CHAPITRE V
Les raisonnements du chapitre précédent supposent la réalisation d'un champ de forme He = 0, 4, = 0, H, = à, à l'intérieur d'un volume toroïdal engendré par la courbe C que nous avons définie et nul à l'extérieur de ce volume : ce champ pourrait être réalisé par un bobinage et, pour obtenir une focalisation dans les conditions exposées, chaque spire devrait avoir la forme de la courbe C ; naturellement, il faudrait réserver entre les spires un espace pour permettre aux particules de pénétrer et de sortir du champ : ainsi constitué, le bobinage apparaîtrait comme une suite de galettes. Il est à craindre, cependant, que les particules ne restent pas dans le plan rz par suite de la présence d'une composante de champ H, non nulle au voisinage des conducteurs. KOFOED-HANSEN ni et ses collaborateurs ont réalisé un champ assez proche du champ théorique en employant du fer pour mieux limiter le domaine du champ, le circuit magnétique était constitué alors par six noyaux ayant, aux extrémités, des plaques polaires (fig. 18) :
théoriquement, si l'on néglige le "champ de fuitel Ta forme des plaques polaïres est donnée par les équations (6) ; les plans des plaques polaires ont tous l'axe z
comme droite d'intersection.
Un appareil de ce genre n'est pas
X facile à réaliser et il est probablement
très difficile d'obtenir une assez bonne
résolution; il faut, en effet, que chaque
secteur focalise des particules d'énergie
donnée pour une même valeur de l'intensité
du courant et, comme nous cherchons parti-
culièrement à réaliser un spectromètre per-
mettant l'étude des coïncidences BY, il ne
- Fig. 18 - semble pas qu'un appareil à six secteurs soit
Spectromètre à 6 secteurs intéressant; il est en effet difficile, pour
les raisons exposées au chapitre III, de trouver une place convenable pour le détecteur y. L'emploi d'un seul détecteur interdit de faire des coïncidences entre
particules chargées.
Dans un appareil qui comprend seulement deux secteurs opposés, les parti-"
NS
cules focalisées sont comprises entre deux plans faisant un angle dé 20m I0P
- Photo n° 2 - Vue générale de l'installation
- Photo n° 3 - Double spectromètre
Le.
selon l'ouverture des secteurs et, dans ce cas, il est possible d'approcher deux scintillateurs dans ure direction perpendiculaire à la droite d'intersection des plans des-plaques polaires (fig. 19) ; pour un angle d'ouverture entre les plans
de 20% par exemple,
Diaphregme P 9 l'angle solide de ———————————— st détection y peut at- 22° teindre 80 pour cent Source de 4 x, é avons réalisé com- ‘4 prend deux secteurs I ET RE LS LE LS LT LT DT ES RE —-., seulement. Paye I1 est nécessaire de SA) pouvoir compter sépa- NY DE Photomultiplicateurs EMI 6260 NY Cristaux INa D ÉOCE NU ET E EE
focalisées par chacun
- Fig. 19- desssecteurs ‘nous
Disposition de la source par rapport aux cristaux avons donc adopté
deux secteurs opposés symétriques par rapport à la source (fig. 20). Cet appareil doit ainsi être considéré comme composé de deux spectromètres, à un secteur chacun,
absolument identiques.
Pour chaque secteur, on a pris Z égal à Zi: mRcxastesdoncEumepDTanede symétrie perpendiculaire à l'axe des Zz. Chaque spectromètre comprend un circuit magnétique indépendant, ce qui permet de focaliser des particules d'énergie différente. Il se compose des plaques polaires, des noyaux de fixation et d'un électroaimant de laboratoire de type classique. Les plaques polaires et les noyaux sont à l'intérieur de la chambre à vide en duralumin : c'est cet ensemble qui vient se
placer entre les pôles de l'électro-aimant.
Les chambres comprennent trois ouvertures : une ouverture sur laquelle viennent se fixer le porte-source et les détecteurs ÿ ; sur une autre ouverture symétrique, viennent se fixer le détecteur et le diaphragme variable de réglage
de la résolution ; la troisième ouverture est reliée à une canalisation de vide.
Le vide est assuré, dans l'ensemble, par une pompe à palette (CGR type B2) et une pompe secondaire à diffusion d'huile (Edwards, 10 1/s). On dispose pour le contrôle d'une jauge de Pirani et d'une jauge d'ionisation (type Balzers) : un
vide dynamique de 1077 mm de hauteur de mercure est maintenu dans l'installation.
Trois porte-source différents peuvent être montés sur la chambre. Le
premier (représenté fig. 20) est destiné à l'emploi en double spectromètre : les
ee en on
LT
US F Ni:
- 07 ‘214 esurqog
DRE RFI IISIIRIRKN EP OO SSSR POSE SK XF KR RSS RRSISOSSOSEI RSOTe RONA ISITeS SC IISOS se PIRSS RSS NN Cara OO 0
RE È RSR RARE SA EN ET OT RS RSR PSeSe) Sn — ee LS Ge SO Se > LR Re NS RRSESeI LORS SSNSINSSS SOS ISS RSS ROIS RSS RS RS SOON LES NSNORO OS ES
Re | SSII SSSR FAT ER II ISASISASASEEEC SSSR Re SOS SRE TO SSII ESS OS ES ed °81R PSS Les SNS DS RENNES OS CSSS 1 RS TS SANS TRS RS NES
So
conditions d'encombrement n'ont pas permis d'adapter un sas pour introduire la source. Un deuxième (représenté fig. 21 a) comprend un sas. Le troisième (fig. 21 b) est utilisable pour
les corrélations angu-
laires (by), 1(eey).
Le dispositif de sélection d'énergie si-— tué devant le détecteur B à la hauteur du point de focalisation, se compose de deux 1èvres dont on peut régler l'écartement de
l'extérieur : on peut
ainsi modifier le pou-
- Fig. 21a- - Fig. 21b- voir séparateur.
DETECTION £
Pour l'étude à basse énergie, on peut employer un compteur-cloche classique ; mais on emploie exclusivement, pour les coïncidences, un détecteur à scintillations constitué par un cristal d'anthracène et un photomultiplicateur E M I 6260 : celui-ci, étant dans un domaine de champ magnétique très faible
(champ de fuite), fonctionne normalement.
DETECTEUR Y
Les ouvertures prévues près de la source permettent d'employer des cristaux I Na (T1) de Harshaw de 1,5 inch de diamètre et de 1 inch de longueur. Les photomultiplicateurs sont des E M I 6260, protégés du champ magnétique résiduel
par un cylindre de pH métal.