voyageur pensait a l'If.
DENNIS (J.) A UN EoBBtONOL EN ClOE.
HÉLisl pauvre oiselet ! tu ne peui plus l'asseoir Sur la branche nouvelle, et puis quand vient le soir Charmer de tes accents ton amante, la lloso; Confiné dans ta cage, on ton humeur morose
9'eit envolé ton du»
Kl nnii, je fus pourtant un jour comme lui libre, Libre il'trrer [înrtoiit, ni mou cicur encor vibre, A ce doui souvenir, car alors le chagrin,
Un avenir plus dons que n'ont In voii exquise, Lorsque dans les forêts tu l'apprends nui eVhus, rnrmi les arbres vcrta et leurs Cpais rameaux ! Doui oiselet, adieu! .le ne puis plu; t 'entendre, Mais je garde de loi je ne fais quoi do tendre, Qui me touche, et m 'émeut, et rte. l'oreille au dr-ur. .Me va il.iiiciHeii'.ent. et nourrit ma douleur; Car frères par le cœur, el compagnon» do cbnîjic. Tous les deux nous souffrons du sort qui nous eneliai
DBSCHAMFS (EMILE).
Ce qu'on h'Ovblie pas.
n\: : Lai[:-.ja^ Iitim-.-.'-. île 1 1 1 a j^i : l r s iiijh a bas;
— " Je ne m'en souviens pas : je nie souviens d'un jour Oh j'étais, pauvre enfant, dans mon lit, tout malade; Ma grande sceur nie vint clianter une ballade Si douce, que le mal s'adoucit a son tour." — "Graud politique, cli ! Lien? de.-titué par l'âge, 'J\' voilà iiwrac ci sombre à ton fi .yer glacé ; Mais, (il.-- bor,!< du cenu'.il eoritir-iiijiL:iiit le passé. Du poids de ton néant son fracas te soulage.
Itedis-nous ces congrès où, réglant tous les droits. Des antiques Htnts tu changeais la fortune,
(') Voir au commencement nu volume les vers iutitult>: A mon uni Emile lleteljamps.
HtAT WI1IC1I WE KEÏKH CAN FOUOKT.
Ht ces luttes d'orage où, roi de la tribune,
Tu parlait de plus haut quo tous les autres rois."
— " Jo ne m'en siiuvimis jai- ; non. mais je me rnppcll
Que je fus au collège, ïi douze ans, couronné ;
— " Mon grand poète, eh t bien? voila que tes cheveu Rares et blanchissants, pendent sur ton épaule, Comme sur le roc nu le feuillage du faule, Mais ton «-il d'aijjlo encor nous lance tous ses foui, t'oit que lu souvenirs sont le brasier dans l'àtrc, Qui, plus ardent, pétille au souffle dos hivers; Comptons tous les lauriers moissonne? par le- ver*, Comptons tous les bravos de ton peuple idolâtre." — " Jo no m'en souviens pas ; je me souviens qu'un su' Elle me regarda, vaguement inquiète. . . .
llu ange, une déesse, un rDvc de poète I . .
Et jo l'aûniil . . Jamais noua ne pouvions nous voir!" Ainsi, de tous le* lien* '|ui font le sort prospère,
Que nous reste-t-il au départ?
La chanson d'une secur, le sourire d'un père,
Le rapide aveu d'un regard.
Frein ttte Freml: "J K',\:U M.al/iuw;.*.
" (.Ireat Caplain, say 1 tho' lnnely now and uhl — For loneliness of âge is oft tha doom I — Does net your prowess past, by Famé enroll'd, Wilh vittiH'v'i lialili,!;.- Ijiile tin; yauuing tomliï Hiipi! still mny irili] tin- rlriY-rlreains (jf the boary— Conte, fight your Ijattles for us once "gain, Tell un of ramparts taken— equadrons slain, And call up ail your scènes of youtljful glory." "They're ail forgotten— but 1 mind me still How in my boyhood's days, when 1 l»y QL M y sister came and rang a melody WKieli Mi'ined in cli:i-.' ail -ieknij— far frein me "
» Thay've vanished I— tho' I mind me to this âay
How once ut achool the prise I bore sway.
Ail said m; sire wu happy in hi» boy,
And my doar mothir sliod swect lors ofjoyl"
" Great l'ootl non thy locks of snowy l.air ,—
As well beseems the b.ird who sweeps tho lyre—
Like willow-leavcs are quiv'ring in tlie air,
Tho' still ibino eagle oye ia full of tire—
Say, is not niemory a brand that slumbcrs
Till fanned to liâmes licneath a wintry sun?
Corne, lel's count up llie laurclï thon liaat won.
And ail the bravos lieaped upon thy numbers ! "
"They'ra ail forgotten— but I mïnd me still
How once a glimce from lier my h™rt would thrill!
An auyel slic — a poet's droam of blissl
Tho' we might never apeak— ntid uevtrkuul"
And tiras of ail the gifts which min bognils,
Oh ! "bat romains wlien death draws nigh ?
A sister's lullaby— a fhthcr'e amile —
The taie of lova brcatbcd by n ngh !
[from the ftartlMM, SUt Jamery, 18»)
DltTTRY {MES. ANNA H.) Ramah.
On me dit, c'est un fait, que no devrais pleurer Une perte depuis si longtemps éprouvAi ; Que les bienfaits de Dien s'en viennent réparer Les dons qu'il noua retire après leur arrivée : .le no saurai* nier qu'il n'en soit pas ainsi. Et murmurer, le crains, risqua d'être une offense.
.M:.i:. ■)r]) , .li- ■■[ l.-j:;s;ctii)n ■ L . ' j ~l ; V.i li: f"l!ri Sans lia la ncrio avoir lu moindre équivalence ! J« reporte mu yeux sur mou joyeui garçon, Et mon ame s'Émeut, n'écbaufFe k son sourire ; Mais celle place vide H donner le frisson Elle reste toujours là comme un point de mire;
Son œil calme s'arrête ou plein sur Et flottent doucement autour du eh Boucles de clicveiii blonds, son gen Son tranquille regard u\ jflmals les De l'agitation, non plus de In BoufTr Et cependant combien ai-je entendt Késonncr de nouveau son cri de dol
J 'écoute en palpitant la plaintive élégie . . . O vivant non venir plu- p<iîï.-:mt i|iic la mort, l'iua long II supporter . . . Que grande est tu mugie !
l'adieu de tébksce.