INFLUENCE DU CHAMP COULOMBIEN
L'onde y est perturbée par le champ de Coulomb du noyau : dans le cas réel Z O, il y aura une déformation du spectre. Les particules B” seront ralenties, on trouvera une diminution du nombre des particules énergiques et une augmentation du nombre dès particules peu énergiques ; les particules 8* seront
accélérées, la déformation aura lieu dans l'autre sens. L'influence du champ de Coulomb interviendra sous la forme d'un facteur
correctif F (Z E) dans l'expression de la probabilité de désintégration : cette
fonction a été calculée avec une bonne précision.
LONGMIRE et BROWN Gel ont également calculé la perturbation apportée
par les électrons périphériques aux particules B peu énergiques (effet d'écran).
Produit ft.
La probabilité de désintégration peut s'écrire sous la forme suivante :
fe 2 ap (6)
p max La constante de désintégration À = [ P(p) dp est égale à ,
1 2 P (p)dp= —35 p‘(E-E)* F(ZE) 27 # C
Ln2 s ais d'ou RE = kr Je
Ses
Si 1ù
p max à À F(Z E) p° (E - E)° dp à 0
Soit - ft — is (7) [8]
Pour un noyau se désintégrant avec une période t et donnant un spectre d'énergie maximum E ? le produit ft peut être calculé. Les éléments de matrice Fa ou /o intervenant. dans les transitions permises, sont du même ordre de grandeur, les produits ft pour toutes les transitions permises doivent l'être aussi : on constate bien ceci expérimentalement. D'après la valeur du produit ft, les
transitions peuvent être classées dans une certaine mesure.
INTERACTIONS -
La présence de plusieurs types d'interactions est nécessaire pour pouvoir expliquer certaines transitions permises par leur valeur de ft, dont la variation de spin connu ne correspond pas soit aux règles de sélection de FERMI (SV), soit aux règles de sélection de GAMOW-TELLER (TA) ; au moins deux types d'interaction
doivent donc être présents.
En admettant la forme la plus générale (4), les termes statistiques et de Coulomb de l'expression (1) de la probabilité de désintégration sont multipliés
par le facteur suivant :
2 2 2 2 2 2, — 2Y 2 ol?
c = LA | (GR + GŸ) + JE (GŸ + 69) + sc fi | + GG 1 (8) 2 2,2,\= — Z y = mc (1 a 2 (- ou + selon qu'il s'agit de radioactivité B ou g*) £ £ sue a Y. es £ Les termes dépendant de l'énergie È sont les termes d'interférence
de FIERZ : d'après la forme expérimentale des spectres permis, ces termes sont
nuls ou très faibles ; on en déduit :
2 2 2 GsGa & G« + Gy (9) D 7) 2 GrGy & Gr + G,
I1 ne peut donc exister qu'un seul type de FERMI et un seul type de GAMOW- TELLER.
Des transitions remarquables (neutron, H, He ), pour lesquelles on peut
calculer les éléments de matrice, permettent de trouver le rapport des forces
sde
d'interaction de FERMI GE (Gs ou Gy) sur les forces d'interaction de GAMOW-TELLER
GT ou Gi)e Ce rapport est assez voisin de un Ro] .
dE Les spectres de première interdiction avec AI = 1 ont,en général, une forme permise et cela permet d'éliminer les combinaisons (S.A) et (V.T) qui feraient également apparaître des termes en L.
Les corrélations angulaires électron-neutrino dépendent du type d'inter-
action : il est donc possible de trouver la bonne combinaison à l'aide d'expé-
f s L . 6 rience de recul nucléaire. Les dernières expériences sur He sont en faveur de
la combinaison (S.T) (C.S.Wu).