‹ Réadaptation des tuberculeux au travail et assistance post-sanatorialeChapitre 7 sur 27 · ER · texte numérisé non relu

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berculeux ont disparu ou ont été transformés, et ainsi, nous entrons dans la période actuelle où, à part deux fondations en voie d'achèvement, nous ne trouvons, chez nous, que quelques établissements recevant des adolescents ou jeunes gens désireux d’embrasser une profession agricole, mais qui ne sont pas nécessairement d'anciens tuberculeux.

A l’heure actuelle, en effet, les Ecoles de rééducation et les Colonies agricoles existantes ont plutôt le caractère de préventoriums et ne sont pas destinées à recevoir, seulement, des malades ou anciens malades à réadapter au travail.

Le plus important des établissements de ce genre est la Colonie franco-britannique de Sillery, près Epinaysur-Orge (Seine-et-Oise), établissement de cent lits où l’on forme surtout des jardiniers, un petit nombre d’ouvriers relieurs, et qui reçoit quelques anciens pension-. naires des Sanatoriums de Bligny et des Sanatoriums de l'Office public d'Hygiène Sociale de la Seine, convalescents ne crachant pas de bacilles.

A part les établissements de Campagne-les-Bains, de Melleray et de Baulou-les-Roses, où étaient aménagés des ateliers pour travaux se rapportant à des métiers divers, convenablement choisis et pouvant s'exercer à la campagne, les Colonies ou Ecoles de rééducation organisées en France, préparaient et préparent surtout aux travaux agricoles et horticoles.

Nous reviendrons, par la suite, sur les raisons qui ont fait accorder la préférence à ce genre de travaux, mais, avant d'aller plus loin, il nous paraît nécessaire

de rappeler que les premières tentatives de travail des malades, dans Yes Sanatoriums, ont été faites dans un but thérapeutique. C’est ainsi qu’en 1892, à Reiboldsgrun (Saxe), Wozrr-IMMERMAN entreprit d'étudier les effets du travail méthodique sur la cure d’un groupe d'ouvriers tuberculeux et prit, ensuite, l'initiative d’introduire ce mode de traitement dans d’autres sanatoriums.

Plus tard, en 1905, en organisant systématiquement la cure dite de travail, au sanatorium de Frimley et en expliquant les résultats de cette cure par un phénomène d’auto-innoculation immunisante, M. Marius PA- TERSON est un des auteurs qui ont le plus contribué à la vulgarisation de cette soi-disant thérapeutique par Pactivité musculaire, que l’on a eu le tort, au début, de mettre en opposition avec la cure classique de repos.

M. L. Guiarp l’a dit, il y a vingt ans, à la Conférence de Bruxelles, et nous croyons opportun de le répéter encore : « Le travail, souvent cause d'évolution, d’aggravation et de chronicité, ne peut pas être agent thérapeutique et facteur essentiel d’une cure de tuberculose. L'expression de cure de travail, encore si souvent employée, consacre une erreur, elle doit être remplacée par celle, beaucoup plus exacte, d'entrainement par le travail, ou de réadaptation à la vie active par le travail ».

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