III) LES MODIFICATIONS URINAIRES EN RAPPORT AVEC LA TUBERCULOSE
Nous signalerons brièvement ici la bacillurie simple “et les modifications quantitatives et qualitatives des
“urines.
A) Bacillurie sans lésion rénale
Sans entrer dans le détail des multiples procédés de
laboratoire (examens microscopiques, inoculation au
EE
cobaye) qui permettent d'identifier le bacille de Koch dans l’urine nous dirons simplement que la bacillurie est très fréquente chez les tuberculeux hectiques (1) et. qu’elle n’implique pas nécessairèment l’idée d’une localisation rénale de l’infection tuberculeuse. Elle s’observe: aussi au cours des tuberculoses pulmonaires subaiguës. ou chroniques, elle suppose l’existence d’une bacillémie concomitante. nt
Quoique simple, la bacillurie s’accompagne. très souvent d’un léger nuage d’albumine, c'est dire que l’intégrité anatomique absolue du rein n’existe pas et que souvent la bacillurie correspond à une néphrite épithéliale ultra-légère ou à une germination tuberculeuse à ses débuts encore invisible. Ces conclusions ont été appuyées. par Thévenot et Bathier.
B) Modifications physico-chimiques spéciales
En dehors de la bacillurie, on peut voir toute une série: de troubles urinaires variés en rapport avec l'infection tuberculeuse.
La polyurie, signe précurseur des néphrites, mise à part, il existe chez les tuberculeux une Doenie simple, bien décrite par A. Rodier, J. Teissier et David, vraisembiablement liée à une congestion rénale tuberculeuse. C’est plutôt un symptôme de début alors que l’oligurie plus rare se voit chez les tukerculeux hectiques. |
La phosphaturie est fréquente, elle peut même être
le seul symptôme urinaire anormal de la tuberculose.
(4) Thèse d'ABADIE, Lyon, 1914.