‹ Réactions pleurales au cours du pneumothorax artificiel: Éléments du prognosticChapitre 22 sur 47 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

(service du Dr Hautefeuille. Salle Padieu, n° r).

Suzanne V.., 20 ans, entrée à l'Hôtel-Dieu d'Amiens le 22 15 mars 1924 avec une tuberculose ulcéro-caséeuse du

sommet gauche et nombreux bacilles dans les crachats.

Le 1 avril, un pneumothorax est institué. Le 28 avril, alors que la malade n’avait encore eu que 4insufllations et que les plèvres étaient à peine décollées, survient un point de côté violent, avec gêne respiratoire intense. La tempéra : ture monte à 4o°. On ne note dans les jours qui suivirent aucune infection intercurrente (angine, coryza...), Dans les jours qui suivirent, on observe à la base gauche une matité progressivement croissante et, à l’auscultation, un souffle amphorique, accompagné d’une abolition presque complète du murmure vésiculaire.

La température et l'état général s’amendent progressivement et tout rentre dans l’ordre dès la fin du mois de mai. Seule persiste une légère dyspnée, Le 15 mai, une ponction exploratrice ramène un liquide citrin. A la radio, l'épanchement remonte jusqu’au 2€ espace intercostal. Le niveau

liquidien n'est pas linéaire et est déprimé en son milieu. Le

26 mai, on essaye en vain une insufflation. La symphyse est complète. L'état général s'améliore de plus en plus. A la fin de juin, on constate une légère sinistrocardie et des traînées de sclérose abondantes dans le poumon gauche. En juillet 1924, la malade part un an en sanatorium, consolider les résultats acquis, depuis elle a repris ses occupations et il semble bien que cette guérison clinique soit définitive.

En résumé, cette observation montre une pleurésie 4 début suraigu et précoce, ayant rapidement fait place à une Symphyse précoce et totale, qui évolua vers une guérison durable, puisque la malade est suivie depuis 7 ans, sans

nouvelle atteinte bacillaire.

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