‹ Réactions Pleurales au Cours du Pneumothorax Artificiel: Éléments du PronosticChapitre 46 sur 65 · OBSERVATION XVII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XVII

(Dans un articlé de MM. Léon Bernard, Baron et Valtis (17).)

Mme L.., vingt et un an, atteinte d’adénite cervicale depuis 1921, commence à tousser en septembre 1923, et a des crachats hémoptoïques. On constate alors une congestion pulmonaire gauche, et une forte poussée du côté des ganglions.

Comme la malade continuait à tousser, à maigrir, et présentait en plus de la fièvre vespérale, elle se présenta à la consultation au dispensaire, le 7 avril 1925, où les examens stéthacoustique et radioscopique révélèrent les signes d’une tuberculose ulcéro-caséeuse étendue, du poumon gauche avec expectoration bacillifère.

Mme L...entre dans notre service à l’hôpital Laënnec, le 17 avril 1925, et, après un cliché qui confirme les lésions du poumon gauche et montre l'intégrité du poumon droit, un pneumothorax est institué le 6 mai 1925.

Dès les premières insufflations, le décollement du poumon fut obtenu avec amélioration rapide des signes fonctionnels et généraux. Après avoir quitté l'hôpital le 15 juin 1925, la malade continua son traitement ambulatoire au dispensaire Léon Bourgeois, et on lui fit son insufflation tous les quitize jours. L'état était excellent, le pneumothorax était

complet et évoluait normalément sans aticune complication

pleurale, la malade ne toussait plus, ne crachait plus et elle avait recommencé à travailler depuis 6 mois lorsque, 8 jours avant une insufflation qui devait se faire le 11 novembre 1925, elle fit une chute en descendant son escalier et se contusionna le côté gauche. Cette chute est suivie pendant deux jours d’une fièvre de 380-3802 avec lassitude générale et courbaiure surtout sensible au niveau de l'hémithorax gauche.

Lorsque, le 11 novembre 1925, elle se présenta au dispensaire pour sa réinsufilation, nous sommes surpris de constater à l'écran, l'accolement complet du moignon et la disparition de la poche gazeuse. Nous essayons à trois reprises, mais en vain, d'effectuer l’insufflation que nous sommes obligés de remettre au lendemain. Nous parvenons enfin, avec difficulté, à introduire 375 centimètres cubes d'air, avec pression initiale — 2 — 6, inférieure à celle que nous trouvions antérieurement (— 4 — 16), et, après cette insufflation, nous pouvons constater à l'examen radioscopique que le moignon pulmonaire, qui était toujours libre jusque-là, était maintenant retenu à la paroi costale par une adhérence nettement visible sous l'écran, tendue entre la partie supé-

rieure du poumon et la paroi.

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