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Toutefois le type de Latreille étant le A. trifasciatus , qui se range actuellement dans un sous-genre autre que l’espèce choisie par Herbst, (sous-genre que MM. Mulsant et Rey ont inutilement nommé Lanorus ), il y a possibilité de conserver les deux noms, et d’établir ainsi que suit le sectionnement du genre :

Genre Megatoma Herbst 1792, (type Schœffcri Herbst). — Sous-genre A) Megatoma in sp. — B) Attagenus Latr 1802, (Syn : Lanorus Muls. et Rey 1867), (type trifasciatus F.).

Quant au genre Megatoma + de nos catalogues, (type undata Herbst), on pourra le nommer Asprogramme Goz 1886.

Cette rectification avait déjà été indiquée, je crois, par Brullé, qui, par un procédé incorrect, mais fréquemment employé de son temps, avait cru pouvoir parer au mal en intervertissant les noms de Megatoma et d’Attagcmis, et en appelant de ce dernier Y undata et voisines. Mais cette indication passa inaperçue, l’idée de l’époque n’étant pas tournée de ce côté encore, et la loi de priorité étant alors presque sans application.

XII. — Le type du genre Typhœa Steph 1830 est la T . sparganii , actuellement Telmatophilus. — Non seulement cette espèce est la première décrite, mais encore la caractéristique du genre (Steph. Man. p. 124) indique des tarses de cinq articles, ce qui ne peut pas s’appliquer à la fumata , dernière espèce citée. Le nom de Telmatophilus doit donc venir en synonymie de Typhæa Steph (nec auct.).

Les Tgphæa + auct. nec Steph pourront se nommer Brycolacion Goz 1886, (type fumatum L).

XIII. — Le type des Atomaria Steph est la A. fulvicollis Steph ( pusilla P.iyk) ; c’est donc à tort que M. Thomson a détaché le groupe dont fait partie cet insecte sous le nom de Anchicera, et cette dénomination doit passer en synonymie.

Quant aux Atomaria + Thoms, que Stephens a à peine connues, et dont il ne décrit que trois espèces, tout à fait à la fin de son genre, après seize ou dix-sept espèces d’Atomaria vraies, elles pourront se nommer Agathengis Goz 1886, (type fimetarii Herbst).

XIV. — Le genre Corticaria Marsh 1802, est absolument identique au genre Lyctus F 1792, ( Rhizophagus Herbst (1). Il a comme lui pour type le L. politus F ( picipes Marsh). Il doit donc venir en synonymie de ce dernier. Au reste, le le nom même choisi par Marsliam l’indique assez : les insectes qu’il appelait Corticaria sont évidemment des insectes vivant sous les écorces et aux dépens des vieux bois; ce n’est, en aucune façon, le cas de ceux que nous nommons aujourd’hui ainsi. Marsliam y englobait aussi (comme Fabricius, du reste, dans son genre Lyctus ) nos Xylotrogus , Pediacus , Sylvanus, Nausibius, etc. Ce n’est que tout à fait à la fin qu’il y ajoute quelques unes des espèces de nos Latridiidæ. Je ne puis donc comprendre par quel abus on a pu retenir, pour cellesci seulement, un nom qui ne leur appartenait qu’à peine dans la pensée du fondateur, et qui aurait été en effet singulièrement mal choisi, s’il l’eût été pour elles.

Je propose en conséquence pour les Corticaria + de nos catalogues (nec Marsh), le nom nouveau de Parascheva Goz 1886, (type pubcscens). (2)

(1) Voir un peu plus loin, note XIX, pour la synonymie de ces deux noms de genres.

(2) Ce genre, bien que confondu dans le travail de M. H. Brisout de Barneville avec les Oropsime Goz ( Corticarina Reitt), en est bien évidemment distinct par une foule de caractères pour lesquels je renvoie aux ouvrages descriptifs parus dans ces derniers temps.

XV. — Genre Læmophlœus : au lieu de Cast 1840, lege Steph 1839.

XVI. — L’espèce typique du genre Colydium F 1792 est le trisulcum Fourcr (,sulcci tum 01), dont Ericlison a fait plus tard à tort son genre Aulonium . Ce dernier nom doit donc disparaître. Quant au genre Colydium * Er nec F, (type clongatum) , il pourra se nommer à l’avenir Paschabium Goz 1886, (sans étymologie).

