‹ Recherche de l'idéal social: leçons publiques faites à ParisChapitre 11 sur 29 · ET LIBERALISME XXV · texte numérisé non relu

ET LIBERALISME XXV

Ici, Monsieur, et après avoir louché si sûrement au fond même de la question dans les quelques lignes si précises et si nettes que je viens d'examiner et de contester, vous en parcourez en quelque sorte Texlérieur et la surface dans des développements que je voudrais pouvoir critiquer tout a mon aise. Malheureusement, le temps et Tespace me font également défaut. Je vais cependant me rendre avec vous sur le terrain de la philosophie de Thistoire, non pas pour vous y poursuivre à outrance, mais seulement pour y prendre ma position comme vous y prenez la vôtre.

Définissant le système philosophique et historique de M. Guéroult, vous dites ceci :

« Notre auteur se représente volontiers ainsi tout le pro- » grès des sociétés comme consistant dans la substitution d'un » dogme à un autre. »

Permettez, je vous prie, que, prenant la place de W. Guéroult, je mette mon système au lieu du sien et vous le définisse moi-même.

Dans le progrès des sociétés, je dislingue deux choses \- le progrè§^ des idées sociales et le progrès des faits sociaux. Quant air progrès des idées sociales, je me le représente comme consistant dans la substitution d'un dogme à un autre, substitution qui s'opère sous l'empire de la réflexion. El quant au progrès des faits sociaux, je me le représente comme consistant dans la substitution de l'appliçalioa d'un dogme à l'application d'un autre dogme, substitution qui s'effectue sous l'impulsion de l'activité spontanée.

Ce progrès des faits sociaux, le seul que vous veuilliez voir, et le seul, par conséquent, dont vous veuilliez vous occuper,

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