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port à la lésion, qui conditionne le pronostic. Tout dépend « du degré de collapsus du parenchyme pulmonaire pathologique » que la symphyse permet de réaliser. « On peut voir des pneumothorax très partiels être pourtant efficaces, lorsque leur action s'exerce d’une façon élective sur une lésion ulcéreuse localisée, et des pneumothorax presque totaux rester sans résultat parce qu'ils n’atteignent pas une grosse lésion que protègent une coque fibreuse ou des scléroses étendues » (Dumarest (68), p. 100). Signalons enfin que cet auteur met en valeur un cas particulièrement important par sa fréquence : c'est, après la période aiguë d'une pleurésie, une symphyse partielle caractérisée par l’étalement du lobe inférieur sur le diaphragme, dans le sinus costodiaphragmatique et contre le bas de la paroi costale. Ce processus reste localisé à la base du poumon. Il est facile de déduire, au point de vue pronostique, que cette symphyse partielle ne sera pas dangereuse pour les lésions du sommet qui resteront bien collabées ; mais si le pneumothorax a été créé pour une lésion de la base, celle-ci ne sera plus compri-
mée.
c) Suivant ses rapports avec un traumatisme.
M. L. Bernard, Baron et Valtis (17) ont observé une sorte de pleurésie adhésive, survenue à la suite de traumatisme thoracique assez violent, chez des
malades traités depuis longtemps par le pneumo-
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thorax artificiel qui avait évolué jusque-là sans complication pleurale,
Ces auteurs concluent qu'un traumatisme thoracique, chez un sujet porteur de pneumothorax, peut déterminer une pleurésie qui paraît se manifester sous la forme adhésive et venir compliqner singulièrement l’évolution du pneumothorax, entravant ainsi la marche vers la guérison.
Au point de vue médico-légal, lorsqu'il s’agit d’un accident sur la voie publique, il est certain que l’on devra tenir grand compte des conséquences de ce traumatisme sur l’évolution ultérieure d’un pneumothorax, c’est-à-dire de la maladie même, pour apprécier les dégâts causés par l'accident.
À titre d'exemple, sur cette question nous rapportons l’une des observations publiées par M. L. Ber-
nard (obs. XVII).
d) Suivant ses rapports avec une réaction
liquidienne.
Nous rappelons, pour éviter tout malentendu, que nous avons montré plus haut qu’une réaction liquidienne ne pouvait, par elle-même, déterminer une sympbyse. Le problème qui se pose n’est donc pas de trouver une relation de cause à etfet entre la réaction liquidienne et la symphyse, qui peut la suivre et non en résulter. Ce qu'il faut nous demander, c’est si on peut, dans les formes de réaction
pleurale que M. L. Bernard a appelées intermédiaires,
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parce qu'elles sont à la fois adhésives et liquidiennes, prévoir la venue de la symphyse et l’évolution qu’elle aura.
Malheureusement, il faut avouer que la clinique ne donne pas toujours des indications précises. On a quelquefois même la surprise, comme l’a montré Dumarest, de trouver un épanchement, venant d’être ponctionné plusieurs fois récemment, remplacé par une masse sombre, homogène, vraisemblablement gélatineuse; l’épanchement s'étant pris en masse, grâce à sa fibrine, comme un caiilot sanguin et cela avec une rapidité qui donne l'impression d’une véritable cristallisation.
Cependant, le plus souvent, on n’est pas pris au dépourvu et mis dans l’impossibilité subite de continuer le pneumothorax. En effet, les choses allant plus lentement, on s'aperçoit, petit à petit, que « malgré l'entretien régulier du pneumothorax, malgré l'emploi de hautes pressions dans la poche gazeuse, malgré les ponctions pour soustraire du liquide, la poche gazeuse se rétrécit à chaque insufflation et on assiste, en un temps plus ou moins long, à la soudure des deux feuillets pleuraux ». La diminution de volume de la poche peut être difficile à observer à la radio, surtout si elle est déjà rétrévie considérablement par un épanchement. Mais la nécessité d'employer de fortes pressions, sans qu'il y ait eu augmentation du volume de l’épanchement, la diminution du volume du gaz injecté, la diminution
d'amplitude des oscillations indiquent que la poche