XVII. — Le type du genre Cerylon Latr 1802, et la seule espèce citée par cet auteur dans l’Hist. Nat. des Crust. et des Ins., t. III, p. 206, est le Cerylon terebrans 01, dont Erichson a fait plus tard sans raison son genre P y moments , lequel doit disparaître.

Quant aux Cerylon i d’Erichson et de nos catalogues, (nec Latr), on pourra les nommer AphardionGoz 1886 (type histeroïdes F) (A priv. pooç, élévation).

XVIII. — Le type du genre Ostoma Laicli 1783, est le O. ferrugineum L (rubicundum Laicli) (1). C’est donc à tort que l’on a réservé ce nom aux Peltis + Kug (nec Geoff.), dont le grossum L est l’unique espèce. Cette dernière pourra prendre le nom générique de Ziïïlioma Goz 1886.

Quant au genre Gaurumbc Thoms 1862, Reitt 1882, il sera purement et simplement synonyme de Ostoma Laich. Celui-ci comprendra en outre comme sousgenre, les Grynocharis Thoms dont les caractères sont trop légers pour motiver une séparation complète.

XIX. — Le genre Lyctus F 1792 se composait de plusieurs espèces, réparties aujourd’hui dans un certain nombre de genres asssez éloignés les uns des autres, mais les premières espèces décrites sont toutes celles qui composent, dans les auteurs modernes, le genre Rhizophcigus ; elles semblent même y former une section à part et en tout cas elles sont très sûrement celles que Fabricius a eues en vue, comme la réalisation la plus exacte des caractères indiqués par lui. C’est donc à elles que doit demeurer le nom, et nos Lyctus * actuels en doivent au contraire changer comme suit:

1° Genre Lyctus F 1792 (syn. Rhizophcigus Herbst 1793 — Corticciria Marsh, nec. auct.) (2) (type politus Hellw. 1792).

2° Genre Xylotrogus Steph 1830, (syn. Lyctus + auct. nec F. — Trogoxylon LeC 1866), (type brunneus Steph 1830).

XX. — Le genre Brachyptcrus Kugelann 1792, a pour type le B. pedicularius ; le même insecte est aussi le type des Katcrctes Herbst 1797, de même qu’il est encore le type et la seule espèce du genre Ccrcus Latr 1802. Ces trois genres sont donc absolument identiques, et doivent, comme de juste, prendre le nom le plus ancien, soit celui de Brachypterus. Il en résulte que les Brachyptcrus + de nos ouvrages modernes (Er. nec Kugel), devront être débaptisés. On pourra les appeler dans leur ensemble Brachyleptus Motsch, mais ce nom étant in specie celui d’une simple section dont le B. qucidratus est l’espèce unique, la seconde section du genre, composée des urticæ, glabcr, etc,, réclame une appellation propre. Je propose en conséquence celle de Virbius Goz 1886. Ce sous-genre se distinguera très nettement des Brachyleptus vrais par la forme de son corselet, aussi large ou presque aussi large que les étuis et tronqué en droite ligne à son bord postérieur, au lieu qu’il est fortement arqué en arrière et bien plus étroit que les étuis chez le Brachyleptus.

(i) Je crois même que de toutes nos espèces delà famille des Ostomûlœ, Laicharting n'a connu et décrit que celle-ci, ses autres Osto»)a étant des Xiticlulidœ d'après notre manière de voir : mais je n’ai plus son ouvrage sous les yeux pour vérifier ce point que je n’avais pas songé tout d’abord à consigner dans mes notes.

<2 ; . Voyez ci-dessus, note XIV.

Quant à la section formée dans le genre Brachypterus par le B. rufilabris Latr on pourra lui donner le 110 m de Pulion Goz '1880. Elle se distingue très facilement des Brachypterus in sp. par la formé de son corselet dont la plus grande largeur est à la base, et par l’absence de ligne enfoncée transverse sur le front entre les antennes.

