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Le bord inférieur du foie est épaissi. 4 Le 30 août, — Laparotomie ; on trouve des adhérences 4
récentes de la vésicule et de la surface du foie avec l’épiploon :! 5!
etle péritoine pariétal, Aucun calcul dans la vésicule, Le canal $; R #1
cholédoque est très distendu ; deux incisions sur ce canal don- 4 à #}
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nent issue à plusieurs calculs, on établit une fistule biliaire. La
température tombe à la normale immédiatement après l’opéra-
tion. Bonnes suites opéraloires.
Le 25 seplembre. — Les matières sont encore en partie décolorées.
Le 7 octobre. — Elles sont graisseuses et ne contiennent
presque plus de substances colorantes de la bile,
Le 12 octobre. — La bile ne coule plus à l’extérieur. Les matières ont une couleur normale.
Le 17 octobre. — Le malade s’aliménte bien. Diminution des symptômes respiratoires,
Le 1% novembre.— Le malade sort de l’hôpital, porteur d’une fistule biliaire. Trois semaines après l'opération, on fait l'épreuve de la séro-réaction avec la bile provenant de la fistule ; résultat négatif. À ce moment le patient présente un ictère modéré. Pas de fièvre. Matières claires, non exemptes de bile cependant,
Le 17 avril 1903. — Le malade revient se faire examiner, Il se sent très bien et vaque à ses occupations. Il y a quatorze jours, le malade a eu dans la région épigastrique, des douleurs qui durèrent une semaine et survinrent par crises, Il s’est alité
pendant deux jours. À chaque crise est apparu un léger ictère.
A propos de cette observation, Langstein et Merwein rappellent trois autres cas d'ictère dans lesquels ils recherchèrent l’agglutination. Dans l’un, il s’agit d'un malade présentant un ictère intense avec une température de 40°. Les matières ne sont pas entièrement décolorées, on porte le diagnostic d'ictère fébrile. La séro-
réaction est complètement négative à 1/10 au bout de
douze heures. Un autre cas concerne une femme atteinte
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d'un cancer métastatique du foie avec ictère très accentué. Les matières sont claires mais non acholiques. L'épreuve de Wida! donne un résultat négatif de mème que dans un troisième cas relatif à un ietère catarrhal avec selles légèrement colorées par la bile,
Considérant les résultats de la séro-réaction dans leur première observation, Langsteinet Merwein font remarquer que la marche de l’agglutination a été sensiblement parallèle à l'intensité de l'ictère. Tant que la bile coulait, même en petite quantité dans l'intestin, le pouvoir agglutinatif n'existait pas ; au contraire, la séroréaction n'était positive qu'au moment où il y avait rétention absolue de la bile. Ils apportaient done, disaient-ils, la confirmation des expériences de Kühler. Mais d'après eux, le passage de la bile dans le sang n'est pas l'unique facteur de l'agglutination ; la présence dans l'urine de peptones et de tyrosine indiquant un trouble dans le fonctionnement du foie, pourrait entrer aussi en ligne de compte dans la production de l’agglutination.
La même année, JoacniM (1) relate deux autres cas d'ictère dans lesquels il fit l'épreuve du séro-diagnostie. Dans lun il s’agit d’une femme de 40 ans, sans antécédent typhique, qui entre à l'hôpital le 23 janvier pour des douleurs violentes ayant débuté il y a huit jours et occupant les régions stomacale et épigastrique. En
même temps, est apparu un ictère généralisé, avec
l. Joacum, — « Zur Frage der Gruber-Widalschen Reaktion kei Ilktérus ». Wiener Klinische Wochens, 27 août 1903,
op
perte d’appétit, constipation et température variant entre 38° et 39° 8. Le 5 février, elle accouche à sept mois d’un fille vivante. Le 6 février, pas de température. Le 9 février, la- fièvre réapparaît et monte jusqu'à 40°, L'ictère subsiste, mais les matières ne sont pas décolorées. Elle meurt le 10 février. L’autopsie, pratiquée le lendemain, permet de reconnaitre l’existence d’une angiocholite purulente, de nombreux abcès du foie, de lésions de péricholécystite chronique, d’une endométrite purulente et d’une trombose de la veine-porte. Le sang, retiré le 28 janvier par ponction veineuse, donne une réaction positive très nette à 1/10, 1/20 et 1/40 après deux heures à 1/60 et après deux heures lagglutination est partielle ; à 1/80, après quinze heures, elle est complètement nulle.
Le second cas concerne un malade de 58 ans, entré le 26 janvier 1903, souffrant depuis quelques temps de douleurs dans la région épigastrique. Quatorze jours avant son entrée, apparaît un ictère généralisé durant jusqu'à la mort qui a lieu le 28 janvier. L’autopsie pratiquée le lendemain révèle un cancer du cholédoque et de l’ampoule de Vater avec dilatation des voies biliaires et de la vésicule. Le sang, retiré seize heures après la mort, donne dans l'épreuve de Widal un résultat négatif au bout de deux heures aux taux de 1/10, 1/20, 1/40, 1/60, 1/80 ; seule une dilution à 1/10 agglutine faiblement après quinze heures d’attente.
De ces observations Joachim conclut à l’action agglutinante du sérum des ictériques vis-à-vis le bacille typhi-
que.
= Je
Les résultats de Grunbaune, Zupnik, Kohler, Eckardt, Megeb, Langstein et Merwein, Joachim, tendent, on le voit, à affirmer la non spécificité du séro-diagnostie de Widal, puisque, d’après eux, le phénomène de l’agglutinalion se produit d’une façon évidente avec le sérum des malades atteints d’ictère. À côté de ces travaux, nous relevons toute une série de recherches donnant des résultats complètement opposés et formellement contradictoires.
Au début de l’année 1903, Dappt (1) recherchant le pouvoir agglutinatif du sérum de huit malades atteints d'ictère par rétention indiscutable (cancer de la tète,-du pancréas, lithiase biliaire, ictère catarrhal, ete...) dit n'avoir pu obtenir de résultats positifs avez des dilutions à 1/20 et à 1,50.
Quelques temps après, CANTANI (2), ayant fait une étude approfondie du pouvoir agglutinatif de la bile sur diverses bactéries, conclut que ce liquide n'exerce aucune influence sur le bacille typhique en particulier. Après avoir composé des dilutions à 1,10 avec des eultures en bouillon datant de vingt heures et ave: de la bile fraiche et claire de divers animaux (chien, cobaye, bœuf, lapin) il n'obtint jamais l'agglutination mème après vingt-quatre heures d'attente. Seule, dit-il, une bile, riche en mucine, peut agglutiner aux tax faibles de 1/10 et 1/25.
1. Dannr, Rivisla crilica di clinica medica 1903, n 7, p. 101. 2, Canrani, « Ueber die agglutinierende Eigenschaft der
Galle ». Centralblalt für Bakteriol und Parasit, 22 avril 1903,