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pleurétiques souffrent. Mais, en règle générale, les douleurs sent d'autant plus vives que la pleurésie est plus récente : peu à peu, les douleurs s'atténuent alors que les adhérences s'organisent et se serrent. Quand elles sont solides, définitives, quand l'évolution cicatricielle est achevée, le malade, en règle, ne souffre plus. La pratique du pneumothorax montre d’ailleurs journellement des symphyses pleurales étendues, voire totales, et absolument indolores. » Les douleurs thoraciques n’auraient donc aucune valeur pour un diagnostic de symphyse. Par contre, Mantoux voit dans ces douleurs un très bon sigre d'évolution, mais le plus souvent de poussée évo— lutive bénigne. Pruvost (132), au contraire, recommande de se méfier des douleurs thoraciques qui surviennent en dehors des insufflations. Il y voit une souffrance de la plèvre témoignant du processus pathologique dont elle est le siège.
En résumé, les antécédents pleuraux, pas plus que la clinique, ne peuvent suffire, d’après Ameuiile, pour établir le diagnostic de symphyse. Il n’y aurait donc aucun moyen de pronostiquer si le décollement des plèvres est possible. La seule ressource serait donc d'essayer une insufilation dans tous les cas.
Bernou tempère ces conclusions en montrant qu'une étude serrée des anamnestiques et de la cinématique intercostale permet une approximation très grande.
Quoi qu'ilen soit, même si, malgré toutes les appa-
rences, une poche de décollement a pu être consti-
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tuée, il est vraisemblable que la cure sera compliquée à bref délai de pleurésie adhésive. En effet, les altérations inflammatoires antérieures de nature adhésive sont définitives, comme l'a montré Burnand (45). De plus, Courcoux estime que la symphyse pleurale est assez rarement une séquelle inactive de lésions pleurales. De même, Barbier (6) écrit dans sa thèse : « Une symphyse pleurale doit être tenue pour un foyer de bacillose en évolution, susceptible de se réactiver ». Il est donc très vraisemblable de penser que cette pleurésie adhésive antérieure, ayant donné lieu à une symphyse plus ou moins complète, va se réactiver le plus souvent, du fait des traumatismes causés par les insufflations. La cure sera alors bientôt gènée ou même abandonnée par une symphyse précoce. La possibilité d'obtenir un décollement durable semble donc l'exception et la symphyse, la règle.
Donc, même si le décollement est d’abord possible, le pronostic de la cure n’est pas favorable en cas d’antécédents pleuraux manifestes (épanchement antérieur ponctionné ou constatation actuelle d’absence d’élargissement des cartilages costaux pendant
l'inspiration).
He a
Il. — Pronostic de la réaction adhésive survenant au cours de la cure par le pneumothorax artificiel.
a) D’après la date d'apparition :
19 Précocité d'apparition. — 11 semble à priori logique de penser que si la cure a été interrompue, ou même seulement entravée, par une réaction adhésive précoce, le malade n'aura pas eu le temps d'en tirer de bénéfices quel que soit le mécanisme invoqué pour expliquer l'action thérapeutique du pneumothorax. Aussi Saad a-t-il pu écrire dans sa thèse (147) : « s’il survient dans les premiers temps de la collapsothérapie une symphyse totale qui oblige à abandonner le pneumothorax, le ‘ malade perd bien vite les bienfaits qu'il a retirés et se retrouve dans son état antérieur ets parfois même, on peut assister à une aggravation de son état consécutivement à cette symphyse ». Prévost (130) écrit de même : « lorsqu’apparaît une symphyse, le pronostic du pneumothorax est d'autant plus réservé qu'elle est apparue plus précocement à dater du début du traitement... notre proportion de bons cas croît régulièrement et sensiblement suivant que la symphyse est apparue dans les 6 premiers mois de la cure, dans les 6 mois suivants ou après un an ». Braun et Azoulay (40) arrivent aussi aux mêmes con-
clusions : « Le pronostic de la symphyse précoce,