XXL—Le genre Aleochara , créé par Gravcnhorst dans ses Microptera Brunswicensia, 1802, avait pour première espèce et type, en tant que réalisant le plus complètement tous les caractères indiqués par l’auteur, Y Aleochara canaliculata F (aujourd’hui Aslilbus ou Mynncdonia, selon les auteurs). Cette indication, maintenue dans la Monographia microplerorum, 1800, doit être décisive, et ce petit groupe doit reprendre le nom de Aleochara au vrai sens gravenliorstien. Quant aux insectes que les ouvrages modernes enregistrent à tort sous ce nom, insectes qui pour Gravenhorst n’arrivaient pour ainsi dire qu’en dernière ligne, ils pourront et devront reprendre celui de Polystoma, que Stephens donnait en 1832 à une de leurs sections. Voici Je résultat de ce changement, tel que j’estime qu’il doit être inscrit dans nos catalogues :

1° Genre Aleochara Grav 1802, (syn. Aslilbus Stepb 1832, — Brasilia j | Lcacli 1819, — Mynncdonia (pars) Er 1837), (type canaliculata F).

2° Genre Polystoma Steph 1832, (syn. Aleochara + auct. nec Grav). — Se divise en plusieurs sous-genres, ainsi qu’il suit: A). Polystoma in sp. (type obscurclla Grav)—B). Ceranota Steph 1839, (syn. Iloplonotus Sclimidt-Gœbel 1846), (type Dcdloni Steph = ruficornis Grav). — G). Copiata (1) Goz 1886, nom nov. (syn. Aleochara X Thoms. Rcy), (type fuscipes F). — B). IIeterocijara Mills, et Rey 1875, (type crassicornis Lacd. et Boisd). — E). Baryodma Thoms 1858, (type bipunclaia 01.). —F). Xenocijara Muls. et Rey 1875, (type décora la A~ puberula Klug) — G). Rheociiara Mills, et Rcy 1875, (type spaclicca Er.).

XXII.—Le genre Mynncdonia Er a été fondé avec plusieurs genres antérieurs de Stephens. Il serait donc injuste de le laisser prévaloir aux dépens de ceux-ci. On peut rétablir en son lieu et place le nom de Pella Steph 1832, (type limbala Payk). Il sciait du reste également primé en cas de besoin par celui de Zyras Stepb, qui a la même date que Pella, si les Zyras ne devaient pas, comme le pensent plusieurs auteurs, former un genre distinct.

XXIII. — Le genre Ilomalola Mannh a été fondé sur une seule espèce, II. 2 dana Gyll. Ce n’est que postérieurement à sa création qu’Ericlison y a fait rentrer par analogie les innombrables espèces qui le composent aujourd’hui. Puis dans la suite, lorsqu’il fut démembré par nos contemporains, il arriva, grâce à leur inadvertance, que l’espèce typique de Mannerheim lut justement de celles qu’on élimina, et elle est inscrite aujourd’hui dans le genre Epipccla Muls. et Rey. Cette erreur doit être rectiiiée, et ce dernier genre devra s’appeler Homalota Mannh, cela n’est pas douteux. Voici comment je le comprends :

Genre Homalota Mannh A 830, (syn. Epipeda Muls. et Rcy 1875) — A) S.g Homalota in sp., (type idana Gyll). — B). S.gTAXiCERA Muls. et Rey 1875, (type deplanata Grav). — G). S. g Dinailea Tlioms 1859, (type linearis Grav).

J’en retranche, comme on voit, les Theclura et les Dadobia, que le dernier catalogue V. Hcyden-Reitter-Weise y rattache aussi, mais à tort, il me semble.

Quant à l’immense magasin qui renferme les Homalota X Er nec Mannh, il y a, par suite, lieu de lui choisir un nom parmi ceux des innombrables sous-

(1) Copiata : qui enterre les morts.

genres qu’ont créés à ses dépens MM. Rey et Thomson. Je n’ai pas en ce moment les éléments nécessaires pour faire ce choix, le futur auteur du catalogue Gallo- Rhénan y pourvoira.

Je profiterai aussi de cette occasion pour faire observer que M. Thomson a fondé en 1859 sous le nom de tiipalia, et aux dépens des Jlomcilota + de Erichson un genre ou sous-genre dont le type est la cœsula Er 1839. Ce nom ne peut être conservé, le genre Sipalia Muls et Rey, bien antérieur, n’ayant rien de commun avec la coupe du professeur suédois. On pourra changer cette dénomination erronée en Ousipalia Goz 1880. (Ou, non, Sipalia).

XXIV. — Gravenhorst, créateur des deux genres Tachinus et Tachyporus, les a établis tous deux dans ses Microplerci Brunswicensia , 1802. Mais il était loin de les entendre comme on le fait aujourd’hui à tort.

