HUBERT
Etant donné les succès que RÉcAMIER obtint avec cette méthode, l’enseignement résultant de son repérage hépatique et la manière de traiter ces kystes, il devait être naturellement porté à soigner de la même façon les abcès engendrés par les hépatites suppurées.
Plaçant son caustique sur un plan de plus en plus profond, selon la chute de l’escarre, il se frayait ainsi un chemin cloisonné jusqu’au foie. Arrivé sur celuici, il incisait la poche purulente et le pus s’évacuait naturellement par l'intermédiaire de ce puits, parfaitement étanche et séparé du péritoine libre.
Le seul reproche qu’on puisse faire à ce procédé est la lenteur de l’évacuation attendue. Quand un malade est profondément infecté par une hépatite suppurée, il est de toute urgence de supprimer le foyer purulent le plus rapidement possible ; or, cette méthode d’accès par les caustiques demandait au moins une quinzaine de jours pour permettre l’incision de l’abcès en champ clos.
Il n’en reste pas moins vrai qu’à cette époque, cette méthode rendait des services inestimables et que la lenteur du procédé n’était pas incompatible avec la guérison des malades.
Opérations de l’'empyème et de la fissure anale
Etudier les innovations chirurgicales de RÉCAMIER c’est exécuter un périple de découvertes aussi variées que surprenantes, dont chacune des étapes donne la mesure d'investigation et d’universalité de ce grand thérapeute.
En 1835, DuPUYTREN, qui tenait entre ses mains le sceptre de la chirurgie, comblé d’honneurs et de biens,