Sans doute dans cet ouvrage, le premier de ceux qu’il publia, le genre Tachinus , notamment, comprend les insectes que les auteurs subséquents ont appelés de ce nom, ( rufipes , fnnetarius, etc.), mêlés avec nos Bolilobius, Mycctoporus, etc. Et l’on comprendrait que ses successeurs eussent en effet laissé ce nom au groupe qui le porte dans nos catalogues, si Gravenhorst n’eùt, quatre ans plus tard, modifié lui-même la composition de son genre, en indiquant les éléments étrangers qu’il en fallait éliminer pour le rendre homogène. Or, ces éléments à éliminer sont justement ceux auxquels, par une erreur étrange, on a voulu abusivement après lui conserver cette dénomination de Tachinus in sp., que le créateur leur refusait. Un abus de plus à rectifier. Nos Tachinus actuels sont, d’après la déclaration expresse de l’auteur Brunswickois, une simple section de ses Tachyporus , (devenue genre toutefois depuis, mais non par ses mains), et ses vrais Tachinus sont l’ensemble de nos genres Bolitobius, Mcgacronus et Mycctoporus. Cette manière de diviser, inaugurée dans la Monograpliia Micropterorum , est en effet bien plus naturelle que celle des Microptcra Brunswicensia, et forme encore la base de notre classification des Tacliyporiens.

Le genre Tachyporus, lui, comprend dans le premier ouvrage nos Tachyporus actuels et nos Cilca. Dans le second, Gravenhorst y ajoute les Tachinus + Er et quelques espèces, nouvelles alors, dont nous avons fait depuis les genres Ilabroeerus, Hypocyptus , etc. Il est bien évident qu’en présence de cette correction, faite par l’auteur lui-mème, d’un sectionnement très imparfait transformé en un meilleur, la classification du second ouvrage, (de Y Errata si l’on peut ainsi parler), doit être seule retenue. Agir autrement serait aboutir à cette conclusion bizarre que le genre Tachinus ne comprendrait plus aujourd’hui une seule des espèces que son créateur y plaçait, et qu’il serait au contraire composé de toutes celles qu’il a déclaré formellement ne pouvoir pas lui appartenir. Et alors la synonymie doit s’établir ainsi que suit :

1° Genre Tachyporus Grav 1802, (type nitidulus F). (1)

2° Genre Tachinus Grav, nec Er et auct. (syn. Bolitobius Er et auct), (type trimaculatus Payk).— Se divise eu deux sous-genres : A) Tachinus in sp. (Lordithon Thoms 18G0). — B) Bolitobius Stepli 1832, (type lumdatus L).

3° Genre Hamotraho Goz 188G, (syn. Tachinus + auct. et Er, nec Grav), (type subterraneus L). (Hamotraho, nom de ceux qui traînaient les cadavres aux Gémonies).

(1 Le Tachyporus nitidulus n’est que la seconde espèce décrite. Néanmoins clic doit être prise pour type plutôt que la première, eclle-ci {T. dissimilis Grav.) ayant été enlevée aux Tachyporus par Gravenhorst lui-même dans son second ouvrage, ou il en fit un Tachinus. Elle est devenue depuis un llcterolhops.

J’ai été forcé de créer un nouveau nom pour le dernier groupe, parce que celui de Drymoporus , que Thomson donne à une espèce qui y est souvent inscrite, me parait s’appliquer à un genre très valable, ainsi que le pense M. Rey dans son récent ouvrage sur les Tachyporiens. Quant au genre Ellipotoma Motsch (Ellipsotomus par coït.), outre qu’il est peut-être digne aussi d’être maintenu, je dois rappeler que son nom a été déjà donné, sous la même forme incorrecte, à un groupe de Clérides Sud-américains, par Spinola en 1844.

XXV. — Le genre Mcgcicronus Steph 1832, a pour type le M. cmcdis F ; il se confond donc avec les Bryochciris Lacd. et Boisd 1835. Quant aux Mcgcicronus X Tlionis. — Fauv., lesquels sont fondés sur le striatus 01, ils pourront se nommer Carphacis Goz 1880.

XXVI. — Je ferai une observation très analogue sur le genre Mycctoporus Mannh 1830, auquel est identique le genre Ischnosoma Steph 1832, (nec. Thoms et Fauv). Tous les deux ont pour type le il/, brunneus Marsh. C’est donc à tort que M. Thomson a donné le nom d 'Ischnosoma à une section fondée pour le splcndidus Grav, et que M. Fauvel a suivi cet exemple. Cette dernière se nommera Myteroxis Goz 1880 ( Ischnosoma J Thoms, Fauv. nec Steph).

XXVII. — Le type vrai du genre Stciphylinus Linné 1758, est le St. Ivirtus qui figure en tête et dans leSystema, et dans la Fauna suecica. C’est pourtant sur cet insecte que Curtis a basé son genre Emus. Ce dernier devra donc venir en synonyme pur et simple, et le groupe reprendra le nom de Stciphylinus. Quant au genre qui porte à tort ce nom dans les ouvrages modernes, on pourra le nommer Dinothenarus Thoms 1859, (type pubesccns de Géer) ; (1) mais la section, (sous-genre selon M. Fauvel, genre propre selon M. Rey), qui se compose des crythroplerus L et Cæsareus Cederli, devra, quelle que soit la valeur qu’on lui attribue, prendre un nom nouveau. Je la nomme OucheiïlUS Goz 1886 (Stciphylinus X Rey), (type crythroplerus L).

XXVIII. — Le genre Lcithrobium Grav a pour type le L. multipunctum , seconde espèce décrite dans les Microptcra Brunswicensici, la première, (L. ccistcincum Grav), n’ayant jamais été identifiée, puisque le seul exemplaire connu, appartenant à la collection Ivnocli, en a disparu entre 1802 et 1806. (vide Grav. Mon. Micr. p. 135).

Il en résulte que le sous-genre Lobrcithium Muls et Rey doit conserver le nom de Lcithrobium in sp. et que le groupe du punctcitum Fourcr ( brunnipes F) devra prendre celui de Bathrolium Goz 1886 au lieu de celui de Lcithrobium que lui attribuent à tort MM. Mulsant et Rey.

XXIX. — Le genre Sunius Steph 1832 a pour type le S. mclcinocephalus + Steph ( = propinguus Ch. Bris), et est par conséquent exactement synonyme du genre Meclon Steph, sous-genre Hypomcdon Mills et Rey. Il n’a rien de commun, pas même une seule espèce, avec le genre Sunius X de nos catalogues actuels. — Celui-ci, en revanche, n’est autre que le genre Astenus Steph 1839, (type brunneus Steph = grcicilis Payk), et il devra reprendre ce dernier nom.

XXX. — Le genre Ccirpalimus Steph 1832 a pour type le C. bilineatus Steph ; il est donc exactement synonyme de Trogophlœus Mannh 1830, et ne peut servir à nommer le sous-genre caractérisé par l’impression en croissant ou en fer à cheval

(1). Cet insecte n'est nullement le type du genre Trichodenna Steph comme on le pense souvent à tort. Trichodenna est au contraire exactement synonyme de Lcistotrophus Perty, et est fondé sur le L . nebulosus (Cf. Steph. 111. Y. 20i. — Man. p. 386).

de la base du corselet, comme l’a cru M. Rey. Celui-ci, (type arcuatus Stepli), pourra être nommé Amisammus Goz 1886 ( Carpalimus l Muls. et Rev 1879).

XXXI. — Le type du genre Oxylclus Grav 1802 est le O. dcpressus Grav (= tetracarinains Rlock). C’est à tort que Thomson a réservé ce nom à la première section du genre, ( rugosus , etc.), caractérisée par son corselet crénelé latéralement. Il doit s’appliquer au contraire aux insectes dont il a fait ses Anotylns, et ses Oxytelus i devront se nommer Styloxys Goz 1886.

Je dis que le dcpressus est l’espèce typique, bien qu’elle ne soit pas la première décrite par Gravenhorst. Cela tient à ce que les deux qui la précèdent, (fuliginosus et pedicellus, qui sont aujourd’hui des Trogophloms), n’ayant pas les tibias épineux, ne réalisent pas complètement les caractères du genre, et n’y figurent que comme exception, au dire de l’auteur lui-mème. (CL Grav. Mon. Micropt. p. 183).

Quant au rugosus, non-seulement il n’était pas le type, comme l’ont cru MM. Thomson, Rey, etc., mais ce n’était même pas un Oxytclus pour Gravenhorst, qui le range dans son genre Omalium.

XXXII. — Rien que M. Seidlitz ait fait observer depuis longtemps déjà que le Ancyrophorus cmarginatus Fauv avait tous les droits possibles à former un genre spécial, on n’a pas encore tenu compte de cette invitation. Je crois, pour moi, y devoir déférer, et je crée pour cette espèce le nom de Misancyrus Goz 1886, qui permettra de la mettre à part ainsi qu’elle le mérite. Le genre Misancyrus se caractérisera de la manière suivante :

Taille de 4 mm au moins. Corselet creusé d’impressions qui déterminent en relief la figure d’une ancre peu marquée, mais reconnaissable. Palpes maxillaires à dernier article grand, normal. Etuis munis d’un rebord latéral très fin, mais distinct, leur angle suturai coupé obliquement, ce qui détermine un vide triangulaire par où se voient les ailes. Ecusson apparent. Tous les tibias totalement dépourvus de spinules, simplement sétuleux ou pubescents sur leur arête externe. Tous les tarses de trois articles.

Les Ancyrophorus ont les étuis contigus jusqu'au sommet de l’angle suturai qui est rectangulaire ; en outre ils sont ponctués très nettement et souvent même assez fortement, tandis que la ponctuation est à peu près nulle chez les Misancyrus. Les Thinobius ont seuls les étuis taillés comme ces derniers, mais ils ne les ont point rebordés sur les côtés, leurs palpes sont construits sur un modèle tout différent, leur corselet n’a pas d’impressions etc.

XXXIII.—En décrivant son Omalium crcnatiun, (aujourd’hui Dcliphrum crcnatum), Gravenhorst (Mon. Micropt. 1806) cite Eahricius comme parrain premier de l’espèce en question. C’est à tort : l’espèce labricienne est en réalité celle que nous nommons aujourd’hui Acidola crcnata. Bien qu’elle n’appartienne plus au même genre que celle de Gravenhorst, il est de principe que celle-ci doit perdre un nom entaché d’erreur dans son origine. On pourra donc la nommer Dcliphrum crcatoris Goz 1880, ( crcnatum * Grav nce E).

XXXIV. — Dans le fractionnement de l’ancien genre Omalium par MM. Thomson et Rey, ces deux auteurs ont admis l’un après l’autre qu'il convenait de laisser ce nom au groupe du rivularc Payk, comme s’il était le type choisi par Gravenhorst, créateur du genre. Il y a là une erreur. Cet auteur ne range, en effet, le rivularc (avec nos Anthobium actuels), que dans sa seconde section, section qu’il rapproche des Anthophagus, et qu’il semble même indiquer dans sa

caractéristique du genre comme aberrante. Il est donc impossible de conserver à cette espèce le nom in sp ., comme ont fait les écrivains que je viens de nommer ; ce nom appartient régulièrement au planum, première espèce décrite, et à son groupe. Celui du rivulare a été nommé par Motschulsky Ochthexcnus ; ce nom est à conserver comme suit, mais je n’en connais pas la date :

1° Genre Ochthexenus Motscli, (syn. Omalium + Tlioms), (type rivularis Payk).

2° Genre Omalium Grav 1802, (syn. Pldœosliba Tlioms), (type planum Payk).

XXXV. — Le sous-genre Arcopcigus 1 Reitterl881, établi par cet entomologiste aux dépens des Bythinus, n’a rien de commun avec le groupe du même nom créé par Leacli en 1817. Ge dernier a pour type, en effet, le glabricoltis Reichb (— clavicornis Panz), celui de M. Reitter 1 ePandellei Saulcy,et pas une de leurs espèces ne coïncide. Il y a donc lieu de changer le nom donné par M. lleitter. On pourra le remplacer par Picrogyne Goz 1886.

J’eusse voulu nommer cette coupe Reitteria en l’honneur du célèbre auteur de tant d’excellents travaux ; par malheur pour moi, ce nom existe déjà dans la nomenclature.

XXXVI. — Le genre Ptcnidium Er 1845, est exactement synonyme de Anisarthria Steph 1830, (type punctula Steph — lœvigata Gillm), genre méconnu jusqu’ici je ne sais pourquoi, bien qu’il soit très bien limité par son fondateur. Il ne comprend en effet que les Ptcnidium et les Nossidium Êrqui sont en effet très voisins, et il mérite à coup sûr de voir son nom conservé.

XXXVII. — C’est à tort que MM. Thomson et Reitter ont séparé des Agathidium leur groupe Cgphoceblc. Celui-ci, tel que le limitent ces auteurs, renferme au contraire les espèces typiques du genre, les seules connues de son créateur Uliger, ( scminulum et nigripcnnc),e t il doit en conserver le nom in specie. Ce sont les autres que l’on peut séparer si l’on veut, comme je le fais ci-dessous. L’étude même de leurs caractères est ici d’accord avec la loi de priorité, car ce sont en effet des Agathidium bien moins parfaits que les semmulum (1) etc. Voici comment on peut limiter les groupes à établir dans ce genre :

À. — Cotés des étuis avec les angles huméraux très largement arrondis, indistincts ; insectes pouvant se rouler complètement en houle. Mesosternûm caréné presque jusqu’à la base. Cuisses des ç? plus ou moins dentées vers l’extrémité ; mandibules du même sexe toujours simples. Tempes non renflées en arrière des yeux. Agathidium in sp.

(Cyphoceble Thoms 1859, Reitter 1885).

AA. — Angles huméraux toujours bien marqués, quoique variables dans leur ouverture ; insectes ne pouvant qu’imparfaitement se rouler en boule. Mesosternum brièvement caréné sur sa partie antérieure. Mandibule gauche des (j souvent cornue ou dentée.

R. — Tète non dilatée derrière les yeux, mais rétrécie en ligne presque droite dès leur bord postérieur, et pouvant rentrer dans le corselet jusqu’à celui-ci. . Neoceble Goz.

(1) Illiger décrit cette espèce sous le nom de jlobosum Kugel. Mais comme il le fait remarquer lui-même, son (jlobosum n’est pas celui de Herbst qui est un Anisotoma. Il est au contraire le scminulum de Millier, et je ne crois pas douteux qu’il ne soit aussi celui de Linné, bien que je n’aie vu indiquée nulle part cette synonymie.

(Agcithidium X Thoms, Reitl). Type: mcirginatum Stnrrn.

BB. — Tète dilatée en angle entre les yeux et la base, plus 1 arpre peu après ces . organes qu’ils ne le sont eux-mêmes, et ne pouvant pas rentrer dans le corselet jusqu’à eux . .. Saccoceble Goz.

Type: discoïdcum Er.

XXXVIII. — Malgré l’avis de M. Reitter, je ne puis croire que les auteurs aient eu raison de laisser jusqu’ici dans un seul genre les espèces si diverses qui composent le genre Catopsimorphu s A, ( Catopomorphu s p. eorr.). La l'orme (les antennes subit notamment d’assez grandes modifications pour qu’il inc semble possible de le partager en trois coupes distinctes, ainsi qu’il suit :

A. — Antennes subfiliformes, presque sans massue distincte, les derniers

articles lâches, non aplatis, sauf le dernier, celui-ci subégal en longueur aux deux précédents réunis, le 8 e un peu plus court et un peu plus étroit que chacun des adjacents. Pubescence assez rare et assez longue, mêlée ea et là de poils subdressés. Attumbra Goz.

Type et unique espèce, (pour la faune française du moins), Josephime Saulcy 1862. Cet insecte, comme le fait du reste remarquer Seidlitz, (En. liait.), n’a presque aucun des caractères des Catopsimorphu .s vrais. En réalité, il est beaucoup plus voisin des Ptomaphcigus , et peut-être même pourra-t-on l’y réunir un jour, comme simple sous-genre.

AA. — Antennes terminées par une massue robuste, serrée, aplatie, leur dernier article égal au moins aux trois précédents réunis, ou même plus long, le 8 e ni plus étroit ni plus court que les adjacents.

B. — Antennes courtes, serrées, aplaties, n’atteignant pas le bord postérieur du

corselet, leur dernier article presque aussi long que tous les précédents réunis, mais pas plus large, ceux-ci tellement serrés les uns contre les autres qu’il est difficile de les compter, les 4-6 fortement transverses. Attiscurra Goz.

Type et unique espèce : Mcirqucti Fairm 1857.

BB. — Antennes dépassant un peu le bord postérieur du corselet, leur dernier article pas plus long que les trois précédents réunis, plus large dans son milieu que le précédent, les articles intermédiaires normaux, plus ou moins serrés, mais bien distincts, les 4-6 au moins carrés . Catopsimorpbus A.

Type : cirenarius Hampe 1852.

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